Beta DrayMione Potter-Malfoy
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Désolée de mon retard, j'ai des problèmes de santé qui font que parfois il est difficile d'écrire.
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Hermione roule des yeux et reprend sa marche, entraînant son ami dans son sciage. Lorsque qu'ils arrivent devant leurs aînés, Sirius a constitué son masque.
- Lord Black, Lady, dit Hermione. Heureuse de vous revoir, dit-elle le plus sincère possible.
- Miss Granger, c'est un plaisir. Sirius.
- Grand-père, grand-mère.
Hermione, Arcturus et Mélania regardent Sirius, étonnés. Hermione devient soupçonneuse. Lorsque Sirius est aussi gentil c'est pour obtenir quelque chose. Mais il se comporte normalement et donne un verre à Hermione, comme si c'était la chose la plus naturelle.
Sirius et son grand-père échangent des banalités. Mélania observe Hermione et comprend les choix de son époux.
- Vous êtes très élégante Miss Granger.
- Oh merci, rougit Hermione, mais je crains de faire pale figure devant vous.
Et cette fois, Hermione le pense vraiment. Elle préfère largement ses tenues décontractées. Bien que ce soit agréable d'être apprêtée, c'est surtout tout ce cérémonial. Hermione sent dans son dos qu'elle est observée et qu'ils attendent tous des munitions pour la critiquer.
- Sirius, Permets-tu que je t'emprunte ta cavalière ?
- C'est à elle qu'il faut demander.
- Avec plaisir, répond Hermione.
Se mettre à dos Lord Black n'est pas une bonne chose et il doit savoir qui lui a envoyé ses boucles d'oreilles. Et honnêtement, pour le moment, il n'a rien fait de répréhensible la concernant.
- Vos bijoux sont fort jolis. Des bijoux Potter ?
Hermione fronce les sourcils et plisse la bouche. Il y a tellement de non-dits dans cette phrase qu'Hermione ne sait pas comment réagir mais elle est sûre d'avoir vu un coin de sa bouche se relever en regardant les boucles d'oreilles.
- J'hésite entre vous marcher sur le pied ou vous plantez ma baguette dans le nez, comme la née-moldue que je suis et croyez-moi ça marche… Pas besoin de magie...
Malgré lui, Arcturus esquisse un sourire. Cette jeune femme est vraiment surprenante et rafraîchissante et selon lui, convient parfaitement à Sirius. Il lui faut une femme qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et avec l'avenir qu'il leur réserve, il est important qu'elle ait du caractère surtout avec ses origines.
- J'ignorai que dans l'emblème des Potter, il y avait un chien, comme l'animagus de Sirius.
- Ah, mais les anciennes familles cachent des secrets.
Hermione plante son regard dans le sien.
- Comme la mère de Sirius que vous avez confinée au Square Grimmaurd ?
Si elle n'était pas si proche et si Arcturus n'avait pas sa main sur sa taille, elle aurait à peine remarqué sa crispation.
Arcturus fait une nouvelle fois un tour dans la tête de sa cavalière, mais n'y voit que des souvenirs récents. Il ne peut creuser plus loin, la fin de la danse l'oblige à relâcher sa cavalière.
- Merci pour cette danse, dit Hermione en faisant une brève courbette.
Ils ont à peine fait quelques pas, que Sirius la rejoint, Hermione lui prend son verre et le vide d'un trait avant de soupirer.
- Toi tu as fait une bêtise.
- C'est ton grand-père qui m'a envoyé les boucles d'oreilles ?
- Oui, mais je ne sais pas pourquoi.
- Qu'est-ce que tu ne me dis pas ?
- C'était les bijoux de ma grand-mère, mais ne m'en demande pas plus, je ne saurais pas quoi te dire.
Hermione voit que son ami est troublé alors elle rejoint les maraudeurs qui lui remonteront le moral.
- Allez Sirius, souris, la vie est belle, non ?
- Tu trouves que la vie est belle ?
- On est pas encore en guerre, pas de psychopathe sur le point d'attaquer, nous sommes avec nos ami, que veux-tu de plus ?
Ils savent tous les deux ce qu'ils veulent, mais devant le regard pétillant d'Hermione, il se laisse séduire par l'idée, et profite du moment.
Un peu plus loin dans la salle, des mangemorts en puissance profitent eux aussi du bal.
- Cette sale sang-de-bourbe se pavane comme si elle était chez elle, il serait temps de la remettre à sa place… cela nous fera remonter dans l'estime de notre maître, grogne Rodolphus.
