Scribblings of a Red Head and a Quidditch Captain

Disclaimer : Les personnages appartiennent à JK Rowling et l'histoire est à CasablancaInTheTardis. Vous pouvez voir la fic originale ici : .net/s/4020637/1/Scribblings_of_a_Red_Head_and_a_Quidditch_Captain

Résumé : Lily James : Harry trouve les vieux journaux de ses parents et des petits mots datant de leur passage à Poudlard. Il les lit et découvre comment les deux Préfets-en-Chef ont fini ensemble finalement. Aussi des : Remus/OC, Sirius/OC. Bals d'Halloween, cauchemars, secrets, Voldemort et amours passionnés bien sûr !


Chapitre 24 – Apologies at Christmastime :

James et Lily s'évitèrent l'un l'autre avec succès tout le reste de la soirée, et ce même sur le trajet du retour. James annonça à Sirius, assez fort pour que Lily l'entende, qu'il dormirait dans le dortoir des Maraudeurs en souvenir du bon vieux temps. Lily se sentit à la fois soulagée et effondrée. Elle n'aurait à faire face ni à lui, ni aux inévitables silences oppressants et aux conversations tendues qui ne manqueraient pas de suivre. Mais en même temps, elle n'aurait pas la possibilité de remettre les pendules à l'heure. Elle avait vraiment mal agi au pub, et les choses avaient tout simplement fini par partir totalement en vrille. Elle avait désespérément envie de s'excuser auprès de James, mais elle avait du mal à ravaler son orgueil. Etendue sur son lit devant le lever du soleil, et feuilletant son exemplaire bien-aimé d'Orgueil et Préjugés, elle s'identifiait à Elizabeth Benett bien plus qu'elle n'aurait voulu l'admettre.

Même si elle voulait s'excuser auprès de James pour avoir été excessivement impolie, elle voulait qu'il lui présente d'abord ses excuses pour avoir commencé. Elle savait que c'était puéril, mais elle avait envie qu'il soit lui aussi désolé, et qu'elle ne soit pas la seule à avoir tort.

Lily soupira profondément, laissant tomber son livre sur le sol. Elle ne pouvait pas juste rester là et ne rien faire, sinon elle se sentait franchement misérable. Pourquoi est-ce que je suis aussi triste à cause d'une dispute avec Potter ? On avait l'habitude de s'engueuler presque constamment l'année dernière. Peut-être que c'est parce qu'il est Préfet-en-Chef et qu'on est un peu des amis maintenant, se justifia t-elle, et ce n'est que de ma faute.

Se rendant malade à force d'y penser, et ayant désespérément besoin de dormir, Lily décida de coucher sur le papier toutes ces émotions confuses et ses réflexions. Mais elle pourrait aussi écrire un mot à James, afin que si elle était en train de dormir quand il reviendrait, il pourrait le lire et ne plus être fâchée contre elle. C'était une façon d'agir plutôt lâche, elle le savait, mais elle devait le faire.

James, pendant ce temps, avait passé les trois heures entre leur départ de Pré-au-lard et les premières lueurs du jour couché sur son ancien lit, et réfléchissant à Lily. Qu'est-ce qui par Merlin leur était arrivé ? Il savait que Lily avait un caractère explosif – ce qui avait été largement prouvé année après année – mais il n'arrivait sérieusement pas à comprendre ce qu'il avait fait de mal. Bien sûr, la traiter de 'problème' n'était peut-être pas très intelligent, mais elle s'était déjà énervée contre lui auparavant, quand il lui avait demandé ce qui n'allait pas. Il avait dû toucher une corde sensible ou quelque chose comme ça, parce qu'elle s'était mise toute seule dans un bel état. Il était sincèrement déconcerté.

Et il détestait cela. Cette furieuse impuissance – étant donné qu'il voulait arranger les choses mais ne connaissait pas la manière appropriée. Il voulait dire quelque chose qui pourrait réparer les dégâts, mais ne savait pas par où commencer. Et une partie de lui désirait que Lily s'excuse. Après tout, c'était elle qui avait commencé la dispute, décida t-il. Frustré, épuisé et ayant un peu la gueule de bois, il résolut de s'éclaircir les idées grâce à un tour en balai très tôt ce matin autour du terrain de quidditch. Se glissant sous sa cape d'invisibilité qu'il gardait toujours dans sa poche par mesure de sécurité, il se faufila hors du dortoir, descendit les escaliers et sortit par le trou du portrait, réussissant à ne trébucher que trois fois en chemin.


Cher James,

Tout d'abord laisse-moi te dire que je suis très, très désolée pour la façon dont j'ai agi hier soir. Je t'ai carrément agressé alors que tu me demandais juste si tout allait bien. Je n'aurais pas dû faire ça. Je me sentais un peu bizarre (comme tu l'avais très bien remarqué), et je n'étais pas moi-même.

Je ne sais pas comment t'expliquer pourquoi parce que je n'en suis pas très sûre moi-même. Tout ce que je sais c'est que je n'aurais pas dû te traiter comme je l'ai fait. Alors je suis désolée.

Mais juste pour que tu le saches la prochaine fois, si une personne ne se sent pas très bien, lui dire qu'elle a été 'étrange' ou 'bizarre' ne la met pas vraiment dans le meilleur état d'esprit – c'est simplement une remarque amicale.

