Bonjour à tous,

Ce chapitre est centré sur Hermione, Henry mais aussi en partie sur les Granger. Merci Rose-Eliade pour ta review !

Bon week-end à tous et à bientôt !


Pendant ce temps, Hermione avait longuement discuté des différentes procédures avec Henry. Ce dernier s'était ressaisi afin d'écouter les propos de la sorcière avec attention. Au bout d'un moment, le sorcier finit cependant par consulter discrètement sa montre puis il s'excusa auprès de la jeune femme avant de confesser son besoin de sortir. Effectivement, le loup-garou devait acheter un peu de nourriture puisqu'il avait un invité chez lui donc le sorcier devait donc cuisiner ou commander un repas pour deux ce soir. Hermione acquiesça tout en ne pouvant s'empêcher de prendre la parole :

« _ C'est très bien de ne pas rester seul en ce moment Henry : un peu de compagnie vous aidera à vous détendre mais surtout penser à autre chose. Estima Hermione.

- Je ne pense pas pouvoir me détendre ainsi car j'ai plutôt d'autres pensées supplémentaires maintenant à cause de cet « invité surprise ». Répondit Henry.

- Visiblement cette visite ne vous fait pas plaisir. Dit Hermione

- Franchement : non et je pense que c'est pareil pour mon invité car ce n'est pas moi qu'il pensait trouver mais une autre personne. Déclara Henry d'un ton empli d'amertume.

- Comment ça : votre invité est bien venu chez vous pourtant ? S'étonna Hermione dont la curiosité s'était maintenant attisée.

- Oui mais seulement parce que c'est l'ancienne demeure de notre famille donc il s'attendait à trouver une autre personne à ma place. Expliqua Henry morose.

- Mais Henry cela signifie que vous avez encore de la famille alors que vous m'aviez dit que vous n'en avez plus. Pourquoi avez-vous menti ? Interrogea Hermione

- Je ne vous ai pas menti Hermione car ce n'est plus ma famille à mes yeux. Expliqua le sorcier.

- Votre famille vous a maltraité ou mis de côté à cause de votre statut de loup-garou, c'est ça ? S'enquit Hermione peinée.

- Ne vous inquiétez pas Hermione, c'est juste que je suis très bien tout seul. Éluda le sorcier.

- Vous ne sembliez pas penser ça quand vous m'avez encouragé à passer ma matinée avec mon fils et mon mari. Répliqua Hermione.

- Ce n'est pas pareil : il s'agit de votre enfant ainsi que de votre compagnon. Moi je suis célibataire, sinon, je m'occuperai de ma propre famille moi aussi. En revanche, les autres ne comptent pas à mes yeux. Expliqua Henry.

- Mais vous avez encore vos parents Henry ? Interrogea Hermione avec gentillesse.

- Oui ils sont vivants. Dévoila Henry.

- Ils ne vous manquent vraiment pas ? Tenta Hermione avec douceur.

- Non pas du tout… Je ne les ai pas vu depuis très longtemps. Se justifia Henry à la vue du regard empli de reproches d'Hermione.

- Mais ils doivent être très inquiets à votre sujet. Lui reprocha Hermione.

- Non ne vous inquiétez pas : ils m'ont oublié depuis longtemps grâce à mes cadets et tous leurs petits-enfants. Rétorqua Henry.

- Vous en êtes sûr ? Insista Hermione.

- Oui. Décréta Henry. _ »


Il y eut un silence puis Hermione reprit la parole :

« _ Je ne sais pas comment vous faites pour rester aussi détaché de votre famille : mes parents m'ont énormément manqué après que je les ai envoyé en Australie pendant la guerre. Confessa Hermione.

- Je suis mieux sans mes parents : vraiment. Affirma Henry.

- Je ne pourrais pas supporter de rester loin de mes parents : je me sens mal si je ne les vois ou ne les entends pas pendant deux jours. Révéla Hermione dans un lapsus.

- Ne plaisantez pas ainsi Hermione, sinon, je vais croire que vous êtes une fifille encore attachée à Daddy et Mummy. S'esclaffa Henry.

- Il ne faut pas exagérer. Mentit Hermione gênée.

- C'est clair : vous vous imaginez partir avec votre mari, vos enfants et vos parents pour toutes vos vacances ? Ricana Henry.

- Pourquoi dites-vous ça ? Répliqua Hermione surprise car elle-même partait toujours avec ses parents en vacances à Brighton.

