Walut tout le monde ! Vous allez bien derrière votre écran? ^^

Bon voilà la suite de notre histoire enfin devant vous. J'espère qu'il vous plaira. ^o^

Sur ce, je vous laisse à la lecture et je commenterai à la fin. ^^

Résumé rapide : Haytham profite de ses chasses pour s'attaquer aux convois et aux troupes pour récupérer des documents officiels. Ce qu'il a cherché jusqu'à ce jour lui parvient de la bouche d'un marchand.


Cela faisait déjà quelques jours que je n'avais plus de munitions. J'avais pour habitude de m'approvisionner en fouillant les poches des soldats qui avaient le malheur d'entrer dans mon territoire. Mais bien sûr, je n'en avais rencontré aucun ces derniers temps. Je me déplaçais de branche en branche cherchant une quelconque empreinte marquée dans la neige. Je m'arrêtai et fermai les yeux. Je ne pouvais entendre que le vent siffler dans les branches mortes et aucune effluve particulières ne volaient dans l'air. Je continuai alors mon avancée. Un hennissement se fit entendre. Un sourire s'afficha sur mes lèvres.

"Ce n'est pas trop tôt."

Je me dirigeai alors vers sa source. J'arrivai sur la route principale et pus connaître l'identité des visiteurs. C'est un marchand ambulant, un homme solitaire conduisant une charrette remplie de marchandise tirée par un cheval usé par le temps. Il tombait à point nommer. Je descendis de mon support et m'engagea sur la route.

"Ho aye mon brave !" l'appelai-je en levant mon bras.

Le marchand arrêta son cheval et me regarda, un sourire poli aux lèvres.

"Bien le bonjour Sir. Que puis-je pour vous ?"
"J'aimerais vous acheter quelques produits." déclarai-je en m'avançant vers lui.
"Bien sûr. Que voulez-vous ?" demanda-t-il heureux d'avoir un client.

Je lui demandai des munitions et un sac de poudre qu'il chercha rapidement et me les tendit ravi. Je lui payai.

"Gardez la monnaie."

L'homme était fou de joie et me remerciait sans retenu. Il rangea son gain et s'apprêta à partir quand je l'interpela une nouvelle fois.

"Avant que vous ne partiez sur les routes de la Frontière, pourriez-vous me parler des nouvelles des colonies ?"
"Oh.. bien sûr Sir, laissez-moi juste m'en rappeler..." dit-il en reposant des rennes "Ah, oui ! J'ai appris que sa majesté, le roi Washington, va venir à Lexington."

Au nom de ce faux roi, mes yeux s'agrandirent de surprise. George venait à la Frontière ! Pendant des semaines, j'avais attaqué moult soldats pour avoir une quelconque information de ce genre, sans succès. Ironiquement, c'était cet homme souvent ignoré de tous qui m'apprenait cette nouvelle impromptue. Je me repris et tentai d'en savoir plus.

"Le roi à Lexington ? C'est étonnant de sa part." remarquai-je.
"Oui... effectivement." dit-il en haussant les épaules. "C'est étonnant comme vous le dites."
"Mais pour quelle raison viendrait-il ici ?"

Le marchand se plongea dans ses réflexions et répondit peu sûr de sa réponse :

"Il semblerait qu'il veuille rencontrer son peuple pour mieux les connaître et les combler."
"Les combler ?"

J'haussai un sourcil perplexe.

"Oh ! Et bien... C'est ce que les journaux ont dit la dernière fois que je les ai lu." précisa-t-il en riant nerveusement.
"Je vois." J'eus un léger sourire avant de continuer. "Quand viendra-t-il ?"
"Mmh..." Il se gratta le menton. "À partir d'aujourd'hui, je crois qu'il viendra d'ici trois ou quatre jours."

Trois ou quatre jours... à Lexington... C'était une opportunité unique de se débarrasser de ce foutu roi. Un large sourire imprimait mes lèvres.

"Je pense que je vous ai assez dérangé comme ça."

Je regardai mon interlocuteur et lui tendis ma main. Il la serra d'une poigne ferme, souriant de toutes ses dents.

"Ce fut un plaisir d'avoir pu discuter avec vous." déclarai-je.
"Moi de même Sir. Venez me voir quand vous voulez si vous arriviez à me trouver."