C'est plus difficile à écrire que ce que je croyais. Franchement, je devrais aller te voir et m'excuser en personne mais je suis trop fatiguée... Et aussi, je ne suis pas très douée pour ce genre de choses. Peut-être que ça a quelque chose à voir avec mon stupide orgueil obstiné...

Enfin bref, une partie de la raison pour laquelle je suis aussi mécontente de moi-même pour m'être énervée contre toi est que j'ai été hypocrite. Je t'ai dit hier soir que tu ne devais pas t'occuper de moi et je le regrette. Parce que qui suis-je pour oser dire qu'on ne doit pas s'inquiéter pour un ami ? Et aussi parce que j'aime bien que tu t'inquiètes pour moi.

C'est la partie que je ne voulais pas te dire en personne (parce que je ne supporte pas de voir cette grimace auto-satisfaite) : tu me fais me sentir en sécurité. Et j'apprécie pleinement le fait que tu aies voulu savoir ce qui n'allait pas chez moi.

Bon j'arrête de m'éloigner du sujet – je ferais mieux de simplement te le dire.

J'ai fait un rêve la nuit dernière. Tu en faisais partie (non, tu n'étais pas assassiné cette fois – j'en ai été d'ailleurs plutôt soulagée) et nous nous sommes... eh bien, nous nous sommes embrassés. Et comme tu peux te l'imaginer, je me suis d'abord sentie un peu gênée d'avoir fait ce rêve, parce qu'on est amis, pas vrai ? Donc j'ai essayé de t'éviter en quelque sorte toute la journée, et quand tu m'as demandé ce qui n'allait pas, je ne pouvais pas tout te raconter et je me suis mise sur la défensive et, ouais. Tu connais le reste de l'histoire. Donc c'est pour ça que j'ai été aussi horrible.

Je sais que ce n'est pas une raison, mais j'espère que tu pourras me pardonner parce que j'apprécie vraiment ton amitié.

Lily.

Lily relut le brouillon qu'elle avait écrit dans son journal. Décidant que c'était trop long et bien trop détaillé (pour James, en tout cas – sa grosse tête pourrait exploser !), elle rédigea rapidement une version abrégée :

James,

Je suis vraiment désolée à propos de ce qui s'est passé hier soir. Je n'avais pas le droit de t'agresser de cette façon, et je le regrette sincèrement. Je ne sais pas vraiment pourquoi je me suis autant énervée, par contre, donc s'il te plait ne me le demande pas.

J'espère qu'on continuera à être amis,

Lily.

Là, c'était mieux. Et bien moins flatteur. Pas de quoi faire exploser sa tête avec une si petite lettre. Lily l'attacha à la patte de sa chouette, et l'envoya à James. Puis elle ressentit quelque chose qui ressemblait vaguement à du soulagement la submerger et elle ferma les yeux pour glisser dans le sommeil, toujours recroquevillée dans le coin de sa baie vitrée.


Harry lut le petit mot de sa mère avec grand intérêt. Finalement, les choses semblaient avancer pour ses parents. Ils s'étaient disputés, clairement, à propos de quelque chose et c'était sa mère qui essayait de rattraper les dégâts. C'était significatif. Harry décida à cet instant d'envoyer un hibou à Ginny pour lui expliquer où il était et ce qui lui prenait autant de temps. Il lui avait simplement dit qu'il sortait et reviendrait plus tard. Il ne voulait pas qu'elle ou aucun des Weasley ne commence à s'inquiéter pour lui; il faisait presque nuit à présent. Griffonnant une note rapide, il l'envoya directement avec un sortilège de Disparition (il n'avait toujours pas remplacé Hedwige). Quand ce fut fait, Harry retourna avec impatience à sa lecture.


James en était à son cinquième tour de terrain quand il s'aperçut qu'une petite tache brune s'approchait de lui à toute allure. Il ralentit et remarqua que cette petite tache était en fait la chouette de Lily, Gemini. Perplexe et plus qu'un peu intrigué, il vola à la rencontre de l'oiseau, déliant hâtivement la lettre accrochée à sa patte. Gemini s'éloigna immédiatement; apparemment Lily n'attendait pas de réponse. Toujours dans les airs, James déploya la lettre et la lut une première fois puis à plusieurs reprises. Il n'était pas sûr de ce qu'il ressentait. D'une part, il était content que Lily se soit excusée pour son étrangeté. Mais d'une autre part, elle n'avait toujours pas assez confiance en lui pour se donner la peine de lui fournir une raison. Et de plus, elle n'avait pas été capable de venir s'excuser en personne.

James resta suspendu au-dessus du sol pendant un moment. Que faire ?

Il décida qu'il valait mieux aller en parler à ses amis – après tout, ils semblaient n'avoir aucun problème avec leurs petites-amies... en tout cas c'est ce qu'il croyait.


"Ce n'est pas comme si avait fait quelque chose pour laquelle on n'était pas prêts," fit valoir Sirius, ayant l'impression que sa tête allait exploser.

"Je sais, mais c'est plutôt à propos de ce que vont en penser les autres," rétorqua Cath, "Je savais que j'aurais dû te donner un véritable cadeau."

