NdT : L'histoire appartient à Wiccan98.


Chapitre 24

Je ne savais pas où j'étais. C'était sombre et j'étais à l'aise mais je ne pouvais pas dire où j'étais exactement. Je repensai à la nuit avec Snape… je l'avais repoussé hors de ma tête et fui hors de la pièce… et alors… je m'étais effondrée sur le sol un petit moment. Je n'étais plus dans les cachots, j'en étais certaine, j'étais définitivement dans un lit. M'étais-je évanouie ? Quelqu'un m'avait-il trouvée et emmenée à l'infirmerie ? Non, je ne m'étais pas évanouie… je me souvenais de m'être levée et… et… j'étais allée vers… Blaise.

A présent je me souvenais. J'avais débarqué, complètement paniquée et en pleurs. Oh Merlin… ç'avait été la première fois que je voyais Blaise depuis des semaines et j'étais déjà un fardeau. Lentement, j'ouvris les yeux j'étais toujours dans la chambre de Blaise. La fenêtre était noire la seule lumière dans la pièce provenait des bougies mourantes du bureau de Blaise. Et là, derrière le bureau, était Blaise. Il avait sa tête enfouie dans ses bras et je pouvais voir son dos monter et descendre sans heurts il était endormi.

Je ne voulais pas le réveiller, mais je ne pouvais tout simplement pas rester allongée là et attendre qu'il se réveille. Peut-être que je devrais juste y aller… non… ça ne marcherait pas. Blaise penserait que je l'avais laissé et je risquais tout de même voir quelques Slytherins dans la salle commune à cette heure-ci.

Je demeurai immobile aussi longtemps que je le pus, mais après environ cinq minutes l'ennui fut trop grand. Silencieusement, je me glissai hors du lit et m'approchai de Blaise.

« Blaise ? » Je posai doucement ma main sur son épaule.

Blaise sursauta brusquement. Je retirai ma main et fis un pas en arrière alors qu'il tournait violemment la tête.

« Ginny, » dit-il quand ses yeux enregistrèrent enfin qui j'étais. « Tu vas bien ? »

Je me tortillai, mal à l'aise. « Je vais bien. Désolée de t'avoir réveillé, » murmurai-je en fixant mes pieds.

Blaise agita la main en l'air, indiquant qu'il s'en foutait. « Tu vas me parler de ton cauchemar de cette nuit ? » Il retint mon regard avec ses intenses yeux bleus, et je bougeai un peu.

Je réfléchis un moment. « Je ne m'en souviens pas. » J'haussai les épaules.

Blaise me lança un regard aigu clairement, il ne me croyait pas. « Gin… » dit-il lentement. « Je t'ai entendue. »

Mes yeux s'écarquillèrent un instant. Avais-je parlé dans mon sommeil ?

Sincèrement, je ne me souvenais pas avoir eu un cauchemar cette nuit, je ne m'en plaignais pas, mais j'étais étonnée. Je retournai mon regard vers Blaise il attendait silencieusement que je lui raconte ce qu'il s'était passé. J'avais dû rêver cette nuit, et j'avais dû dire quelque chose ou bien Blaise ne m'observerait pas de cet air-là.

« Heu… qu'est-ce que j'ai dit ? »

Blaise me lança un regard étonné. « Tu n'as rien dit. » Il secoua la tête. « Tu ne t'en souviens pas ? »

Je fis non de la tête.

« Tu t'es redressée et as hurlé. »

Je le fixai, la bouche ouverte.

« Tu semblais réveillée. Tu avais les yeux ouverts et tout, mais tu hurlais à pleins poumons. Tu semblais vraiment terrifiée. »

« Je-je ne me souviens de rien de tout cela. » Je secouai encore la tête et me rassis sur le lit.

« Peut-être que ça a été provoqué par Snape, » proposa-t-il.

