Titre: Combien je vaux d'après toi?
Auteurs : Melle Lune (ancienne :Tsuki-no-Shinigami)
Série: Euh.. Pas vraiment Enfin on va faire comme si donc Tokio Hotel
Genre :UA, Shônen -aï, Yaoi, twincest lemon par là suite
Disclaimer : Pas à moi, pas de commentaire merci bien
Petite note : Fic recorriger par sangdelicorne, édité tout les jours
Couple: TomxBill et GeorgxGustav
Combien je vaux d'après toi?
24. semi- inconscience
J'ai fait le trajet hôtel- hôpital en étant presque complètement absent. Tous mes sens étaient rivés sur les battements de cœur de Bill et sur la chaleur de sa main que je tenais fermement dans la mienne.
J'avais peur que si je la lâchais, il me quitterait. Pourtant j'étais inconscient de tout ce qui m'entourait.
Quand je me réveille, j'ai l'impression d'avoir un immense trou de mémoire. A tel point que je me demande si une absence si longue ne peut pas être considérée comme un semblant de coma. C'est tel un automate que je vais à l'accueil pour demander si ils peuvent me donner des nouvelles de Bill.
J'ai dû rester un long moment dans cet état de légume car la femme de l'accueil me donne le numéro de sa chambre me prévenant que je peux y aller mais qu'il n'est pas encore réveillé pour le moment et que ça n'arrivera pas avant demain au moins.
Après l'avoir remerciée, je vais dans la chambre qu'occupe Bill, le moins de temps possible j'espère.
C'est une chambre d'hôpital vraiment banale. Elle pourrait être celle d'en face ou celle utilisée deux étages plus bas, pourtant cette chambre est particulière. C'était sûrement moi qui lui attribue une valeur symbolique, pas pour la chambre en elle même, mais dans le fait qu'elle est habitée, si l'on peut dire, par la personne que j'aime.
Il est là, dans ce lit blanc car c'est comme ça dans tous les hôpitaux, peut-être une question d'hygiène ou d'argent. Ne peuvent-ils pas faire des draps d'une autre couleur pour donner un air de vie ?
Le blanc rend tout si mort quand la pièce en est remplie, particulièrement dans ces endroits où la vie et la mort se croisent.
Je pourrais avoir l'impression qu'il dort s'il n'avait cet épais bandage autour de la tête avec une perfusion au bras et des électrodes sur le torse reliées à une machine qui surveille ses battements de cœur.
Il est toujours aussi beau même entouré de tout ceci. Si il avait un sourire aux lèvres, j'affirmerais qu'il est serein. Mais il ne l'est pas. Il est inconscient à cause d'elle.
Je m'avance jusqu'à son lit, à côté, il y a une chaise qui semble n'attendre que moi. Mon envie d'être près de lui me fait m'y asseoir. Ma main frôle doucement, du bout des doigts, sa joue blanche.
Je suis resté un long moment à ses côtés, à lui caresser les joues, les mains, les bras. Je veux être constamment en contact avec lui pour me prouver qu'il est là. Le médecin est passé, il y a déjà un certain temps, me disant qu'il a reçu un bon coup sur la tête, comme si je ne l'avais pas vu de mes propres yeux. Qu'il ne semble pas qu'il y ait de complication mais qu'il ne pourra en être sûr que quand Bill se réveillera et tout un baratin qui ne m'a rien appris d'autre.
Au bout d'un long moment, une main se pose sur mon épaule. Je m'y attends tellement peu que je fais un bon de trois mètres. En me retournant, je reconnais Gustav et Georg. Ils me regardent avec un air désolé sur le visage. Georg resserre sa main sur mon épaule en signe de soutien.
— Qu'est-ce que les médecins ont dit?
— Pas grand chose, grand choc sur la tête, normalement rien d'endommagé mais à confirmer lors de son réveil. Réveil sûrement demain.
— C'est positif, non?
— Je sais pas.