"Qu'est-ce qu'on en a faire de ce que pensent les autres dans notre année ?"

"Mais c'est important !" cria t-elle, presque hystérique, "Et tu aurais dû m'arrêter !"

"C'était mon anniversaire !" dit-il avec indignation, "Et c'est quoi le problème avec moi d'abord ?"

"Il n'y aucun de problème avec toi, c'est juste que je veux pas que les gens croient qu'on a couché ensemble."

"Mais on a couché ensemble," soupira Sirius, se frottant les yeux avec la paume de ses mains, "Et c'était super. Fantastique, en fait. Où as-tu appris à faire cette chose que tu-"

"Tu n'as pas intérêt à finir ta phrase," dit Cath en rougissant, "Je ne veux pas en parler."

"Ecoute, Cath. La nuit dernière a été fabuleuse – certainement mon anniversaire préféré. Mais mon cadeau favori n'a pas été le tu-sais-quoi," dit-il d'une voix exagérée, "C'était juste le fait d'être avec toi."

Cath sourit (malgré son embarras) en entendant cela – Sirius Black, le seigneur de ces dames et l'extraordinaire farceur n'était pas seulement romantique, mais aussi un peu porté sur le mélodrame. Qu'est-ce que c'était mignon !

"Et ma partie préférée c'est quand tu m'as dit que tu m'aimais," dit-il doucement, levant les yeux vers elle. Ses yeux marrons se remplirent de larmes à cet instant, et elle se rapprocha de son petit-ami, l'enlaçant dans une étreinte serrée.

"Désolée. C'est juste que je n'arrive pas à croire qu'on l'a vraiment fait," chuchota t-elle, sa tête reposant sur son épaule.

"Moi non plus," dit-il en souriant d'un air niais.

"C'était plutôt bien, par contre," admit Cath.

"Ouais, on devrait peut-être remettre ça de temps en temps," sourit Sirius effrontément. Cath le repoussa en plaisantant.

"Je te signale que tu avais la gueule de bois il y a encore quelques minutes, espèce d'idiot," le taquina t-elle. "En fait, je me demandais..."

"Ouais ?" l'interrogea Sirius, retournant à la chaise abandonnée au milieu de la Salle sur Demande (leur lieu de rendez-vous ce matin).

"Est-ce qu'on peut garder ça secret ?"

"De quoi ?"

"Tu sais, la... chose."

"Oh, d'accord. Euh, pourquoi ?"

"Parce que je ne veux pas que mes amis pensent que je suis une fille facile."

"Ils ne vont pas penser ça."

"Et alors, je n'ai pas envie de le leur dire. De plus," dit-elle avec un petit sourire, "Est-ce que ça ne serait pas plus amusant si on le gardait secret ?". Sirius lui sourit simplement et l'attira par la taille pour qu'elle s'assoie sur ses genoux.

"Je t'aime vraiment, tu sais," lui dit-il avant de l'embrasser passionnément sur les lèvres.


James découvrit, à son grand déplaisir, que Sirius n'était pas dans leur dortoir (probablement dans la Salle sur Demande, puisqu'il n'apparaissait pas sur la carte). James recourut donc à l'option b, Remus. Bien qu'il soit un ami génial, Remus avait toujours été extrêmement raisonnable, et c'était probablement cette sorte d'empathie subjective que James retrouvait chez Sirius mais pas chez Remus.

"Tu t'es levé tôt," fit remarquer Remus quand James pénétra dans le dortoir des Maraudeurs. Sans surprise, Remus était assis sur son lit avec une barre chocolatée et un énorme livre entièrement écrit en runes dans les mains.

"Pas très bien dormi. J'ai pensé que voler un peu ce matin me ferait du bien," répondit James, en s'effondrant sur le lit de Sirius qui se trouvait à côté de celui de Remus.

"Ce manque de sommeil n'aurait-il pas quelque chose à voir avec notre jolie Préfète-en-Chef, par hasard ?" demanda Remus, soulevant un sourcil bien qu'il soit toujours en train de lire son livre.

"Qu'est-ce qui te fait dire ça ?"

Sans remarquer le sarcasme évident dans la voix de James, Remus répondit "Anna et moi nous vous avons vu vous disputer tous les deux, et c'était plutôt difficile de ne pas remarquer le silence qui pesait entre vous deux sur le chemin du retour. Et puis tu as dormi ici la nuit dernière, alors que d'habitude tu fais tout pour être le plus proche d'elle possible, au cas où elle fasse un autre cauchemar ou-"

"Lunard, c'est ce qu'on appelle du sarcasme."

"Alors qu'est-ce qui ne va pas cette fois ?" demanda t-il en regardant James. Pour toute réponse, James lui tendit simplement la lettre. Enfin, c'était plus une note qu'autre chose. Remus la parcourut rapidement.

"Pourquoi est-ce qu'elle t'a 'agressé de cette façon' ?" l'interrogea t-il, rendant le petit mot à James.

"Je lui ai demandé ce qui n'allait pas," répondit-il, "Qu'est-ce que j'ai fait de mal ?"

"Rien. Enfin, selon elle, apparemment quelque chose. Tu ne lui as pas parlé de ses problèmes féminins, par hasard ?"