« Peut-être. »

Le silence tomba alors que je tentais de comprendre ce que je venais juste d'entendre. Il n'y avait pas de moyen de savoir si j'avais fait ça auparavant. Je ne pouvais pas me rappeler avoir eu une nuit où je n'avais pas été prise d'assaut par les cauchemars, autre que les fois où je m'étais coupée, et après avoir dit à Blaise et Draco ce qu'il se passait. Etait-ce arrivé avant ? Personne de mon dortoir ne pourrait me le dire, parce que j'utilisais toujours des sorts de silence…

« Tu as commencé à dire quelque chose l'autre nuit, » fit Blaise, interrompant mes réflexions.

« Pendant que j'étais endormie ? » demandai-je en le regardant.

Blaise secoua la tête. « Avant que tu n'ailles au lit, » expliqua-t-il.

Je me mordis les lèvres.

Il y avait deux choses dont il pouvait parler ; soit du souvenir de Draco que j'avais vu quand Snape avait traversé mon esprit, ou la quasi confession que j'avais fait à Blaise, lui expliquant pourquoi je l'avais évité.

Je ne voulais pas non plus lui en parler maintenant.

« C'est vrai, » acquiesçai-je, mais ne tentai pas de m'expliquer davantage.

Blaise me fixa avec intensité pendant que je continuais à m'y soustraire. Après quelques minutes, il soupira et secoua la tête.

« Très bien, » dit-il lentement. « Tu me diras quand tu seras prête. »

J'hochai la tête sans le regarder.

Tout ça se retournait encore dans ma tête. Son ton, ses mots, la lueur dans ses yeux. Tout cela. Je clignai des yeux plusieurs fois, faisant tomber des larmes salées et elles frappèrent le sol. Blaise m'entoura de son bras et me frictionna les épaules alors que je pleurais en silence.

« L'aube arrive. Tu devrais retourner dans ton dortoir avant que quelqu'un ne remarque que tu es partie, » dit-il une fois mes larmes taries.

J'acquiesçai et me levai lentement.

Blaise se leva en même temps et entoura mes épaules de son bras une fois de plus alors qu'il me conduisait dans la salle commune.

C'était pire que ce que je pensais. Apparemment, chaque Slytherin se levait très tôt et s'installait dans la salle commune jusqu'à ce qu'il soit l'heure d'aller prendre le petit-déjeuner. Ça, ou ils attendaient tous de voir quand (ou si) Blaise et moi sortirions de sa chambre.

Blaise maintint une ferme pression sur mes épaules alors que je gardais les yeux baissés au sol, refusant de voir qui que ce soit. Un éclair blanc dans mon champ de vision attira mon attention je relevai brusquement la tête pour plonger dans le regard gris et froid de Draco Malfoy.

Ma respiration se coupa il me lançait le même regard que dans le couloir cette nuit. Il continua à me foudroyer du regard pendant un moment avant de passer à Blaise. Blaise s'arrêta et renvoya une œillade aussi noire au blond. Mes yeux n'avaient jamais quitté le visage de Draco, où j'observai la colère, l'émoi et quelque chose que je ne pouvais pas nommer traverser ses traits pointus. Blaise ne dit rien, ne bougea pas, mais je pouvais dire par sa position et sa prise sur mes épaules qu'il n'était pas content de voir Draco.

Draco détourna son regard de Blaise pour me foudroyer des yeux une fois de plus avant de tourner les talons et de s'éloigner. Je sentis Blaise secouer la tête avant qu'il ne presse doucement mon épaule pour m'indiquer de bouger. J'ouvris la bouche pour demander ce qu'il se passait mais me ravisai aussitôt.

« On se voit en potion, » fit Blaise en souriant alors que le mur de brique se refermait derrière nous.

« Ouais, à plus, » dis-je distraitement avant de m'éloigner.

...

Il y avait un orage déchaîné au-dehors. Ginny aurait pu oublier sa présence sans les éclairs de lumière ou les grondements du tonnerre occasionnels. Elle reposait sur le matelas bosselé, à moitié endormie seulement.

Le crépitement de la pluie contre les murs de pierre et le toit de bois sonnait comme une berceuse morbide, dangereuse et inquiétante. Ses paupières étaient lourdes alors même qu'elles étaient closes, et son cœur semblait battre au rythme du crépitement de la pluie, s'accélérant et ralentissant aléatoirement lorsque le violent orage au-dehors tentait de décider d'un rythme régulier.

