Coucou tout le monde !

J'espère que tout le monde va bien ! Me voilà avec ce chapitre 25 (oui oui déjà…) et j'espère que vous l'apprécierez…

Désolée j'avais pas vu l'heure (Vampire Diaries oblige...)

Ce chapitre est pour mon âme sœur et meilleur ami Matt qui aurait fêté ses 20 ans aujourd'hui. Je t'aime

Merci aux personnes qui lisent mais qui ne reviewent pas forcément et merci à toutes les personnes que je retrouve chaque semaine. Vous êtes géniaux :)

Merci à Klaineuse, Clairegleek78, justmoi59, AnnaKlaineuse, ListenUpDar, Anne-So, DarrenAusorus, Alexis, Zoé, Licorne-Klaine et LePinguAmoureux pour leur review.

Merci à Emilie qui m'a donné son avis sur Twitter :)

Klaineuse : oui apparemment, ils chercheraient des doublures pour Kurt et Blaine… Oui mais enfin on vient d'apprendre leur rupture officielle alors :'( Comme Kurt, Blaine devient de plus en plus à l'aise c'est vrai. Le truc à régler va, je pense, tous vous plaire :) Mon imagination sadique, tu m'as fait rire en écrivant ça :D Moi non plus en fait. On m'a dit que l'histoire était trop lente mais je me sens à l'aise à ce rythme donc bon. Quel honneur pour moi d'avoir ta plus grande review :'D Le Klaine peut tout faire, tu as raison. Tu n'as pas de soucis à te faire :) roooh, tu vas me faire rougir. Que de compliments :') oui il y en a un qui va revenir mais je n'en dis pas plus ) oh ouiii, le fameux Sebastian Smythe va faire une entrée fracassante ) gros bisous en attendant impatiemment ta prochaine review :)

Clairegleek78 : je suis ravie d'embellir tes vendredis alors :) oui, la tendresse prend place au fur et à mesure que leur relation avance. Oh, je suis curieuse maintenant, j'aimerais savoir à quoi tu pensais… Ne t'inquiète pas, ça va arriver tranquillement. Merci à toi pour ton commentaire !

Justmoi59 : viens, on y va toutes les deux (j'ai le vertige aussi) Kurt a un lourd passé qui le suit jusqu'à maintenant malheureusement. Aaaah… les paroles du petit Blaine endormi en intriguent plus d'un… Je vous laisse mijoter :X

AnnaKlaineuse : oui, qui sait, peut-être que c'est agréable et que 'est pour ça que toutes les mères nous traitent comme ça… Il faudrait aller les questionner à ce sujet ) eh non, ne boude pas, tu le sauras, ne t'inquiète pas :) à la semaine prochaine alors :)

ListenUpDar : roooh mais c'est vraiment trop mignon :) le vendredi est mon jour préféré après le samedi. Pardon, ma vie ne t'intéresse surement pas mdr :) Klaine devrait avoir pour définition : « couple tellement guimauve qu'il nous suffit de les regarder pour que notre sang se transforme en sucre dégoulinant » ) Aaaah, Kurt et son mystère… Qui va durer encore un peu ) Moi, sadique ? Mais nooon… A la semaine prochaine !

HOP3SO : merci pour avoir pris le temps de reviewer, c'est gentil :)

DarrenAusorus : YOUHOUU ! Ok mais pas de problèmes, ne te fais pas mal quand même, d'accord ? Comme me dit une amie, on adore détester Seb en fait :D J'avoue que les spoilers me tuent. Non pas de Blainosky chez moi. Moi ça ne me fait pas pleurer, ça me ferait plutôt gerber tu vois. Je trouve ça dégueu *eurk* Merci beaucoup, bisous :)

Anderverysue : ce que je t'ai dit sur Twitter, je le pense vraiment, n'hésite pas. Crois-moi je sais ce que c'est… Haha, j'en suis désolée mais tu devrais être ravi avec celui-là. Je suis contente que tu dises ça parce que je n'ai jamais eu la chance d'y aller mais j'imagine que c'est magnifique. C'est vrai, Blaine vit un peu dans son monde en fait ) Aide à la personne ? Pourquoi ? J'espère que le chapitre te plaire :)

Licorne-Klaine : merci c'est adorable :) l'explication de Blaine parlant en dormant va arriver ne t'inquiète pas:), je ne sait pas encore pour le nombre de chapitres mais je suis la pour encore un petit moment je pense ;)

LePinguAmoureux : heeey! hehe, je ne veux pas te dire ce qu'il a dit, ça arrivera mais je ne veux pas te gâcher le plaisir ;) si tu aimes leurs rapprochements tu ne devrais pas être déçue par la suite alors :) j'ai quasiment erminé le chapitre 26 donc oui, je pense directement enchaîner! OOOOH trop d'amour *.* je t'aime aussi :') ce n'est pas grave, rien que le fait de savoir que j'ai une nouvelle review ça me ravit au plus au point alors peu importe de quand elle arrive :)

/!\ Scènes de sexe très citronnées /!\

Sur ce, bon chapitre :)

ENJOY !

Chapitre 25

Cooper me serre contre lui très fort depuis un moment.

« Laisse-toi aller Blainey et essaye de ne pas trop te prendre la tête. Laisse-toi aller et laisse parler ton cœur. Tu dois profiter de la vie Blaine. Détends-toi et amuse-toi. Tu mérites tout ce qu'il y a de mieux au monde petit frère. Et si cette relation te fait du mal, abandonne. Ne te laisse pas souffrir »

Je n'ai pas envie de partir. Je suis bien avec mon frère. Il me frotte gentiment le dos.

« Cooper… »

Je sens les larmes me monter aux yeux sans que je puisse l'empêcher. Je me tiens de toutes mes forces à lui.

« Tu sais Blaine, Rome ne s'est pas faite en un jour. Les relations sont pareilles »

J'affiche un sourire ironique.

« Je déteste ce genre de proverbes, tu le sais. Mais, et si j'étais à Rome alors que la ville était déjà bâtie et qu'un simple coup de vent, détruisait tout ? »

Il me caresse les cheveux et m'adresse un sourire rassurant et tendre, du genre « tout va bien se passer ». Il me serre un peu plus fort dans ses bras. Qu'est-ce que je serais devenu sans mon frère et tout ce qu'il m'a apporté ? Cooper me supportera toujours, peu importe les choix que je fais. Je l'adore.

« Blainey, cette étreinte débordante d'amour fraternelle est très agréable mais tu vas rater ton avion si tu ne me lâches pas »

Je me détache de lui à contrecœur.

