The Bigger They Are de ladyExcalibur2010

bostondirty à la traduction, j'ai corrigé


CHAPITRE 25

Grandissez les garçons

Nous montâmes dans la voiture et immédiatement Masen commença à déconner avec ma radio. Il choisissait toujours une station du coin juste pour m'emmerder. Il savait que je préférais le vieux rock, mais nooooon… c'était la version adulte de "Ne me touuuche pas."

"Ça suffit," ordonnai-je quand il s'est arrêté sur une musique de merde que je n'avais jamais entendue ailleurs qu'à Nashville. J'eus soudain une envie folle de l'attacher. Alors peut-être que je pourrais le marquer pour faire bonne mesure. Et le châtrer. Je poussai ses mains et éteignis complètement la radio.

"Hey!" protesta-t-il. "J'aime cette chanson !" Il fronça les sourcils et ça me rappela les bouderies de Jake.

"Mais bordel quel âge as-tu ?" dus-je lui demander.

"Assez vieux pour savoir que mon maudit grand frère a un cas presque mortel de boules bleues." Masen se retourna et siffla en regardant par la fenêtre.

"Tais-toi! " dis-je laconiquement. Mes doigts commencèrent à tapoter sur un rythme en colère contre le volant.

"Tu sais," déclara Masen. "Ça va arriver, et quand ce sera fait – POW !" Il siffla longuement. "Feux d'artifices, mec, je te le dis, feux d'artifices."

Je lui lançai un regard noir. "Ne parle pas de la merde que tu ne connais pas."

Masen me donna un petit 'hum'. "Tu penses qu'Alyssa m'a laissé entrer dans sa culotte de suite, grand frère ?"

Je le regardai en quelque sorte bouche bée, car si je me souvenais bien, Masen avait fanfaronné depuis toujours sur ses "manières avec les dames". Le fait embarrassant, était que Masen avait perdu sa virginité avant moi - et ce n'est pas comme s'il me laissait oublier cette merde. Puis il avait commencé à sortir avec Alyssa et la vantardise était devenue plus subtile dans les rares occasions où nous en parlions. Mais le fait demeurait, je n'avais aucune raison de supposer qu'Alyssa n'était pas tombée tout de suite pour ses conneries comme les autres. Je veux dire, je savais qu'ils avaient été amis pendant environ un an avant de sortir ensemble, mais j'ai toujours eu l'impression qu'ils étaient restés au stade "amis" parce qu'Alyssa sortait avec quelqu'un d'autre. Hmmmm… intéressant. "Qu'est-ce que tu veux dire ?"

Masen se rapprocha et dit à voix basse. "Si je te le dis et que tu le rapportes à quelqu'un je vais être obligé de te tuer. Juste pour qu'on soit d'accord à ce sujet."

Je soufflai. "Comme si tu le pouvais," bafouillai-je. "Je suis une machine à tuer, hautement qualifiée avec toutes les compétences que le gouvernement des Etats-Unis a pu me donner."

"Ne me lance pas sur le gouvernement" déclara Masen. "Quoi qu'il en soit, cette femme m'a donné la fièvre. Je pensais que j'allais perdre ma putain de tête."

"Pas une grande perte," commentai-je. "Et dois-je te rappeler que je connais au moins dix-neuf manières de te tuer à mains nues, petit frère ?"

"Tu ne peux pas me tuer," déclara Masen. "Ça énerverait maman. Et tu ne veux pas ça. Tes compétences gouvernementales comptent comme de la merde comparé à cela. D'ailleurs j'ai des ressources dont tu n'as jamais entendu parler."

"Envoyer Alyssa contre moi ne compte pas."

"Eh bien merde, c'était mon plan," déclara Masen avec un sourire narquois. "Eh bien, ce sera bon le temps que ça durera," soupira-t-il. "Sérieusement, la tension sexuelle entre toi et la belle Bella est fascinante." Il tortilla ses sourcils. "Espérons que ça mettra Alyssa dans de bonnes dispositions et ..."

"Oh par l'enfer non ! Vous n'allez pas faire ça chez moi!"

"Si tu as des enfants et que tu arrives à obtenir de l'intimité, l'identité du propriétaire n'a pas la moindre importance," déclara Masen. Eh bien merde, je ne pouvais qu'être d'accord et sympathiser, beaucoup plus que je ne le faisais dans le passé.