"Bien sûr que non. Je ne suis quand même pas si bête, Lunard, j'apprends de mes erreurs," grimaça t-il en se rappelant la dernière fois où il avait parlé à une fille de ses changements d'humeur mensuels.

"Tu lui as dit qu'elle avait l'air bizarre ?"

"Non, juste qu'elle avait agi de manière étrange et tout."

"Hum," dit Remus d'un air pensif. Puis il émergea de la petite rêverie pendant laquelle il avait fixé le plafond et demanda "Mais alors pourquoi tu me montres ça ?"

"Parce que je ne sais pas quoi faire," répondit James.

"Eh bien, elle t'a présenté ses excuses, donc généralement les gens s'excusent aussi en retour," dit Remus fit mine de retourner à sa lecture, mais James l'arrêta.

"Mais je ne sais pas si j'ai envie de lui pardonner." Remus s'étouffa presque avec la bouchée de chocolat qu'il avait l'intention d'avaler.

"Qu-quoi ?" réussit-il à bafouiller.

"Je ne sais pas trop si je trouve ses excuses assez précises ou même sincères."

"C'est Lily, James, elle ne parle pas de choses sauf si elle y est obligée."

"Ouais, mais elle ne me l'a même pas dit. Elle m'a juste envoyé une foutue lettre."

"Au moins elle t'a parlé. Allez. C'est Lily et elle est en train de te faire ses excuses."

"Oui, mais j'en ai marre de sa manière de me traiter différemment de n'importe qui d'autre. Pourquoi est-ce que je serais puni ?"

"Cornedrue, je trouve que tu es un peu excessif là-"

"Non, pas du tout !"

"Eh bien, dans ce cas, alors pourquoi tu es venu me demander mon aide ?"

"Parce que je voulais savoir si c'était irrationnel de rester fâché contre Lily, et tu es avec Anna donc j'ai pensé que tu saurais mieux."

"Premièrement, on dirait que tu as déjà pris ta décision au sujet de Lily de toute façon. Deuxièmement, je ne sais pas pendant combien de temps encore je pourrais rester avec Anna." Il passa distraitement une main dans ses cheveux couleur sable. James se sentit instantanément coupable d'avoir été aussi égoïste – il n'avait même pas demandé à Remus comment ça allait avec Anna.

"Lunard, ça ne fait qu'une semaine que vous êtes 'ensemble'. Qu'est-ce que tu veux dire par 'je pourrais rester avec Anna' ?"

"Ce que je veux dire, c'est que plus je reste longtemps avec elle, plus elle a de chances de remarquer... qui je suis... une fois par mois. Et elle va me détester pour cela, je le sais !"

"Lunard, elle ne va pas te haïr pour quelque chose que tu ne peux pas empêcher. C'est une bonne fille, cette Anna, elle comprendra," lui fit valoir James.

"Mais je n'arrive pas à me décider à le lui dire. Enfin, on ne sort ensemble que depuis une semaine, et tu sais à quelle vitesse elle passe d'un gars à un autre. Imagine que je lui dise mon secret et qu'on rompe le lendemain. Ça serait horrible," frissonna t-il. James regarda son ami qui manquait d'assurance.

"Je pense qu'elle sera plus bouleversée si tu lui caches des choses," fit-il remarquer.

"Je croyais que tu étais venu me demander des conseils," rappela Remus d'un air bougon.

"D'accord," James leva les mains en toute innocence, "Désolé."

"Alors tu ne sais pas si tu dois accepter les excuses de Lily ou non ?" résuma Remus.

"C'est ça," répondit James. "Je veux dire, ça aurait été si elle était venue me le dire en personne."

"Tu as considéré le fait qu'elle était peut-être tout simplement fatiguée ?"

James ignora sa suggestion, "Et elle ne m'a toujours pas expliqué la première raison pour laquelle elle s'est mise en colère," ajouta James, sa propre irritation augmentant.

"Je pense que tu as déjà fait ton choix," dit Remus, "Mais si tu veux mon conseil, alors voilà. Lily est une gentille sorcière, et tu veux rester en de bons termes avec elle. En rejetant ses excuses, tu la mettras dans un embarras et une gêne extrêmes. Lily, je pense, mérite mieux, et toi aussi. Cependant, je vais endosser le rôle de Sirius pendant un instant et je vais me faire l'avocat du diable. Hum – Evans mérite de comprendre ce qu'elle t'a fait endurer pendant toutes ces années et tu devrais définitivement la faire attendre."

"Mais je ne veux pas la faire attendre... Attends, la faire attendre quoi ?"

"La faire attendre que tu acceptes ses excuses."

"Oh. D'accord. Mais je ne veux pas l'embêter. Elle a toujours tort, par contre," fit-il remarquer, plus optimiste qu'autre chose.

"C'est ce que Sirius t'aurait dit, en tout cas, j'en suis complètement certain. Alors qu'est-ce que tu vas faire ?" demanda Remus, bien qu'il sache déjà la réponse.

"Je vais aller demander à Evans pourquoi elle a été si brusque avec moi, parce que si elle ne me fait pas confiance je ne vois pas de quelle manière notre amitié ou toute autre relation pourrait bien marcher," déclara résolument James.

