Et me voici pour le dernier, un peu en avance sur mes prévisions ! =) C'est loin d'être mon one-shot le plus joyeux, mais j'ai trouvé que la chanson de Rihanna "California King Bed" collait parfaitement à une histoire de ce type. J'ai également pensé que cette histoire finissait bien la série puisqu'elle n'a pas grand-chose à voir avec les autres... A vous de me dire si j'ai vu juste...

Oh, et je ne suis pas très "Songfic" [malgré les apparences] mais je vous conseille d'écouter la chanson un de ces jours, n'étant pas une grande fan de Rihanna [Je suis une addict de rock soit dit en passant], j'ai moi-même été agréablement surprise par sa beauté ! =) Un dernier détail, la traduction des paroles est de moi.

Un énorme merci sur ce dernier chapitre, à vous qui m'avez suivie et lue ! Aux silencieuses comme aux merveilleuses revieweuses, merci !

Pour l'histoire précédente je remercie mille fois filament-de-lune, Totallyfan, Gavroche31, janeandteresa, Sweetylove30, Ship-o-Romane et leelou09 (contente que tu ais aimé et trouvé ça mignon, merci !). D'ailleurs vous faites partie de celles qui ont le plus commenté, je vous suis éternellement reconnaissante. =)

Pasca: Contente que tu ais aimé cet OS et retenu le coup des fraises. ^^ Oh, et merci de me pardonner mon égarement musical du côté de Miley Cyrus, pour mon excuse, mon PC portable est un magasin de musiques allant de la musique classique au hard rock en passant par les trucs les plus bizarres qui soient... x) Merci ! Pour cette review et toutes les autres ! =D [et bientôt Naked Heat, je le posterai en ton honneur. :) ] Oh, et je crois que tu avais ton TPE, non ? Je me rappelle du mien, un fiasco ! XD

mymy: Wow, je suis vraiment plaisamment surprise par ton enthousiasme, merci beaucoup beaucoup ! Et merci pour les autres reviews que tu as laissé de temps en temps ! =)

FewTime: Je suis scotchée par ton parallèle avec la série et franchement flattée -bien qu'un peu gênée je dois l'avouer. ^^' J'espère moi-même que Jane s'ouvrira, j'en rêve ! =) Merci pour ta review, elle m'a fait super super plaisir ! =D Et rassure-toi, je ne suis pas prête d'arrêter d'écrire. Généralement quand je commence à écrire sur un sujet de fanfiction, je l'explore pendant environ un an, parfois plus, dis-toi que ma première histoire The Mentalist remonte à Noël, alors si tu ne t'es pas lassée en route, tu auras encore d'autres histoires à lire de ma part ! =)


California Dream.

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Chest to chest [Poitrine contre torse]
Nose to nose [Nez contre nez]
Palm to palm [Paume contre paume]
We were always just that close [Nous étions toujours aussi proches]

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Un rire brisa le silence dans la chambre plongée dans une semi-obscurité. La sonorité de cristal emplit l'endroit d'une étrange gaieté et se retrouva sur les lèvres amusées de l'homme allongé dans le lit. La jeune femme calma son rire en se tournant vers lui et posa sa tête sur son coude replié. Elle l'observa longuement, un vestige de sourire aux coins des lèvres et il avança une main hésitante vers son visage pour caresser sa joue. Elle attrapa sa main dans la sienne avant de lier leurs doigts.

-Je ne te crois pas, souffla-t-elle finalement.

-Pourquoi ?

Il s'amusa à lier et délier leurs doigts puis se servit de sa prise sur elle pour la ramener contre son torse. Il relia leurs doigts et les observa comme s'il essayait de comprendre d'où venait un emboîtement si parfait. Leurs mains avaient-elles été faites l'une pour l'autre ?

-Parce que tu es incapable de ne pas faire de scandale quand tu te retrouves au milieu d'une famille de riches, répondit-elle.

-Ils m'ont remercié pourtant, insista-t-il en ramenant son regard sur elle.