- Non, réplique Bellatrix qui tremble de rage. On ne la touche pas.
Mais l'intonation de sa voix montre qu'elle adorait finir le travail qu'elle a commencé sur cette sang-de-bourbe. Et durant son voyage, même si la peste s'est bien défendue, Bellatrix l'avait mis à terre plusieurs fois.
Les deux frères Lestrange tournent la tête vers elle, l'un fou de joie, sa femme lui promet du sang, et l'autre suspicieux. Lorsqu'elle est comme ça, les choses tournent mal. Bellatrix est peut-être folle mais pas stupide. Elle a vu l'attention que portait Lord Black à cette sous espèce. Et même si elle s'appelle Lestrange, elle reste une Black et Arcturus est son chef de famille. Il est normal qu'elle surveille ce qu'il fait et avec qui.
- Rabastan… Il me semble que tu la connais ? Demande Bellatrix de sa voix de petite fille.
- Nous avons échangé quelques mots.
Il ne peut nier, sa belle-sœur a des oreilles à Poudlard. Mais il minimise leur relation afin d'éviter les problèmes avec son frère.
- Elle est proche de mon cousin.
- Tu sais que oui, soupire Rabastan.
- Fais attention au ton, grogne Rodolphus pour affirmer son autorité de chef de famille.
Rabastan, pour calmer son « chef » de famille, baisse le menton.
Famille est un bien grand mot. Sur la lignée principale, ils ne sont plus que deux, les autres sont tous morts à cause de la folie de Voldemort, le reste de la famille fait partie des branches secondaires qui ont eu la chance de ne pas vivre en Angleterre ou de ne pas avoir attiré l'attention du mage noir.
Rabastan commence à comprendre les paroles énigmatiques d'Hermione sur son avenir. Se rebeller comme le ferait les Gryffondors ? Impossible, mais de façon plus Serpentard, cela pourrait être envisageable. Bien sûr uniquement si sa solution marche à cent pour cent.
- Va danser avec la sang de bourbe et renseigne-toi.
- Maintenant, rajoute Rodolphus voyant que son cadet ne bouge pas, perdu dans ses pensées.
Rabastan n'a pas plus envie que ça d'y aller, même si la compagnie de Granger n'est pas complètement désagréable, mais les châtiments que son frère promet sont bien trop efficaces. Certes il n'a jamais eu à les subir mais les moldus capturés, oui.
Bien sûr, il faut qu'elle soit entourée de ses crétins et comme toujours de Black.
- Messieurs, dit-il par politesse. Miss Granger vous êtes ravissante, puis-je vous proposer une danse, dit-il en tendant un main.
Rabastan retient un sourire en voyant les trois maraudeurs gonfler le torse comme un lion qui essaye d'impressionner.
- Avec plaisir, sourit Hermione. Respirez les garçons, je suis à même de me défendre seule, dit-elle en fixant Sirius.
Voyant qu'il va répliquer, elle rajoute.
- Nous sommes à quelques mètres et oui nul ne doute de vos extraordinaires capacité de duel…
Sirius comprend qu'il ne faut pas l'embêter plus, sinon elle risque d'être moins sympa. Mais il voit l'évolution de son amie. Il y a quelques mois, elle aurait froncé les sourcils et serait partie le menton relevé il aurait fallu quelques bonnes paroles pour la calmer.
De nouveau Rabastan retient un sourire. Il attend d'avoir commencé leur danse avant de se lancer.
- C'est dangereux pour moi d'être en ta compagnie.
- Pourquoi ? Parce que tu souris ?
- Tu es observatrice.
- J'ai appris à l'être, dit-elle trop sérieuse, les souvenirs de guerre remontant.
- Tes amis vont être encore plus vantards.
- Le sont-ils à ce point ? Imbuvables ?
Le Serpentard hausse les épaules, ne voulant pas admettre une chose positive sur les ennemis de sa maison.
Ils profitent de la fin de la chanson et lorsqu' Hermione va pour partir, il la retient.
- La réponse à ta question est, je ne sais pas.
- Je ne t'ai rien demandé.
- Non, effectivement, dit-elle malicieuse.
- Si tu étais de Sang-pur, tu aurais eu ta place à Serpentard.
Hermione secoue la tête négativement.
- Si j'étais née dans ton monde, je serai allée à Serdaigle. Mais avec des « si » on referait le monde… Comment va ta cinglé de belle-sœur ? Toujours aussi sociopathe ?
- Si un socio-machin est une personne sans conscience qui aime torturer les gens, alors j'imagine que tout va bien dans son monde. D'ailleurs, elle vient prendre de tes nouvelles.