"Tu réalises qu'elle va croire que tu n'as pas accepté ses excuses, pas vrai ?"

"Ouais, parce que ce n'est pas encore le cas."

"Eh bien, je suppose que tu es un peu égoïste, mais je crois que je peux très, très vaguement comprendre ce qui te motive," dit Remus en détaillant James du regard aux rayons X Dumbledoresque. "Il faut juste que tu fasses ça avec délicatesse, d'accord ?"

Mais James était déjà à mi-chemin de la porte; "Merci Lunard" lança t-il par-dessus son épaule.


Lily fut réveillée par un bruit sourd contre la porte de sa chambre. Surprise, elle tomba de la banquette sous la fenêtre sur laquelle elle se trouvait. Boum !

"Tu es là ?" retentit la voix légèrement impatiente de James. Lissant ses cheveux ébouriffés et époussetant rapidement sa chemise, Lily se précipita vers la porte. Quand elle l'eut ouverte, elle ne tomba pas sur ce à quoi elle s'attendait. A vrai dire, elle ne pensait pas se retrouver face à un James à l'air très mécontent, les bras croisés, et les vêtements froissés.

"Euh, salut," dit Lily maladroitement, résistant à la tentation de lui claquer la porte au nez.

"Pourquoi tu m'as envoyé ce mot ?" demanda James sans préambule.

"Quoi ?" Lily était tout à fait désorientée.

"Pourquoi tu m'as renvoyé ce mot ?" répéta James plus lentement.

"Apparemment parce que je voulais m'excuser. Tu ne l'as pas lue ?" l'interrogea t-elle.

"Je l'ai lue. Tu n'as même pas commencé par me dire ce que j'avais fait de mal," déclara t-il succinctement.

"Parce que ce n'est pas important."

"Si ce n'est pas important, alors pourquoi est-ce que tu t'es énervée ?" rétorqua t-il.

"Ce n'est pas ton problème," dit Lily en s'enflammant, "Je me suis excusée, alors c'est quoi ton problème ?"

"Une excuse n'est pas une excuse si elle n'est pas sincère."

"Bien sûr qu'elle était sincère ! Ne sois pas stupide !"

"Oh maintenant je suis stupide ? Ça c'est vraiment gentil, merci," dit James, sa patience et sa raison arrivant à leur terme.

"James !" cria t-elle de frustration tout en tapant du pied.

"Quoi ?" répondit-il, son visage habituellement souriant contracté de fureur, "Tu vas encore me présenter tes excuses ou tu vas encore plus insulter mon intelligence ? Ou encore mieux, tu vas peut-être finir par me dire la vérité ?"

Lily le foudroya simplement du regard.

"Je n'ai rien à te dire, Potter," lui dit-elle avec colère, "Tu n'as pas le droit de décréter si oui ou non mes excuses étaient sincères ou de me demander ce qui n'allait pas ! Je suis désolée pour la manière dont j'ai agi hier soir, mais maintenant je suis bien contente que ça se soit passé ainsi, parce que je peux enfin me rendre compte que tu n'as pas du tout changé !"

"Pas du tout changé ?" bafouilla James, "Et qu'est-ce que tu veux dire par là ?"

"Arrête de me poser toutes ces questions. Je ne te répondrai pas, Potter, alors laisse-moi tranquille !" hurla t-elle.

"Très bien," hurla t-il en retour, dévalant les escaliers de Lily alors qu'elle claquait la porte derrière lui.

Lily, submergée par une soudaine vague de torpeur maintenant que James était parti, se laissa tomber sur son lit et regarda le mur avec un regard sans expression. Mais qu'est-ce qui par Merlin venait tout juste de se passer ?

Elle avait présenté ses excuses à Potter pour avoir agi horriblement mal la nuit dernière. Elle s'était donc attendue à ce qu'il les accepte et peut-être qu'il s'excuse à son tour pour une chose ou une autre, et qu'ils retournent à leurs relations initiales. Sauf que ça n'avait pas été le cas. Lily entendit vaguement le portrait se refermer bruyamment. Elle fondit en larmes.

James, pendant ce temps, était sorti en trombe des appartements de Lily, avait descendu les escaliers et jailli dans leur salle commune. Il parcourut sans réfléchir la pièce des yeux pendant un moment, à la recherche de quelque chose qui pourrait le distraire. Décidant qu'il n'y avait définitivement rien qui était capable de l'empêcher d'entendre la voix furieuse de Lily dans sa tête, il balança un coup de pied bien intentionné dans le canapé et se dépêcha de sortir de la salle commune, résolu à trouver Sirius pour lui expliquer cette situation totalement aberrante.


Journal d'Occlumancie de Lily Evans :

C'est officiel. James Potter ne m'aime plus. Pas que je pense que ça ait un jour vraiment été le cas – je crois que j'était plutôt un trophée de chasse. En tout cas, je n'ai aucun doute sur le fait qu'il me déteste à cet instant précis. Je n'ai pas été très gentille avec lui, je l'avoue, mais je lui ai envoyé mes excuses – qu'il m'a renvoyées à la figure ! Enfin, qu'est-ce qui se passe ?