« Tu viendras me voir Coop', hein ? »

« Bien sûr enfin ! Je t'aime petit doudou »

« Moi aussi grand doudou »

Je sais que sous son air sûr de lui, il est aussi triste que moi. J'ai l'impression de laisser tomber mon confort en partant. Je le serre une nouvelle fois dans mes bras pour un câlin d'au revoir. Je pars ensuite directement vers la porte d'embarquement. Je n'ai pas le temps d'aller me faire dorloter au salon première classe aujourd'hui.

Je fais tout pour ne pas regarder en direction de Cooper. Et puis, je me retourne finalement. Il est exactement à la même place et me regarde, un air malheureux sur le visage et les yeux embués. Il me fait un signe de la main et un sourire triste. Je lui réponds et baisse la tête vers le sol pour qu'il ne voie pas les larmes dévalées mes joues.

Monté dans l'avion, je m'installe dans le siège confortable en cuir de la première classe. J'inspire profondément pour essayer de calmer mes pleurs. Je n'aurais pas pensé que partir et laisser Cooper serait si dur. Il peut se montrer indiscret, embarrassant et énervant par moment, mais il est là pour moi à n'importe quel moment et il essaye de m'aider du mieux qu'il peut. Et surtout il m'aime aussi fort que je l'aime. D'un amour que mes parents auraient dû me porter. D'un amour que tout le monde devrait recevoir de ses parents, peu importe les événements. Mais, eux, ils ne me l'ont pas donné. Sans Cooper, je n'aurais certainement jamais su ce qu'était une famille.

Je me demande si Kurt a déjà connu l'amour. Il a au moins celui de son père depuis qu'il est enfant je pense. Et, même si je ne connais pas toute l'histoire, je suis certain que sa mère l'a aimé. Les mots de Cooper me reviennent en tête : il te manque un néon qui clignote sur son front pour que tu le voies ? Il est sûr que Kurt est amoureux de moi. Enfin, en même temps, il ne connaît pas tous les détails de notre relation et il veut que je trouve le bonheur.

Et là, quelque chose s'impose à mon esprit. Je veux l'amour de Kurt. Non. J'ai besoin de l'amour de Kurt. C'est pour ça que j'ai autant de mal à me faire à son contrat : il n'y a aucun amour dans son accord.

A vrai dire, toutes ses nuances de folie me font peur. Je pense qu'il essaye de détourner l'attention de lui en exigeant des rapports Dominant/Soumis. C'est vrai, il est très riche, follement magnifique et il baise comme un Dieu mais tout ça sans émotion, ça ne veut rien dire. Et je suis incapable de dire s'il ressent quelque chose. Comment imaginer qu'il éprouve de l'affection pour moi alors qu'il se dégoûte lui-même ? Il m'a dit, qu'à une époque, la seule forme d'amour qu'il trouvait « convenable » était celui du détraqué, tellement il détestait la personne qu'il était. La seule forme de sentiments qu'il pensait mériter n'était que punition, soumission, coups…

Qu'est-ce qu'il lui est arrivé pour ressentir ça ? Comment une personne comme lui peut se sentir méprisé à ce point ? Une phrase qu'il m'a dite tournoie dans ma tête : c'est compliqué de vivre dans un monde d'ignorants quand on est différent.

Je soupire : la peine et la peur qu'il a dû vivre doivent être inimaginables. J'aimerais vraiment savoir ce que j'ai laissé sortir pendant mon sommeil. Qu'est-ce que j'ai pu dire d'assez important pour qu'il se taise ?

Je regarde mon IPhone avec insistance, comme s'il pouvait répondre à toutes mes interrogations. Mais non… Je vais finir par projeter l'image de Kurt sur ce portable si ça continue.

Tant que tu ne te mets pas à faire des trucs louches avec, comme tu le fais avec le sadique, on est bon.

Avant que l'avion décolle, j'écris un mail à mon maniaque.


De : Blaine Anderson

Objet : Retour dans la grosse pomme

A : Kurt Hummel

Cher Kurt,

Me voilà de retour dans un siège en première classe, grâce à toi. Merci.

Il me tarde de te retrouver. Je compte les minutes, beaucoup trop nombreuses, jusqu'à ce qu'on soit ensemble. Je réfléchis à quel genre de tortures je pourrais t'infliger pour que tu me racontes mon « monologue nocturne ».

Ton Blaine x.


De : Kurt Hummel

Objet : Retour dans la grosse pomme

A : Blaine Anderson

J'ai hâte de te retrouver Blaine.

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


Sa courte réponse n'est pas bon signe. D'ordinaire, il est joueur et sarcastique.


De : Blaine Anderson

Objet : Retour dans la grosse pomme

A : Kurt Hummel

Mon très cher Kurt,

J'espère que la « situation » s'est améliorée et que tu as su la gérer. Je me fais du souci à cause de ton dernier mail.

Blaine x.


De : Kurt Hummel

Objet : Retour dans la grosse pomme

A : Blaine Anderson

Blaine,

On ne peut pas dire qu'elle s'est améliorée. Elle n'est pas très glorieuse en tout cas.

Ton avion a décollé ? Si oui, ne me fais pas répéter la règle mentionnant la prise de risques inutiles. Ne te mets pas en danger Blaine.

Tu te souviens quand je parlais de la punition si tu manquais aux règles ? Je le pensais.

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


Houlà… Il croit que je ne connais pas les conséquences peut-être ? Qu'est-ce qu'il a encore ? La « situation » lui pose problème ? Joey s'est échappé et Kurt est perdu ? Il a joué à Wall Street et il a perdu quelques millions ?


De : Blaine Anderson

Objet : Eh ! Oh ! Doucement !

A : Kurt Hummel

Cher Grincheux,

L'avion est encore immobile et les portes sont ouvertes. Apparemment, il y a des problèmes et donc un retard de quelques minutes. Tout cela pour te montrer que ni moi ni les passagers ne sommes en danger. Alors, toi et ta main qui chatouille, calmez-vous.

Monsieur Anderson.


De : Kurt Hummel

Objet : Toutes mes excuses : main enfouie dans la poche

A : Blaine Anderson

Tu me manques Blaine. Ton insolence aussi étonnamment.

Reviens-moi vite.

Kurt Hummel, PDG Hummel Enterprises.


De : Blaine Anderson

Objet : Excuses dans ma poche

A : Kurt Hummel

Les portes se ferment. Je me mets en sourdine. Enfin, c'est sûrement votre quotidien, à toi et tes oreilles défaillantes.

A plus bébé,

Blaine x.


