Salut à tous,
Pardon, désolé, mille excuses pour cet énième retard!
Mél n'a toujours pas internet c'est pour cela que c'est moi ca correctrice (donc sa meilleur amie) qui poste et s'excuse à ca place pendant qu'elle est en train de croupir sous une montagne d'huile au McDo! Aussi vous n'aurai pas d'explication pour ce chapitre! encore mille excuses!
Chapitre 25 : Désillusion
Kazuya, agacé par cette interruption, ne prêta aucune attention aux paroles d'Anna, et se concentra sur son fils, trop aveuglé par son avide désir de pouvoir pour entendre raison. Il avait à porter de main l'ultime joyau manquant à la couronne qui ferait de lui le suzerain d'un royaume infini, il n'avait plus qu'à en prendre possession. Il ferma les yeux afin de rassembler ses forces et faire appelle à l'antique pouvoir de l'orbe qui sommeillait en lui, quand soudain il sentit la peau de son dos s'ouvrir sous l'effet d'une intense brûlure. Devil qu'il pensait trop faible pour résister, venait de s'assurer, à l'aide de son rayon d'énergie, un court sursit, en contraignant son père à reculer de quelques mètres.
Jin, ignorant l'effroyable douleur qui le tenaillait, peina à se redresser sur ses jambes tremblantes qui, tant sa fatigue était grande, menaçaient de céder sous son poids. Son corps en partie détruit par le traitement que Kazuya lui avait infligé, devait maintenant endurer le redoutable contrecoup de l'influe du pouvoir qu'il avait arraché à Devil en échange de sa propre essence vitale, et il en ressortait complètement épuisé. Plié en deux par la souffrance, il devait, pour ne pas faillir prendre appui sur le mur près de lui, tandis que de son bras gauche il tentait de réduire le torrent rouge qui ruisselait sur son torse et alimentait la grande mare de sang à ses pieds. Il voyait ses espérances balayées par la suprématie de Kazuya, et commençait à prendre conscience que jamais il ne pourrait remporter pareil combat, il n'en avait plus la force, et bien que se sachant incapable de résister au prochain coup que son adversaire lui porterait il s'entêtait à lui faire face avec dignité, peu effrayé par sa condamnation certaine aux enfers.
Kazuya se réjouit de cette bravoure futile qu'il lisait dans les yeux de son fils mais avant qu'il n'ait put esquisser le mouvement destiné à l'achever, Anna réitéra ses appelles. Il voulu l'ignorer une nouvelle fois mais comprenant que rien ne pourrait plus sauver Jin de son trépas, il daigna écouter d'une oreille distraite ses supplications, certain de sa victoire.
_ Nous devons partir tout de suite et rentrer à la Zaibatsu ! Hurla-t-elle sans grand succès. Ton père possède déjà plus de quarante pour-cent des parts et serait capable de retourner ton armée contre toi !
Kazuya, à la mention de son géniteur qui de surcroît lui volait son bien, sentit une nouvelle fois la rage l'assaillir et la haine qu'il recentrait envers lui refit surface pour le détourner de sa proie. Anna profita de cette brèche dans sa détermination afin d'argumenter.
_ Tu ne peux pas prendre le risque d'une rébellion et tout perdre à cause de ce gosse que tu n'auras aucun mal à battre une autre fois ! C'est l'occasion dont tu as tant rêvé, ta seule chance de l'abattre et d'accomplir ta vengeance.
Kazuya face à un pareil dilemme ne savait que choisir car il lui était impossible de combattre à la fois Jin et son père. En effet, pour absorber les pouvoirs de Devil il devrait entièrement se transformer et ainsi libérer une puissance que son être aurait grand mal à supporter, il serait alors totalement incapable de tenir tête à Heihachi dont la force n'était pas négligeable. Toute sa vie durant, il n'avait vécu que pour le voir mort, tué de sa propre main, il s'était même vendu aux ténèbres dans cet unique dessein, il ne devait donc pas hésiter et partir immédiatement en quête de revanche. Mais au plus profond de son être, la vile créature qui l'habitait et qui le consumait n'avait de cesse de lui murmurer d'abandonner cette futile idée et de s'approprier ce qu'elle avait toujours convoitée.
Comme pour appuyer sa pensée, les images des perfidies que son père lui avait fait subir, surgirent dans son esprit confus. Il ressentit de nouveau sur sa peau, aujourd'hui couverte de cicatrises, les flammes du volcan qui jadis l'avaient dévorées et qui désormais nourrissaient sa rancune. Sans un regard pour son fils qui peinait de plus en plus à respirer, il bondit et saisit le barreau de l'échelle qu'Anna avait laissé vacant. Il remonta en vitesse jusqu'à la cabine avant de claquer la porte avec rage, pour quelques instants plus tard, disparaître dans le lointain couvert par les rayons du soleil matinal.