D'accord, j'ai été trop lâche pour aller lui parler en personne, mais ça il ne le sait pas. J'aurais pu être juste fatiguée (ce qui était le cas, d'ailleurs). Mais non, il a décidé de ne voir que le mal en moi, et ensuite de me le reprocher. Ce n'est tout simplement pas le genre d'attitude que l'on attend d'une personne qui clame partout qu'elle t'aime.

Qui t'a aimée, plutôt.

Il y a une chose de certaine, c'est que je n'arrive pas à comprendre pourquoi ça me rend aussi triste. L'année dernière James et moi nous nous battions tout le temps. Et quand je dis tout le temps, c'est vraiment tout le temps. Pendant les repas, à Pré-au-lard, dans la salle commune, entre les cours. D'accord, c'était surtout moi qui commençait les disputes ou qui criait, mais il y prenait quand même part. Cette fois c'est différent. On dirait que c'est de ma faute et qu'il est vraiment fâché avec moi. Sincèrement fâché.

ARGH !

Ça me met hors de moi. Comment ose t-il déclarer avoir le droit de tout savoir sur moi ! Surtout que je lui ai dit de laisser tomber. Il n'a pas changé d'un poil. Il croit toujours que je suis sa propriété. Comme en cinquième année quand je sortais avec ce Serdaigle dont le nom m'échappe et que Potter l'a effrayé en le menaçant avec ses petits copains Maraudeurs. Je peux très bien m'occuper de moi-même toute seule, et j'ai le droit de faire ou dire ce que je veux, et si ça ne plait pas à ce sale James Potter, alors tant pis.

Alors pourquoi je continue à pleurer ?

Journal d'Occlumancie de James :

Eh bien, au moins c'est bon de savoir que Sirius est d'accord avec moi. Il pense aussi qu'Evans est une sorcière têtue et qu'elle me cache des choses. Bien sûr, je sais qu'elle n'est pas à moi et qu'elle n'est pas obligée de me répondre, mais j'étais seulement inquiet pour elle. Pourquoi est-ce qu'elle ne veut pas comprendre ça ?

Je n'ai jamais été plus frustré par elle de toute ma vie. Et ça inclut la fois où elle m'avait jeté le maléfice de Chauve-Furie devant toute l'équipe de quidditch !

Je l'aime toujours par contre, Merlin seul sait pourquoi !

J'ai beau être amoureux d'elle, je ne suis pas obligé de l'apprécier là tout de suite.


Toute la semaine suivante, Lily et James revinrent à leurs vieilles habitudes, mis à part le fait que James participait à leurs disputes avec moins d'humour et agissait de plus en plus comme un Hypogriffe irritant. En fait, James était même retourné à ses anciens quartiers dans le dortoir des Maraudeurs pour ne pas avoir à supporter l'éprouvant supplice de croiser Lily chaque matin. Cette solitude plaisait à Lily, qui se disait avec amertume à elle-même Au moins personne ici ne me demande constamment ce qui ne va pas !

Bien sûr, en-dehors de leurs nouveaux petits arrangements pour la nuit, leurs amis avaient remarqué les commentaires constamment acerbes ("Passe-moi le sel, Potter" "Je suis désolé Evans, mais ce n'est pas à moi de mettre mon grain de sel dans tes affaires"), et très vite toute l'école fut au courant de la tension entre le Préfet et la Préfète-en-Chef qui, jusqu'à très récemment, avaient semblé être devenus des amis proches après que plus que quelques cris enragés aient été échangés.

Alors que cette semaine ridiculeusement longue touchait à sa fin, Lily et James avaient fini par être à bout. C'était la veille de Noël à Poudlard et la grande majorité des étudiants étaient retournés dans leur famille. Ceux qui étaient restés (ce qui incluait Lily, James, leurs amis, et quelques autres élèves inconnus) étaient malheureusement assez pour être témoins de la confrontation épique entre ces deux-là.

Ils avaient tous fini leur dîner, et étaient en train de remonter à leur salle commune quand Lily remarqua que James la regardait d'une étrange façon. Personne ne sut très bien comment la dispute avait commencé, ou comment elle s'était aggravée si vite, mais tout d'un coup, les deux Gryffondors étaient en train de s'égosiller l'un contre l'autre, baguettes sorties.

"Pourquoi tu ne veux tout simplement pas admettre que tu avais tort ?" rugit James, le visage écarlate.

"Je ne te dois rien du tout, espèce d'arrogant, vaniteux, suffis-"

"Miss Evans, Monsieur Potter !" la voix aigue de McGonagall retentit clairement dans le couloir. Lily et James se tournèrent pour lui faire face, des expressions similaires sur le visage (qui pouvaient se traduire par 'si je n'étais pas aussi en colère en ce moment-même, j'aurais l'air honteux et embarrassé'). Ils étaient dans les ennuis jusqu'au cou maintenant.

"Suivez-moi," leur ordonna t-elle d'une voix forte, tournant les talons et les conduisant à son bureau. Elle ferma la porte d'un mouvement de baguette, et ne leur offrit pas de sièges, ni les petits tritons au gingembre habituels.

"Jamais de toute ma vie je n'avais vu d'aussi scandaleuse exhibition de la part de nos Préfets-en-Chef," commença t-elle, ses narines frémissant de manière caractéristique.

