Bonjour à toutes !
Whaaaa, vous avez explosé le compteur des reviews, avec mon chapitre précédent ! Non mais 22 reviews, quoi ! Je ne vous remercierai jamais assez ! \o/
Comme vous avez été géniales, je vous ai écrit spécialement un petit lemon rien que pour vous. Normalement, ce chapitre s'arrêtait juste avant (d'où la longueur interminable de ce chapitre lol). Mais vous avez été tellement sympas et patientes que je voulais vous remercier. Je ne suis pas spécialiste de ce genre de scène, alors soyez indulgentes !
Mais avant ce rating M, j'espère que vous allez apprécier le chapitre. Regina réagit enfin et comprend qu'une vie sans Emma est impossible. J'espère que vous apprécierez les retrouvailles. Attention, il y a de la guimauve au kilo. J'espère que personne n'est au régime lol
Dernière chose : ce chapitre est l'avant-dernier... Donc profitez bien !
Allez, assez parlé, je vous laisse lire ! Bonne lecture !
Chapitre 25 : Retour à la maison
Le manque de sommeil, l'envie irrépressible de retrouver Regina ou même la soif de vengeance… Emma n'aurait su dire ce qui l'inspirait à ce point. Mais en quelques minutes à peine, elle avait rédigé un long mail qu'elle relut une dernière fois avant de l'envoyer à son destinataire.
Gold,
« Les secrets sont faits pour être découverts », c'est bien ce que l'on dit ? Que diriez-vous si je vous apprenais que les vôtres sont non seulement découverts, mais qu'ils sont tombés entre les mains d'un shérif ? C'est trop bête, n'est-ce pas ?
J'imagine que vous ne prenez pas ce mail au sérieux. Sans doute pensez-vous le jeter à la corbeille après l'avoir à peine survolé. Je ne vous le conseille pas. Et vous avez tout intérêt à lire bien attentivement ce qui va suivre.
Sachez que personne d'autre que Regina Mills et moi ne sommes au courant de vos agissements pour le moins condamnables. Si ça ne tenait qu'à moi, il y a longtemps que je vous aurais dénoncé pour que vous pourrissiez en prison. Mais une promesse est une promesse et je ne compte pas la briser pour un cloporte tel que vous.
Néanmoins, je peux vous assurer que si j'apprends un jour que votre comportement, vos paroles ou ne serait-ce même que vos intentions vont à l'encontre du bien-être de madame Mills, de nos enfants, ou de moi-même (car je ne doute absolument pas que vous avez deviné mon identité), non seulement vous passerez le restant de votre minable vie en cellule, mais tout Storybrooke sera mis au courant de vos agissements passés… y compris votre très chère Belle, qui se fera une joie d'apprendre à quel point vous l'avez bernée depuis le début.
Et, bien évidemment, s'il m'arrivait malheur par votre main, soyez bien conscient que mes collègues sauront où chercher pour découvrir la vérité sur ce qu'il me sera arrivé.
J'espère avoir été suffisamment claire pour votre petit cerveau étriqué.
E.S.
Satisfaite d'elle-même, Emma cliqua sur le bouton « Envoyer » et c'est le cœur plus léger qu'elle se recoucha et trouva le sommeil en quelques minutes.
oOoOo
Comme tous les matins, Rumple Gold ouvrit sa boutique et alluma son ordinateur. Il n'avait pas beaucoup de clients, encore moins de commandes, mais il lui arrivait de recevoir sur sa boîte professionnelle quelques rares mails de potentiels acheteurs recherchant tel ou tel objet précieux. Il avait donc pris l'habitude de commencer sa journée en sirotant son café devant la lecture de ses courriers électroniques.
Exaspéré par le nombre de publicités qui avaient atterries dans sa boîte de déception pendant la nuit, il vit à peine le mail sans objet envoyé par un certain ES. Curieux de découvrir ce que ce client inconnu allait lui demander, il ouvrit le mail en question. Son excitation professionnelle retomba aussitôt. Dès la lecture des premières lignes, il perdit son sourire, et ses mains devinrent de plus en plus moites. Au fil de la lecture, il sentit son cœur s'emballer et sa bouche s'assécher.
Le jour qu'il redoutait depuis des années venait d'arriver. Regina avait tout dit à la police. La haine contre sa belle-fille lui remua les entrailles et il n'eut que l'envie de lui faire payer. Après tout ce qu'il avait fait pour elle, c'est ainsi qu'elle le remerciait ? Il prit quelques instants pour se ressaisir en s'asseyant sur sa chaise derrière le comptoir.