Il ria à gorge déployé et ordonna à son animal d'avancer. Il me fit un dernier salut et partit. Je le regardais s'éloigner pendant quelques secondes avant de m'enfoncer dans la végétation. Je sentais une chaleur me parcourir, une chaleur d'excitation. J'étais impatient de revoir ce cher George et d'en finir une bonne fois pour toute. Je voulais lui faire payer tout le mal qu'il avait fait à ma famille et même libérer le pays de son joug. Un grognement sourd vibrait ma gorge. Le Loup en moi semblait tout aussi impatient.

"Tout sera bientôt terminé."

Je rentrais rapidement au village. Sur le chemin, je réussis à capturer un raton laveur. L'animal courait certes moins vite qu'un lapin mais le dépassait largement en intelligence. J'arrivai finalement au village en fin de matinée, le cadavre de l'animal toujours en main. Je me dirigeai vers ma maison et aperçus mon fils s'entraîner à manier son arme en bois contre un ennemi invisible près du feu. Je m'arrêtai au pas de porte et l'observai silencieusement. L'enfant n'avait pas remarqué ma présence et continuait à trancher l'air. Son visage affichait une grande concentration et accompagnait parfois ses mouvements d'un cri d'effort. Je souriais de fierté et d'amusement. À la fin d'une de ses attaques, Ratonhnhaké:ton recula vivement comme pour esquiver une attaque invisible. Il perdit l'équilibre et se renversa en arrière. Une frayeur me foudroya. Le petit bûcher allait servir à amortir sa chute. Je bondis et le poussai pour le remettre debout.

"Fils, fais attention à ce qu'il y a autour de toi !" déclarai-je inquiet. "Tu aurais pu brûler vif."

L'enfant se retourna et leva sa tête à ma voix, les yeux ronds de surprise. Ses yeux se posèrent sur le feu avant de croiser les miens. Je soupirai et l'éloignai à une distance raisonnable de cette source de chaleur. Je me mis à son niveau et demandai calmement:

"Tu ne t'es pas fait mal ?"

Il secoua négativement la tête. Je la lui frottai, un sourire rassuré aux lèvres. Il eut un petit rire.

"Dis moi fils, puis-je te rejoindre dans ton combat ?" demandai-je en déposant ma prise dans l'endroit qui lui était dédié.
"Bien sûr Raké:ni !" s'exclama-t-il plein de joie en me cherchant mon arme d'entraînement.

Pendant une bonne heure environ, nous nous échangeâmes des coups. De temps à autre, je le corrigeais et le conseillais. Il apprenait vite et avait déjà quelques réflexes bien ancrés à ma plus grande surprise.
Après cet entraînement, nous nous reposâmes en sueur et essoufflé sur notre couchette. Je m'étais débarrassé de mon manteau, l'effort n'avait fait qu'augmenter la température. Ratonhnhaké:ton s'était adossé à moi et reprenait tranquillement son souffle. Nous discutâmes de tout et de rien pendant plusieurs minutes ainsi. Nous n'entendîmes pas Ziio arriver et nous ne la remarquâmes qu'au moment où elle masqua notre source de lumière. Notre enfant se leva rapidement et alla s'emmitoufler en elle en riant. Je me levai aussi et les enlaçai dans mes bras, un sentiment d'apaisement en moi.

L'après-midi débutait. Ratonhnhaké:ton était parti s'amuser avec ses amis. Je profitai de cette occasion pour parler de la nouvelle à ma femme. Lorsque je prononçai le nom du roi, Ziio perdit son sourire et se concentra dans mes paroles.

"Washington sera donc là..." réfléchit-elle à voix haute.
"Oui, c'est ce que m'a dit le marchand."

Un silence planait. La jeune femme le brisa.

"Le roi fou nous a laissé en paix depuis plusieurs mois déjà. Je ne sais pas ce qu'il nous arrivera si nous déclarons les hostilités."
"Ziio, je comprends ton inquiétude." Je posai une main sur son épaule. "Mais si nous ne l'arrêtons pas le plus rapidement possible, qui sait ce qu'il pourrait faire."

Elle resta silencieuse, hésitante et les yeux baissés.

"Tu devrais en parler à la matriarche. Elle pourrait sûrement nous apporter un troisième point de vue."
"J'irai la voir." conclus-je avant de lui déposer un rapide baiser et partir retrouver la sage.