Elle frissonna sous l'intensité de son regard puis rapprocha son visage du sien en serrant plus fort sa main dans la sienne. Leurs nez se frôlèrent et elle le vit sourire. Il la fixa un moment puis l'embrassa délicatement.

-Je te crois, murmura-t-elle en se reculant un peu.

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Wrist to wrist [Poignet sur poignet]
Toe to toe [orteil à orteil]
Lips that felt just like the inside of a rose [Des lèvres qui sont aussi douces que l'intérieur d'une rose]
So how come when I reach out my fingers [Alors comment se fait-il que lorsque je tends les doigts]
It feels like more than distance between us ? [ça ressemble plus à de la distance entre nous ?]

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Il joua avec sa main distraitement, les yeux fixés vers le plafond, puis remarqua qu'elle se mordait les lèvres.

-N'y pense pas, ordonna-t-il.

Elle acquiesça en fermant les yeux, comme si ça allait éloigner la douleur. Il lui fallait bien obéir, pendant qu'il était encore là, contre elle. Prise d'un vertige, elle mêla leurs jambes et se serra contre lui, l'enlaçant jusqu'à se faire mal. Elle cessa de respirer, comme si ça suffirait à arrêter le temps.

Il embrassa sa tempe, glissa un baiser vers son front et descendit le long de l'arrête de son nez. Il déposa un baiser sur chacune de ses paupières, chassa une larme du bout d'un doigt puis embrassa ses joues, son menton, la ligne de sa mâchoire, son cou, puis il remonta caresser ses lèvres d'un léger sourire. Elle ferma les yeux plus fort et les jointures de ses doigts devinrent blanches tant elle s'accrocha fort à sa chemise.

-N'y pense pas, répéta-t-il en posant son menton sur sa tête, comme pour la protéger de la douleur qu'il procurait.

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In this California king bed [Dans ce grand lit californien]
We're ten thousand miles apart [Nous sommes à des milliers de kilomètres l'un de l'autre]
I bet California wishing on these stars of the heart for me [Je parie que la Californie fait des voeux sur ces étoiles du coeur pour moi]
My California king [Mon roi californien]

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-Alors aide-moi à ne plus y penser, supplia-t-elle, aide-moi à oublier.

Il sentit l'émotion s'emparer de lui et l'étouffer. Il se détacha d'elle et tourna le dos. Il ne voulait pas la blesser, juste respirer à nouveau. Y avait-il pire situation que d'être celui qui va partir ?

Oui, répondit-elle dans ses pensées, il y avait être celle qui reste.

-Tu avais promis, dit-elle en se penchant sur lui.

Elle posa son menton sur son épaule et il attrapa la main qui cherchait la sienne. Il aurait voulu ne plus jamais la lâcher.

-Tu avais promis que tu soulagerais la peine, murmura-t-elle, tu avais promis que tu l'effacerais si tu le pouvais.

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Eye to eye [Yeux dans les yeux]
Cheek to cheek [Joue contre joue]
Side by side [Côte à côte]
You were sleeping next to me [Tu dormais à côté de moi]

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Il se tourna finalement et colla son front contre le sien.

-Mais je ne sais plus si je veux que tu m'effaces, avoua-t-il.

Le regard empli de larmes et de douleur qu'elle lui renvoya lui brisa le coeur et il l'enlaça, collant leurs joues mouillées de larmes l'une contre l'autre avec désespoir et douleur. Il n'avait jamais su dire adieu, il vivait sans savoir faire de deuil, en murmurant des aux revoirs qu'il refusait à jamais.

-Dors, chuchota-t-il dans son oreille, dors Teresa...

Elle acquiesça et ferma les yeux. Il relâcha leur étreinte et la laissa se blottir contre lui. Il tint sa main jusqu'à être sûr qu'elle ait enfin trouvé le sommeil. Et même lorsqu'il sentit qu'il la rejoignait, il ne put se résoudre à la lâcher. Il ne savait même plus comment il ferait le moment venu.

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Arm to arm [Dans nos bras enlacés]
Dusk to dawn [Du crépuscule à l'aube]
With the curtains drawn [Avec les rideaux tirés]
And a little last night on these sheets [Et un peu de la nuit dernière dans ces draps]
So how come when I reach out my fingers [Alors comment se fait-il que lorsque je tends les doigts]
It feels like more than distance between us ? [ça ressemble plus à de la distance entre nous ?]