J'éteins le portable et essaye tant bien que mal de bloquer la boule d'anxiété qui enserre ma gorge. Kurt semble encore plus bizarre que d'habitude. Sa fameuse « situation » est peut-être devenue incontrôlable ? Je regarde par le hublot alors que le commandant de bord fait ses annonces. En me promenant avec Cooper en ville, j'ai trouvé un cadeau pour Kurt pour le remercier pour les billets d'avion et pour le « plus » du planeur. Je ne peux m'empêcher de sourire en repensant à ça. C'était un moment magique. Mon cadeau est assez enfantin. Je ne sais pas si je lui offrirais. Tout dépendra de son humeur : s'il est froid et fermé, je ne lui donnerais pas. Sinon, on verra.

Je suis pressé d'être à nouveau avec lui mais d'un côté, je m'inquiète. Il a l'air plus que préoccupé. Plus je pense à sa « situation » et plus des scénarios dingues s'imposent à moi. Je tourne la tête et voit que le siège à côté de moi est inoccupé. Je regarde dans toute la première classe et c'est le seul vide. Kurt n'est pas jaloux au point de payer pour une place qui restera vide, uniquement pour que personne ne me parle, n'est-ce pas ?

Je ferme les yeux et tente d'oublier tout ça alors que l'avion commence à décoller.

OoOoOoOoO

A peu près huit heures plus tard, je suis de retour à New York. Je suis dans le hall de l'aéroport JFK, à moitié endormi. C'est pour cela aussi que je mets un certain temps à repérer Joey qui a pourtant une pancarte écrit dessus : MR B. ANDERSON.

Ah mais carrément !

Je m'approche de lui en souriant, plutôt content qu'il soit là.

« Bonjour Joey »

« Monsieur Anderson »

Ses yeux marron sont chaleureux et me mettent à l'aise. Comme à son habitude, il est très élégant et très professionnel : il porte son costume noir bien coupé et se tient très droit.

« La pancarte n'était pas nécessaire Joey, je sais qui vous êtes. Et s'il vous plaît, appelez-moi Blaine. Ça me ferait plaisir »

« Blaine. Voulez-vous que je porte vos bagages ? »

« Non, c'est gentil merci »

Il fronce les sourcils avant de redevenir rapidement impassible.

« Mais si vous y tenez… »

« Merci »

Il me retire des mains ma valise et mon sac, que j'ai acheté sur place pour pouvoir ramener les achats que j'ai fait avec Cooper.

« Si vous voulez bien me suivre Monsieur »

Je souffle discrètement. Il est tellement guindé. Pourtant il doit connaître tout un tas de détails croustillants sur Kurt. Je suis même sûr qu'il est au courant pour la chambre de torture moderne de son patron. Mais il reste quand même auprès de lui.

Comme toi…

Nous sortons de l'aéroport jusqu'à la voiture, sans un mot. Il ouvre ma portière. Je porte un short. Il semblait approprié au climat de la Californie mais ici, il me paraît peu convenable. J'aurais dû y penser avant. Joey place mes bagages dans le coffre et nous partons vers le Phénix.

La progression de la voiture est assez lente étant donné que la route est encombrée par les bouchons. Joey ne parle pas et est très concentré sur ce qu'il fait. Etant d'un naturel plutôt bavard, je brise le silence pesant.

« Joey, comment est Kurt en ce moment ? »

« Monsieur Hummel est soucieux, Monsieur Anderson »

Hmm… je suis sûr que la « situation » y est pour quelque chose. Je vais essayer de faire parler Joey.

« Soucieux ? »

« Oui Monsieur »

Je me pince les lèvres. Joey me regarde dans le rétroviseur. Il ne va rien ajouter. Bon, ben faire parler Joey c'est raté. Il a dû être formé par le maniaque pour garder le silence.

Tu crois qu'il lui promet des fessées s'il désobéit ?

Je ne sais pas si je dois rire ou vomir aux images qui me viennent en tête. Je ne fais ni l'un ni l'autre et continue mes questions :

« Vous croyez qu'il va bien ? »

« Oui, je crois Monsieur »

« Vous aimez mieux utiliser Monsieur Anderson ? »

« Oui Monsieur »

« Oh. Ok… »

Le silence revient après ça. Je regarde dehors alors que les gens se pressent sur les trottoirs. Plus j'y pense et plus la révélation de Joey sur l'état insupportable de Kurt sans moi semble être un relâchement de sa part. Il se sent peut-être coupable d'avoir manqué à son rôle de majordome, ou peu importe la fonction qu'il occupe. Le silence devient de plus en plus lourd.

« Pouvez-vous mettre de la musique s'il vous plaît ? »

« Bien sûr Monsieur. Quelque chose en particulier ? »

« Non. Simplement quelque chose de calme »

Joey me regarde et sourit légèrement.

« Comme vous voudrez Monsieur »

Il touche des boutons sur le volant et les premières notes de Madness de Muse s'élève. Oh, c'est un choix parfait.

« Merci Joey »

Je m'installe confortablement et me laisse bercer par la voix de Matthew Bellamy.

OoOoOoOoO

Après trente minutes dans les rues de New York, Joey s'arrête devant l'immense bâtiment qu'est le Phénix.

« Montez Monsieur. Je vais ranger la voiture et je m'occuperai de vos bagages »

Il est gentil et attentionné. Pour la première fois, son masque professionnel tombe et me laisse entrevoir l'homme généreux qu'il est.

« Merci de m'avoir récupéré à l'aéroport Joey »

« Je vous en prie Monsieur Anderson »

Il me sourit. Je pénètre dans le hall de l'hôtel. La blonde de l'accueil me fait un sourire faux.

Dans l'ascenseur, je sens l'angoisse se déployer en moi. On dirait qu'un poids lourd de cent kilos m'appuie sur le ventre. Pourquoi je suis si angoissé ? Pourvu que Kurt ne soit pas fou de rage et que tout retombe sur moi.

Et surtout sur ton cul…

La cabine d'ascenseur arrive à la suite de Kurt et s'ouvre sur le grand corridor. C'est assez étrange de ne pas voir Joey dès l'ouverture des portes. Je m'avance doucement et timidement jusqu'au grand salon. Kurt est debout devant la grande baie vitrée. Il est au téléphone et regarde la lumière du Soleil décliner. Il porte un costume gris tellement clair qu'il semble blanc. D'une main, il tient son portable et l'autre, il la passe sans arrêt dans ses cheveux. C'est le signe qu'il est nerveux, très nerveux même. Il a l'air aussi très préoccupé. Mais qu'est-ce qu'il se passe pour qu'il perde son self control ainsi ? Bien qu'il soit nerveux et préoccupé, il est à tomber par terre. Un être aussi attirant ne devrait pas exister.

« Vous ne savez pas où il est ?... Hmm… Ok »

Il tourne la tête et son regard croise le mien. Et là, Il se métamorphose devant moi. Son corps se relâche, son expression s'adoucit et ses yeux… Oh ses yeux m'enflamment en une seconde.

