Bon dimanche tout le monde !

Pfuhh ! que le temps passe vite. Entre les changements de couche, le boulot et l'écriture, pas une minute à moi. Je ne me plains pas mais j'avance lentement. Allez ! voyons ce que nous donne ce nouveau chapitre. Nous retrouvons nos quatre amis qui décident de créer leur propre Pensine pour découvrir le souvenir du professeur Slughorn. Évidemment ça ne sera pas de tout repos. Voilà pour le résumé.

Réponses :

Ronald92 : merci pour ton soutien indéfectible

Mikamic : j'espère que celui-là te plaira autant

Servin : ne sois pas si méchant envers Ron. il apprend à être mature. Harry, apprenant de Voldemort ? t'es malade ! et puis ses amis ne le laisseraient pas faire. mais il y aura une confrontation. tu verras plus tard.

Best280 : pour la Pensine, c'est maintenant. pour la baguette, ça arrivera peu de temps après je suppose

Klaude : elles n'ont pas pu dialoguer. pas tout de suite du moins. Harry s'ennuie un peu à Poudlard mais il se doit de rester et il le sait

Maximilien : le bocal à poisson était le remerciement de Lily envers son Slughorn car il était son professeur préféré. et quand elle est morte, le bocal a perdu sa fonction. le professeur le garde comme un souvenir. pour les vampires, je ne sais pas, à voir.

Shark draconis : merci bien. la suite sera aussi bonne je crois

Sissi72-friend : pas grave. moi aussi je prends du retard dans mon écriture. ce qui importe c'est que l'histoire continue à te plaire

Yzeute : bienvenue ! ravi de savoir que mon histoire te plaît. il est certain que Voldy et Albus vont avoir une sacrée surprise à la fin de cette année.

Luffynette : bienvenue à toi ! tu t'es vraiment prise pour cette fic. j'en suis ravi. j'espère que tu continueras à me laisser des reviews.

C'est un vrai plaisir que de vous répondre. et je remercie encore celles et ceux qui mettent cette fic dans leur favori. Sur ce, bon dimanche et bonne lecture.

Bises


HARRY POTTER ET LE CHOIX DU SANG

25 – Souvenir

Le lendemain, comme ils l'avaient prévu, une mystérieuse épidémie frappa Poudlard. En moins de deux heures, une cinquantaine d'élèves tomba malade avec différents symptômes. Evidemment, la peur fit perdre la tête à bon nombre d'élèves. Et la rumeur se répandit qu'il s'agissait d'une attaque de Voldemort. Dans ces circonstances, les professeurs furent obligés de suspendre les cours pour découvrir l'origine de ce mal mystérieux. Les élèves furent consignés dans leur dortoir. Quand la nouvelle atteignit les oreilles de Harry et de ses amis, ils se dépêchèrent de prendre l'antidote des elfes, de maquiller leur départ de l'infirmerie avec leurs mannequins de substitution et de se rendre dans leur dortoir. Ils arrivèrent assez essoufflés.

- Parfait, félicita Harry envers ses deux elfes. Maintenant au travail.

Harry envoya ses deux elfes chercher de la migmatite à cordiérite dans les Vosges, en France. Bladeck les accompagna. Ensuite les quatre amis s'intéressèrent au rituel magique pour fixer les runes. Hermione leur expliqua pendant une heure l'utilisation des runes dans la magie. Elle leur décrivit tout le procédé magique qu'ils devraient suivre pour réussir le rituel. Ils durent attendre encore une heure avant le retour des elfes. Dobby et Kreattur rentrèrent avec un important chargement de roches.

- Oh la, mais vous en avez rapporté pour fabriquer au moins six pensines, s'exclama Hermione.

Les deux elfes se regardèrent en souriant. Ils avaient accompli leur mission. Hermione s'empara d'un gros morceau de roche et commença à le façonner grâce à la magie. En peu de temps, celui-ci prit l'aspect d'un réceptacle creux et spacieux quatre personnes pourraient se pencher à l'intérieur. Elle le polit ensuite pour rendre sa texture lisse. Tout ce travail lui prit une quinzaine de minutes. Maintenant, avec l'aide de ses amis, ils devraient implanter les runes qui assureraient la fonctionnalité de la future Pensine. Les quatre amis se répartirent les seize runes à implanter à l'extérieur comme à l'intérieur du réceptacle. Hermione leur donna des recommandations de dernière minute.