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Il ne dormit pas longtemps, l'aube était déjà là. Il sentit la douleur le prendre à nouveau lorsqu'il la vit éloignée de lui. Elle lui avait tourné le dos et s'était recroquevillée de l'autre côté du lit, comme pour se préserver de lui et de la douleur qu'il lui faisait.

Il s'était promis de faire les choses bien, d'accepter de l'aimer et de la protéger des mauvais côtés. Il n'avait pas su faire, il avait compris trop tard qu'il l'avait trop aimée pour partir sans regret.

L'ironie de l'histoire c'était sa force à elle, sa compréhension lucide de la situation, son besoin de s'en sortir malgré lui, malgré la douleur qui avoisinait celle de la mort.

Lorsqu'il s'était montré sur le pas de la porte au crépuscule, elle avait su bien avant lui qu'il repartirait à jamais le lendemain. Et pourtant, elle l'avait laissé rentrer comme elle le faisait toujours.

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In this California king bed [Dans ce grand lit californien]
We're ten thousand miles apart [Nous sommes à des milliers de kilomètres l'un de l'autre]
I bet California wishing on these stars of the heart for me [Je parie que la Californie fait des voeux sur ces étoiles du coeur pour moi]
My California king [Mon roi californien]

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Il lui avait promis de lui faire tout oublier, de la libérer à l'aube de toutes ces promesses foutues, de ces faux projets sans avenir. Mais il ne pourrait pas se libérer lui, il aurait dû y penser avant de tomber pour elle.

Il lui avait fait l'amour pour oublier la haine, par égoïsme, peur du vide. Il remplissait, il remplissait, puis il réalisait en se tournant que son sac était percé. Sans attache, sans avenir, il avait voulu juste une fois s'attacher à la vie dans ses bras.

Avait-il été prévu qu'il tombe amoureux d'elle ? Il ne savait plus. Il se souvenait qu'il avait besoin d'elle, qu'elle lui manquait alors qu'elle était encore là, et qu'elle lui manquerait tous les autres jours, à jamais.

Il ferma les yeux et lutta contre des larmes. Il ne devait pas pleurer, le méchant de l'histoire ne pleure pas, il assume ses décisions et son égoïsme.

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Just when I felt like giving up on us [Juste au moment où j'ai désiré renoncer à nous]
You turned around and gave me one last touch [Tu es revenu sur tes pas et m'a offert une dernière caresse]
That made everything feel better [Je me suis sentie bien mieux]

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-Fais-le, souffla-t-elle, à nouveau proche.

Il rouvrit les yeux et rencontra son regard vert. Elle caressa sa joue avec douceur et l'embrassa. Il l'enlaça et prolongea le baiser jusqu'à lui prendre son souffle. Elle colla son front contre son torse pour reprendre sa respiration puis releva ses yeux déterminés vers lui.

-Tiens ta promesse, c'est la seule que tu pourras jamais tenir.

-Mais tu vas m'oublier, souffla-t-il.

-Quelle importance ? Tu ne reviendras pas et je ne compte pas vivre en t'attendant.

-Je... Je ne sais pas si je peux le faire, argua-t-il d'une voix tremblante.

-Je sais que tu le peux, tu es le meilleur, l'encouragea-t-elle.

Il acquiesça, la discussion était terminée, leurs chemins séparés à jamais.

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And even then my eyes got better [Et même mes yeux se sont éclairés]
So confused wanna ask you if you love me [Si confuse je voudrais te demander si tu m'aimes]
But I don't wanna seem so weak [Mais je ne veux pas paraître si faible]

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-Juste... l'arrêta-t-elle en s'asseyant face à lui.

-Oui ?

-Est-ce que... C'était vrai ?

-Quelle importance maintenant ?

Elle sourit légèrement et attrapa sa main pour lier leurs doigts et les lever entre eux. Il comprit parfaitement ce qu'elle voulait dire et il ne put s'empêcher d'embrasser sa main.