"Il suffit de ne pas le faire dans mon lit..." avertis-je avec une grimace. "Ou mon placard."

"Que dirais-tu de ton comptoir de cuisine ?"

"Bien sûr que non ! Je mange dessus ! Je vais brûler ma putain de maison si tu continues." Je me tus et Masen aussi ce qui était un putain de miracle. Le reste du trajet jusqu'au magasin fut heureusement tranquille.

Nous avons tout trouvé dans le magasin, suivant de très près la liste très précise de Bella - elle avait même inscrit les marques, elle est gentille. Je cochai chaque élément, la dernière chose à prendre étant un pack de douze piles. Je devinai que certains cadeaux de Jake auraient besoin de piles. Pour être plus sûr, j'achetai un pack de 24. Mieux valait en avoir trop que pas assez.

Masen fut utile pour une fois, un autre miracle. Je me demandais s'il était secrètement en train de mourir et s'il était venu ici pour me le dire. Une fois que nous eûmes tout chargé dans la voiture, Masen alluma la radio à nouveau. Je grognai et tournai le bouton si fort que je le cassais presque.

"Tu veux me frapper hein ?" devina Masen.

"Oui," grondai-je.

"Tu es juste excité," observa Masen. "Boules bleues," répéta-t-il. "Les excès de testostérone conservés dans les tuyaux commencent à pourrir le centre de contrôle de tes impulsions."

"Merci pour la théorie."

"Tu sais que ça va empirer avant de s'améliorer n'est-ce pas ?"

Je gémis. "S'il te plait, s'il te plait ne dis pas ça Masen. Je vais perdre ma putain de tête." Je grimaçai. "Sans oublier que je me branle tellement que je me sens comme si j'avais quinze ans à nouveau."

"Cette merde te fait te sentir vieux, n'est-ce pas ?" Il y avait une réelle empathie dans la voix de Masen qui m'alerta. C'était Masen, qui était un emmerdeur, mais c'était toujours mon frère. Nous savions des tas de choses au sujet de l'autre qu'aucune autre âme vivante ne savait. Comme les sept millimètres de différence.

"Je veux dire, j'essaie Masen, j'essaie vraiment. Je sais qu'elle n'est pas prête et que si je la pousse seulement un peu je vais finir par ruiner une très bonne chose."

"Tu es bien meilleur que moi, Eddie mec, " siffla Masen. "J'escaladais les murs, j'envoyais chier tout le monde et j'ai agi à peu près comme une bite pendant que j'attendais de voir ce qui se cachait dans les petites culottes soyeuses d'Alyssa." Il soupira au souvenir. "Ça valait vraiment la peine d'attendre, oui …"

Je laissai le "Eddie" passer cette fois. Je le regardai. "Je sais que je vais vraiment, vraiment le regretter, mais combien de temps Alyssa euh … eh bien, euh …"

"Combien de temps a-t-elle conservé ses magnifiques longues jambes croisées?" demanda Masen

Je me tassai. Peut-être que je devrais mettre fin à cette conversation maintenant parce qu'une fois que j'aurais entendu cette information je ne pourrais pas l'oublier. C'était mon frère et Alyssa, qui était à peu près ma sœur maintenant, et il y avait certaines choses que je n'avais pas besoin de savoir. Mais j'étais un homme désespéré, boules bleues et mauvaise humeur. "Ouais." Et je me préparai physiquement.

"Quatre longs mois solitaires." répondit Masen. "Quatre putain de mois, à me masturber." Il secoua la tête. "Je ne pouvais même pas penser à elle sans bander comme un malade. A mon bureau, dans la voiture, alors que nous étions en rendez vous, même près de ses parents ! C'était embarrassant comme l'enfer !"

Je soupirai de soulagement. Bon, je n'étais pas seul. Bella et moi nous ne nous connaissions que depuis trois mois et elle avait beaucoup plus de bagages. Il était donc tout naturel que les choses se déroulent à un rythme plus lent. Pas vrai ? Par ailleurs, il y avait le petit problème de l'intimité.

"Et rappelle-toi mec, tu as beaucoup plus de choses contre toi," déclara Masen.