"Est-ce que l'un d'entre vous aurait l'extrême obligeance de bien vouloir m'expliquer la cause d'une telle perturbation ?" demanda t-elle. N'obtenant rien d'autre que des regards sans expression des deux côtés, elle poursuivit avec mauvaise humeur.

"Bien, si c'est tout ce que vous avez à dire, retenue demain soir. Soyez à huit heures précises à mon bureau. Je ne vous conseille pas d'être en retard. Vous pouvez disposer."

Lily et James sortirent silencieusement de son bureau et retournèrent ensemble à leur propre salle commune, aucun d'eux ne prononçant un mot. Ils avaient déjà convenu que pour cette veille de Noël toute leur petite troupe se réunirait dans la salle commune des Préfets-en-Chef, et y échangeraient leurs cadeaux. Personne n'avait particulièrement hâte de mettre Lily et James en présence de l'autre pendant une trop longue durée, surtout s'ils devaient rester pour être témoins des conséquences et/ou recoller les morceaux. Cependant, ils n'avaient pas le choix, puisque tout cela avait été pré-établi depuis la mort du père de Cath, que ses amis n'avaient pas voulu qu'elle y pense pendant Noël, et que nul d'entre eux ne voulait déshonorer sa promesse de l'aider à surmonter tout cela.


Lily et James s'assirent dans un silence de plomb aux extrémités opposées de leur salle commune; Lily, les bras croisés, dans un fauteuil et James, les bras croisés, près de son bureau. C'est ce que vit Sirius en entrant dans la pièce.

"Eh bien, eh bien, on dirait qu'il y a encore des nuages au Paradis," commenta t-il avec petit sourire narquois.

"La ferme, Black," lança Lily avec colère.

"Ne lui parle pas sur ce ton !" répliqua James.

"Je lui parlerai comme j'en ai envie."

"Oh, bien sûr, tu vas parler à Patmol, mais à moi tu ne me parleras pas."

"Change de disque, Potter, ça commence à devenir ringard."

"Excuse-moi, Evans, mais-"

"Eh vous deux," intervint bruyamment Sirius, "Trop c'est trop ! Vous ne pouvez pas juste en rester là ?"

Tout ce qu'il obtint comme réponse fut deux regards similaires de la part des adolescents en colère.

"Très bien, continuez cette stupide dispute, je m'en fiche. Vous avez juste à être sympas ce soir, d'accord ? On s'est tous réunis ici pour fêter Noël ensemble, comme une famille," dit-il. James eut la décence de paraître se sentir légèrement coupable à ce moment – Sirius s'était enfui de sa maison et était presque comme un frère pour lui. Ils étaient une famille envers et contre tout. "Et on fait tout ça pour Cath, il faut qu'on l'aide à passer un bon moment. Pour qu'elle puisse oublier," dit-il doucement, tournant les yeux vers Lily, dont c'était le tour (en tant que meilleure amie de Cath) de se sentir honteuse.

"Alors, vous pourrez réussir à faire ça ? Juste un soir ?" demanda Sirius raisonnablement. Il recueillit un grognement approbateur de la part de James et un bref hochement de tête de celle de Lily. Prenant cela comme un bon signe, et définitivement une amélioration de leurs chamailleries, Sirius alla se placer à côté du sapin de Noël.

L'elfe de maison spécialement assignée aux Préfets-en-Chef, Ellie, avait s'était une fois de plus surpassée en décorant la pièce pour cette époque festive de l'année. Des guirlandes rouge et or étincelantes ornaient la salle, des branches de houx étaient accrochées et parsemaient les petits ornements de Noël disposés sur le manteau de la cheminée. Stratégiquement, le gui avait été laissé en-dehors de l'équation – Ellie avait vraiment un sixième sens pour ce genre de choses, et secrètement Lily et James lui en furent tous les deux reconnaissants. A quel degré de difficulté aurait été-ce d'avoir à embrasser quelqu'un pour lequel vous éprouvez des sentiments mais avec lequel vous êtes actuellement fâché ? Exactement – bien trop dur.

Le minuscule sapin avait été décoré par les deux Gryffondors un après-midi enjoué avant l'anniversaire de Sirius et toute la folie qui en avait découlé, et était placé entre la cheminée et la salle de bain. Une étoile scintillante et dorée étincelait au sommet de l'arbre, qui avait été garni avec modération de guirlandes et de boules de Noël ('non, James, moins on en fait, mieux c'est !'). Plusieurs énormes cadeaux se trouvaient sous le sapin, certains pour les amis de James et Lily, d'autres pour les Préfets-en-Chef eux-même avaient été envoyés par leur famille. Sirius s'était emparé d'un petit colis qui lui était offert par Lily et les filles, et était en train de le secouer, à titre expérimental, quand le portrait s'ouvrit pour révéler Cath et Anna, suivies par un Remus à l'air fatigué, ainsi que Peter qui semblait nerveux.

"Sirius, arrête d'essayer de deviner ce qu'on t'a acheté. Tu le découvriras dans quelques minutes de toute façon," le réprimanda Anna.