Une lumière glissa le long du ciel et éclaira durement à travers la mince fenêtre, fendant l'obscurité de la pièce sale où Ginny dormait depuis moins d'une seconde. Ses yeux ne s'étaient pas ouverts, elle ne donnait pas signe de conscience de la présence de la lumière dure.

La pluie tombait férocement contre le toit et les murs pourrissants. Tout à coup, une goutte d'eau perça le toit et s'écrasa sur le front de Ginny. Les yeux clos de Ginny se plissèrent de confusion mais elle ne s'éveilla pas. Une autre goutte d'eau froide tomba et vint se perdre dans ses cheveux roux ternes. Ginny émit un soupire ennuyé mais ne remua toujours pas.

Une lumière traversa les vitres de la fenêtre une fois de pluie alors que le rugissement de l'orage sonnait si fort que cela secoua les murs de pierre fragile. La pièce sombre fut illuminée pendant une brève seconde. Ginny aurait-elle était éveillée, elle aurait été capable de voir les murs couverts des différents bouts de Merlin-savait-quoi et les rideaux déchirés pendant mollement devant la fenêtre. Elle aurait pu voir les bouts de déchets qui jonchaient le sol, et elle aurait vu la sombre, menaçante, silhouette se tenant sur le pas de la porte.

Alors que la lumière qui couvrait l'obscurité s'estompait, laissant ses occupants se demander ce qu'il se passait. Un autre éclair et la pièce fut une fois de plus éclairée, révélant que la figure sombre avait fait un pas dans la pièce avant que tout ne soit recouvert par l'obscurité, une fois encore.

La pluie continuait à marteler la fenêtre, les murs, et le toit, transperçant parfois la barrière faite à la main et faible, frappant Ginny au visage. L'orage gronda avec plus de force, comme s'il venait droit de la terre. Et à chaque fois la lumière brillait et faisait revenir à la vie la pièce sombre et le personnage menaçant, plus près à chaque éclair.

La pièce était une fois de plus envahie par l'obscurité. Ginny restait inconsciente de la silhouette dans la pièce, alors que l'orage dominait tout autre son. Elle gisait là, tentant de trouver un coin paisible dans son esprit pour pouvoir dormir plus profondément, pas à poings fermés, mais calmement et inconsciemment.

L'orage hurla de l'autre côté de la fenêtre avec plus de force. Chaque grondement de l'orage secouait les carreaux de verre fragile et chaque goutte de pluie semblait prête à transpercer la fenêtre.

Un autre éclair éclaira la pièce, montrant que l'homme était maintenant agenouillé derrière la fille endormie. Il tendit la main juste au moment où la lumière s'évanouissait et les recouvrait d'obscurité une fois de plus. Quelques secondes après, la pièce était à nouveau illuminée l'homme approchait sa main, planant à seulement quelques centimètres de l'épaule mince de Ginny. La lumière disparut pour revenir plus violemment. La main de l'homme était maintenant posée légèrement sur l'épaule de Ginny.

Dès qu'elle sentit la pression, les yeux de Ginny s'ouvrirent brusquement, montrant des pupilles dilatées par la peur, jusqu'à cacher presque entièrement les iris de miel.

...

Je m'éveillai une fois de plus au son de la voix dure de Snape. Mes yeux s'ouvrirent brusquement, et en rougissant un peu je me redressai dans le fauteuil. Toujours par habitude, je regardai vers les fauteuils de l'autre côté j'avais dit à Blaise de ne pas venir ce soir, mais à présent, tout ce que je voulais voir étaient ses yeux bleus fixés sur moi.

Il avait voulu venir, affronter avec moi cette épreuve, mais je lui avais dit que c'était quelque chose auquel je sentais devoir faire face seule à partir de maintenant. C'était en partie vrai, l'autre raison pour laquelle je ne voulais pas qu'il vienne était que je savais que si je le voyais assis là, avec une place vide à sa gauche, une place vide que Draco occupait habituellement, je savais que cela ne ferait que me ramener au souvenir de cette nuit dans le couloir.