- C'est simple : une personne trop attachée à ses parents les emmènent probablement en vacances avec elle. Insista Henry sans se douter des gestes d'Hermione.

- Henry : les parents âgés ne peuvent pas rester seuls très longtemps donc je ne vois pas pourquoi le fait de les emmener en vacances avec nous serait un problème. Modéra Hermione.

- Je suis d'accord : il ne faut pas isoler ou abandonner des personnes âgées mais les respecter et s'en occuper. Une personne peut même emmener ses parents en vacances quelques fois mais pas tout le temps, sinon bye bye l'intimité avec son conjoint ou de bons moment avec les gosses. Estima Henry.

- Vous ne croyez pas que vous exagérez un peu ?

- Non je ne pense pas : je connais une sorcière allemande qui s'était mariée à un moldu puis cette femme a fini par divorcer parce que ce type lui imposait ses parents tout le temps y compris durant toutes leurs vacances, que ce soit en hiver ou en été ! Dévoila Henry.

- Ah bon : elle a divorcé à cause de ses beaux-parents ? S'étonna Hermione.

- Oui: ces gens ne l'ont jamais apprécié car c'était une sorcière. En fait, ils ne l'ont jamais considérée assez bien pour leur fils chéri. De plus, cet idiot n'a jamais défendu sa femme, pire encore: ce crétin trouvait qu'elle exagérait lorsqu'elle émettait quelques plaintes. Reprit Henry.

- Ah. Constata Hermione.

- Ce type était un idiot : je ne dis pas ça parce que c'était un moldu mais parce qu'il n'écoutait jamais les lamentations sa femme au point d'emmener ses parents avec eux durant TOUTES leurs vacances ! Il les faisait venir aussi tout le temps chez eux ou alors c'était mon amie qui devait aller manger chez ses beaux-parents tous les dimanches. A la fin, elle a fini par craquer un soir après l'énième remarque de sa belle-mère puis elle a divorcé. Raconta Henry.

- Cette femme aurait peut-être du patienter un peu avant de divorcer : je suppose que la maman de son mari avait peur de perdre son fils donc votre amie devait faire preuve de patience au lieu de divorcer tout de suite. Déclara Hermione d'un ton empli de reproches.

- Ahem, mon amie est restée mariée treize ans avec ce type donc il me semble qu'elle a été plus que patiente. Précisa Henry.

- Ah, je ne pouvais pas l'imaginer. Dit Hermione qui songea à son propre mariage en 2005 donc son mari et elle fêteraient treize ans de mariage cette année.

- …

- Cette femme a des enfants ? Demanda Hermione.

- Oui : elle a une fille et un garçon. Les deux gamins ont été très tristes au début mais maintenant ça va mieux car cela fait trois ans que leurs parents sont divorcés. Ce n'est pas facile tous les jours, cependant les gosses sont conscients que leur mère va mieux depuis que leurs grands-parents ne peuvent pas débarquer chez elle sans frapper à la porte, ni la blesser par leurs remarques insidieuses. Répondit Henry.

- Et comment va son ex mari ? Interrogea Hermione.

- Ce type a tenté de refaire sa vie quelques fois mais ses nouvelles compagnes ont toutes fini par le quitter à cause de ses parents. Apparemment, sa gamine m'a dit qu'il regarde souvent mon amie avec nostalgie, cependant, je connais bien Gretchen donc je peux vous assurer qu'elle ne voudra jamais se réconcilier avec lui s'il continue de se cacher sous les jupes de Maman comme ça. Affirma Henry.

- Mm, je comprends. Dit Hermione._ »


Les deux sorciers se levèrent afin de sortir mais ils s'arrêtèrent un instant à la vue d'un patronus. Hermione reconnut celui de Ron et écouta son message :

« _ Hermione, nous sommes chez nos amis à Aviemore : Hugo n'a pas envie de venir à la galerie mais plutôt de rester avec les garçons. Aussi, je le laisse à la ferme avec eux puis j'irai le chercher tout à l'heure. Là, on attend Michelle puis nous utiliserons notre cheminée pour aller à Londres. Nous allons aller à la galerie moldue pour voir les tableaux de Blaise. Tu sais où elle est et puis j'ai mon portable si jamais tu as besoin de me joindre chez les moldus.