Mon souffle devient court et l'envie s'étend en moi comme une panthère paresseuse.

« Rappelez-moi quand vous avez du nouveau » grogne-t-il.

Il pose son portable et s'approche rapidement de moi, sûr de lui. Je n'ose pas bouger. Il y a quelque chose qui le dérange. Ses lèvres sont pincées, sa mâchoire est tendue et de la peur noie ses yeux. Il enlève sa veste, fait coulisser le nœud de sa cravate pour la retirer et laisse tomber le tout à ses pieds. Il me plaque fortement, violemment contre son torse. Il place ses mains dans mes boucles et tire dessus pour incliner mon visage vers lui. Il mord ma lèvre inférieure et entre immédiatement sa langue dans ma bouche. Ses mains, toujours dans mes cheveux, me font mal mais je ne dis rien. Il m'embrasse tellement brutalement, comme si c'était la dernière fois. C'est fort, désespéré, primal. Il me veut là, maintenant. Je ne sais pas pourquoi son besoin de moi est si fort mais je m'en fous. C'est la première fois que je me sens si envié, si voulu. C'est sexy et alarmant en même temps.

J'essaye de lui rendre avec la même fougue son baiser pour lui faire comprendre que je suis là, que je le veux aussi. Je mets mes mains dans ses cheveux pour approfondir le baiser encore plus si c'est possible. Son odeur sucrée et son goût délicieux m'allument dans tous les sens. Il s'écarte de moi et me regarde, les yeux emplis de tendresse, de reconnaissance et d'un désir brûlant.

« Dis-moi ce qui se passe Kurt »

« Je suis content de te voir c'est tout. Prenons une douche, maintenant »

Je ne sais pas trop s'il me laisse le choix ou si c'est un ordre. Je ne préfère pas discuter de toute façon.

« D'accord »

Il attrape ma main et me conduit dans la salle de bains adjacente à sa chambre.

Il laisse retomber ma main et fait tourner le robinet de la douche pour faire couler l'eau. Il revient doucement vers moi et me regarde attentivement.

« Ce short te va bien. Il moule parfaitement ton magnifique cul. En plus, je peux voir ta belle peau qui a pris des couleurs on dirait »

Il retire ses chaussures et ses chaussettes en ne me quittant pas des yeux. Il a son regard de prédateur sexuel. Je ne dis rien et ose à peine respirer. Comment cet homme splendide peut me désirer moi ? Je fais comme lui et retire mes mocassins. En un clin d'œil, il me fait reculer dangereusement contre le mur où il me bloque avec son corps. Il dépose des baisers sur mes joues, mes yeux, mon nez, mon menton, mon cou, ma bouche. Il joue avec mes cheveux. Le contraste entre le carrelage froid dans mon dos et son corps brûlant d'envie est déstabilisant. Doucement, pour ne pas l'effrayer, je place mes mains sur ses épaules. Il geint quand je les déplace pour caresser son cou.

« J'ai envie de toi, là, contre ce mur. Un coup rapide » halète-t-il.

« O-Oui, s'il te plaît Kurt »

Il ne se fait pas prier et passe les doigts directement dans mon boxer et s'abaisse en même temps que les habits. J'ai le souffle court et je suis impatient de son toucher. Il plaque mon bassin fermement contre le mur et embrasse mon nombril. Il enfonce deux doigts en moi en même temps qu'il engloutit entièrement ma verge sensible. Je lâche un cri quand je touche le fond de sa gorge. Je penche ma tête contre le mur en maintenant la sienne contre moi, les doigts dans ses cheveux.

Sa langue experte titille les veines de mon sexe avant de tournoyer sur son extrémité. C'est bon, délicieux. Son muscle rose s'enroule à nouveau autour de mon membre alors qu'il le prend encore et que ses doigts s'enfoncent en moi. Mon corps tremble. Je suis tellement proche...

Puis plus rien. La douceur chaude et humide de sa bouche a disparu. Ses doigts aussi. Je respire difficilement, frustré. Il encadre mon visage de ses mains et force ma bouche de sa langue. J'y sens mon goût salé et légèrement amer. Il se débraguette pour libérer son sexe, glisse ses mains sous mes fesses et m'intime de me soulever.

« Enroule tes jambes autour de mes hanches bébé » souffle-t-il, pressé.

Je fais ce qu'il me dit et noue mes bras à son cou. Et d'un coup, il est en moi. Il souffle bruyamment et je gémis de douleur.

« K-Kurt. J-J'ai mal » dis-je, une larme coulant sur ma joue.

« Je ne bouge pas bébé. Détends-toi » répond-il en embrassant la goutte salée.

Il dépose des baisers sur mon visage et sur ma bouche tout en me masturbant. Je gémis vite de bien-être.

« B-Bouge Kurt. C'est b-bon »

Il replace ses mains sur mes hanches et les tient fermement. Il sort lentement de moi et revient en suivant ce rythme. Il augmente la vitesse à mesure que le plaisir prend contrôle de son corps. Les mouvements deviennent irréguliers et encore plus rapides. Il frappe ma prostate fortement. Je pousse un profond cri. Il garde le même angle et la cogne à chaque va-et-vient. Je ne peux plus me retenir et jouit glorieusement entre nos deux torses. L'orgasme détruit toutes pensées claires sur son passage. Kurt se laisse aller et gémit fortement dans le creux de mon cou. Il se libère en s'enfonçant profondément en moi et en marmonnant quelque chose qui ressemble à mon prénom.

Essoufflé, il dépose de doux baisers sur mes lèvres en gardant cette position, toujours enfouit en moi. Je redescends doucement de mon nuage de plaisir. Il se retire doucement de moi et je reviens sur terre. Il me tient jusqu'à ce que mes jambes me supportent correctement. La chaleur de la pièce est étouffante. Le peu d'habits qu'il reste sur moi sont de trop.

« Ça me fait plaisir. Tu es heureux de me voir apparemment »

Ses lèvres se retroussent légèrement.

« Ce qu'on vient de faire a dû te le prouver je pense Blaine. Je suis vraiment content de t'avoir avec moi. Hop, à la douche maintenant ! »

Il déboutonne sa chemise et défait ses boutons de manchettes. Il la retire et la balance négligemment sur le sol. Il abaisse ensuite son pantalon et son boxer d'un seul mouvement. Il les pousse avec le pied vers sa chemise. Il attrape le bas de mon polo qu'il remonte d'une main tandis que la deuxième caresse mon ventre. Moi aussi, je veux lui faire mais je me retiens. Je ne veux pas qu'il se braque.

« Ton vol s'est bien passé ? »

Il parle d'un ton beaucoup plus détendu. Le sexe semble l'avoir calmé et éloigné de ses préoccupations.