« Miss Weasley ? »

Je regardai Snape il me lançait un regard intrigué.

« Comment vous sentez-vous ? »

J'haussai les épaules. « Pas aussi mal que la dernière fois. »

« Mmh, oui. » Snape commença à faire les cents pas autour de son bureau. « Miss Weasley, vous rappelez-vous de ce qu'il s'est passé la dernière fois ? » demanda-t-il enfin.

J'ouvris la bouche pour parler. J'avais une théorie à propos de ce qu'il s'était passé mais comment savoir si c'était vrai ? Fermant la bouche, je secouai la tête.

« Je ne pense pas que ce soit le cas, » acquiesça Snape en continuant à marcher.

Un lourd silence tomba sur nous alors que Snape faisait les cents pas, et je songeai à tout ce qu'il s'était passé depuis que j'étais venue voir Blaise cette nuit.

J'avais été surprise de voir que Blaise ne semblait pas trop énervé que je l'ai tout d'abord ignoré. Je savais que cela l'énervait, c'était évident que cela l'avait fait, mais sans un mot il me laissait savoir qu'il était prêt à tout oublier et à passer à autre chose. Nous étions retournés au point d'avant, comme c'était. Nous discutions en potion, allions nous balader après les cours, et de temps en temps je revenais dans sa chambre la nuit. C'était une parfaite amitié, et cela alla mieux seulement après que j'ai réalisé que Blaise ne m'appréciait plus comme avant.

Il m'entourait parfois de son bras, ou m'enlaçait, ou parcourait mes cheveux de ses doigts, mais ce n'était plus comme avant. Avant, c'était étrange et un peu agaçant, et cette impression était allée en grandissant après qu'il ait tenté de m'embrasser. Mais maintenant, maintenant tout cela semblait normal, confortable… naturel. Nous avions passé un accord tacite pour ne pas remettre sur le tapis les sentiments mal interprétés de Blaise envers moi, pour être simplement heureux du fait que les choses soient à nouveau normales.

Mais tout n'était pas normal. Quelque chose manquait, pendant les heures silencieuses passées dans la chambre de Blaise, ou dans les balades tranquilles dans le parc, j'avais toujours le sentiment que le monde semblait vide. Je savais ce qui me donnait cette impression, quelque chose d'immense manquait et rien ne serait pareil avant que cela ne revienne.

Il manquait Draco.

Le sentiment intense de perte à chaque fois que je pensais à Draco m'embrouillait et m'effrayait. Son absence ne devrait pas autant m'ennuyer. Blaise n'avait pas dit un mot quant à la raison pour laquelle il avait cessé de traîner avec son meilleur ami, et je refusais de lui dire ce qu'il s'était passé cette nuit dans le couloir, mais je savais qu'il pouvait également le sentir. Blaise n'avait rien à me dire pour que je sache que son ami lui manquait. Draco avait toujours été là, même quand lui et moi nous disputions et que Blaise était pris au milieu, je savais qu'il aimait ces moments.

Et maintenant, maintenant plus rien de cela. Draco et moi avions cessé de nous haïr l'un l'autre, dans un accord mutuel, pour un rapprochement, ou même plus, de l'amitié, et finalement dépasser le dégoût. Il ne me regardait pas, ne me parlait pas, m'ignorait simplement, ignorait simplement ma présence comme si je n'existais pas. Je n'aurais jamais pensé qu'un jour viendrait où j'aurais envie que Draco m'insulte dans les couloirs.

« Voudriez-vous une explication ? » La voix de Snape me tira de mes pensées.

Mes yeux se levèrent jusqu'aux siens. Il avait le regard baissé sur moi avec intérêt. Je remuai sur mon fauteuil. Depuis combien de temps m'observait-il ? Depuis combien de temps étais-je perdue dans mes pensées ?

« Bien sûr, » dis-je calmement.

« Je suis certain que vous avez déjà deviné, pourtant. » Les yeux noirs de Snape étaient accrochés aux miens. « Vous avez été un peu… affolée. »

Je gigotai encore.

« Et vous avez rendu évident le fait que vous ne vouliez plus en voir davantage, » poursuivit-il.