- Alors, n'oubliez pas, les runes ne sont pas des invocations magiques comme quand nous lançons des sorts. Ce sont des écritures qui déterminent la fonction magique d'éléments naturels ou d'actions. C'est pour cette raison que peu de sorciers s'y intéressent. Comme vous ne l'avez jamais étudié, il vous faut être très prudent dans leur utilisation.

- Te tracasse pas Hermy, on a compris. Pas faire n'importe quoi avec tout ce charabia, résuma Ron.

- Hum tu rigoles comme ça, mais si on loupe notre coup, on pourrait se retrouver bloqué dans la Pensine, voire pire.

- C'est tout de même étonnant que peu de sorciers les utilisent, dit Ginny.

- Tu te vois prononcer un sort avec les runes tout en réfléchissant au choix des mots que tu devrais dire pour lancer ton sort. La barbe oui, objecta Ron. La magie comme on la pratique me suffit amplement.

Après réflexion, Ginny fut de l'avis de son frère. Par contre Harry trouvait cette idée intéressante. Il réfléchirait plus longuement aux possibilités de cette branche de la magie.

- Une dernière question, comment saurons-nous que nous avons réussi ? interrogea Ginny.

- Si tout se déroule comme prévu, les runes s'illumineront d'une lueur argentée grise bleue. Et nous n'avons droit qu'à un seul essai. L'invocation de runes demande une grande concentration et une partie de notre magie. Prêts ? demanda Hermione à la fin de sa mise en garde.

Les quatre amis hochèrent la tête. Ils s'installèrent devant leurs runes respectives. Harry se concentra sur les quatre runes qu'il devrait réciter pendant vingt-quatre heures afin de le fixer sur le réceptacle. Elfiraes et les deux elfes ne purent rien faire d'autre que d'attendre que les jeunes gens réussissent la première partie de la confection de la Pensine. L'opération demandait une grande concentration car ils devaient réciter les runes dans une même synchronisation. Heureusement pour eux, la pratique de la magie de l'esprit leur apportait une aide précieuse. Pour réussir cette synchronisation, ils avaient décidé d'ouvrir leur esprit pour se calquer sur celui de Harry. Comme il était le sorcier le plus avancé dans ce domaine, il avait commencé par l'esprit de Ginny qui avait pénétré celui de Ron pénétrant celui de Hermione pour revenir au sien. Le jeune sorcier s'était imaginé un lien d'argent les reliant entre leurs défenses mentales principales. Grâce à ce procédé, ils purent entreprendre la phase d'incrustation des runes.

Le temps s'écoula lentement pour les quatre amis. Ils devaient résister à la faim et la soif. Pour réussir, Harry se servait de la puissance magique de son corps afin de partager son endurance et sa résistance. Il remarqua aussi que son apprentissage en tant que chanteur d'eau lui servait car il régulait les flux de ses amis. Leur concentration était extrême. De temps en temps, les elfes et la lilitunienne pénétraient avec précaution l'esprit de Harry pour s'assurer que celui-ci ne flanchait pas. Car si cela devait se produire, il aurait fallu aux quatre amis reprendre tout le rituel au commencement. La nuit tomba. Les quatre amis continuaient de psalmodier les runes qui se fixaient sur la paroi lisse du réceptacle. Les voyant commencer à suer, Dobby et Kreattur épongèrent les fronts des quatre jeunes sorciers. Plus le temps passait, plus la concentration des quatre amis faiblissait. Harry devait se montrer un soutien fort pour maintenir le lien qui les unissait. Il ne pouvait pas les encourager sans mettre en danger sa propre concentration. Il puisa malgré tout dans sa magie pour en transférer à ses amis. Il sentit la fatigue quitter le corps de ses amis. Il s'obligea à rester calme pour rester toujours autant concentrer. Il lui en coûtait d'avoir agi ainsi car il avait été obligé d'ouvrir la voûte de ses sentiments pour accroître sa puissance. Enfin pas entièrement. Et la nuit continua sa course étoilée pour s'effacer devant la venue de l'astre solaire. Elfiraes prévint Harry de tenir encore quelques heures. Les quatre amis approchaient du terme de la fixation des runes. Elle encourageait Harry à tenir le choc. La fatigue l'agressait dangereusement. Il luttait plus que ses amis pour les maintenir dans leur concentration. Il puisait de plus en plus au fond de ses dernières forces pour réussir. Sa concentration et son esprit étaient fixés sur la réussite de cette phase. Son phénix mental luttait désespérément pour être en adéquation avec les défenses mentales des autres esprits. Enfin, après encore cinq longues heures qui parurent pour Harry comme cinq siècles, le jeune sorcier sentit la magie des runes s'activaient. Lentement il ouvrit les yeux pour constater la réussite de leur entreprise. Les seize runes s'étaient fixées sur les parois lisses du réceptacle. Elles brillaient fortement. Ses amis contemplaient aussi la réussite de leur exploit.