Le cœur battant, il essaya de réfléchir. L'étrangeté du message lui sautait maintenant aux yeux. Ce mail n'avait rien d'un mail officiel. S'il s'était agi d'un mail provenant d'un shérif ou d'un quelconque poste de police, les auteurs auraient donné leur nom et leur grade. Tout indiquait plutôt qu'il s'agissait d'un particulier. Il ne lui fallut que quelques secondes de réflexion supplémentaires pour attribuer les initiales à cette Emma Swan. En pensant à la jeune femme, un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres. Plus il relisait le mail, plus il comprenait qu'elle n'avait rien contre lui. Elle était au courant du passé de Regina, et alors ? Les faits remontaient si loin qu'il y avait prescription. Quant au meurtre de Daniel, personne n'avait jamais rien pu prouver contre lui, ce n'était pas cette jeune imbécile qui allait trouver quelque chose, là où les meilleurs enquêteurs du FBI s'étaient cassé les dents. Quelque peu rassuré, il retrouva une respiration régulière et se mit à réfléchir.
Toute sa vie, il avait eu confiance en lui et en ce qu'il faisait pour Regina. Cora elle-même ne lui disait-elle pas qu'ils faisaient cela pour son bien ? Il n'avait jamais eu peur de la prison. A vrai dire, il ne la redoutait même pas, sachant que Regina était bien trop effrayée pour tenter la moindre chose contre lui. Mais aujourd'hui, quelque chose avait changé. Il l'avait su dès l'arrivée de ce gamin chez elle. Ce Swan était un mauvais présage, et l'arrivée de sa mère à Storybrooke n'avait fait qu'empirer les choses. Malgré leur travail de longue haleine pour détruire toute confiance en elle chez Regina, cette jeune imbécile avait su lui redonner assez de confiance pour que cette dernière lui avoue tout. Gold se maudissait d'avoir été si négligent. Il aurait dû agir dès le début et ne pas attendre que cette sale fouine vienne fourrer son nez dans ce qui ne la regardait pas.
L'antiquaire essayait de faire bonne figure, mais en réalité, il était effrayé. Il avait toujours été lâche au fond de lui-même et cette couardise faisait ressortir une peur viscérale en lui. Pendant des années, la présence de Cora Mills à ses côtés avait toujours joué un rôle protecteur. Il savait qu'avec le maire de son côté, il ne risquait rien. Et il vivait dans une remarquable impunité malgré tous leurs funestes agissements. Mais aujourd'hui, Cora était emprisonnée et il se retrouvait seul pour faire face aux menaces de cette teigne blonde. Et si, malgré sa promesse, elle décidait de tout révéler à la police, qu'adviendrait-il de lui ? Après tout, était-il vraiment sûr qu'elle n'avait rien contre lui ? Et si Regina lui avait révélé des détails inconnus de la police à l'époque ? Il recommença à paniquer.
Il n'avait jamais pensé un jour finir en prison, trop confiant en lui-même et en sa domination sur sa belle-fille pour craindre la moindre chose d'elle. En fait, plus que la prison, ce qu'il redoutait était le regard que Belle porterait sur lui. Depuis l'emprisonnement de sa femme, il avait trouvé en l'ingénue bibliothécaire une aide précieuse et une présence agréable. Elle était la seule personne proche qui ignorait tout de son passé meurtrier et son regard bienveillant et amoureux lui était d'une aide précieuse. Il ne pourrait supporter qu'elle le voie tel qu'il était : un tyran et un assassin. Fort heureusement, Emma Swan n'était plus dans les parages, et tant qu'elle ne reviendrait pas, il pourrait continuer d'impressionner Regina. Tant qu'il garderait son pouvoir sur elle, il serait sauvé. Elle ne le dénoncerait pas, Regina ne réagirait pas et tout continuerait comme avant.
Il cherchait à se rassurer quand l'intéressée passa justement la porte d'entrée. « Surtout, ne pas perdre la face. Continuer de croire en ma domination », essayait-il de se persuader. Mais quand il posa ses yeux sur Regina, il sut aussitôt que c'en était fini de lui. Elle n'avait plus peur.
- Madame le Maire…, minauda-t-il, cherchant à tout prix à ne pas laisser voir son effroi.
- Arrête ton cinéma, Gold. Je suis venue te dire que c'était fini.
- Mais, qu'est-ce qui est fini ? fit-il, faisant croire qu'il ignorait de quoi parlait sa belle-fille.
- Tout ! Tout est fini : les intimidations, les menaces… et même la peur que vous deux exercez sur moi !
Conscient de jouer ses dernières cartes, il sortit alors de ses gonds et s'écria :
- Et alors quoi ? Que vas-tu faire ? Vous allez m'enfermer, toi et ton chevalier servant ? Toute ta vie, j'ai essayé de te donner le meilleur ! Je t'ai fait comprendre que toutes ces personnes qui te tournaient autour n'étaient pas assez bien pour toi, et voilà comment je suis remercié ? En fait, tu sais ? C'est juste toi qui n'es pas assez bien pour nous. Je me demande bien pourquoi ta mère s'est sacrifiée pour toi ! Car oui, elle s'est sacrifiée pour ton bien, pour toi ! Et tu nous –
- Tu es fou à lier, mon pauvre… le coupa Regina calmement.