"Explique-moi," soupirai-je.

"Tout parent te dira que de trouver du temps pour être juste ensemble est sacrément impossible."

"Encore une fois, tu ne me dis rien que je ne sache déjà, Mase."

"Et quand tu ajoutes à cela le fait que tu as quatre garçons qui ne faciliteront pas l'accès à leur mère, c'est juste une autre complication mon fils."

"Tu es allé au Texas ou en Alabama ou quelque chose comme ça récemment, n'est-ce pas ?"

Masen sourit. "Il y avait une conférence à Houston il y a deux semaines."

Je secouai la tête. "Je déteste quand tu fais cette merde."

"Quelle merde?"

"Chaque fois que tu vas quelque part, tu commences à prendre le même putain d'accent."

"Pas vrai." Masen serrait les dents. Mais au moins, cela expliquait la musique nasillarde. Il avait également tendance à écouter les musiques de la région.

"Rappelle-toi quand tu es allé à Londres pour une semaine? Quand tu es revenu, Alyssa était prête à te frapper dans les couilles à chaque fois que tu lui disais que tu voulais t'envoyer en l'air."

"Au moins, je le fais moi," déclara Masen sournoisement.

Ma bouche se referma. Merde. Il avait raison. Il s'envoyait en l'air. Et mo je commençais à me lasser de ma main.

Masen poussa un soupir. "Ecoute Edward, ton problème se résume vraiment à deux choses, l'un deux est l'intimité. C'est le saint Graal de la vie de chaque parent excité. Tu dois être seul si tu veux la chauffer. Si elle s'inquiète que les enfants apparaissent à chaque seconde, elle ne se détendra pas. Nous, nous sommes bons pour être prêt à tout moment. Mais les femmes… tu sais… Elles ont besoin d'être détendues la plupart du temps, elles ont besoin de se sentir à l'aise avec leur environnement, leur homme… Elles ont tendance à s'emballer un peu une fois que leur moteur est en marche. Ouais il y a des femmes quelque part qui sont juste intéressées pour une baise rapide, mais Bella n'est évidemment pas comme ça."

"De toute évidence." J'étais d'accord.

"Et tout aussi important, peut-être même plus, elle a besoin de se sentir en sécurité afin de pouvoir montrer sa déesse intérieure du sexe "

"Sécurité ? Comme si je pouvais laisser quelqu'un lui faire du mal ? Parce que je ne lui en ferais pas."Je décidai d'ignorer comment je me sentais quand j'entendis Masen qualifier Bella de déesse du sexe dans le même souffle. Je n'aimais pas cette merde, même si c'était mon frère.

"Sécurité, comme dans 'tu ne lui feras pas de mal' — émotionnellement je veux dire. Ou plus important, du mal à ses enfants."

"Je ne ferais pas ça !"

"Et elle est censée le savoir comment ? Elle ne t'a pas toujours connu comme moi," soupira Masen. "Ecoute tu dois savoir ce que tu veux sur le long terme. Et jusqu'à ce que tu le saches, tu ne seras pas en mesure de la convaincre d'aller plus loin."

"Long terme ?"

"Penses-y Edward. Imaginons que tu sois dans leur vie depuis six mois. Puis tu en as marre de jouer au papa et tu t'en ira. Tu reviendrais à la vie que tu avais avant, rien de vraiment perdu pour toi. Mais comment penses-tu que ses garçons se sentiraient ? Et comment Bella se sentirait ? C'est ce scénario qui lui fait peur, et jusqu'à ce que tu puisses la rassurer sur cela, la relation physique ne va probablement pas se produire, pas parce qu'elle joue à un jeu, mais parce qu'elle ne se sent pas en sécurité."

"Donc tu dis que je devrais…quoi ?" Que disait Masen ? Je pouvais sentir la panique envahir ma poitrine.

"Ne panique pas, je ne dis pas que tu as besoin de la demander en mariage." La voix de Masen était sèche.

"Que dis-tu alors ?"

"Je dis que tu peux te projeter dans deux ans et que si ce n'est pas avec Bella, alors tu as vraiment besoin de sortir de là maintenant avant qu'elle – ou ses garçons – ne se blessent plus qu'ils ne le sont déjà." Masen haussa les épaules. "C'est juste la façon dont ça va devoir être, parce que Bella ne peut pas jouer. Elle n'a pas ce luxe, ce qui signifie que toi non plus."