« Donc… ? »

« Donc, vous m'avez repoussé hors de votre esprit. » Snape me lança un regard étrange.

« Je-je pensais que ce n'était pas possible. » Je secouai la tête.

« Ça l'est, mais ce n'est pas une option à écarter, » fit Snape en hochant la tête.

« Que, qu'est-ce que cela signifie ? »

« Vous êtes une sorcière très puissante, miss Weasley. »

Ce n'était pas la première fois que j'entendais cela, mais les mots de Snape m'étonnèrent, je ne me serais jamais attendue à l'entendre lui dire cela.

« Et, » continua-t-il, « si vous sentez à nouveau le besoin de le refaire, essayez simplement de vous détendre, ce devrait être moins douloureux, pour nous deux. »

Je rougis et hochai la tête.

« Et si… je veux dire, je ne savais pas ce que je faisais, ou comment je l'ai fait… et si je ne parviens pas à me détendre ? » demandai-je.

« Vous y parviendrez, souvenez-vous simplement que vous contrôlez les choses. »

Je le regardai d'un air ébahi. Je ne savais pas que je contrôlais les choses… j'avais toujours pensé que c'était Snape qui contrôlait ce qu'il voyait. Cette information ne faisait qu'augmenter ma confusion.

« Oui monsieur. » J'hochai la tête avant de me lever lentement pour partir.

|- Draco -|

Elle lui était revenue Blaise avait tout ce qu'il voulait. Il avait raison elle n'avait pas tenté de le rejeter… je n'allais pas lui dire cela, pourtant les Malfoy n'admettaient pas qu'ils avaient tort.

Et maintenant ils se pavanaient dans les couloirs comme si rien ne s'était passé. Il agissait comme si elle n'avait pas tenté de se suicider, comme si elle ne l'avait pas ignoré pendant des semaines après qu'elle se soit réveillée.

Il ne semblait pas savoir ce que je lui avais dit à elle. J'en avais été sûr lorsque je l'avais vue dans la salle commune ce matin-là, qu'elle le lui aurait dit, mais non, il se serait mit en rogne si ç'avait été le cas. Et elle… elle était différente. Pas la nana dépressive, tentant de sortir d'un autre monde, qu'elle avait été après son réveil. Pendant les quelques semaines suivant le réveil tardif de Ginny, tout à propos d'elle semblait avoir changé. Son attitude enflammée était partie, elle était comme enfermée dans sa coquille… et maintenant, maintenant qu'elle avait à nouveau Blaise, un peu de ce feu était de retour, mais pas complètement.

Je ne lui avais pas parlé depuis cette nuit, mais je l'avais vue, et je l'avais vue me regarder… avec une colère mêlée de douleur. C'était le même regard qu'elle avait lancé le jour où je l'avais coincée dans le couloir sombre. Je ne pouvais pas m'ôter cette nuit de la tête.

Je ne me sentais pas mal. Elle méritait ce que je lui avais dit. Mais l'expression de son regard, le tremblement dans sa voix… tout ça était imprimé profondément dans ma tête et refusait de partir.

Et maintenant… maintenant elle se baladait et riait avec Blaise comme si rien de cela n'était arrivé. Mon sang bouillait dès que je les voyais ensemble, je ne la croyais pas, ne croyais pas qu'elle ne le blesserait plus. Il ne devait pas être amoureux d'elle, mais il l'aimait, nous savions tous cela à présent.

Je fus tiré de mes pensées quand le mur s'ouvrit. Levant les yeux du feu, je vis le professeur Snape entrer. Je me redressai dans le fauteuil confortable et l'observai avec curiosité.

Que pouvait-il se passer pour que Snape vienne ici ?

« Mr Malfoy, » dit-il sèchement.

Oh, super.

« Oui monsieur ? »

« Venez avec moi, » dit-il sévèrement.

J'hochai la tête et me levai pour suivre Snape hors de la salle commune. Il était furibond, qu'est-ce qui avait pu arriver pour qu'il soit autant en colère ? Et comment pouvais-je en être la cause ? Mon esprit multiplia les questionnements alors que je le suivais dans son bureau.