Aujourd'ui c'est un long chapitre pour me faire pardonner de mon retard ! Enjoy !


Chapitre 25 : Confusion sur perron

- Elle m'a menti.

- Quoi ?

Je regardais Larxène se maquiller dans sa salle de bain. Il était aux alentours de 7 heure 30, et la jeune fille achevait tout juste d'appliquer son fond de teint. Je notais d'ailleurs avec plaisir qu'elle en avait choisi bien moins voyant que les précédents. Me côtoyer ne lui faisait peut être pas tant de mal que ça. Elle se regardait dans le miroir, faisant la plupart du temps des grimaces afin d'être sûre d'atteindre toutes les parcelles de sa peau. Bientôt, elle passa à la poudre. Se munissant d'un gros pinceau, elle le tourna quelques instants sur la plaquette, et commença à le tamponner sur sa peau claire. Ses cheveux étaient encore plaqués en arrière par des pinces afin de prendre le pli de sa coiffure habituelle, et elle me désigna sans que je ne m'y attende sa bombe de laque.

- Tu squattes ma salle de bain, alors tu m'aides à gérer mes cheveux, dit – elle alors que je m'emparais de la bombe.

- Tu as entendu ce que je viens de te dire ?demandai-je, légèrement décontenancé.

Larxène haussa un sourcil, et me désigna à nouveau sa bombe de laque.

- Tu prends ça, tu me vaporises les cheveux, et après on parle, lâcha-t-elle avec son habituelle voix dédaigneuse.

Je poussai un soupir, avant de m'emparer de la laque, cédant une nouvelle fois au caprice de ma blonde amie. Au début, je fus maladroit, appuyant sur le bouton par faible a coup. Naminé ne m'avait jamais appris à vaporiser les cheveux d'une fille, et je me trouvais plus que médiocre pour ma première leçon. D'autant plus que j'avais la tête ailleurs. J'avais la tête plongée dans les livres de maths et de science que j'avais ouvert la veille en catastrophe afin de commencer un à préparer un concours dont je pensais les dates bien plus tardives. Je me maudissais de ne pas y avoir prêter attention avant. Et pire encore, je n'avais en tête que le visage d'Axel, Axel m'annonçant une fausse date pour éloigner la concurrence que je lui faisais. Avait elle seulement un jour été sincère avec moi ? M'avait elle manipulé depuis tout ce temps ? Je n'en avais pourtant pas eu l'impression. Ses baisers, la nuit que nous avions passé à faire l'amour, ses aveux, tout cela n'avait pas eu l'air de fable. Axel était une femme blessée qui ne trouvait de réconfort que dans ses études. Des études qu'elle voulait être sûre de pouvoir faire en m'éloignant fourbement de la ligne de départ. Une certaine colère me prit, et j'appuyais un peu plus fort sur la bombe de la laque, faisant grogner Larxène, qui se retourna et me l'arracha des mains.

- Arrête !gronda-t-elle. Je vais avoir des cheveux en plastique, moi, à force.

- Il faut savoir ce que tu veux, grommelai-je en fourrant mes mains dans mes poches.

Larxène secoua la tête avec désespoir, et se colla un peu plus à son miroir afin de mettre son mascara. Ses mimiques me firent un instant sourire, avant que mes sombres pensées ne me regagnent.

- Elle m'a menti sur les dates de concours d'une grande école que je souhaite intégrer, finis-je par lâcher, me plaçant à la droite de la blonde. Elle m'a menti pour n'avoir aucune concurrence.

Larxène haussa un sourcil, m'adressant à peine un regard.

- Et ça t'étonne ?éluda-t-elle en achevant son trait de crayon noir.

- Tu m'es vraiment d'un grand secours, soupirai-je avec désespoir.

Larxène reposa avec agacement tous ses produits dans sa trousse de maquillage, et daigna enfin se tourner vers moi. Elle avait le teint frai d'une poupée et les yeux joliment soulignés. Cela me fit un instant sourire.