Elle ne voulait surtout pas crier et s'abaisser au niveau de son beau-père. Elle s'approcha doucement de lui, le doigt tendu et menaçant. Alors, soutenant son regard, elle lui dit, d'un ton froid et monocorde, tout ce qu'elle avait sur le cœur depuis une trentaine d'années.
- Maintenant, tu vas m'écouter bien sagement. Vous ne vous êtes absolument pas sacrifiés pour moi. Tout ce que vous avez fait a été de me détruire avant même que je ne commence à vivre…
- On l'a fait pour ton –
- Tais-toi ! Non, vous ne l'avez pas fait « pour mon bien » comme vous le disiez ! Vous l'avez fait pour me détruire ! Quel parent ose faire ce que vous m'avez fait, tous les deux ?! Quel parent ose lever la main sur sa petite fille parce qu'elle a ramené une mauvaise note ?! Quel parent ose enfermer son enfant dans un placard pendant des nuits entières ?! Quel parent peut frapper une fillette jusqu'au sang ?!
Regina avait perdu son ton calme et elle crachait sa haine au visage de Gold, se libérant d'un poids lourd de plusieurs décennies. Elle était au bord des larmes, et poursuivit, plus doucement :
- Je n'étais qu'une petite fille…
L'antiquaire fixait toujours son ancienne victime avec dédain. Il voulut lui répondre une réplique cinglante, mais n'en eut pas le temps, car Regina continua :
- J'ai commencé à vivre quand vous aviez disparu de ma vie, et même si cela n'a pas duré longtemps, j'ai vécu avec Daniel les plus beaux moments de cette courte vie. Mais votre folie me l'a enlevé. Tu pensais que depuis ce jour, je n'oserai plus rien faire contre vous. Eh bien, détrompe-toi. Car c'est exactement à partir de ce moment que j'ai su qu'un jour je serai assez forte pour me défaire de toi. Alors j'ai mis du temps, peut-être, mais sache qu'aujourd'hui, ta misérable autorité sur moi n'existe plus.
- Et tu penses que je vais croire ça ? Entre nous, Regina… que penseras-tu quand on se croisera dans la rue, au square avec ton fils, ou même à la supérette ? Penses-tu pouvoir te débarrasser de ta peur comme ça ? Qui te dit que je vais te laisser vivre tranquillement, sous mes yeux avec cette… moins que rien…
Il n'aurait voulu à aucun prix laisser voir la peur qui le tenaillait, alors il fit ce qu'il faisait de mieux : afficher l'air le plus méprisant possible. Il n'avait jamais vu Regina aussi affirmée devant lui alors il abattait ses dernières cartes. La provoquer pourrait peut-être la faire reculer, la faire revenir entre ses griffes. Mais, à son grand désespoir, elle n'avait jamais été aussi sûre d'elle, et poursuivit :
- Le seul problème, Gold, c'est qu'aujourd'hui vos minables petites menaces n'ont plus d'effet sur moi. Toute ta vie, tu as vécu dans l'ombre de ma mère, écrasé, dominé et obéissant. Tu n'as jamais connu l'amour, le vrai, celui avec lequel tu sais que rien ne pourra t'arriver. La différence entre toi et moi, c'est qu'aujourd'hui, j'aime d'un amour véritable et que je choisis de vivre cet amour, me fichant royalement de ce qui pourra arriver, car je serai heureuse d'être avec celle que j'aime. Aujourd'hui, je vais refaire ma vie avec celle que mon cœur a choisi. Alors, tu diras tout ce que tu voudras à ma mère, je n'ai plus peur de vous. Emma ne sera sans doute jamais assez bien pour vous… Mais ce que je sais, c'est que c'est vous qui n'êtes absolument pas assez bien pour Emma. Elle m'a appris à revivre, elle m'a appris à ne plus avoir peur, elle m'a appris à aimer. Grâce à elle, j'ai confiance en la vie, j'ai envie de vivre à ses côtés et de tout partager avec elle. Alors toi, misérable créature, tu pourras faire tout ce que tu as l'habitude de faire, nous menacer voire nous blesser…. Sache que je préfère mille fois vivre quelques jours à ses côtés, que de survivre une vie sans amour et avec la peur enracinée dans mon cœur.