Harry fit disparaître le lien qui le reliait aux esprits de ses amis. A peine le lien disparut-il que les quatre sorciers tombèrent dans les pommes, épuisés. Sans dormir, sans manger, puisant dans leur magie, les quatre amis avaient été au-delà de leur limite. Les elfes firent apparaître des couvertures et les installèrent confortablement dans le salon, attendant le réveil des jeunes sorciers. Leur teint était blafard. Pendant leur sommeil, les elfes leur administrèrent des doses de potions revigorantes afin de s'assurer de leur survie. Aucun sorcier n'avait jamais été capable de réussir un tel exploit en si peu de temps. Les elfes avaient du mal à y croire quand ils en discutaient entre eux. Cependant, et pour une fois, ils tombèrent d'accord sur le fait que l'expérience aurait pu tourner fort mal pour les quatre amis. Elfiraes n'intervint pas dans ce débat, se demandant seulement si Harry sera assez remis pour la seconde et dernière phase, à savoir extraire de l'eau d'un minerai pour le plonger dans la bassine qui brillait.

Harry fut le premier à se réveiller de son sommeil réparateur. Il retira les couvertures qui le recouvraient. Il vit ses deux elfes penchés au-dessus de lui.

- Combien de temps ai-je dormi ?

- Seize heures, l'informa Kreattur. Dobby et Kreattur vous avons administré régulièrement des potions revigorantes.

- Merci. Je me sens bien maintenant. La nuit est tombée je suppose.

- Il y a de ça quatre heures, dit Dobby.

- J'ai faim.

Harry voulut se lever mais la tête lui tourna légèrement. Ses bras tremblèrent. Il dut se rallonger.

- Que Harry Potter ne bouge pas, Dobby a préparé un potage qu'il vous apporte immédiatement.

- Merci, c'est gentil, dit le jeune homme d'une voix faible.

Il resta donc allongé en fermant les yeux et en respirant doucement. Il se rappela tout ce qu'ils avaient accompli.

- Kreattur, est-ce que nous avons réussi ?

- Oui Harry Potter. La Pensine continue de briller. Elle n'attend plus que le dernier élément pour être opérationnelle.

- Parfait.

- Harry Potter, pour le dernier élément, ce sera à vous de l'inclure, l'informa Elfiraes.

Elle avait pénétré l'esprit du jeune sorcier.

- Pourquoi ? Les dragons m'ont dit que vous pourriez vous charger de cette partie.

- Allons, vous avez réellement cru que ce serait aussi simple. Vous devriez pourtant connaître les dragons millénaires. Cela fait aussi parti de votre apprentissage. Donc, dans deux heures, nous partons. Vos amis prendront plus de temps pour récupérer. Nous serons revenus avant qu'ils ne soient levés.

- Je ne sais pas pourquoi, ça ne me surprend pas. Maudits dragons ! cracha Harry. Et ils me disent qu'il n'y a pas de contrepartie. Quand je les rencontrerais à nouveau, ils vont m'entendre.

- Nous vous entendons déjà, rugit une vois caverneuse. Quand vous viendrez, c'est que nous jugerons que vous êtes prêts.

La voix disparut de l'esprit de Harry. il voulut répliquer mais il se sentait encore faible. Dobby lui donna un bol de potage chaud qui revigora Harry. Après l'avoir avalé, il en demanda un deuxième avec un peu plus de nourriture. Dobby se pressa de répondre aux désirs de son ami. Il ne mit pas longtemps à revenir avec une nourriture plus consistante. Harry se jeta littéralement sur la nourriture. Après s'être repu, il sentit que ses forces étaient revenues. Il se leva prestement. Il monta en direction de sa chambre et prit une douche qui le relaxa. Il changea de vêtements et redescendit. Ses amis étaient toujours endormis.

- Dobby, comment ça se passe à l'école ?

- Kreattur et Dobby ont commencé à distribuer l'antidote dans les potions de rétablissement des élèves, informa Dobby.

- Les professeurs ne soupçonnent rien ?

- Non Harry Potter, affirma l'elfe. Ils sont bien sûr perplexe, mais ils sont rassurés maintenant de voir que le traitement fonctionne.

- Et personne ne se doute de notre petite mise en scène ?