« Oui, merci pour la première classe. Je n'aurais jamais voyagé de cette façon sans toi »

Je me tais et baisse la tête avant de reprendre :

« J'ai quelque chose à te dire »

« Oui ? »

Il m'interroge du regard avant de retirer mon haut en le passant par-dessus ma tête. Il le jette au sol sur ses vêtements.

« Une des maisons d'édition m'a rappelé pour m'offrir le job »

Il arrête tous mouvements et me regarde fixement en me souriant fièrement.

« Bravo Blaine ! Je ne peux toujours pas savoir où c'est ? » me demande-t-il, joueur.

« Parce que tu ne le sais toujours pas ? »

Il se pince les lèvres et fronce les sourcils.

« Bien sûr que non. Comment veux-tu que je le sache ? »

« C'est vrai, je suis bête. Ce n'est pas comme si tu avais des gadgets d'espion à ta disposition… » dis-je ironiquement.

Kurt a l'air vexé par mes paroles.

« Blaine, jamais je ne me mêlerai ou m'interposerai dans ta carrière. Enfin si tu veux que je le fasse, je le ferai mais c'est tout »

Il semble vraiment offensé.

« Tu ne sais pas, c'est vrai ? »

« Oui. Je sais qu'il y a beaucoup de maisons d'édition à New York. Ce doit être l'une d'elles. A moins que tu quittes la ville… » ajoute-t-il, un peu effrayé.

« Non, je ne pars pas. C'est The New Press »

« Oh. C'est une maison indépendante. Félicitations Blaine »

Il s'approche de moi pour déposer un baiser sur le haut de ma tête.

« Il commence quand ce nouveau travail ? »

« Lundi. A 8h »

« Trop vite… Je vais être obligé d'abuser de toi tant que je le peux encore dans ce cas. Tourne-toi »

Je suis un peu surpris par son ordre mais je m'exécute. Il fait glisser ses mains sur mon ventre et me caresse doucement. Il en descend ensuite une sur mon sexe ramolli qu'il touche doucement et avec l'autre, il malaxe une de mes fesses. Il embrasse en même temps ma nuque et plonge son nez dans mes cheveux. Je sens qu'il les respire lentement en continuant ses caresses sur mon corps.

« Tu me transportes Blaine et tu arrives à me calmer. Tu es enivrant »

Il dépose un baiser dans mes boucles et me tire par la main pour que j'entre dans la cabine de douche.

« Ouch ! »

L'eau brûlante me fait reculer. Cela ne semble pas déranger Kurt qui sourit alors que l'eau dégouline sur son torse.

« Viens doucement pour ne pas te brûler. C'est agréable »

Je m'approche lentement et l'eau chaude ruisselle sur mon corps. Il a raison, c'est très agréable. Elle s'écoule et emporte avec elle la sueur due à la Californie et à notre coup rapide contre le mur.

« Tourne-toi. Je vais te savonner »

Je me mets face au carrelage, les bras le long du corps. J'entends que Kurt ouvre la bouteille de gel douche et qu'il s'en verse dans la main.

« J'ai autre chose à te dire » dis-je timidement.

« Je t'écoute » répond-il en passant ses mains savonneuses sur mes épaules.

J'avale lentement ma salive, inspire un grand coup et me lance :

« Tu te souviens que Sam a une expo ? »

« Oui bien sûr »

« Hmm… C'est jeudi et Paul sera présent »

Kurt arrête de bouger alors que ses mains sont au niveau de mes tétons.

« Et alors ? » dit-il sèchement.

« J'aimerais y aller. Pour Sam. Tu veux venir avec moi ? »

Après des minutes, des heures, des siècles, il continue de me laver doucement.

« Tu sais à quelle heure ça commence ? »

« Oui. 19h30 »

Il m'embrasse derrière l'oreille gauche.

« Ok »

Pffiou… J'ai bien cru qu'on allait foncer dans le mur là.

« Tu étais nerveux de me le dire ? »

« Euh oui, comment tu le sais ? »

« Blaine, on dirait que le poids de la terre entière vient de quitter tes épaules »

« Hmm… Comment dire… Tu es plutôt un homme assez… jaloux »

« C'est vrai. N'oublie jamais ça d'ailleurs. C'est gentil de me l'avoir proposé et ce sera un honneur pour moi de t'accompagner »

Je suis soulagé et heureux. Je lui souris grandement.

« Est-ce que je peux te laver moi aussi ? » demandais-je.

« Je ne préfère pas » dit-il en déposant plusieurs baisers dans ma nuque comme pour adoucir ses mots.

Je croise les bras sur ma poitrine et baisse la tête, mécontent de son refus. Il frotte mon dos lentement. Avec une poussée de courage, je pose une question que je sais sensible :

« Est-ce qu'un jour je pourrais te toucher comme bon me semble ? »

Kurt se tend une nouvelle fois alors que ses mains ont glissées sur mon cul.

« Prends appui sur le mur Blaine. Je vais te baiser une nouvelle fois » chuchote-t-il contre ma peau en tirant mon bassin vers lui.

Bon, je pense que la conversation s'arrête ici…

OoOoOoOoO

Un peu plus tard, nous sommes assis l'un à côté de l'autre sur les hauts tabourets de la cuisine. On ne porte que des peignoirs. On vient de terminer de manger. Mademoiselle Jones nous avait préparé un délicieux risotto aux champignons.

« Tu veux encore du vin ? » propose Kurt.

« Oui, s'il te plait »

Ce vin blanc est sucré et très frais. Kurt me resserre et fait pareil avec son verre.

« La « situation » qui t'a fait quitter précipitamment Los Angeles est réglée ? »

Il se pince les lèvres.

« Non pas vraiment. Elle est même incontrôlable. Mais ne t'inquiète pas. Oublions ça. J'ai prévu quelque chose pour toi ce soir Blaine »

« Ah oui ? »

« Oui. Tu devras être dans la salle de jeux dans quinze minutes. C'est compris ? » dit-il en se mettant debout.

Il me fixe et continue :

« Tu peux monter te changer dans ta chambre. D'ailleurs, j'ai fait remplir ton dressing. Je ne veux pas t'entendre à ce sujet »

Il me jauge du regard en attendant que je lui réponde. Je ne dis rien. Il s'éclipse alors rapidement dans son bureau.

Pourquoi est-ce que je l'ouvrirais face à ce maniaque du contrôle, têtu comme une mule ? Autant essayer de discuter avec un mur. Je prends un moment pour encaisser la chose. Je suis assez étonné. Il m'a acheté des fringues… J'inspecte les environs avant de lever les yeux au ciel. Ne pas tenter le diable quand même. Après le livre, l'ordinateur, la voiture et le portable voilà qu'il me paie un dressing de vêtements. Il ne manque plus qu'il m'achète un appartement et la panoplie sera complète.