Bon courage pour ton travail et salue Henry de ma part ! _ »

Les deux sorciers écoutèrent le message puis Henry souhaita une bonne fin d'après-midi à la galerie avec Ronald. Hermione surprise rectifia aussitôt les propos du loup-garou :

« _ C'est mon mari qui souhaite aller à la galerie avec nos amis, pas moi. Précisa Hermione.

- Mais vous n'allez pas le rejoindre ? S'étonna Henry.

- Non car j'ai déjà vu les tableaux de l'ami de mon mari puisque c'est Ronald qui se charge de les porter à la galerie et de négocier les contrats de ce type avec le directeur. Expliqua Hermione.

- Mais vous n'êtes pas curieuse de voir comment le directeur de la galerie les a inséré parmi les autres œuvres ? S'enquit Henry.

- Mm, non j'avoue que les peintures de type ne me plaisent pas beaucoup.

- Ah je comprends mais bon vous allez faire quoi en cette fin d'après-midi dans ce cas ? Demanda Henry.

- Pardon ?

- Vous n'allez quand même pas rester toute seule pendant que votre mari va à la galerie ? S'inquiéta Henry.

- Non, ne vous inquiétez pas. _Le rassura Hermione._ Je vais aller voir mes parents car je ne les ai pas vu cette semaine. Précisa Hermione.

- Ah. Dit Henry_ »


Le sorcier rajusta son manteau puis il se ravisa après avoir songé à un détail. Henry retint donc Hermione un instant :

« _ Au fait : c'était bien le ski ou pas ce matin ? Interrogea Henry.

- Oui c'était intéressant. Répondit Hermione qui désirait rester vague car Henry était l'un de ses assistés et pas un ami ou un proche.

- Tant mieux pour vous : le ski est assez amusant. Estima Henry.

- Vous connaissez le ski Henry ? S'étonna la jeune femme car le loup-garou affirmait être un sang-pur.

- Oui, je suis même allé skier à Aviemore : c'est l'une des meilleures stations en Grande-Bretagne. Affirma Henry.

- Ah donc vous connaissez cet endroit. Réalisa Hermione.

- Oui. Par contre, je ne savais pas qu'une seconde famille de sorciers s'était installée là-bas après les Mac Kintosh. En fait, je connaissais surtout Mrs Mac Kintosh car elle venait se faire couper ses cheveux au salon de mon patron avant sa mort puis je suis allé acheter quelques trucs à sa boutique de souvenir une fois. Par contre, ses enfants et son mari ne viennent plus sur le Chemin de Traverse depuis la mort de cette charmante dame.

- Ils vivent complètement du côté moldu maintenant. Confirma Hermione prudente.

- Oui : j'avais cru comprendre ça car Mrs Mac Kintosh disait que sa fille n'avait pas trouvé de place comme vétomagique donc elle avait fini par étudier l'équivalent moldu. Mrs Mac Kintosh vivait très bien à Aviemore mais elle regrettait parfois le choix de sa famille qui a suivi son beau-frère chez les moldus. Affirma Henry.

- Vous connaissez bien ces gens Henry ? S'alarma Hermione.

- Je connaissais surtout Mrs Mac Kintosh comme je vous l'ai dit tout à l'heure. J'ai aussi coupé les cheveux de ses enfants quelques fois quand ils étaient plus jeunes et que leur mère les envoyait au salon avant leur rentrée à Poudlard mais pas plus. Il m'est aussi arrivé de m'occuper du mari Reginald, le beau-frère Archibald ou encore le patriarche Brandon Mac Kintosh avant sa mort quelques fois, cependant, nous n'avons pas sympathisé. Expliqua Henry.

- Bon je dois y aller Henry mais nous nous reverrons demain. Proposa Hermione.

- Oui d'accord mais au fait, vous ne m'avez toujours pas dit le nom de la seconde famille de sorciers qui s'est installée là-bas ? Il n'y avait que les Mac Kintosh dans ce coin avant. Je sais que les Mac Millan vivent eux aussi dans les Highlands car le Lord organise souvent des événements pour les sang-purs dans son manoir qui se trouve le district de Lochaber. Après, il y a bien les Mac Laggen qui vivent près de Glasgow puis les Mac Kleen, les Mac Cullough, les Mac Farlane ou encore quelques autres sang-purs écossais mais ils ne vivent pas dans les Highlands.

- Vous êtes mieux renseignée que moi sur les Sang-purs écossais Henry. Éluda Hermione pour gagner du temps.