- Dois-je sortir ma baguette, demande Hermione sur la défensive.
- Pas ce soir. Mais fait attention, tu l'intrigues et lorsque l'on est…
- Je sais, dit-elle d'un ton sec, en frissonnant.
Rabastan ne relève pas, mais sait qu'il y a un nouveau mystère concernant la Gryffondor. Hermione prend plusieurs inspirations et se retient de se frotter le bras.
- Que veut-elle savoir ? Pas de pirouette verbale, s'il te plaît. Viens-en au fait.
Cet fois, le Serpentard sait qu'il s'est passé quelque chose de grave, mais encore une fois, cela ne le regarde pas et il n'est pas sûr de vouloir savoir. Sauver ses fesses est une chose, s'intéresser aux gens, une autre.
- Pourquoi dansais-tu avec Lord Black ?
- Parce qu'il me l'a proposé ?
- Je croyais pas de chemin détourné.
- J'avais une question à lui poser et non je n'ai pas la réponse, pourquoi me l'aurait-il donné ? Je ne suis que… Moi.
- Tu l'avais déjà croisé ?
- Oui, une fois, sur le chemin de traverse avec Sirius… Si c'est tout, je vais rejoindre mes amis.
Rabastan jette un coup à Black qui est sur le point de les rejoindre. Il se retient de lui faire un sourire arrogant.
- Vas-y, je ne voudrais pas abîmer le tombeur de Poudlard.
Hermione pouffe de rire. Une chance qu'elle soit de dos et que Bellatrix ne l'ait pas vu.
- Tu ferais baisser son égo… Enfin si tu gagnais…
Hermione le laisse là, ayant gagné très fièrement son duel verbal.
La fin du bal se passe sans incident, sauf si l'on compte Remus qui a marché une ou deux fois sur les pieds d'Hermione.
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- Je vais travailler, à plus tard.
- Quoi ? Mais ça fait deux jours que les cours ont repris, s'offusque James, on a pas tant de devoirs.
- Tout le monde n'a pas ta mémoire, Cornedrue, commente Remus.
- Tu passes beaucoup de temps dans ton laboratoire, rajoute Sirius, qui a surveillé sur la carte ou elle allait.
- Oui, sourit Hermione. Si tout va bien, ça devrait être fini dans quelques jours.
A vrai dire la potion est finit depuis plusieurs semaines mais Hermione voulait voir si la potion changeait ou restait dans sa forme définitive. Si elle change, c'est que les ingrédients peuvent faire une réaction. Cela arrive parfois. Toutes les nouvelles potions ont une phase t'attente.
Devant l'insistance de Slughorn à proposer son aide, Hermione s'est résout à lui demander conseil et finalement ne le regrette pas. Il lui a été de précieux conseil. Et même s'il n'est pas l'un de ses personnages préférés, il reste un excellent potioniste et un bon prof, tant qu'il ne parle pas de son club…
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- Pourquoi tant de stress ? Tu ne commences pas t'inquiéter pour les examens ?
- Non, non, mais je me rends compte que je n'ai pas vraiment travaillé.
- Tu es l'une des meilleures élèves, commente Remus qui ne comprend pas le comportement de son amie.
- Ok. Je vois, si vous voulez nous excuser, dit Sirius en prenant le poignet d'Hermione et de l'emmener dans un des rayons de la bibliothèque.
- Ils sont déprimants, soupire James qui malgré lui, son regard dérive vers Lily.
- Je trouve qu'ils forment un beau couple.
- Sauf qu'ils ne sont pas ensemble, c'est du gâchis.
- Laisse leur du temps… Mais toi et Lily, je ne pensais pas que tu renoncerais si facilement. Tu as cette fille dans la peau depuis notre première année.
- Elle m'a très clairement fait comprendre certaines choses, soupire James défaitiste.
Il repense à sa dernière approche et les mots durs qu'elle lui a dit lors de la fin de la sixième année. Néanmoins, il n'est pas dans la nature du maraudeur de s'apitoyer sur son sort, alors il retrouve le sourire.
- Il faut qu'on les aide, conspire t'il.
Le maraudeur en Remus se réveille et ils partent dans des plans farfelus.
De son côté, Sirius relâche Hermione qui commence à faire les cent pas.
- Tu sais que tu peux compter sur moi, qu'importe les problèmes.
Aucune réaction de la part d'Hermione.
- Je vais aller tuer Rabastan, après tout c'est un futur mangemort…
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A suivre...