La pute Anderson dans toute sa splendeur !

Je soupire et pousse cette pensée dans un coin. Je finis par partir dans « ma » chambre. Il m'avait bien dit que je pouvais dormir avec lui dans son lit, non ? Alors pourquoi j'ai toujours cette putain de chambre ? Peut-être qu'il a besoin de garder un espace rien que pour lui. Finalement c'est n'est pas plus mal. Et puis, si je veux m'isoler, pour une quelconque raison, j'aurais un endroit pour le faire.

J'entre dans la chambre. Je demanderai une clé à Mademoiselle Jones parce qu'apparemment, on peut verrouiller la porte. J'ouvre ensuite le dressing et je reste bouche bée. Putain, ce mec est vraiment dingue ! Tous ces habits doivent coûter un max… Je regarde de plus près et… Oh mon Dieu ! Ce nombre de nœuds papillon ! Non, non, je regarderai tout ça plus tard. Pour l'instant, je dois aller attendre Kurt à genoux dans la chambre de torture ou des plaisirs coupables. Je ne sais pas.

OoOoOoOoO

A genoux sur le sol, en boxer, près d'une porte, la boule au ventre.

Position d'une folle élégance…

Les deux orgasmes de la salle de bains n'étaient pas suffisants ? Apparemment non puisque je suis là. Ce mec n'est jamais satisfait. Ou alors c'est toujours comme ça avec le sexe. Ah mais oui, j'en sais rien, je ne connais que Kurt de cette façon. J'essaye de me détendre et de ralentir ma respiration. Je dois me calmer et tout ira bien.

Mais plus facile à dire qu'à faire. Mon corps crépite d'impatience et mon sang bat fort dans mes veines. Je dois me calmer. Inspire. Expire. Putain mais qui peut me croire surtout que je suis déjà complétement dur ?! Je ne peux empêcher la culpabilité de me gagner. Je ne devrais pas aimer ce genre de trucs… Mais c'est la seule façon qu'à Kurt de vraiment s'exprimer et puis franchement, ça peut être super bon ! C'est ce qu'il demande. Je dois faire l'effort de ne pas me plaindre et de supporter ce qu'il me demande de faire. Après tout, il a été génial à Los Angeles en m'accordant le « plus » alors autant lui retourner la faveur.

La lueur que son regard avait quand il m'a vu dans son salon tout à l'heure m'a vraiment secoué. Ajouter à cela, la façon dont il m'a approché ensuite, c'était comme si j'étais la seule chose capable de le soulager de tous ses problèmes. Comme si j'étais le seul à apaiser la tempête qu'il est. Je serais capable de tout, je crois, pour qu'il soit toujours serein et heureux. Même de me retrouver dans une position comme celle-là.

J'en peux plus d'attendre, qu'est-ce qu'il fout ? J'en profite pour regarder vite fait la pièce : la croix, le support à cannes, fouets et autres outils, la commode, les chaînes au plafond, le lit recouvert de doré… Qu'est-ce qu'il va utiliser aujourd'hui ?

J'entends la poignée s'abaisser : Kurt ne me jette pas un regard en entrant. Je baisse la tête vers mes genoux et pose mes mains à côté, sur le sol. J'entends qu'il pose des objets sur la commode et qu'il va ensuite vers le grand lit. Je relève rapidement les yeux vers lui et je sens mon sexe se gonfler encore plus. Il a seulement son vieux jean sur lui et il est déboutonné. Oh putain ce qu'il est chaud comme ça !

Ma bouche est sèche, mon cœur vient de s'arrêter et une envie bestiale me traverse le corps. Mon Dieu ce que j'ai envie de cet homme.

Il fait demi-tour et se déplace calmement vers la commode. Il ouvre un tiroir et fouille dedans. Il en sort quelque chose mais j'évite de regarder et retiens ma curiosité. Une fois qu'il a terminé, il se poste devant moi. Je ne vois que ses pieds nus. Putain mais même ses pieds sont sexy et m'excitent. Qu'est-ce que j'aimerais les lécher et remonter ses jambes et…

« Tu es sublime » lâche-t-il.

Je ne le regarde pas. Je sais qu'il est en train de me détailler alors que je suis pratiquement à poils. Mes joues commencent à chauffer. Il se penche en avant vers moi et place deux doigts sous mon menton afin que je relève le visage et pour que nos yeux se trouvent.

« Tu es un garçon magnifique Blaine. Et tu m'appartiens. Tout entier » chuchote-t-il, « mets-toi debout »

Sa voix est basse et chaude : de la luxure à l'état brute.

Je me mets debout mais mes jambes sont tremblantes.

« Regarde-moi »

Il a enfilé son costume de Kurt le Dominant : le regard froid, effrayant, autoritaire et putain d'excitant. Je pourrais jouir juste en le regardant. Ma bouche s'assèche de plus en plus. Je lèche instinctivement mes lèvres. Quoi qu'il me demande, je le ferai. Un sourire pervers et cruel étend sa bouche.

« Je sais que tu n'as pas signé l'accord Blaine. Mais tu connais mes limites et je connais les tiennes. Et souviens-toi du mot d'alerte, c'est compris ? »

Pourquoi il me parle du mot d'alerte ? Qu'est-ce qu'il va me faire qui implique le mot d'alerte ?

« Répète-moi le mot d'alerte » ordonne-t-il durement.

J'hausse les sourcils et son visage devient encore plus froid.

« Blaine, répète-moi le mot d'alerte » dit-il à nouveau calmement.

« Euh… Clown »

« C'est bien. Ne l'oublie pas »

Je me retiens de lever les yeux au ciel mais pas de soupirer. J'ai envie de lui demander s'il me prend pour un abruti mais sous la dureté de son regard, je me tais.

« Ne sois pas insolent Blaine. Ou je te mets à quatre pattes et je baise ta belle bouche. C'est compris ? »

J'avale difficilement ma salive. Sa voix me fait flipper plus que la menace en elle-même.

« Donc ? »

« Oui Monsieur »

« Bien, tu es un bon garçon »

Il s'interrompt et reprend :

« Je ne te fais pas répéter le mot d'alerte parce que j'ai l'intention de te faire souffrir mais plutôt parce que ce que nous allons faire sera fort, extrême, intense. Je dois savoir comment tu te sens pendant, d'accord ? »

Hmm, si je lui dis que je ne comprends pas, il va s'énerver ? Qu'est-ce qu'il appelle « extrême » au juste ?

« Tu ne verras et n'entendras rien. Tu vas seulement me sentir »

Quoi ?! Je ne comprends vraiment rien… Il me tourne le dos et retourne vers la commode. Il y a une station d'accueil posée dessus avec son portable installé. Kurt touche l'écran mais rien ne se produit. Il a l'air pourtant content de lui. Je suis de plus en plus perdu. Il me fait face. Il a son petit sourire en coin satisfait et sexy.