- Quel gâchis… Tu étais promise à de telles choses…
- Ce que tu ne sembles pas comprendre, c'est que vos rêves de carrière, vos fantasmes de vie pour moi, c'est fini. Je ne vivrai plus à travers vous. Ma mère a raté sa vie et je ne compte plus lui donner la possibilité de se rattraper à travers moi. A partir de maintenant, je vais vivre ma vie, que cela vous plaise ou non, et vous n'aurez plus rien à m'ordonner. Je vous raye de ma vie, ma mère et toi. Je vous méprise. Et à mes yeux, vous n'existez plus. Quant à toi…
- Vous n'avez rien contre moi, de toute façon…
- Non, bien évidemment, je n'ai aucune preuve. Mais je te promets sur la tête de mon fils que si la moindre chose arrive à ma famille, tu regretteras d'être né. Me suis-je bien fait comprendre ?
Gold ne pouvait décemment pas répondre, il ne pouvait s'abaisser à s'écraser devant elle. Pourtant, à cet instant, il était à tout accepter, pourvu qu'elle sorte de son magasin et qu'elle abaisse ce regard noir et effrayant. Il repensa à Belle, et à leurs rêves de vie ensemble, il ne pouvait pas tout gâcher.
L'effet combiné du mail d'Emma et de la visite de Regina eurent raison de sa volonté. La peur avait maintenant changé de camp. Alors, il se contenta d'afficher un dernier sourire méprisant, provoquant ainsi une dernière fois sa belle-fille.
Regina interpréta le rictus de Gold comme un acquiescement et, sans demander son reste, elle partit en claquant la porte.
Elle était enfin libre…
oOoOo
Il faisait particulièrement beau, ce dimanche de septembre à Boston. L'été indien avait rougi les feuilles des arbres et la douceur de l'air était encore agréable. Emma et Matthew s'étaient forcés à sortir afin de marcher dans le parc où ils avaient leurs habitudes. Mais le cœur n'y était pas. Alors, après avoir pris l'air quelques minutes, ils rentrèrent rapidement chez eux. Le jeune garçon partit s'enfermer dans sa chambre, et Emma s'affala sur le canapé, essayant vainement de lire.
Que la vie était triste chez les Swan… Leur bonne humeur légendaire semblait avoir été oubliée à Storybrooke. Depuis leur retour, ils se parlaient à peine, et Emma se désolait de ne plus partager autant qu'avant avec son fils. Mais au moins, lui, Matthew, était là, à ses côtés. Elle pouvait le voir et le toucher chaque jour… contrairement aux deux Mills… Son cœur lui-même semblait ne pas s'être remis de cette double séparation. L'absence de son amante et de son fils lui pesait comme jamais.
Elle n'avait jamais eu de réponse au mail envoyé à Gold. Elle n'était même pas sûre qu'il l'ait bien reçu. Mais après tout, cela n'avait que peu d'importance. Tout était maintenant entre les mains de Regina, et, même si elle rêvait de pouvoir le faire, elle n'avait pas le droit de se battre à sa place.
Elle était perdue dans ces réflexions quand son téléphone sonna. Elle sortit de ses pensées et son cœur s'emballa quand elle découvrit la photo de son interlocutrice. Pourquoi Regina appelait-elle si tôt aujourd'hui ? Impatiente, elle décrocha.
- Bonjour Regina, dit-elle tendrement.
- Bonjour Emma, lui répondit la voix tant aimée.
Emma retrouva aussitôt le sourire et son corps retrouva une chaleur agréable, comme si le sang qui était figé en elle en l'absence de Regina s'était remis à voyager à travers ses chairs et la ramenait à la vie. Matthew sortit la tête de sa chambre et rejoignit sa mère sur le canapé, se collant à elle pour entendre à travers le combiné.
- Comment vas-tu ? reprit-elle.
Des kilomètres séparaient les deux femmes mais, bizarrement, Emma ne s'était jamais aussi proche d'elle depuis leur départ. La voix de Regina n'était qu'une illusion électrique, transmise par le réseau téléphonique, mais Emma pouvait presque sentir son souffle contre son oreille. Et elle se sentit tout de suite revivre.
- Maintenant, je vais bien… Et toi ? Et Henry ?
- Nous allons très bien.
Regina s'arrêta, le ton hésitant. Elle voulait prendre son temps. Elle voulait savourer ce moment. Mais devant le peu de discussion, Emma s'inquiéta et poursuivit :
- Tu es sûre ? Tu sembles inquiète…
- Non, je t'assure, on va bien. En fait, Emma, je voulais t'annoncer quelque chose.
Emma n'en crut pas ses oreilles. Serait-il possible que Regina ait enfin fait le grand pas ? Bouillonnant d'impatience, elle dit d'un ton qu'elle aurait voulu moins pressant :
- Vas-y, vas-y !
- J'ai vaincu mes démons, Emma… répondit-elle, d'une voix douce.