- Personne. Vos substituts ont parfaitement réagi. Mais dès demain il faudrait que vous ayez réintégré l'infirmerie.

- D'accord. Elfiraes, où allons-nous ?

- Pas très loin, lui répondit la lilitunienne. Votre pays a une forêt riche en minerai qui devrait suffire. Un petit torrent y coule. Il faudrait que Bladeck nous accompagne.

- Très bien. Allons-y sur le champ.

Bladeck se posa sur l'épaule de son sorcier, et ils disparurent dans une lumière bleue. La nuit était tombée. Harry ne parvenait pas à se repérer. Il ne connaissait pas cet endroit. Elfiraes leur éclaira la route. Harry suivit la lilitunienne. Au bout de quelques kilomètres de route, Il entendit au loin une cascade qui se jetait du haut de rochers. Il ressentit alors cette impression de changer d'environnement magique, comme quand il avait découvert le peuple des Chanteurs d'Eau. Bladeck émit un petit cri joyeux. Au bout de quelques minutes, Harry vit la fameuse cascade. Elle se situait à une dizaine de kilomètres de hauteur, creusant la roche pour plonger dans un lac cerné par les arbres de la forêt. Grâce à sa vision, Harry vit à travers la cascade une grotte qui était cachée.

- Harry Potter, il va vous falloir plonger au fond du lac pour récupérer une pierre assez particulière. De la créamatite. Il s'agit d'une pierre avec une forte teneur magique. Si vous parvenez à en extraire son eau, vous aurez votre Pensine à votre retour.

- A-t-elle des particularités ?

- Elle a des couleurs claires qui brillent dans la nuit. Les gobelins l'exploitent dans la fabrication de divers objets magiques, en particulier les armes. L'épée de Gryffondor est en partie fabriquée avec cette pierre. Elle a un grand pouvoir d'absorption. Dans votre cas, l'eau que vous extrairez vous assurera le voyage de votre esprit dans la Pensine pour ensuite revenir dans votre réalité avec l'action des runes.

- Je comprends. Je suppose que tu ne m'accompagnes pas, devina le jeune sorcier.

- Effectivement. Pour la trouver, il faut que vous fassiez chanter votre corps pour qu'elle réponde à votre appel.

- Et comment je fais pour retenir ma respiration ?

- Harry Potter, ne doutez pas de votre apprentissage. Vous parvenez à contrôler à votre flux. Vous pouvez maintenant en extraire suffisamment d'eau pour créer votre propre bulle d'air. Essayez. Et pas d'objection.

Harry doutait. Mais il faisait confiance à la lilitunienne. Il s'immergea dans l'eau glacée jusqu'à mi-tronc. Le froid de l'eau le paralysa un moment. Heureusement son corps s'adapta. Harry se concentra. Il ressentit l'intérieur de son corps. Il se concentra sur son flux. Alors il se rendit compte que son flux émettait une sorte de son qu'il parvenait à entendre. Petit à petit, le son devint une merveilleuse mélodie. Mélodie pas comparable au chant de son phénix. Harry focalisa son attention sur la mélodie de son flux. Sans s'en rendre compte, il se mit à émettre un petit chant qui montait crescendo. Il se mit d'un coup à chanter. Il se focalisa sur ce qu'il devait entreprendre. Accordant son chant avec celui de l'eau environnante, il créa autour de lui une bulle d'eau où il pouvait respirer. Il n'en revenait pas. Comment avait-il réussi ? Il se tourna vers Elfiraes qui lui souriait. Il s'immergea dans le lac et plongea. Il ne nageait pas. Il guidait sa bulle d'eau vers le fond du lac. Au début, effrayé, la descente lui parut longue. Il tenta alors une expérience. Il chanta dans sa bulle pour demander au courant de le descendre plus rapidement. Il remarqua alors que sa voix changeait dans l'eau. Quand il chantait en dehors de l'eau, sa voix était un contralto masculin avec une voix légère. Dans l'eau, elle devenait un mezzo-soprano à voix légère. La différence de fréquence de sa voix déstabilisa le jeune sorcier. Il s'y habituait néanmoins. Il atteignit le fond du lac où la bulle d'air se posa avec souplesse. Il chercha du regard la pierre en question. Il fit rouler sa bulle au fond du lac. Il entendit alors la voix de Elfiraes résonner dans son esprit.

- Harry Potter, comme vous avez compris comment vous devez communiquer avec l'eau du lac, vous devez communiquer pareillement avec l'objet de vos recherches. Faîtes résonner les différents éléments qui vous entourent.