« Je vais te ligoter au lit Blaine. Je vais te bander les yeux et tu ne pourras pas m'entendre. Tu n'entendras rien à part la musique » finit-il en désignant l'IPod dans sa main.

Hmm…

Je connaissais les chaises musicales mais le sadique a inventé la baise musicale.

Je ne pensais pas à ça en venant ici. Enfin tout ce qui se passe avec Kurt dépasse mes pensées les plus folles.

« Suis-moi »

Il me tire par la main jusqu'au grand lit aux montants blancs. Comme je l'avais remarqué lors de ma première venue, il y a des menottes suspendues aux barreaux. Mais en plus, il y a des sortes de larges bracelets en cuir reliés à des chaînettes argentées à chaque coin du lit. Mon sang brûle dans mes veines et bat rapidement dans mes tempes. Mon sexe est douloureux tellement je bande fort.

« Reste ici »

Il m'a arrêté face au lit. Il s'approche de mon oreille et murmure :

« Ne bouge pas. Dis-toi que dans quelques minutes, ces bracelets seront autour de tes poignets et de tes chevilles. Je ferai tout ce que je veux de toi »

Wow… Je déglutis difficilement.

Il s'éloigne de moi. Il va vers la porte et je l'entends attraper quelque chose. Comme je n'ai pas le droit de le regarder, je me concentre sur les bruits qu'il produit. On dirait qu'il est près du support à cannes. Oh non, non, non. J'avais dit pas la canne…

Je sens sa présence derrière moi. Il passe une main dans mes cheveux et masse mon crâne.

« J'aime tes cheveux Blaine. Ils sont si doux et si bouclés… J'adore passer mes mains dedans »

Il descend sa main à la base de ma nuque et effleure à peine ma peau. Ce léger contact suffit à faire dresser mes poils et envoie un courant électrique dans tout mon corps. Il glisse sa main sur mon ventre et m'attire vers lui, mon dos collé à son torse. Il tire ensuite sur mes boucles afin que ma tête soit inclinée, exposant mon cou. Il y fait d'abord glisser son nez puis me mordille en partant de mon oreille jusqu'à mon épaule. Il lèche ensuite la peau rendue sensible par ses dents. Il ronronne contre ma gorge et les vibrations se dirigent directement vers mon érection. Je ne peux retenir le petit gémissement tremblant qui passe mes lèvres.

« Chuuut » dit-il en envoyant de l'air frais sur ma peau humide.

Il enroule son deuxième bras autour de ma taille et je peux voir l'objet qu'il tient : une cravache.

« Touche » ordonne-t-il.

Cet homme sera ma fin. Il va me traîner dans les plus sombres étages de la perversion. Mon sexe réagit à son ordre. Maladroitement, je passe le bout de mes doigts sur le long manche noir recouvert de cuir.

« Je vais l'utiliser sur toi. Ce ne sera pas douloureux. Seulement avec les coups, ton sang va migrer à la surface de ta peau et elle sera hypersensible »

Bon, au moins ce n'est pas douloureux.

« Redis-moi le mot d'alerte Blaine »

« C-Clown Monsieur »

« Bien. Tu es un bon garçon. N'aie pas peur. La peur est juste dans ton esprit »

Il jette la cravache sur le lit et entoure mon bassin de ses mains.

« Ceci ne te sera pas utile » dit-il en passant ses pouces sous l'élastique de mon boxer.

N'ayant pas confiance en mes jambes flageolantes, je me tiens au lit alors que Kurt commence à retirer mon sous-vêtement.

« Reste tranquille » souffle-t-il.

Alors qu'il abaisse mon boxer, il suit le mouvement en faisant traîner sa langue sur ma nuque, le long de ma colonne vertébrale puis sur mes fesses. Je me mords la lèvre jusqu'au sang pour ne pas faire de bruit. Il se relève.

« Couche-toi sur le dos » ordonne-t-il en claquant ma fesse gauche.

Son geste me surprend mais je ne dis rien. A la place, je me dépêche de me faufiler sur le doux drap doré. Sa fraîcheur apaise ma peau brûlante quand je me couche dessus. Le visage de Kurt ne laisse passer aucune émotion mais ses yeux foncés ne dissimulent absolument pas son excitation débordante.

« Mets les mains au-dessus de la tête »

Je meurs d'envie qu'il me prenne durement maintenant.

Il s'éloigne et se déplace à nouveau vers la commode. Quand il s'approche de moi, je vois qu'il tient l'IPod avec des écouteurs, un masque et une télécommande. Ma respiration devient de plus en plus désordonnée. Je n'en peux plus d'attendre. Je ne peux quitter Kurt des yeux, je ne peux plus rien faire, totalement hypnotisé.

Il se pose près de moi sur le bord du lit. Il me montre l'IPod ainsi que la télécommande.

« Il est synchronisé avec mon portable sur la station d'accueil qui est reliée aux haut-parleurs dans toute la salle. Comme ça, on écoutera la même chose au même moment »

Il m'adresse son sourire en coin et approche doucement ses mains de mes oreilles pour y placer les écouteurs. Il dépose l'IPod à côté de ma tête pour qu'il ne me gêne pas.

« Lève un petit peu la tête »

Calmement, il me met le masque sur les yeux : je ne vois plus rien. J'avais peur que les écouteurs glissent mais l'élastique du masque les tient. Je peux encore distinguer la voix de Kurt mais les sons sont moins nets. Par contre, ma respiration est vraiment forte, comme décuplée. Elle est rapide et incontrôlée.

Kurt prend mon poignet gauche et le tend jusqu'au coin gauche du lit. Il l'attache avec le bracelet de cuir. Il effleure la peau de mon bras sur toute sa longueur jusqu'à mon épaule. Un frisson naît dans le bas de mon dos. Il passe de l'autre côté du lit pour donner le même traitement à mon second poignet. Il me caresse à nouveau. J'ai chaud, je ne suis que sensation, je suis totalement envahi par l'envie. C'est tellement sensuel.

Je sais qu'il est au bout du lit quand il attrape mes deux chevilles.

« Lève encore la tête » lâche-t-il.

Il tire mon corps vers lui. Mes bras se retrouvent complétement tendus, je ne peux plus du tout les bouger. Un vague d'appréhension et d'impatience me tord l'estomac et je bande un peu plus, chose que je ne pensais pas possible. Il lie mes chevilles de la même façon que mes poignets. J'ai les bras et les jambes écartés, plus exposé et vulnérable que jamais. C'est frustrant de ne pas pouvoir voir ce qu'il fait. J'essaye d'écouter ses gestes mais rien. Seuls mon cœur et ma respiration fous résonnent dans mes oreilles.