- Mais t'as pas des amis à qui parler, au lieu de venir m'emmerder juste avant le petit dèj' ?me demanda-t-elle, énervée pour de bon.

- Mais, tu es mon amie Larxène, rétorquai-je en lui souriant de toutes mes dents. Et là, je viens parler à mon amie de ce qui me tracasse. A savoir…

- A savoir encore et toujours ta super copine Axel, me coupa Larxène en levant les yeux au ciel. Et que veux tu que je te dise ? De lui coller une mandale dans la tronche, chose qui entre nous me ravirait au plus haut point ? Non, tu ne vas pas la frapper, tu vas simplement aller lui parler, et pleurnicher qu'elle n'avait pas à te mentir. Pour moi c'est la meilleur des solutions. Et maintenant que je t'ai aidé, tu retournes voir ta troupe et tu me laisses me préparer en paix !

Je fis la moue, dévisageant Larxène avec des yeux de chien battu. Elle était encore en robe de chambre blanche, un poing sur la hanche, et me regardait avec fermeté, avant de me désigner la porte.

- Il faut que je lui en parle ?demandai-je d'une petite voix, malgré la grosse envie de la blonde de me jeter dehors à grand coup de pied dans le cul.

- Bien sûr que tu dois lui parler, répliqua Axel, me regardant comme si j'étais le dernier des idiots de ce monde. Axel déteste la concurrence, et c'est un problème qu'il va falloir régler si tu veux franchement la côtoyer. Profite de votre devoir de philo pour attaquer le sujet qui fâche. Si t'es encore vivant.

Mon teint pâli brusquement. Le devoir de philosophie que je devais préparer avec Axel était à rendre pour la fin de la semaine, et tout ce que nous avions pour l'instant, c'était une trousse échouée au sol et plusieurs crises de colère. Cette semaine commençait à prendre des tournures d'enfer, à mes yeux. Nerveusement, je me passai une main dans les cheveux, une grimace d'ennui collée aux lèvres.

- Ma vie est nulle, finis-je par lâcher en me dirigeant vers la porte.

- Bienvenue dans le monde réel !me balança Larxène alors que je quittais sa salle de bain.

Je grommelai un « merci » inaudible, me retrouvant les mains dans les poches au milieu du couloir. La plupart des internes commençaient à descendre pour prendre leur petit déjeuner, et je les regardais me contourner en me dévisageant. Il fallait avouer que je ne devais pas ressembler à autre chose qu'une grosse baleine échouée et dépressive, mon pull enfilé à la va vite et les mains fourrées dans les poches de mon jean dont la ceinture penchait un peu trop sur la gauche. Mais actuellement, peu m'importait. Enfin, cela m'importait jusqu'à ce que je repère au loin une chevelure bleu flamboyant. Alors rapidement, je tâchai de remettre en place mes vêtements et d'avoir l'air plus vivant qu'un thon rouge sur l'étalage d'un poissonnier avant qu'Aqua ne me voit. Sinon, j'allais avoir droit à un interrogatoire au sommet, chose à laquelle je n'avais actuellement aucune envie de me livrer.

- Roxas, déjà debout ?me lança la jeune fille en arrivant à ma hauteur.

Elle avait un sourire radieux collé au lèvre, et était suivie de Terra et de Xion.

- Alors, pressé d'être en vacances ?enchaîna le jeune homme en me collant une bourrade amicale dans le dos.

A nouveau, un sentiment de baleine échouée me prit. Les vacances étaient à la fin de la semaine. Et je n'avais pas terminé mon devoir de philo. Je n'avais mis aucun ordre dans ma relation, et j'ignorais toujours comment en discuter avec les amis qui se tenaient devant moi, attendant visiblement que je réagisse.

- Très pressé, oui, répondis-je alors à Terra, ma fausse joie se voyant certainement à plusieurs kilomètres.