J'y pensai. J'essayai d'imaginer ma vie sans Bella James. J'essayai de m'imaginer une vie sans les garçons montant et descendant bruyamment l'escalier, se harcelant les uns les autres avec bonhomie quand ils jouent aux jeux vidéo ou hurlant dans la piscine. Ma piscine. J'essayai d'imaginer comment mes samedis seraient calmes, comment seraient mes jours, mes nuits et mes dimanches où je pourrais dormir de nouveau. Je pensais à avoir des relations sexuelles sur une base semi régulière avec une femme qui était simple et sans bagage – et qui n'était pas Bella. Je me souvins comment je me sentais de ramener une femme à la maison et de savoir que je l'emmènerais certainement directement au lit, sans réflexion, sans fantôme d'un mari mort subsistant entre nous.

Et juste d'imaginer ma vie comme cela à nouveau ... me fit me sentir mal, comme si ça ne correspondait plus à l'homme que j'étais à présent.

"Je me vois avec Bella… et les garçons,"dis-je finalement, car ce n'était rien de moins que la vérité.

Masen sourit et souffla fort. "Très bien, maintenant que tu as admis cela pour toi, elle va le voir aussi. Une femme comme Bella a de bons instincts, et si tu n'es pas sûr de ce que tu veux alors elle le sentira. Juste lui montrer que tu ne vas nulle part et elle commencera à s'ouvrir à toi à plus d'un titre. Mais honnêtement Edward, tu vas probablement devoir lui dire les mots avant qu'elle ne te veuille à l'intérieur d'elle," ricana-t-il.

"Ne commence pas." Je pouvais entendre les blagues se cachant dans la voix de Masen.

Pour une fois Masen sembla tenir compte de mon avertissement. "Donc tu as compris comment donner à Bella la sécurité dont elle a besoin pour pouvoir obtenir ce dont tu as besoin." lI me poussa du coude. "Bella veut probablement s'envoyer en l'air si tu veux le savoir."

"Cesse de dire s'envoyer en l'air." J'avais besoin d'alléger le moment. J'avais besoin de réfléchir à tout ce qu'il m'avait dit.

"J'aime ça, ça me fait sentir comme Austin Power."

"Eh bien il y a une ressemblance."

"Je suis encore en train de m'envoyer en l'air et tu ne le fais toujours pas."

"Va te faire foutre."

"Je voudrais que quelqu'un te le fasse Edward. Tu es trop tendu. Tu vas exploser." Je l'ignorai pendant un certain temps. Puis je fus poussé par mon désespoir. Je ne pouvais pas croire que j'étais tombé aussi bas : demander quelques conseils à mon petit frère. Mais il avait été dans les tranchées de cette guerre depuis beaucoup plus longtemps que moi. Et autant ça me faisait mal de l'admettre, il n'était pas un idiot complet – seulement à 99 %.

"Alors comment puis-je obtenir de l'intimité?"

"Je vais te le dire, mais je dois t'avertir mon jeune Padawan, que tu ne te pourras pas t'envoyer en l'air la toute première fois que toi et la belle Bella aurez du temps 'adulte'. Il se mit à rire. " Tu vas devoir travailler, tu sais, comme si tu devais jouer dans les ligues mineures avant de grandir et de lever la batte dans les ligues majeures.

"J'ai beaucoup d'expérience et je te remercie beaucoup."

"Tu as beaucoup baisé, Edward, ce qui est un jeu de balles tout à fait différent. Ceci c'est faire l'amour."

"Assez avec les analogies sportives. J'ai déjà les boules bleues." Mon ton était désagréable et je le savais.

Masen rit. "Quoi qu'il en soit, si tu veux vraiment passer au niveau suivant tu as un avantage pour les cinq prochains jours." (NdT- il y a là des jeux de mots avec balles et boules (balls) qu'on ne peut pas rendre en français)

"Pourquoi ?"

"C'est le temps que nous restons. Et de rien."

"Pourquoi diable devrais-je te remercier ?"