Mais Sirius l'ignora tout simplement, en mugissant plutôt un "Joyeux Noël" à ses amis. Cath lui sourit et se dirigea dans sa direction pour l'enlacer. Lily changea de position dans son fauteuil et fit signe aux autres qui se trouvaient toujours dans l'entrée de venir s'asseoir avec elle. James fit également un petit effort et alla s'asseoir sur le sol à côté de Peter. Les deux autres brisèrent leur étreinte et allèrent rapidement s'asseoir à leur tour, pour qu'ils soient tous plus ou moins placés en demi-cercle autour de l'arbre.

Sirius battit des mains comme un enfant enthousiaste.

"Qui commence ?" dit-il avec excitation. Bien qu'il fasse des efforts pour aider Cath à oublier sa famille le temps d'une soirée, Sirius était également sincèrement surexcité à l'approche de Noël – maintenant qu'il s'était séparé de sa famille, c'était son moment de l'année favori (avec la possible exception d'Halloween et de l'ouverture de la saison de quidditch).

"Et si c'était toi qui commençait, Patmol ?" Remus sourit, remarquant l'excitation de son ami. Sirius se pencha en avant et ouvrit la boîte qui contenait des sucettes d'Honeydukes, une écharpe tricotée main, et un paquet de farces et attrapes de chez Zonko, puis il remercia les filles avec effusion pour un cadeau aussi bien pensé. A un moment où personne ne regardait, Cath lui chuchota à l'oreille "J'ai quelque chose de spécial pour toi, mais je te le donnerai plus tard."

L'expression perplexe de Sirius disparut quand James annonça que le cadeau des Maraudeurs pour Sirius était en attente, puisqu'ils avaient dépensé tout leur argent de poche pour lui acheter un nouveau balai. A cet instant, Sirius enchanta son écharpe pour qu'elle gifle à plusieurs reprises ses trois meilleurs amis.

Au fil de la nuit, les cadeaux furent ouverts, et les conversations devinrent étonnamment forcées. Cela était principalement dû à la combinaison du mécontentement réciproque de James et Lily, et au fait qu'ils soient en train d'écouter l'émission de Noël d'une radio magique sans fil, qui continuait à les informer des activités suspectes des Mangemorts. L'ambiance fut donc plutôt ruinée, et quand Sirius éteignit la radion d'un mouvement de baguette, ils se retrouvèrent dans un silence embarrassant.

"Eh bien, je pense qu'il est temps que nous allions tous au lit," dit Cath.

"Ça serait mieux, sinon le Père Noël ne viendra pas," intervint Peter. Tout le monde lui lança des regards étranges (mis à part James qui avait pris Etude des Moldus, et Lily pour laquelle le concept d'un gros homme rouge se glissant dans les cheminées était familier).

"Euh, très bien," dit Sirius, "Merci de nous avoir accueilli, vous deux," ajouta t-il, faisant sortir rapidement les autres de la pièce. Il avait secrètement décidé que s'il laissait James et Lily seuls assez longtemps, ils finiraient par mettre les choses au clair, parce que franchement leurs chamailleries constantes commençaient à l'énerver comme jamais. C'était peut-être parce que Cath était la meilleure amie de Lily, et que James était le sien. Il y avait définitivement un conflit d'intérêt, et lui et Cath avaient du mal à faire face à la tension qui pesait sur leurs propres relations. Par conséquent, Sirius s'était promis de les aider tous les deux, étant donné que c'était à sa fête d'anniversaire que toute cette folie avait commencé.

"Eh bien," commença Lily d'un ton embarrassé, mais en remarquant l'expression de James, elle retourna à sa contemplation du feu.

"Je vais aller me coucher maintenant," dit-elle doucement, la tristesse apparaissant dans les rides de son front.

"Bonne nuit," dit James brusquement. Il fit une pause, "Joyeux Noël, Evans."

"Joyeux Noël, Potter."


Bon ben voilà, il fallait absolument que je poste ce chapitre aujourd'hui, vu que la semaine prochaine je partirai aux Pays-Bas. Et puis, le bac se rapproche...

Enfin bon bref, ne parlons pas des choses qui fâchent ! Y avait juste un jeu de mots que je voulais vous faire remarquer : "Pass the butter, Potter" et "I'm, sorry, Evans, but it's not my butter to look after", donc voilà moi j'ai essayé de traduire ça avec le sel au lieu du beurre...

Ah oui, sinon, je vous laisse un petit extrait du chapitre suivant :

Sept heures cinquante arrivèrent vite, et Lily et James se rendirent tous les deux à leur retenue. Lily, fraîchement douchée et tremblante de peur à la perspective de révéler la vérité à James, quitta la première la salle commune...

Remus était sincèrement amoureux d'Anna – cela le blesserait trop si elle abrégeait les choses. Bien qu'il sache qu'elle aussi lui cachait un secret.

"Oh, je pense que j'en ai une vague idée. Je sors avec un Maraudeur, après tout," sourit-elle avant de se pencher en avant et de l'embrasser encore une fois.

Sur ce, je vous quitte... N'oubliez pas de me laisser des reviews (les 50 sont proches) ! Ah oui, pendant que j'y pense, certains d'entre vous se sont inscrits à Pottermore ?

A bientôt !