Le cœur d'Emma explosa dans sa poitrine. Comment se faisait-il qu'elle ne soit pas morte, alors ? Au contraire, elle se sentait plus vivante que jamais. Elle bondit du canapé et enlaça son fils qui avait poussé un grand cri de joie. Elle essaya de calmer son ardeur, mais sa joie était tellement forte…
- Je suis si fière de toi, Regina ! Si seulement je pouvais me téléporter à Storybrooke immédiatement ! Mais comment as-tu fait ?
- Je te raconterai tout, dès qu'on se reverra…
- Mais quand … ? demanda Emma tristement.
Son enthousiasme retomba aussitôt, rappelée par la réalité. Elle était si loin de Storybrooke, à cet instant. Elle ne la reverrait sans doute pas avant des jours. Même si elle savait qu'elles allaient bientôt se retrouver, c'était maintenant qu'Emma avait besoin d'elle, c'était maintenant qu'elle voulait la sentir tout contre elle, c'était maintenant qu'elle avait besoin de son odeur et de ses bras…
- Un jour. Bientôt.
- Bientôt ? Mais dans combien de temps ?
Regina ne répondit pas immédiatement. Elle respira une dernière fois et lança :
- Eh bien… maintenant ?
- Maintenant ? demanda Emma qui ne comprenait pas.
- Ouvre ta porte, Emma…
Les sourcils froncés, ne voulant y croire de peur d'être déçue, mais le cœur pourtant battant à tout rompre, elle s'approcha doucement de la porte d'entrée. Elle prit appui sur la poignée et l'abaissa doucement. Elle retint son souffle, puis, d'un coup, l'ouvrit en grand. Elle n'en crut pas ses yeux : devant elle, sur le palier de son petit appartement se tenaient, rayonnants, Regina et Henry.
Emma ne lui laissa pas le temps d'ajouter la moindre chose. Sans un mot, elle se jeta dans les bras de son amante et la serra dans une étreinte vitale et passionnée. Si elles avaient pu physiquement fusionner, leurs deux corps n'auraient fait qu'un, à cet instant. Leurs deux corps collés, elles ne voulaient plus se séparer, rattrapant dans cette étreinte les semaines de séparation. Le nez dans les cheveux bruns, Emma inspira profondément, se nourrissant du parfum envoûtant, comme si sa vie en dépendait. Savourant l'instant, Regina lui caressait les cheveux, les yeux clos, ne remarquant même pas les larmes de bonheur qu'elle versait.
Les enfants, quant à eux, exprimaient leur bonheur de manière bien moins introvertie. Dès qu'ils s'étaient vus, ils avaient couru l'un vers l'autre en hurlant de joie, et s'étaient serrés dans les bras en sautillant sur place. Un peu calmé, Henry enlaça Emma, toujours blottie contre Regina. Se décollant à regret du corps accueillant de son amante, Emma se tourna vers son fils et le serra contre elle.
- Petit cachottier ! T'aurais pas pu me dire que vous veniez à Boston ?
- Mais cela n'aurait plus été une surprise, Miss Swan, lui lança Regina avec un sourire. Et, à voir ton accueil, je ne regrette pas de n'avoir rien dit !
Emma ne lui laissa pas le temps de continuer, elle se jeta sur elle et l'embrassa passionnément. Pour la première fois depuis des semaines, elles goûtaient à nouveau aux lèvres aimées. Comment avaient-elles fait pour s'en passer si longtemps ? Sa langue caressant celle d'Emma, Regina répondit à ce baiser avec un plaisir non dissimulé. Les garçons détournèrent le regard, en lançant un « beeeerk » amusé. Puis, tous les quatre entrèrent enfin dans l'appartement de Swan.
oOoOo
- Mais comment tu as fait pour nous retrouver ? Comment tu as trouvé mon adresse ? demanda Emma, assise dans le canapé aux côtés de Regina.
Les deux femmes se tenaient pelotonnées l'une contre l'autre, serrant leurs fils contre elles. Plus rien ne pourrait maintenant les séparer.
- « Je vous retrouverai toujours ». C'est ce que tu nous as dit en partant. Et c'est ce que je me suis promis.
Perdues dans les prunelles de l'autre, Emma et Regina avaient à peine besoin de parler pour se comprendre. Elles se comprenaient avec les yeux. Elles n'avaient pas besoin de parler du voyage vers Boston, ni même des explications avec Gold. Tout ceci viendrait en temps et en heure. Pour le moment, elles avaient juste besoin de sentir la présence de l'autre contre elles.
Le silence qui commençait à s'installer dans ce salon était tout sauf pesant. C'était un silence apaisant, serein. Enfin, elles s'étaient retrouvées et tous les quatre savaient à présent que tout était fini. Ou plutôt, que tout allait maintenant commencer.