Jin, libéré de la présence oppressante de son père, sentit les dernières brides de sa volonté s'évanouir et se laissa tomber à genoux, le corps brisé, l'esprit anéantit. Il ne ressentait pas le moindre soulagement à la vue de son exécution retardée mais au contraire appelait la mort d'un cri désespéré. Peu à peu, alors qu'il entrait dans une sombre torpeur, ses membres engourdis par la fatigue, une foule de sensation vinrent évincer sa raison pour accabler son âme d'une vérité qui lui était insoutenable, Xiaoyu venait de lui être arraché. Au cœur de l'océan obscur que formaient ses pensées la douleur physique ne revêtait plus aucune importance, écrasée par le mal qui, devant cette cruelle réalité, venait de se répandre en lui comme le plus venimeux des poisons.
Lentement, la peine le consuma au point de ne laisser de lui qu'un être vide que rien ne pourrait plus combler, mais étrangement, il sentait que dans les tréfonds de son être une pâle lueur persistait. Le reflet d'un sentiment dont il connaissait parfaitement la nature, une haine démesurée que seul le sang de son père ne saurait apaiser, il la vengerait avant de se laisser à son tour disparaître dans les ténèbres. Il venait de retrouver le courage de se battre et se jura de ne jamais renoncer jusqu'à ce que son père implore sa grâce sous ses coups.
Dragunov, les bras repliés dans sa position de garde, observait de ses yeux mis clos, son adversaire haletant qui reculait en tentant d'étouffer un hurlement de souffrance suite au coup de pieds qu'il venait de porter en plein dans son l'épaule blessée. Hwoarang dont les mouvements avaient nettement ralentis, refusait malgré le supplice qu'il subissait de se conduire comme un lâche et d'abandonner son ennemi au soin de Raven afin de sauver sa vie. Son honneur de combattant l'empêchait de faiblir bien que ce dernier coup avait imposé un véritable calvaire à son corps, souffrir ne l'effrayait pas.
La vue du russe qui ne semblait pas vouloir faiblir et la sensation que le temps lui manquait pour apporter les soins nécessaires à Xiao motivèrent le jeune homme dans son désir de victoire. La poussée d'adrénaline que son corps en situation de danger libéra, ramena Hwoarang vers une pleine conscience, bien qu'il sache que ce ne soit que de courte durée. Il allait lui rendre chacun des cris humiliants qu'il lui avait fait lâcher. Il bondit en direction de Dragunov et enchaîna une série de coup de pieds en direction de son visage, mais cela en vain car il esquiva habilement ses mouvements. Le rouquin ne pouvant se résoudre à l'échec accéléra d'avantage et subitement changea de jambe, surprenant ainsi son adversaire qui occupé à droite n'avait pas vue son pied arriver. Hwoarang eut un sourire satisfait à la vue des quelques gouttes de sang qui perlaient de la plaie ouverte sur la joue de Dragunov. La réplique qui suivit fut particulièrement brutale, et par un coup de poing féroce le russe projeta Hwoarang au sol.
Il se releva avec peine et se remit en garde pour parer de son bras valide les attaques que son opposant lui portait de plus en plus fort. Le coréen mit à profit sa grande agilité pour contourner son ennemi au moment propice et se retrouver à la même hauteur que lui, il alla saisir son poignet avec fermeté pour l'attirer en avant et le déstabiliser. Il pivota sur son pied tendu et vint entourer la nuque de Dragunov de sa jambe libre afin de le projeter violemment à terre la tête la première. Immédiatement, tandis que l'homme essayait de se redresser, Hwoarang prit de l'élan en sautant puis exécuta un salto pour frapper de sa jambe gainée à l'horizontal dans le dos de Dragunov qui lâcha un léger râle.
Hwoarang ne se préoccupa pas de la douleur qu'il s'était lui même infligée et profita de la confusion du soldat pour lui porter le coup fatal. Il feinta sur le coté en esquivant un coup de coude et alla prendre appui sur la cuisse du russe impuissant pour se retrouver par un geste habile au dessus de lui, il abattit alors ses talons avec toute la rage qu'il avait jusqu'ici contenu en plein sur le crâne de son adversaire qui plaqué au sol sombra dans l'inconscience.