-Je suis prête, souffla-t-elle.

-Je t'aime, murmura-t-il.

-Je sais.

-N'écoute que ma voix et ne quitte pas mes yeux, d'accord ?

Elle acquiesça et se concentra avec ce qui lui restait de son coeur brisé.

-Tu sens la douleur disparaître vers ma main doucement, comme de l'eau elle dégouline le long de ton bras, tu sens ? Ca chatouille un peu ta main, ça te fait sourire. La douleur disparaît et est remplacée par ce sourire.

Elle ne perdit pas son regard, jamais.

-La douleur ne reviendra pas, tu ne penseras plus jamais à elle, parce que tu n'as aucune raison d'être malheureuse, ce n'était qu'un rêve. Un rêve ne fait pas mal, et tu le sais. Je suis un rêve Teresa, tu dors maintenant, et à ton réveil, tu sauras que ça n'était qu'un rêve, un beau rêve, mais surtout pas un rêve douloureux. Tu dors, et à ton réveil je n'aurai jamais été là...

Il dessina un rond sur le dos de sa main et vit ses yeux se fermer. Elle tomba sur le côté, endormie. Il eut toutes les peines du monde à se décider à lâcher sa main, les larmes lui brouillèrent la vue quand il réussit enfin.

Il se leva, sortit du lit et attrapa ses affaires. Il revint couvrir le corps endormi et frêle et posa un dernier baiser sur sa tempe.

Puis il sortit de sa chambre, sans se retourner.

A jamais.

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Maybe I've been California dreaming [Peut-être était-ce l'un de ces rêves californiens ?]

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Lisbon se réveilla en sursaut et regarda partout autour d'elle. Le soleil illuminait la pièce et il lui fallut quelques instants pour comprendre qu'elle était dans sa chambre. Elle se passa une main sur le visage, à la recherche des éléments de sa nuit. Il lui sembla avoir fait un rêve agréable mais elle n'avait que quelques bribes: un rire et des mains enlacés. Elle n'aurait su décrire plus, c'étaient des sensations plus que des pensées.

Elle chassa sa nuit pour se lever et aller se préparer pour une nouvelle journée de travail.

Avant de partir, il lui sembla avoir oublié quelque chose d'important, elle fouilla sa mémoire puis haussa les épaules et déverrouilla sa porte.

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In this California king bed [Dans ce grand lit californien]
We're ten thousand miles apart [Nous sommes à des milliers de kilomètres l'un de l'autre]
I bet California wishing on these stars of the heart for me [Je parie que la Californie fait des voeux sur ces étoiles du coeur pour moi]
My California king [Mon roi californien]

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Sur le palier, elle découvrit une enveloppe où son prénom était écrit, elle reconnut l'écriture de Jane, son agaçant consultant. Elle la lirait plus tard, elle n'était pas d'humeur.

Puis, dans la journée, elle apprendrait que Jane était parti courir après John Le Rouge dans un autre pays, sans savoir s'il reviendrait. Elle aurait encore la sensation qu'il lui manquait des évènements de sa vie, alors elle ouvrirait l'enveloppe et lirait la carte...

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"Un jour sans doute, nous nous retrouverons, et je vous montrerai ce que vous avez oublié.

Avec toute mon affection,

Patrick Jane."

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... Sans en comprendre les mots.


Je ne vous en voudrai pas si vous n'aimez pas, étant donné que c'est un peu particulier comme OS. =) [A dire vrai c'est la toute première idée d'OS qui me soit venue le jour où un très bon ami (c'est lui qui m'a convertie à TM d'ailleurs) m'a dit: "toi qui adores les histoires compliquées, tu remarqueras vite qu'y a un truc louche entre lui et sa boss". Et paf! Jane et Lisbon m'ont tapé dans l'oeil. Merci à mon très cher ami. :)]

Vous aurez de mes nouvelles dimanche, si vous le souhaitez, avec la création de "The Strange Case of Teresa Lisbon and her Consultant", nouvelle série de 25 OS. =) - Encore merci !

Oh, j'ai failli oublier le mot le plus important !

FIN.