- Tu n'as pas l'air en forme, me fit d'ailleurs remarquer Xion, les sourcils froncés.

Je me raclais la gorge, et mimais assez habilement une quinte de toux, avant de sourire faiblement.

- Pas vraiment, en effet, lâchai-je en les regardant tous tour à tour.

- Une petite crève, c'est pas la fin du monde, tâcha de me rassurer Terra.

Ce dernier avait passé un bras autour des épaules d'Aqua, chose qui ne sembla pas du tout gêner l'intéressée. Ce qui me gêna en revanche était leurs trois présences devant moi, alors que je me posais encore la question de savoir ce que je devais faire. Aussi j'inspirai une grande goulée d'air, avant de lâcher avec toute la sincérité dont j'étais capable :

- J'ai oublié quelque chose dans la chambre. Je vous retrouve pour manger, ne m'attendez pas.

Terra haussa les sourcils, surpris, mais finit par approuver d'un hochement de tête.

- D'accord alors, dit il en me souriant. Tarde pas trop !

- Promis, lui répondis-je, sachant pertinemment qu'il s'agissait d'un merveilleux mensonge.

Xion et Terra me passèrent alors à côté sans plus se poser de question. Il n'y eut qu'Aqua qui resta un peu plus longtemps plantée devant moi, faisant signe aux autres de partir devant. Gêné, je me raclai la gorge, me tordant mes doigts, ne sachant que faire face à son puissant regard azur.

- Tu as compris ?finis-je par demander d'une petite voix.

- Bien sûr, répondit la jeune fille en posant une main sur mon épaule, rassurante.

Je lui rendis un faible sourire, posant à mon tour ma main sur la sienne.

- Je dois aller lui parler, expliquai-je à voix basse, embarrassé. Je dois lui parler maintenant.

- Je sais, répondis à nouveau Aqua. Je te demanderai simplement d'être prudent.

Cette fois ci, un sourire sincère naquit sur mes lèvres alors que la gêne commençait à me quitter.

- Comme toujours, plaisantai-je alors, ce qui eu le privilège de faire rire mon vis à vis.

- C'est bien ce qui m'inquiète, rit Aqua en retour.

Nous restâmes ainsi à nous sourire encore quelques minutes, puis la jeune fille me saisit le visage pour me déposer un baiser sur la tempe. Ses lèvres tièdes me rassurèrent un instant, puis elle me lâcha, restant quelques instants sa main sur ma nuque.

- Je te promets qu'une fois mes histoires terminées, on s'attaquera à ta relation avec Terra, ricanai-je lorsque Aqua retira sa main.

Cette dernière prit un air outré, et me poussa du plat de la main, me faisant reculer de quelques pas. Je lâchai un rire de plus, lui tirant une moue amusante alors qu'elle croisait les bras contre sa poitrine comme une enfant. Et pourtant, Aqua était très loin d'être une enfant.

- Allez, va manger !lui dis-je pour détendre l'atmosphère. Je ne voudrais pas avoir ta mort sur la conscience.

Aqua éclata de rire, et saisit ses hanches à pleines mains.

- J'ai des réserves, rassure toi !lâcha-t-elle en avançant vers les portes du couloir.

Je secouai la tête, plus qu'amusé. Cette fille était un véritable rayon de soleil. Tantôt adulte, tantôt enfant, elle était la bouffée d'air frai dont j'avais besoin. Sa maturité avait atteint des proportions remarquables, et j'étais intimement persuadé qu'elle ferait de grandes choses au cour de son existence. Il ne pouvait en être autrement lorsqu'on la voyait ainsi, dévouée aux autres et plus autoritaire qu'un chef d'état.