Hwoarang éreinté, incapable de se joindre aux rebelles dans leur lutte armée contre les mercenaires se traina avec difficulté en direction du bloc de béton qui abritait Xiao. Lorsqu'il se laissa glisser prés d'elle, son premier soucis fut de vérifier sont état, et par chance rien n'avait changé, un imperceptible battement continuait de la maintenir en vie. Grandement soulagé, il s'accorda un moment de répit.
Il ne fallut qu'une dizaine de minute à leur groupe pour battre les troupes russes qui sans leur chef semblaient complètement désorganisées. Une demi-heure plus tard, une fois les blessés graves rapidement soignés, ils se remirent en route pour enfin rejoindre l'entrée du complexe devenue méconnaissable à leurs yeux. Face à eux, s'étendait un champ de désolation, où l'herbe verte en cette saison avait prit une teinte écarlate et au-dessus duquel régnait une atmosphère pesante. La bataille qui quelques instants plus tôt faisait encore rage s'était soudainement achevée par la retraite précipité de la Tekken Force abandonnant le lieu qu'ils avaient pourtant protégé de leur vie. Les deux milles hommes au sol, suivant les ordres de leur nouveau chef, s'étaient dispersés et avaient déserté la base en empruntant les sentiers caillouteux des montagnes rendant toute poursuite impossible. Lars, voyant la situation totalement échapper à son contrôle et ne désirant pas perdre les rares survivants parmi les mille cinq cents soldats qu'il avait envoyé au front, avait agit avec prudence et lui aussi ordonné le repli.
Hwoarang, les jambes lestées par le poids de sa fatigue, suivait d'un pas lent Nina qui cheminait à travers les dépouilles, avec Xiaoyu dans ses bras, pour se diriger vers un camp médical d'urgence installé dans une clairière au plus profond de la forêt, qui des heures plus tôt, les avait abrités. A mesure qu'ils approchaient des tentes de fortunes installées comme blocs opératoires, ils pouvaient percevoir les plaintes des soldats agonisants que les infirmières peinaient à calmer.
_ Je t'en pris ne bouge pas ! Tâche de me faire confiance.
Cependant, parmi ces sons sordides, une petite voix féminine vite étouffée par un râle masculin, parvient clairement aux oreilles de l'irlandaise qui prudemment écarta les pends de la porte d'une des toiles pour dévoiler un attristant spectacle. Lars, étendu sur le flanc gauche, les dents serrés et le visage couvert de sueur, s'agrippait de toute ses forces à la barre de fer sur laquelle plusieurs perfusions étaient suspendues tandis qu'Alisa, faute de médecin disponible, la main plongée au creux de sa blessure tentait de récupérer la balle qui s'y était logée. Après de longues recherches à travers les tissus endommagés des muscles qui apparurent à Lars, malgré le produit anesthésiant, comme la plus infâme des tortures, la mine concentrée d'Alisa se figea dans une expression soulagée tandis qu'elle extrayait avec minutie le projectile.
_C'est fini ! Dit-elle sur un ton enjoué alors qu'elle stoppait à l'aide d'une compresse l'hémorragie que l'acte venait de provoquer.
_ Il était temps ! Marmonna le capitaine en essayant de retrouver ses esprits.
Elle acheva ensuite les premiers soins en bandant son torse afin de le laisser s'allonger sur le dos à demi plongé dans le sommeil. Elle saisit sur le plateau posé à côté d'elle un mouchoir en papier et lui essuya tendrement le front avant de tirer le drap sur son corps pour lui assurer un minimum de confort.
Nina eu tout juste le temps de signaler leur présence à l'androïde qu'Asuka, assise au bord d'un lit en comprimant une d'une poche de glace le haut de sa tête, se précipita vers eux en quête de nouvelles. Le soupir de soulagement qui lui échappa en apprenant la survie de Xiaoyu attira l'attention de Jin qui étendu inerte au fond de la tente se releva avec empressement. Il voulut s'approcher d'elle, refusant de s'abandonner aux sentiments heureux qui peu à peu l'envahissaient, mais une infirmière le stoppa, le jugeant beaucoup trop faible pour marcher, et le contraint à se recoucher. Il observa donc de loin, les femmes s'activer autour de la couche sur laquelle la jeune fille reposait, réalisant enfin l'importance qu'elle revêtait à ses yeux.
Nous ne vous voulons pas vous faire de promesses inutiles mais essayer de venir sur le site assez régulièrement le prochain chapitre ne devrait pas tarder à arriver.
merci d'être venu lire malgré tous ces problèmes indépandant de notre volonté.