- Non : c'est juste que les sang-purs et les sang-mêlés aiment se retrouver entre eux pendant les soirées au manoir de Lord Mac Millan. Du coup, nous en profitons pour parler entre nous ou nous amuser librement sans être jugé par les autres. Expliqua Henry.

- Comment ça : qui vous juge ? S'étonna Hermione.

- Je ne veux pas vous vexer en disant ça. Hésita Henry.

- Vous ne me vexerez pas Henry donc parlez librement car je suis curieuse de connaître vos opinion. L'invita Hermione.

- Eh bien c'est simple : les sangs-purs n'ont plus vraiment aucun rôle politique ou autre dans notre société. Nous nous sentons donc souvent en marge car tous les meilleurs postes sont occupés par les sorciers nés-moldus ou des sang-mêlés mais ces derniers se plaignent également d'être tout juste toléré par les né-moldus.

- Vous ne pensez pas exagérer un peu : Shacklebolt est le ministre. Rappela Hermione.

- Oui mais vous avez vu un autre sang-pur occuper un poste important à part lui, Neville Londubat ou sa femme ? Je crois que Susan Bones en a un également mais pas les autres. Quand il y a un concours, les premières places sont toujours données à des nés moldus.

- C'est parce qu'ils le méritent. Modéra Hermione.

- Pas toujours : je connais un type qui a été floué parce que c'est un sang-pur. Cet homme a même des preuves mais personne ne l'a écouté puis les employés du Ministère l'ont placé sur une liste noire. A la fin, le seul poste qu'il a trouvé au Ministère c'est celui de nettoyeur d'égout alors qu'il avait obtenu tous ses Aspics. Déplora Henry.

- Vraiment ? S'étonna Hermione.

- Oui donc les autres sang-purs ont saisi le message et ne se plaignent plus. Enfin, personne ne se plaignait jusqu'à moi : d'habitude, je supportais tout mais pas cette fois car mon patron ne se moquait plus de mon statut de sang-pur mais de ma condition de loup-garou.

- Mais il y a des sangs-purs au Ministère : ceux du Magenmagot par exemple. Rappela Hermione.

- Vous n'avez pas vu que ce sont uniquement des vieux croûtons qui ont réussi à sauver leur siège après la guerre ? Contesta Henry.

- La plupart sont âgés c'est vrai mais vous exagérez, il y a des sang-purs plus jeunes au Magenmagot.

- Il y a des sexagénaires c'est vrai. _Ironisa Henry._ Par contre, les quinqua et les quadra sont tous des nés moldus ou quelques sang-mêlés. Affirma Henry.

- La plupart des sang-purs se sont mal comportés durant la guerre donc c'est normal qu'il n'aient pas pu reprendre leurs anciens privilèges après la guerre. Modéra Hermione mal à l'aise.

- Oui je veux bien pour les vieux mais les gens de mon âge ou les plus jeunes se sentent exclus. A présent, nous sommes l'équivalent des nés moldus traités de sang-de-bourbe avant la guerre. Se lamenta Henry.

- Vous exagérez un peu Henry.

- Demandez à Lord Mac Millan ce qu'il en pense Hermione. Il se lamentera avec vous du fait que beaucoup de sang-purs se sont exilés et d'autres songent à le faire également d'ici peu car ils en ont marre. L'invita Henry.

- Je le ferais. Promit Hermione surprise par les derniers propos du sorcier.

- Bon je vais y aller mais j'avoue ma curiosité : c'est quelle famille de sorciers qui s'est installée à Aviemore ? Insista encore une fois Henry.

- Ce sont des Mac Kintosh eux aussi. Affirma Hermione sans entrer dans les détails.

- Ah, je comprends mieux leur choix dans ce cas : la plupart des sorciers ne s'installeraient pas dans une station de ski donc cela me semblait surprenant.

- Bon je vous salue Henry.

- Oui moi aussi mais à propos où se situe la galerie où va votre mari ? Interrogea le loup-garou.

- Pourquoi vous me demandez ça ?

- Parce que mon invité s'ennuie chez moi donc je pourrai peut-être l'emmener voir des œuvres d'art pour le distraire puisqu'il connaît déjà Pré-au-Lard et le Chemin de Traverse. Répondit Henry.

- Ah, je ne me rappelle pas de l'adresse exacte. Hésita Hermione car la galerie se trouvait dans son quartier.

- Bon ce n'est pas grave, je trouverai bien autre chose pour l'occuper. Et vous Hermione vous n'allez pas vous ennuyer avec vos parents ? Reprit Henry.