"Parce qu'Alyssa et moi allons surveiller tous les enfants pendant que tu prendras Bella chez toi pour lui faire un bon diner romantique."

"Qu'est-ce qui te fait penser qu'elle sera d'accord avec ça ?" demandai-je.

"D'abord, parce que je suis charmant. Deuxièmement, parce que les garçons vont m'aimer et troisièmement, parce que j'ai une arme secrète."

"Alyssa ?"

"Exactement, donc… tu vas lui donner un peu de vin, peut-être lui masser les pieds, tu vas lui montrer à quel point tu te soucies d'elle. Tu dois me faire confiance sur ce coup grand frère. S'il y a une chose que je sais, c'est comment rappeler à une mère qu'elle est une femme – d'abord et avant tout, il s'agit d'un exercice d'équilibre délicat, mais tu as de la chance puisque tu m'as compris."

Je secouai la tête, mais une partie de moi savait qu'il avait raison. Ce doit être incroyablement difficile à certains moments pour une mère de pouvoir refaire des choses qu'elle faisait avant qu'elle de devenir maman. Je commençais à avoir une nouvelle compréhension de ces choses.

"Et puis peut-être qu'elle va suffisamment se sentir en sécurité pour te montrer exactement combien elle se soucie de toi."

Je souris. "Tu crois qu'elle se soucie de moi ?"

Masen roula des yeux. "Sinon pourquoi sortirait-elle avec quelqu'un de si laid ?"

"Rappelle-moi pourquoi je t'aime ?"

"Parce que je suis génial. Voilà pourquoi."

Je fis une pause. C'était douloureux, mais il fallait le faire. "Blague à part Masen. Merci."

"Ouah, grand frère, ta gratitude me réchauffe le cœur. Vraiment." Puis Masen soupira. "Bien sûr un homme ne peut pas vivre que de gratitude."

Je réalisai ce qu'il voulait. Enfer. Non.

"Je ne le ferai pas."

"Oh si tu le feras," déclara Masen avec suffisance. "Si tu veux que Lyssa et moi surveillions ces garçons pour que tu puisses mettre ton plan 'Entrer dans les culottes de Bella' en action, tu le veux et tu l'apprécieras."

"Va te faire foutre."

"J'atteeeeeeeends toujours."

Je poussai un soupir, sachant que je ne pourrais pas l'éviter. "Ok, ok, merde… je te remercie, Masen, d'avoir partagé ta sagesse avec moi. Je suis le plus chanceux de tous les frères du monde de t'avoir comme petit frère. Je suis tellement reconnaissant pour la majesté que tu es."

Masen s'adossa à son siège et sourit, me faisant signe de continuer.

"Je m'incline devant ta sagesse, ta connaissance et te remercie de les avoir si généreusement partagées avec moi," répétai-je par cœur.

"Continue." Il appréciait cela un peu trop.

Je fis une grimace et terminai ma torture. "Et je t'avoue que j'aie juste besoin d'admettre que je veux être comme toi." Les derniers mots furent crachés entre mes dents serrées.

"Tu vois ? Ce n'était pas si dur."

"Je vais te le faire payer," lui promis-je.

"Oh je suis sûr que tu vas essayer."

"Et encore une chose," déclara Masen.

"Quoi ?"

"Je veux que tu répondes à ma question – sans réfléchir, pas de connerie sur 'je vais y réfléchir' ou un putain de truc comme ça." Masen fit une pause. Je haussai les épaules et hochai la tête "Est-ce que tu vas te réengager?"

Je n'eus pas à réfléchir à sa question. Quelque part entre mon pare-brise éclaté et le transport de Bella dans sa chambre après l'accident, j'avais déjà pris cette décision. Je ne savais pas exactement quand j'avais décidé cela, je savais que je le devais. "Non," dis-je avec certitude. "J'en ai fini après cette dernière année."

Masen sourit. "C'est une très bonne chose Edward. Parce que j'ai le sentiment que ce pourrait être une question importante pour Bella, tout bien considéré."

"Ouais," approuvai-je d'un hochement de tête. "Ouais je peux comprendre ça."

Et puis nous étions de retour chez Bella et je dus mettre mes plans en attente – mais pas pour très longtemps.


Merci d'avoir lu et à bientôt!