Harry hocha la tête. Il modula le son de sa voix pour entrer en harmonie avec les éléments autres que celui de l'eau. D'un coup, de multiples chants se déployèrent autour de lui. Le jeune sorcier fut ébloui par ce qui se produisit. Les roches, les algues, les petites créatures marines se mirent à chanter en concert. De petites créatures que Harry n'avaient jamais vues apparurent pour s'agglutiner autour de lui. Avec prudence, Harry fit avancer sa bulle d'air. Au milieu de ce concert, il perçut une voix qui se détachait de l'ensemble. Il se laissa guider par elle. Il trouva enfin l'objet de ses recherches. Une grosse pierre s'était mise briller. Son aspect extérieur ne laissait pas deviner sa teneur magique. Elle était quelconque. Elle était grise, crevassée. Pourtant, le chant qu'elle émettait était tendre. Harry la fit entrer dans sa bulle en s'en approchant. Il chanta pour le courant pour l'aider à remonter à la surface. Le trajet fut rapide. Dès qu'il eut atteint le rivage, il fit disparaître sa bulle. D'un coup, la pierre se mit à grossir et à luire pour montrer sa texture qui brillait de mille feux éclatants. Harry tenta de la soulever. Il peina malgré la force de son corps. Bladeck se pencha sur la pierre qui s'éleva dans les airs. Le jeune sorcier était fasciné. Il ne connaissait pas cette particularité de son phénix. Bladeck émit un chant qui ressemblait à un rire. Elfiraes et Harry touchèrent la pierre. Bladeck étendit ses ailes, et ils disparurent.

Ils étaient de retour dans le dortoir de Poudlard. Ginny venait de se lever. Ron et Hermione mangeaient lentement le repas que leur servaient les elfes.

- Vous êtes réveillés, dit simplement Harry. Bien, je vais pouvoir procéder à la fin de la confection de notre Pensine.

Après ces paroles, il bougea la pierre par magie. Celle-ci continuait de briller ainsi que le réceptacle.

- Harry Potter, je vais vous aider maintenant. Comme vous l'avez repéré, nous allons chanter ensemble pour en extraire son eau. C'est la partie facile. L'autre partie consiste à convaincre l'eau extraite à accepter son nouvel environnement. avez-vous compris ?

- Pas de problème.

Harry ferma les yeux et commença à chanter. Elfiraes ajouta sa voix à celle de Harry. Les amis du jeune homme furent surpris et charmés par les deux voix. Elles étaient envoûtantes. La pierre bougeait de côté comme si elle était vivante. Ou plutôt comme si elle tanguait au rythme du chant. Au bout de quelques minutes, elle se fendit pour laisser surgir une colonne d'eau comme dans les fontaines. Le chant demanda à la colonne de se former en une boule compacte et de rejoindre son nouvel environnement. La boule d'eau résista à la demande. Mais bercée par le chant, la boule d'eau finit par céder pour se fondre dans le réceptacle. Les runes se mirent à briller pour l'emprisonner. Le chant de Harry et de Elfiraes continuait pour rassurer la masse liquide et pour qu'elle accepte son nouvel environnement. Le liquide se résigna pour accepter sa nouvelle fonction. Le jeune sorcier et la lilitunienne avaient réussi.

- Incroyable ! s'exclamèrent ensemble les amis de Harry.

Celui-ci souriait de contentement. Il se tourna vers la lilitunienne pour la toiser.

- Comment ai-je réussi ?

- Vous ne comprenez pas. Durant votre fixation des runes, pour maintenir le lien entre vos amis et vous, à plusieurs moments, vous avez fait chanter votre sang et celui de vos amis. Au fur et à mesure, ce chant s'est incrusté dans votre esprit et dans votre corps. Vous êtes d'une nature peu patiente. Il vous faut des résultats immédiats à cause de ce que vous croyez. Il vous fallait une épreuve pour réussir. Et la confection de votre Pensine tombait à point nommé.

- Et je parie que les dragons le savaient.

- Effectivement. Au moins vous ont-ils aidé à faire un pas dans la pratique de votre magie. Maintenant que vous savez chanter, je vous apprendrais à vous servir de votre magie en chantant et à communiquer avec les créatures magiques en vous apprenant le langage de l'eau. Un langage compris par toutes les créatures aquatiques.

- Je déteste me faire manipuler, gronda Harry.

- Qui vous le reprocherez ? Cependant, dans votre quête pour égaler votre ennemi, reconnaissez que vous progressez rapidement.