- Non pourquoi ? S'étonna Hermione.

- Ils doivent être âgés non : je me demandais s'ils étaient de bonne compagnie un dimanche après-midi. Enfin, bon, vous vous entendez probablement mieux avec vos parents que moi avec les miens donc ce n'est pas la même chose. Estima Henry.

- Vous devriez contacter les vôtres Henry : ils doivent s'inquiéter pour vous.

- Non : ils sont très bien sans moi, ce n'est pas à trente-neuf ans et demi que je vais aller pleurer dans les jupes de ma mère. Répliqua Henry.

- Mais vous n'avez pas trente-huit ans ? S'étonna Hermione.

- Non je suis de 1978 pas de 1979 comme vous.

- Comment vous savez mon âge ? Reprit Hermione.

- Vous êtes dans les cartes de Chocogrenouilles Hermione donc votre date de naissance est écrite dessus. Rappela Henry.

- Oh c'est vrai mais je ne pensais pas que vous en mangiez.

- Je n'en mange pas d'habitude mais mon invité m'en a donné pour amoindrir l'effet de son arrivée en fanfare. Je n'avais pas fait de courses donc j'ai mangé ses chocolats en guise de petit-déjeuner. C'est ainsi que j'ai obtenu votre carte, même si, je ne fais plus la collection des cartes de chocogrenouilles depuis longtemps. Répliqua Henry.

- Mais vous avez mangé quoi à midi dans ce cas ? S'inquiéta Hermione.

- Mon invité m'a emmené manger dehors donc j'ai eu droit à un bon repas. Affirma le sorcier.

- C'était gentil de sa part.

- Non c'était la moindre des choses pour débarquer chez moi à l'improviste. Estima Henry très opportuniste.

- Bon, il faudra que je corrige mes informations car j'ai mal du déchiffrer votre date de naissance.

- Je suis désolé mais j'ai une écriture de veracrasse. Reconnut Henry.

- Oui bon, je me souviens de la rue : c'est au 48 Arlington Street… Commença Hermione peinée pour ce type rendu amer par la vie mais surtout pour son pauvre « invité » qui méritait bien de sortir un peu au lieu de supporter un loup-garou malheureux, mélancolique ainsi que rongé par son amertume.

- Merci je lui proposerai d' y aller.

- Et puis je connais un restaurant sorcier italien à Sorrento où vous pourriez manger ce soir. Autrement, vous pouvez toujours commander une pizza et la manger chez vous si vous préférez. Lança Hermione.

- Ils livrent des pizzas depuis l'Italie ? S'étonna Henry.

- En fait, c'est vous qui devriez la chercher : ils ont une cheminée reliée au réseau de cheminette international. Précisa Hermione.

- Alors c'est une bonne idée merci comment s'appelle ce restaurant ?

- La Trattoria della Serpeverde.

- Mm ce n'est pas un peu lugubre comme endroit : Serpente signifie serpent en italien et Verde c'est vert. S'esclaffa Henry.

- Ce sont d'anciens Serpentards qui ont ouvert un restaurant là-bas. Mon mari y a commandé de très bonnes choses car ils ne font pas que des pizzas. J'ai eu aussi l'occasion de tester d'autres plats des deux cuisiniers lors d'une fête où ils étaient invités eux aussi. Alors je peux vous assurer que c'est très bon. Enfin, le local est très joli d'après Ron.

- Vous n'êtes pas allée manger là-bas avec lui ? S'étonna Henry.

- Non : nous le connaissons depuis peu donc nous n'avons pas encore eu le temps. Mentit Hermione gênée.

- Ah je comprends : bon, je vais aussi proposer cet endroit à mon invité dans ce cas comme ça il ne pourra pas se plaindre de mon sens de l'hospitalité. En plus, ça devrait lui plaire puisque nous sommes des ex Serpentards nous aussi. Décréta Henry.

- Vous étiez donc à Poudlard en même temps que nous ! Réalisa Hermione.

- Oui mais pas dans la même année : je suis de 78. Rappela Henry.

- Mais vous aviez déjà été mordu ou non Henry à ce moment-là ? S'enquit Hermione.

- Oui j'avais déjà été mordu.

- Vous avez donc du vous cacher dans la Cabane Hurlante les soirs de pleine Lune comme Remus Lupin en son temps ?