- Emma, Matt, dit Regina en admirant les intéressés avec une tendresse infinie, ne pas avoir insisté pour que vous restiez à Storybrooke a été une immense erreur. J'aurais dû vous retenir, vous forcer à rester. Si vous saviez comme je l'ai regretté… Ces semaines ont été difficiles pour nous tous. Mais, cette épreuve m'a apporté une chose. Loin de vous, j'ai compris. J'ai compris que je ne pourrai plus vivre sans vous. Alors, je me suis battue pour vous, j'ai affronté mes peurs pour vous. Je renais maintenant plus forte pour vous…
Regina baissa les yeux, honteuse d'avoir tant fait attendre Emma. Encouragée par Emma qui lui caressait gentiment le dos, elle continua :
- J'ai mis du temps à vous accepter dans ma vie, c'est vrai…Mais maintenant que nous sommes réunis, je veux que vous en fassiez partie. La question est maintenant : est-ce que vous voulez toujours de moi dans la vôtre ?
- Bah oui, bien sûr ! s'exclama Matthew, sans même laisser le temps à Emma de réagir. A nous quatre, on sera les plus forts de Storybrooke !
En réalité, même si Emma avait voulu dire quelque chose, sa gorge nouée l'en aurait empêchée. Les yeux toujours rivés dans ceux de Regina, elle savourait ce qu'elle venait de dire. Enfin ! Enfin, elle allait pouvoir vivre heureuse avec sa compagne et ses deux enfants. En cet instant, elle était la femme la plus heureuse au monde.
- Ben du coup, on fait quoi, maintenant ? reprit-il.
Ni Regina ni Emma n'eurent la présence d'esprit de répondre quelque chose de sensé. Alors ce fut Henry qui répondit, sur le ton de l'évidence :
- On rentre à la maison.
oOoOo
Epuisés par le long voyage vers Storybrooke, et comme s'ils en avaient toujours eu l'habitude, les deux frères s'étaient rapidement endormis, lovés l'un contre l'autre dans le lit d'Henry. Et comme quelques semaines plus tôt, leurs mères les observaient sur le pas de la porte, admiratives.
- Tu te souviens de ce que tu m'avais dit, quand on les avait trouvés endormis comme ça ? chuchota Regina.
- Oui… Que ce serait difficile de les séparer.
- Ce jour n'arrivera plus, je te le promets. Nos fils ne seront plus jamais séparés… Et nous non plus... ajouta-t-elle, en relevant le regard vers celui d'Emma.
Celle-ci plongea dans le regard de son amante, qu'elle trouva noir de désir. Elle referma délicatement de la porte de la chambre des garçons, et sentit Regina lui prendre la main.
- Viens, Emma…
Regina la tira doucement vers elle et déposa un chaste baiser sur ses lèvres. A ce simple contact, Emma sentit la chaleur de son corps grimper en flèche et elle ne put résister à approfondir le baiser. Elle sourit quand elle sentit Regina ouvrir immédiatement la bouche, lui offrant volontiers l'accès à sa langue. Comme cela leur avait manqué… ! Ses jambes tremblaient, son cœur tambourinait… Et ce n'était qu'un simple baiser ! Mais qui annonçait tellement plus…
Sans rompre le baiser qui commençait à devenir de plus en plus osé, Regina attira sa compagne dans sa chambre. Aussitôt entrées, cette dernière emprisonna la brune entre la porte et son propre corps. Emma voulait prendre son temps, savourer cet instant d'intimité dont elle avait rêvé depuis si longtemps. Mais ses mains semblaient agir de leur propre volonté, et sans s'arrêter un instant, elles caressaient les flancs, le dos, le creux des reins… Elle avait bien trop attendu pour être patiente. Mais elle s'arrêta un instant, ne voulant pas brusquer Regina.
Regina la regardait comme personne ne l'avait jamais regardée. Emma en fut toute chamboulée. Si excitée, et si reconnaissante à la fois.
- Je suis tellement contente de t'avoir rencontrée, Regina…
L'intéressée coupa court à la conversation en embrassant la bouche trop bavarde. Puis, d'une voix ensorcelante, elle chuchota un « Aime-moi… » implorant qui brisa les dernière barrières qu'Emma avait encore gardées entre elles.
Elle se jeta alors avec force sur sa bouche. Leurs souffles se firent de plus en plus courts et leurs corps réclamaient l'autre comme jamais. Elles n'en avaient pas seulement envie, elles en avaient surtout besoin. Comme manger ou dormir, leurs corps avaient besoin du contact de l'autre et plus leurs étreintes se faisaient pressantes, plus elles se sentaient revivre.