Harry ne préféra pas répondre. Il reporta son attention sur la Pensine qui attendait de remplir son rôle. Le jeune sorcier attira la fiole contenant le souvenir de son professeur. Il le versa dans la Pensine. Il remua le liquide et plongea la tête. Il se sentit aspirer dans un tourbillon pour atterrir dans une salle classe. Harry reconnut Tom, son professeur et différents élèves qui deviendraient dans l'avenir des futurs mangemorts. Il suivit la conversation jusqu'à ce que le professeur Slughorn ne congédie ses élèves. Tom Jedusor prit son temps pour se retrouver seul avec son professeur. Le flattant, Tom l'interrogea sur le sujet qui l'intéressait, les horcruxes. Surpris, troublé, le professeur répondit aux quelques questions de Tom avant de le congédier définitivement. Le souvenir se terminait sur le départ de Tom Harry réintégra son corps. Ainsi Hermione avait bien deviné et leurs soupçons étaient confirmés.

- Alors qu'as-tu vu ? demanda son amie.

- Tu avais vu juste. Voldemort a bien fabriqué sept horcruxes. Le professeur Slughorn lui a bien donné l'information. Je comprends pourquoi Dumbledore voulait que le professeur revienne.

- Donc sept horcruxes en comptant Voldemort, dit Ron. Bon, qu'est-ce qu'on fait maintenant que l'on sait ça ?

- On attend de voir ce que va me dire Dumbledore à la prochaine séance. J'aviserais à ce moment-là. Il faut que nous trouvions un moyen de savoir si Voldemort a réussi à se procurer un artefact de Serdaigle. Et il faut s'interroger sur l'endroit où il a pu cacher la coupe de Poufsouffle.

- Maintenant que nous avons notre propre Pensine, Harry, tu pourrais y mettre tes souvenirs concernant Voldemort ou tout ce que tu as appris, suggéra Hermione.

Harry regarda son amie avec circonspection. Il était certain que celle-ci avait une idée derrière la tête.

- Pourquoi ?

- Harry, je veux juste analyser tout ce que Dumbledore pourrait t'avoir montré ou dit. Et j'aimerais revoir tout ce que nous avons vécu, surtout le retour de Voldemort. Il y a peut-être un élément qui nous a échappé. Quand tu es revenu, il a utilisé ton sang. Je veux revoir son retour. Et je veux voir aussi l'expression de Dumbledore à ton récit. Et tant d'autres choses. Je suis certaine que nous trouverons aussi une réponse dans ton propre passé.

Le jeune sorcier n'avait jamais réfléchi à cet aspect de la chose. L'idée lui paraissait intéressante. Il dit à son amie qu'il ferait ça durant le prochain week-end. Dès que tout le monde fut restauré, les quatre amis retournèrent à l'infirmerie pour reprendre leur place. Ils s'assurèrent que les patients étaient endormis. Ils se débarrassèrent de leurs substituts et se couchèrent comme si de rien n'était.

Le lendemain, ils se levèrent à l'infirmerie. Mme Pomfresh s'assura de leur santé avant de les renvoyer dans leur dortoir. Evidemment, les élèves discutaient entre eux de cette étrange épidémie fulgurante qui avait frappé l'école. Harry n'écoutait tout ça que d'une oreille distraite. Ils remontèrent dans leur dortoir, se changèrent et prirent leurs affaires pour les cours avant de rejoindre la Grande Salle. Les professeurs étaient déjà présents. Dès qu'ils furent installés, le directeur se leva et fit un petit discours pour féliciter les élèves de leur rétablissement et le travail des professeurs qui n'avaient pas ménagé leurs efforts pour trouver un antidote efficace. Harry eut un sourire en coin en entendant cela. Il remarqua cependant que le directeur ne nommait pas l'étrange mal qui avait frappé les élèves. De même qu'il ne confirmait ni n'infirmait qu'il pouvait s'agir d'une attaque de Voldemort. Pourtant deux faits attirèrent son attention. D'abord, le professeur Rogue qui ne souriait pas aux propos du directeur. Ce n'était pas inhabituel chez le professeur. Cependant, il regardait son assiette, réfléchissant à cette mystérieuse maladie. Harry n'eut aucun mal à deviner que le professeur s'était certainement rendu auprès de son maître pour l'informer de la situation. Et évidemment, le mage noir avait dû être surpris, voire perplexe. Le second comportement étrange fut celui du professeur Slughorn. Il n'osait pas relever la tête, comme s'il se sentait coupable d'un crime qu'il n'avait pas commis. Là encore, il devina tout aussi facilement. Pour la réussite de son plan, Harry devait parler au professeur. Il fallait absolument que Horace continuât à jouer son rôle jusqu'au bout. Heureusement, Harry avait cours avec le professeur à la fin de la matinée.