Le sourire à nouveau aux lèvres, je pris quant à moi l'escalier menant vers le hall, plus que décidé à éclaircir certaines choses. Un instant, je priai pour que Larxène ait eu le temps de finir de s'habiller malgré mon intervention maladroite. Cela me fit pouffer, et je manquai de louper une marche. Une bien piètre vengeance du monde pour embêter tous ses habitants que de me casser une jambe.

ooo

Une nouvelle fois, je me retrouvais sur le chemin de la maison d'Axel, à quelques pas de son porche. Depuis la veille, je ne l'avais pas vu. Elle avait visiblement choisi de sécher également les cours de ce mercredi matin, étant donné que je ne l'avais ni croisée dans le lycée, ni sur le chemin qui menait à chez elle. Je reconnus sans peine le jardin dans lequel j'avais été attaqué par un féroce molosse de trente centimètres de haut, me poussant à sortir de ma cachette et à me faire voir de la rouquine au tempérament de feu. Cela me rappela des souvenirs moyennement agréables, comme mon premier coquard. Cette fois ci, je m'assurai que le chien n'était pas dans le jardin, et une fois la chose faite, je m'avançais vers la maison résidentielle d'Axel. Il y avait des traces de pneus fraîches sur l'allée en terre qui menait à son garage, et j'en conclus alors avec soulagement que son frère ne devait pas être présent. Axel était seule dans cette grande maison familiale, à réviser plutôt qu'à égorger des chatons comme chacun se plaisait à le croire. A moins qu'elle ne joue encore du piano. Cette idée me fit tendre l'oreille, et un sourire naquit sur mes lèvres. En effet, elle jouait, bien qu'elle semble moins brutale sur les touches que la dernière fois. Alors je m'approchai du porche, et, inspirant profondément, bombant le torse et craquant mes doigts, j'appuyai sur la sonnette, l'air aussi solide et déterminé qu'un lutteur de sumo. Bientôt, Axel allait paraître à la porte. Bientôt, j'allais voir les deux émeraudes qu'elle avait dans le fond de ses yeux verts, et sa belle poitrine moulée sous ses pulls noirs.

Ses seins et ses sublimes yeux apparurent plus tôt que je ne l'aurais pensé. Elle tenait l'embrasure de la porte, une main toujours sur la poignée. Et curieusement il n'y eu pas de cris. Pas de larmes, pas de haine, pas de coups. C'était une simple fille aux cheveux roux qui me regardait droit dans les yeux comme si elle me voyait pour la première fois. Un frisson me parcouru l'échine, alors que la même impression me gagnait. Je la voyais. Je la voyais comme jamais. Elle venait de quitter son piano pour venir m'ouvrir la porte, et à présent nous nous regardions comme deux personnes n'en formant qu'une. Ses pommettes saillantes, ses clavicules apparentes sur le décolleté de son col V, ses mains à peine crispées, sa poitrine galbée, son poids appuyé uniquement sur son pied gauche. Nous nous regardions comme pour la première fois. Mon regard fut attiré par ses lèvres. Elles ne bronchaient, et ne trahissaient aucun sentiment. Elles restaient charnues et tentatrices, tout juste à ma hauteur.

- Alors on en est là ?

Ma voix me parut coincée dans le fond de ma gorge, comme nouée par des serpents.

- On en est là, me répondit Axel d'une voix tout à fait stable, sans la moindre once de colère.

Le silence se fit à nouveau durant plusieurs minutes. Elle ne m'invita pas à entrer. Elle ne fit pas le moindre geste, restant dans la même exact position que celle dans laquelle elle m'avait accueilli sur le pas de sa porte. Égal à la personne que j'avais découvert en elle.

- Tu m'as menti, plaquai-je finalement, faisant un pas en avant.

- Je n'ai pas besoin de toi dans mes pattes pour ce concours, rétorqua la jeune fille, à présent à quelques centimètres de mes lèvres. Je n'ai besoin d'aucun d'entre vous, car je suis meilleure que vous tous.