Je traversai le village à grand pas et rejoignis la maison de l'aînée. J'étais à peine arrivé à l'entrée qu'elle m'invita à la rejoindre autour du feu de foyer comme si elle savait déjà ma venue. Je m'exécutai et m'assis en tailleur en face d'elle. La matriarche avait déjà terminé de préparer son thé et me proposa silencieusement une tasse que j'acceptai poliment.

"Matriarche." commençai-je "J'ai quelque chose..."
"D'important à me dire." me coupa-t-elle calmement. "Parle, je t'écoute mon enfant."

Coupé dans mon élan par son intervention, j'humectai mes lèvres et inspirai une dernière fois avant de raconter la nouvelle. Elle restait toujours silencieuse lorsque je monologuais. Elle hochait la tête de compréhension et regardait dans les flammes, plongée dans ses réflexions. Une fois fini, je la regardai attendant son avis.

"Alors qu'en pensez-vous ?"

Elle resta silencieuse avant de prendre la parole.

"Je peux comprendre ta peur sur sa venue à la Frontière. Tu es méfiant et je ne peux que te comprendre, mon enfant." déclara-t-elle en buvant une gorgée de son thé. "Le roi fou a laissé sa marque sur ton corps et a montré ce dont il était capable de faire."

Mon visage se ferma et je serrai mon poing libre jusqu'à avoir les jointures décolorés. Repenser à ma dernière confrontation avec lui me rendit amer. J'avais échoué et m'en voulais d'avoir raté cette chance. Je bus une gorgée de ma tasse espérant purifier ce mauvais goût en moi. J'acquiesçai à ses paroles.

"D'après ce que tu m'as dit, il ne viendra pas tout de suite ici. Alors je te demande d'aller vérifier par toi-même les dires de cet homme directement à Lexington." continua la matriarche. "Une fois que tu auras assembler assez d'information, nous pourrons réfléchir sur la réaction à adopter."

Je réfléchis quelques secondes à ses derniers mots et attendis à peine pour répondre sans hésiter :

"Très bien. C'est un bon plan."

Elle me souris et me serra le bras en signe d'encouragement.

"Alors va, tant qu'il est encore temps. Que les esprits te protègent Haytham."
"Merci matriarche."

Je me levai et la saluai avant de retourner dans mon foyer. Ziio m'attendait en s'occupant du raton laveur que j'avais laissé.

"Alors ?" me demanda-t-elle dans détacher son regard de son travail.
"Je serai absent pour un ou deux jours. Je dois récupérer quelques informations et je reviendrai."
"Je comprends." dit-elle en abandonnant ce qu'elle faisait. "Je vais t'aider à te préparer."
"Merci Ziio."

Elle récupéra une sacoche vide et la remplit de nourriture séché et d'une fourrure. Pendant ce temps, j'aiguisais les lames et préparais mon pistolet et les munitions. Entre temps, Ratonhnhaké:ton rentra et comprit rapidement que je devais partir.

"Tu reviendras, Raké:ni ?" me demanda-t-il les yeux luisants.
"Oui fils. Je te le promets."

Je lui donnai un sourire bienveillant et lui frottai sa tête. Quand tout fut prêt, j'embrassai une dernière fois ma famille et partis pour Lexington.


Petit lexique : Raké:ni signifie "père" en mohawk.

Et voilà, j'espère que ce chapitre vous a bien plu et que vous appréciez toujours de le lire. ^^

Bon les remerciements :

Je remercie Nocturis et Vincent Aguila d'avoir commenté et donc de continuer à porter un intérêt à mon histoire. Ça me fait rudement plaisir. :D

Je remercie aussi les nombreux lecteurs anonymes qui ont lu mes nombreux chapitres. N'hésitez pas à commenter et/ou à le mettre en favori. ^^

Partie commentaire :

Alors pour ceux qui utilise un référentiel temporel, on est dans les eaux de février 1762.

La semaine prochaine, il y a la Japan Expo (une superbe convention que j'ai hâte d'y être XD). Si jamais, l'un d'entre vous y va, il y a une probabilité non nulle de me rencontrer au détour d'un stand ou lors d'une des compétitions de jeu présent là-bas. Je viendrai le jeudi et le samedi, et vous ? (le jeudi, je porterai le chapeau de paille de Luffy et un petit sac de randonnée et le samedi, je serai sûrement en steampunk.) ^^

Bon je pense que ça sera tout pour ce chapitre. On se retrouve au prochain. A plus :3