Emma délaissa la bouche de Regina et descendit ses baisers le long de son cou, tout en caressant les seins de Regina à travers les vêtements. Cette dernière semblait défaillir. Cette femme la rendait folle… Mais Emma en voulait plus, elle voulait sentir et goûter la peau de Regina, alors elle entreprit de défaire les boutons de son chemisier en hâte. Le vêtement termina rapidement au sol, tout comme son propre débardeur qu'elle fit sauter en un éclair. Elles s'étaient déjà vues en maillot de bain, mais à cet instant, Emma et Regina étaient très loin de cet innocent après-midi à la plage. Après un moment à contempler la poitrine de l'autre sans un mot, Emma plongea la tête dans le décolleté de Regina et elle enfouit son visage dans la poitrine accueillante. Un instant, elle songea qu'elle pourrait terminer sa vie blottie contre ces seins, et qu'elle en serait heureuse.
Impatiente, Regina dégrafa l'attache de son soutien-gorge. La vision de ces deux magnifiques seins nus excita Emma au plus haut point. Alors elle se jeta avec avidité sur un des mamelons qu'elle prit en bouche avec gourmandise, tandis que sa main s'appliquait à caresser l'autre délicatement. Ils se dressèrent d'excitation presque immédiatement, ce qui fit sourire Emma de fierté.
Regina n'avait jamais ressenti un tel déferlement d'émotions, ou alors, il y a très longtemps. Elle ne savait plus rien, et elle n'arrivait plus à réfléchir. Tout ce qu'elle souhaitait à cet instant était de sentir Emma contre elle, sur elle, en elle… Incapable de faire le moindre mouvement cohérent, elle se laissa allonger sur le lit, surplombée par la plus belle blonde qu'elle eût connue de toute sa vie. Emma était toujours occupée à cajoler ses seins et ses mains habiles ouvraient en même temps le pantalon de Regina. La brune sentait l'humidité entre ses cuisses déjà bien présente. Sans lui laisser le temps de résister, la main curieuse d'Emma avait déjà trouvé le chemin de son entrejambe et elle sourit de la sentir aussi mouillée. Regina détourna le regard, honteuse de réagir aussi vite et si fort aux caresses d'Emma. Cette dernière la rassura dans un doux baiser :
- Tu n'as pas à avoir honte, Regina. Je suis très flattée, au contraire…
Mise en confiance à nouveau, la brune répondit au baiser en jouant avec la langue de sa blonde. Puis elle détacha rapidement son soutien-gorge. En contact pour la première fois, leurs poitrines qui se touchaient les firent trembler d'excitation. Alors, abandonnant enfin ses toutes dernières résistances, Regina s'abandonna complètement aux doigts experts d'Emma.
Contrairement à leurs langues qui se combattaient avec force, la main d'Emma caressait avec une douceur infinie le sexe mouillé de Regina. Elle se contentait pour le moment de glisser le long de la fente, titillant son entrée mais sans jamais la pénétrer. Parfois ses doigts s'attardaient sur son clitoris, provoquant des spasmes de plaisir dans le corps de la brune. L'excitation d'Emma était à son comble et elle se sentait aussi mouillée que la femme qu'elle caressait à cet instant. Mais elle essayait d'oublier son propre plaisir, trop occupée à vouloir satisfaire Regina.
Cherchant à retrouver leur souffle, elles stoppèrent leur baiser. Regina savourait les douces caresses d'Emma mais elle en voulait plus, alors d'un rapide mouvement, elle retira son pantalon et son sous-vêtement. Puis, tout en caressant les cheveux de son amante, elle dirigea son visage vers son entre-jambe. Emma ne demanda pas son reste et commença à lécher délicatement le sexe de Regina, recueillant le précieux nectar entre ses lèvres.
Les gémissements de Regina la rendaient folle. Emma n'en revenait toujours pas. Elle faisait enfin l'amour à Regina Mills ! Et ce moment était encore plus magique que ce à quoi elle aurait pu s'attendre. Elle s'arrêta un instant, et contempla le visage radieux.
- Tu es si belle…
Regina apprécia le compliment et son cœur bondit dans sa poitrine avec allégresse. Mais, joueuse, elle fit signe à Emma d'y retourner d'un petit regard taquin vers son entrejambe. Cette dernière ne se fit pas prier et elle reprit ses mouvements de langue. Cette fois, elle ne la fera plus languir. Alors, sa langue taquinant son clitoris, elle enfonça enfin deux doigts dans l'antre qui n'attendait que cela. Facilités par l'humidité, ses doigts glissèrent avec aisance dans son sexe. Bien qu'elle aurait adoré amener Regina au septième ciel tout de suite, elle se força à prendre son temps, et effectua un lent mouvement de va-et-vient.
- Emmaaaa, gémit Regina. Plus vite, s'il-te-plaît… C'est… tellement… bon… !