Cela me fit froncer les sourcils, et lentement, je la saisis par les épaules, tâchant d'être le plus doux possible malgré la colère qui s'emparait de moi. Cette fille, cette femme, était à elle seule un monument de mystère. Une pyramide inca minée de pièges en tout genre. Et j'étais tombé dans le pire en tombant amoureux d'elle.

- Pourquoi m'avoir menti si tu es sûre de m'écraser ?attaquai-je alors. Pourquoi mentir à tout le monde ?

- Je …

- Pourquoi avoir si peur de tout le monde ?la coupai-je, serrant un peu plus mes doigts sur ses épaules.

Axel amorça un geste pour se dégager de mon emprise, et je la laissais faire à contre coeur.

- Il faut que je réussisse, Roxas, finit-elle par lâcher, moyennement agressive. Tu n'as pas l'air de comprendre que je dois réussir.

- Mais tu es plus intelligente que la plupart des gens !explosai-je. Tu le répètes sans cesse ! Tu es presque un génie, à mes yeux, un génie torturé par son unique famille ! Je sais qu'il s'agit pour toi d'un moyen de t'en sortir, mais ne me mens pas ! Par pitié, ne me mens plus. Je ne peux le supporter. Je veux te suivre jusqu'au bout. Je te veux jusqu'au bout. Et pour cela il faut que tu me laisses te suivre.

Axel me toisa d'un regard mi perdu, mi désappointé. Avant de finalement pousser un léger soupir.

- Je n'ai pas le choix, je présume, souffla-t-elle, cherchant dans sa poche son paquet de cigarette.

Elle ne le trouva pas, et grogna un juron.

- Tu as toujours le choix, répondis-je en baissant les yeux. Tu as le choix de préparer ton concours dans ton coin, de laisser ton frère te torturer, et de te retrouver plus seule que jamais. Mais tu as également le choix de me suivre, de commencer une nouvelle vie auprès de mes amis, de devenir la leur, de parler, de rire, de t'extasier de ta réussite à un concours que nous aurons préparé ensemble, et aussi de finir ce foutu exposé de philo avec moi. Voilà quels sont tes choix, Axel.

Axel croisa ses bras contre sa poitrine, lâchant l'embrasure de la porte. Je remarquai alors qu'elle tremblait légèrement. De froid, de gêne, peu importait. Elle tremblait comme la cime des arbres sous une tempête.

- Je crois que je suis amoureuse de toi, Roxas, murmura-t-elle, me laissant ouvrir de grands yeux. Je crois que finalement je le suis.

Mon coeur se mit à battre plus fort encore dans ma poitrine, et je le crus capable de briser mes côtes pour se jeter dans l'air froid de ce moi de novembre. Elle venait de le dire. Elle venait de cracher des mots coincés dans sa gorge depuis dieu seul savait quand. Elle m'avait ouvert la plus cachée des parties de son coeur en miette. En vérité, elle venait de m'ouvrir tout ce que j'avais toujours désiré d'elle. Elle m'aimait. Et peut être qu'au fond, c'était vrai. Je le sentais comme une vérité, alors que je passais prudemment une main sur sa nuque, caressant du bout des doigts la naissance de son dos, la laissant frissonner.

- J'ai peur d'un baiser, chuchotai-je, tout proche de ses lèvres. Comme d'une abeille. Je souffre et je veille, sans me reposer. J'ai peur d'un baiser.

Les lèvres d'Axel se courbèrent en un léger sourire. Le sourire le plus sincère que je lui connaissais. Et il n'était là que pour moi.

- Verlaine, murmura Axel en retour, passant à son tour une main contre ma nuque.

Le baiser qui suivi fut doux. D'une douceur exquise sous quelques flocons qui commençaient à tomber sur son cheveux mêlés. Un baiser froid, sur le seuil de sa maison. Un baiser au milieu de nos corps enlacés de nos bras. Un baiser loin, doux, et plus épineux qu'une rose. Un baiser rassurant. Un baiser qui effrayait. Mais un véritable baiser par deux personnes qui s'aiment.