Après le repas, les élèves prirent le chemin de leurs cours. Comme d'habitude, Harry s'ennuya ferme. Cependant, il avait trouvé une nouvelle occupation. Il se mettait à concentrer son attention sur tout ce qui pouvait être liquide. Il s'amusa sur certains élèves à dévier leur flux sanguin avant que ceux-ci ne finissent pas s'évanouir. Il s'amusa à créer une sacrée confusion. Le plus drôle pour le jeune homme fut le cours de potion où il s'amuser à saboter les potions. Diverses explosions jaillirent des différentes potions. Le pauvre professeur dut intervenir durant les deux heures de cours. Hermione jeta un regard noir à son ami. Ron se retenait de rire. Ce fut le cours de potion le plus chaotique de l'histoire de Poudlard. Même les jumeaux Weasley n'étaient jamais allés aussi loin. La fin du cours fut une véritable libération pour les élèves comme pour le professeur. Harry attendit que la classe fût vide pour fermer la porte derrière lui.

- Professeur, puis-je vous parler s'il vous plaît ?

Le professeur sursauta.

- Harry, que faîtes-vous encore là ?

- Je tiens d'abord à m'excuser d'avoir légèrement perturbé votre cours, dit humblement le jeune homme en se courbant et en plaçant sa main droite sur son cœur.

- Comment avez-vous réussi cet exploit ? ne put s'empêcher de demander le professeur.

- Professeur, là n'est pas la question. Continuez à vous montrer enjoué. J'ai vu votre souvenir. Vous n'avez rien à vous reprocher. Voldemort vous connaissait. Il savait vous flatter. Peu de personnes peuvent se vanter d'avoir su lui résister. A part le directeur. Je vous en prie professeur, je ne vous reproche rien.

- Harry, vivre avec cette culpabilité depuis tant d'années, dit le professeur en soufflant et en se raccrochant au rebord d'une table. Harry, il est immortel.

- Non, professeur, pas immortel. Il le croit mais il se trompe. Il sera vaincu et il paiera pour le meurtre de ma famille, affirma avec froideur le jeune sorcier. Faîtes moi confiance, la fin de Voldemort approche.

- Harry, comment pouvez-vous affirmer ça ? Même les meilleurs sorciers ont échoué devant lui. Ils sont ….

- Je suis l'Elu, ne l'oubliez pas. Voldemort mourra, ou nous mourrons tous les deux. Mais il mourra à la fin. Maintenant reprenez courage, je ne vous reproche rien. Et à propos, avez-vous décidé d'une date pour votre prochain repas ?

- Harry, je n'ai pas le cœur à la fête, dit tristement le professeur.

- Non, il faut que vous continuiez, s'écria Harry, faisant sursauter une nouvelle fois le professeur. Pourquoi pas deux soirs avant le bal de Noël ? S'il le faut, j'organiserais moi-même cette fête. Il faut absolument que vous continuiez.

Le professeur comme s'il ne reconnaissait pas le jeune sorcier qui se trouvait devant lui. Et il vit luire dans les yeux émeraude cette froide détermination qui lui fit froid dans le dos.

- Harry, que vous est-il arrivé ?

- Ca ne vous regarde pas. Tout ce que je peux vous dire, c'est que je me prépare pour l'affronter. Alors, sommes-nous d'accord ? Ou me faudra-t-il marchander avec vous ?

L'expression de Harry changea si rapidement que le professeur en fut décontenancé. Ses certitudes volaient en éclat. Il ne savait pas comment agir face à ce jeune sorcier qui avait déjà tant souffert. Et il se rappela de Lily, la courageuse Lily Evans qui s'était sacrifiée pour sauver ce jeune enfant. Horace céda.

- Très bien Harry Potter. Mais je l'ai fait uniquement pour votre mère.

Harry hocha la tête. Au moins avait-il réussi. Il sortit de la classe avec un sourire triomphant. Ses amis l'attendaient devant la classe.

- De quoi as-tu discuté avec le professeur ? demanda Hermione.

- Je lui ai rappelé ses devoirs. Allons manger.