Je me sens un peu mieux de les avoir là, près de moi en soutien. J'ai l'impression d'avoir quelque chose qui me retient à la réalité. D'être important pour des personnes qui le sont aussi pour moi. J'ai besoin de savoir ce qui s'est passé aussi, peut-être pour savoir où j'en suis avec moi même et avec les autres. Ce qu'il va advenir. Ce qui va être et ce que j'ai perdu puisque je ne sais pas encore ce que j'ai gagné.
— Qu'est-ce qui s'est passé après?
Un silence me répond. Ils semblent se demander si c'est vraiment le moment. Gustav tortille ses doigts entre eux en baissant la tête, tout en la relevant de temps en temps pour jeter un coup d'œil à Georg comme pour qu'il choisisse de me parler ou non.
— J'ai vraiment besoin de savoir où j'en suis et pour ça faut que je sache.
Dernier échange de regard avant que Gustav n'acquiesce.
— La police est venue
— Je sais, lui dis-je. J'étais encore là.
— Ils l'ont embarquée, continue Georg comme si je ne l'avais pas interrompu . Les gens ont été interrogés et du coup, elle passe la nuit en prison avant d'aller dans un institut spécialisé.
— Ça fait déjà la une des journaux, précise Gustav. On a un peu discuté avec David.
— Plus de groupe je suppose.
A ce moment là, je crois qu'un immense poids me tombe dessus. Ce groupe, on y tenait avec les gars. C'était un peu comme notre enfant. On l'avais vu grandir grâce à nous. Nous étions partis d'un rien et pierre après pierre nous l'avions solidifié, regardé grandir. Nous en étions si fiers et là c'est comme si notre enfant était mort. Tous nos rêves, toutes les tristesses, tous les bonheurs qu'on a eus, tout ça était présent dans ce groupe. C'était à nous! On n'avait pas le droit de le briser.
Je ressens un immense vide. On a tué mon bébé. Les larmes viennent rapidement à mes yeux, sortant de mon corps. Mon petit bébé.
— Non.
Je relève la tête. Comment veut-il me faire croire ça? C'est vraiment n'importe quoi! Comment pourrait-il continuer après ça?
Mon regard doit se faire assassin car tout de suite Georg continue.
— Oui et non. Tout n'est pas perdu mais faut trouver quelqu'un.
— Ce ne sera plus comme avant mais tout n'est pas fini. Il faut juste reconstruire ce qui a été cassé, dit Gustav en s'approchant et en essuyant mes larmes.
— Merci.
— C'est normal Tom, nous non plus on ne veut pas que le groupe meurt. C'est notre Bébé.
— C'est exactement ce que je me disais, leur dis-je après avoir ri . C'est pour ça et pour Bill. Surtout pour lui.
— On n'allait tout de même pas le laisser se cracher la gueule sur le béton. Il aurait été tout défiguré, le pauvre. Il nous aura tout de même bien dérangé dans l'histoire, c'te zozo. Il pouvait pas tenter le saut à l'élastique avec un élastique et à un autre moment.!
— Hum ! Georg, tais-toi.
— Non mais c'est vrai quoi ! Du coup nous avons été coupés !
— Georg ! Ta gueule!
— D'ailleurs, pendant que j'y pense même si je crois bien avoir eu du coup ma réponse, donc je vais légèrement changer ma question, ça fait combien de temps que vous êtes ensemble?
Là, j'ai droit à deux tomates servies sur un plateau repas de luxe. J'avais bien vu certaines choses mais j'étais bien trop occupé pour vraiment y faire attention mais maintenant je n'ai plus de doute à avoir.
— Euh...
— Pas mal de temps.
— Plus précisément?
— Après une sortie en boite alors que tu étais resté avec Bill à l'hôtel.
— Effectivement, ça fait déjà un moment.
— Et toi avec Bill?
— C'est un peu plus compliqué que ça. Et encore dans le flou.
— Tu l'aimes?
— Oui.
A suivre.