- Oui mais ensuite la potion Tue-Loup a été crée donc le professeur Rogue m'a fourni la potion sur ordre de Dumbledore. Ainsi, j'ai pu vivre une vie un peu plus normale. Résuma Henry. _ »


Afin de couper court à cet entretien soudainement trop personnel à ses yeux, Henry la salua une seconde fois puis il sortit du Ministère. Hermione songea alors à sa chance car elle détenait ses parents, ses enfants et son mari auprès d'elle. La jeune femme ne put s'empêcher de frissonner puis elle rejoignit ses géniteurs heureux de la revoir. Les vieux Granger furent contents de passer un moment avec elle, même s'ils déplorèrent l'absence d'Hugo :

« _ Tu aurais du emmener Hugo avec toi. Lui reprocha sa mère.

- Notre petit-fils nous manque tout comme Rose. Renchérit Mr Granger.

- Vous l'aurez avec vous demain. Au fait, j'aimerais vous demander un service. Commença Hermione.

- Lequel ? Demandèrent les parents.

- Pourriez vous me garder Hugo pour la nuit puisque c'est vous qui allez le chercher à l'école demain ? S'enquit Hermione.

- Oui bien entendu : je serais heureuse de garder notre petit-fils ! S'exclama Mrs Granger ravie.

- Comment se fait-il que nous devons garder Hugo : ton mari ne va pas passer la nuit chez vous ? Interrogea Mr Granger soudainement soupçonneux à l'égard de son gendre insignifiant mais qui était le mari de sa fille donc le rouquin n'avait pas intérêt à la tromper.

- Ron doit aller à une réunion de parents d'élèves demain soir. Expliqua Hermione.

- Lui : il va aller à une réunion de parents d'élèves ? S'étonna Mrs Granger.

- Depuis quand les réunions de parents d'élèves ont lieu le soir ? Renchérit son mari méfiant.

- Nous avons rencontré l'une des membres de l'association des parents d'élèves : elle a demandé de l'aide à Ron pour organiser certaines activités. Justifia Hermione.

- Mais son mari la laisse sortir le soir ? Remarqua Mr Granger.

- Il sera présent à la réunion lui aussi tout comme la directrice de l'école. Précisa Hermione.

- Bon alors ça va. Grommela son père.

- Daddy pourquoi tu réagis ainsi ? Demanda Hermione.

- Parce que tu es une princesse Hermione et la plus intelligente ainsi que merveilleuse des femmes après ta mère donc ton mari n'a pas intérêt à te tromper sinon je ressors ma fraise puis je lui règle son compte, même si, je n'ai pas de baguette. Décréta son père.

- Daddy : tu n'as pas besoin de sortir ta fraise car Ron est très fidèle ! S'esclaffa Hermione_ »

La sorcière cacha cependant à ses parents l'impuissance de son mari depuis plusieurs semaines, voire, plusieurs mois puisqu'aucun des deux époux n'avaient tenté d'avoir un peu d'intimité avant leur tentative désastreuse en décembre. Les deux conjoints faisaient chambre à part depuis septembre après leur énième dispute due cette fois-ci à la répartition de Rose à Poudlard, cependant, Hermione songea que leur dernière nuit remontait à une période encore plus lointaine. Aussi, elle ne se souvenait vraiment pas de la dernière fois où ils firent l'amour...


Voilà, j'espère que ça vous a plu. Pour ceux qui n'ont pas lu la première partie, vous devez savoir que Ron avait très mal pris la répartition de Rose à Serpentard. Après une violente dispute, Hermione l'a chassé de leur chambre à coucher. Elle l'a fait revenir dans leur chambre en décembre pour rassurer Rose après son retour de l'école pour les vacances.

Hermione a voulu aussi tenté de se rapprocher de nouveau de Ron grâce au sexe mais le rouquin inquiet s'est retrouvé impuissant avant de prétexter un mal de ventre. Après un second échec, il est retourné de lui-même dans sa propre chambre (l'ancienne chambre d'amis) pour éviter d'affronter le problème pour le moment.

En tout cas que pensez-vous de la conversation d'Hermione et Henry au sujet des fiffilles à Daddy, des vacances avec les parents, du divorce de la sorcière allemande ?

Enfin comment trouvez-vous les Granger, leur rapport avec leur fille ou leur opinion sur leur cher gendre ?

Au fait, vous n'avez pas répondu sur Kaiden (une seule personne l'a fait merci pour ses conseils). Ce n'est pas une critique mais j'espère ne choquer personne par la suite au sujet de Kaiden .

A bientôt !