Sur ce, Harry prit le chemin de la Grande Salle. Ses amis n'insistèrent pas, sachant que leur ami ne leur en dirait pas plus. Le reste de la journée s'écoula paisiblement. Le soir, Harry reprit son apprentissage de la legilimancie. Avec son apprentissage du contrôle de l'eau, il parvenait maintenant à mieux sortir une partie de son esprit pour s'infiltrer dans l'esprit de son elfe. Il tenta l'expérience en s'attaquant aux esprits de ses elfes. Il s'insinuait désormais discrètement sans se faire remarquer. Au bout de cinq essais satisfaisants, il fut fier de lui. Désormais, toutes les voies lui étaient possibles. Il pouvait maintenant prendre en main l'entraînement de ses amis. Et les soirs suivants furent une véritable torture pour les amis de Harry.

Décembre fila avec une vitesse hallucinante. Un soir, Neville rattrapa Harry dans les couloirs comme s'il avait couru. Il soufflait comme un bœuf. Il lui remit une missive. Le jeune sorcier comprit que c'était une convocation du directeur pour leur leçon particulière. Harry l'en remercia et le congédia rudement. Il lut le message du directeur qui lui donnait rendez-vous le soir même dans son bureau. Enfin, depuis le temps que le jeune sorcier attendait.

Après le repas, Dobby le déposa devant la gargouille qui gardait l'entrée du bureau du directeur. Harry donna le mot de passe qui lui découvrit l'escalier en colimaçon. Harry le gravit rapidement. Il toqua à la porte et entra. Le directeur l'attendait devant sa Pensine.

- Bonsoir Harry. Es-tu prêt pour un nouveau voyage ? Pour ce soir, nous verrons un souvenir assez particulier. Mais te rappelles-tu de notre dernière leçon ?

- Vous êtes allé trouver Tom dans un orphelinat moldu. Et il s'avérait déjà qu'il maîtrisait la magie.

- Parfait. Les études de Tom furent exemplaires. Tous les professeurs lui prédisaient un brillant avenir. Il se montrait affable, prévenant. En peu de temps, Tom conquit toute l'école. J'étais pourtant le seul à ne pas être touché par tant de prévenance. Et Tom évitait de se trouver seul avec moi. Je crois qu'il se méfiait de moi à cause de ce que j'avais découvert sur lui après notre première rencontre. Cependant, ma surveillance ne dépassait pas les heures de cours. Je n'avais pas les moyens nécessaires. Et comme tu le sais, la Chambre des Secrets s'est rouverte, entraînant la mort d'une élève et le renvoi de Hagrid. Maintenant voyons ce souvenir.

Le jeune sorcier hocha la tête et s'approcha. Le directeur fit tourner la volute claire qui baignait dans la Pensine. Il invita Harry qui plongea. Il se trouvait dans une salle classe où il vit le professeur Slughorn entouré de différents élèves. Harry reconnut immédiatement la scène. Il ne s'attarda pas à écouter. Cependant il remarqua que certains passages manquaient. Harry comprit immédiatement pourquoi le directeur tenait tant à ce qu'il se rapproche du professeur. Il sortit du souvenir à la fin de celui-ci.

- Alors qu'en penses-tu ?

- Je pense que ce souvenir est étrange. On dirait qu'il … est incomplet. Comme si on tentait de cacher quelque chose.

- Bravo Harry, le félicita le directeur. Comme tu l'as deviné, ce souvenir a été falsifié. Le professeur Slughorn nous cache une information importante. Tant que nous n'obtiendrons pas cette information, nous naviguerons à l'aveuglette.

- Mais professeur, vous auriez pu utiliser la legilimancie. Vous êtes un maître dans ce domaine.

- Harry, il n'est pas gentil d'utiliser ce genre de procédé sur des amis. Et un souvenir obtenu sous la contrainte peut se mélanger avec d'autres souvenirs. Je vais te donner un devoir maintenant. Il faut que tu obtiennes du professeur Slughorn le souvenir original. C'est très important.

- Très bien. Je ferais de mon mieux.

- Pas de ton mieux. Je veux que tu fasses mieux. Il nous faut ce souvenir, exigea le directeur.

- Je l'aurais, affirma Harry, jouant une franchise sincère. Est-ce tout ?

- Oui Harry. Je compte sur toi, insista une nouvelle fois le directeur.

Harry salua le directeur et partit. Il fut déçu mais il devrait de nouveau patienter. A lui de faire en sorte de choisir son moment pour montrer le véritable souvenir. Sur cette pensée, il appela Dobby qui apparut. Ils disparurent. Ses amis l'attendaient. Il leur expliqua sa leçon du soir avant de reprendre leur entraînement. La nuit fut une nouvelle fois laborieuse.