La tête jetée en arrière, son corps se levait au rythme des pénétrations, cherchant un contact encore plus profond avec les doigts aimés. Alors, Emma obéit et entra et sortit de plus en plus vite, tandis qu'elle caressait le clitoris de son pouce. Regina essayait de parler mais ses paroles complètement saccadées la rendaient totalement incompréhensible. Alors Emma cessa toute tentative de discussion en capturant sa bouche. Quand elle sentit enfin les parois de Regina emprisonner ses doigts, le cri qu'elle poussa se perdit dans sa gorge, et elle s'effondra dans ses bras, le corps encore tremblant.
- Je t'aime…, réussit-elle à murmurer, malgré les spasmes de son corps.
Le regard qu'elle lui lança alors fit fondre Emma. Elle y lut tant à la fois : gratitude, désir, soulagement, bonheur et, ce qui bouleversa Emma… amour. Elle y vit un amour si fort que son excitation qu'elle avait réussi à oublier se rappela à elle aussitôt. Elle la serra contre elle, et enfouit sa tête dans son cou chaud et doux.
Au bout d'une minute, Regina retrouva son souffle et commença à déboutonner le jean d'Emma, qui termina rapidement au sol aussi. Elle voulait lui offrir la même extase. Mais Regina n'avait pas la même expérience qu'Emma avec les femmes et ses gestes se faisaient hésitants. Emma le ressentit et lui dit affectueusement :
- Tu n'es pas obligée, tu sais…
- Chut, Emma, j'en ai envie. Je veux te faire plaisir comme tu m'as fait plaisir…
Alors elle ôta délicatement le jean et le shorty d'Emma, et observa la femme qu'elle aimait. Elle était si belle, son corps était élancé et musclé, tout en étant féminin. Comme il était étrange de caresser un corps féminin, comme la sensation d'embrasser des seins étaient curieuse… Mais comme cela était excitant, également. Regina s'assit sur le lit, et, enlaçant délicatement le corps d'Emma, elle la fit s'assoir à genoux sur ses jambes. L'embrassant amoureusement, elle caressait sa poitrine douce. Elle jouait avec un mamelon de sa main gauche, et fit glisser sa main droite le long du ventre d'Emma jusqu'à son sexe trempé. Elle arrêta son geste un instant, troublée par la sensation sur ses doigts. Mais Emma ne l'entendait pas de cette oreille et saisit sa main qu'elle plaqua contre son entrejambe.
- Ne t'arrête pas, Regina, pas maintenant… dit-elle entre deux gémissements.
Alors, grisée par la sensation inconnue de sentir une femme nue à sa merci dans ses bras, Regina suivit son instinct et pénétra le sexe d'Emma de son majeur. Cette dernière, sentant le doigt de sa femme en elle, amorça un léger mouvement du bassin. Leurs seins qui se frottaient les excitaient encore plus et Regina sentit avec bonheur que son propre sexe en redemandait.
- Un… autre… mets-en… un autre… susurra Emma entre deux souffles.
Regina inséra un deuxième doigt en elle et reprit ses va-et-vient. Toujours assise sur les doigts de Regina, Emma contrôlait le rythme des pénétrations en levant et abaissant son bassin. Regina suivait le rythme imposé par sa femme et, pendant de longues minutes, elle s'affaira à suivre et à anticiper ses désirs. Elle s'étonna de ses propres réactions. C'était tellement naturel, tellement doux que Regina aurait pu croire avoir fait cela toute sa vie. Quand le souffle leur manquait, elles arrêtaient leurs baisers et plongeaient dans le regard enamouré de l'autre. Puis le goût de leur bouche leur manquait à nouveau et elles reprenaient leurs baisers.
- Oh, Ginaaa… J't'en supplie, continue comme ça, c'est… trop… bon…
Quand elle sentit l'orgasme monter en elle, elle saisit la main de Regina brusquement et la contrôla, lui donnant le rythme désiré. Enfin, une puissante déflagration explosa en elle et sa tête bascula en arrière. Son gémissement rauque remplit Regina de fierté. D'un geste protecteur, elle l'empêcha de tomber en arrière en la maintenant de sa main libre. Le dos cambré, les seins d'Emma étaient si proches, si accueillants que Regina les lécha une dernière fois, en enlevant tout doucement ses doigt de son intimité.
Radieuse, mais le souffle coupé, Emma s'allongea sur le lit, entraînant Regina à ses côtés. Parce que rien n'avait besoin d'être dit, parce qu'elles s'étaient tout dit dans cette étreinte amoureuse et passionnée, elles se blottirent l'une contre l'autre et s'endormirent, apaisées, enfin.
Et voilàààà... Je cours me cacher de honte ? Ou vous avez aimé ? Dites-moi tout ! Faites encore mieux que les 22 reviews du précédent chapitre (j'en reviens toujours pas lol)
Le dernier chapitre sera l'épilogue de cette histoire... Déjà... J'ai quelques nouvelles idées de fic, mais je vous en reparlerai !
En attendant, passez une excellente semaine ! Des bisous !