Puis, en me faisant sursauter, des accords de guitare emplissent ma tête. Ils sont suivis d'une voix. On dirait un morceau de rock mais je ne le connais pas. Le rythme langoureux et sexy des guitares m'inondent.

Je sursaute à nouveau quand la paume de la main de Kurt touche à peine mon cou. Il la fait descendre lentement vers mon torse, mes tétons. Il les titille un peu. J'essaye de me cambrer pour qu'il continue mais je ne peux pas. Les sensations sont tellement fortes.

Kurt déplace sa main, en prenant tout son temps, sur mon ventre où mes muscles se contractent instinctivement sous son toucher. Il dessine des cercles autour de mon nombril du bout du doigt en évitant à chaque fois mon sexe dressé sur le bas de mon ventre. Il caresse ensuite l'os de mon bassin sur toute sa largeur mais ne touchant toujours pas là où je voudrais. J'essaye de garder l'esprit clair mais ses mains sur moi, la musique… c'est trop dur.

Ses doigts caressent les poils à la base de mon sexe, descendent sur mes testicules puis sur une de mes jambes puis sur l'autre. C'est presque trop à supporter mais, pour rien au monde, je voudrais qu'il arrête. Ses mains remontent sur mon ventre, mes bras puis mes tétons qui réagissent immédiatement au contact. La musique continue, toujours aussi sexy. Et tout à coup, plus de caresses. A la place, le bout de la cravache prend le même chemin que ses doigts précédemment. Je respire de plus en plus difficilement : tout est trop, le rythme de la musique m'enivre, je n'arrive plus à penser. Soudainement, la cravache quitte ma peau mais revient, une microseconde plus tard, brusquement.

« Aïe ! »

J'ai crié plus par surprise que par douleur. Ça brûle à peine en fait. Il recommence et cingle ma peau plus fort.

« Hmmm ! »

J'essaye de gigoter, de faire bouger ces chaînes pour m'échapper ou pour en redemander, je ne sais plus. Je suis arrivé à un point où, je ne sais même plus ce que je pense. Mes bras sont bloqués, mes jambes sont bloquées : je suis à sa merci.

Il frappe mon téton droit. J'hurle sous cette douce torture. Je sens ma peau chauffer après chacun de ses coups, qui sont parfaitement en rythme avec la batterie dans mes oreilles. Je fonds sous cette vague de sensualité. Il frappe l'extrémité de ma hanche, le haut de ma cuisse, la base de mon sexe, mes testicules et ainsi jusqu'à l'autre hanche. Il reproduit ses gestes jusqu'à ce que la musique, devenue accélérée, se calme. Brusquement, plus rien. Plus rien du tout.

Et la mélodie reprend et ses coups de cravache aussi. Je crie, j'hurle, je geins, je gémis en me tortillant. Et encore, tout s'arrête.

Le silence.

J'halète. Qu'est-ce qu'il fait ? Qu'est-ce qui va arriver maintenant ? Mon érection est vraiment douloureuse d'être délaissée.

Je sens le lit bouger et je sens le corps de Kurt me surplomber. La chanson reprend. Toujours la même qu'au début, il la passe en boucle. Cette fois ce n'est ni la cravache ni sa main mais sa langue qui passe sur ma gorge. Elle descend en laissant un trait humide jusqu'à mon téton gauche. Elle tournoie vite pour l'exciter et passe au second. Je ne m'entends pas mais je crois que je gémis très fort. Tout n'est que Kurt. Je suis égaré en lui, sous lui, sous sa langue habile.

Il la fait glisser sur les muscles contractés de mon ventre puis baise mon nombril avec. Je gémis à nouveau. Il descend ensuite entre mes fesses et… OH MON DIEU ! Sa langue chatouille, pénètre mon entrée alors qu'une de ses mains me branle. Je suis déjà ridiculement si proche, je sens que je ne vais pas tenir, que ça vient. Et plus rien.

Putain non ! Le lit bouge à nouveau. Je sens qu'il est entre mes jambes. Il détache une à une mes chevilles et les place sur ses cuisses. Il les masse pour enlever leur raideur. Il passe ensuite ses mains de chaque côté de mon bassin et il me décolle du matelas, seules mes épaules y reposent encore. Il se rapproche de moi et entre en moi d'un coup. J'hurle de plaisir. Mes testicules se serrent et mon estomac se retourne, signes annonciateurs de mon orgasme. Mais il ne bouge pas et tout redescend. Je vais mourir…

« Je t'en prie ! »

Il appuie plus fort ses doigts sur mes hanches. Il va me laisser des bleus mais je m'en fous. Je respire difficilement et essaye de ne pas gigoter. Il ressort de moi lentement, doucement. Trop lentement. Trop doucement. Je gémis. Il accélère ses va-et-vient en même temps que le rythme de la musique. C'est infernal.

« Je t'en prie ! »

Il me lâche et se couche sur moi en appuyant ses mains de chaque côté ma tête. Il plonge profondément en moi. Le passage le plus rapide et sexy de la chanson arrive, Kurt accélère ses mouvements, frappe ma prostate rapidement et je jouis. Je jouis violemment dans l'orgasme le plus puissant, intense, dévastateur de ma vie. Kurt se libère à ma suite dans trois coups de reins brutaux. Je sens son sexe pulser et déverser son liquide en moi. Il finit par tomber sur moi.

Il sort de moi alors que je descends de mon nuage post-orgasmique. Il n'y a plus de musique. Il libère mon poignet gauche puis le droit. Il retire lentement le masque et les écouteurs. Je retrouve enfin son beau visage.

« Coucou toi » chuchote-t-il.

« Coucou »

Il sourit et dépose un tendre baiser sur mes lèvres.

« Je suis fier de toi » murmure-t-il, « mets-toi sur le ventre »

Oh non, il ne veut pas remettre déjà ça ?! Ses yeux sont rassurants et doux.

« Je veux seulement te masser le dos. Tu es tout tendu d'être resté immobile »

« Hmm, ok »

Je me retourne difficilement, à bout de forces. Il s'assoit sur mes cuisses. Je gémis quand ses mains fortes et douces assouplissent les muscles de mes épaules. Il m'embrasse entre mes deux omoplates.

« Quel était ce morceau ? » dis-je, les paupières lourdes.

« Gloria dans Doors »

« C'était sexy »

« Tu trouves ? J'ai toujours voulu baiser dessus »

« Première fois ? »

« Oui Blaine »

Je geins doucement quand ses doigts passent sur un nœud dans mon dos.

« C'était aussi la première fois que je baisais sur cette chanson » dis-je en retenant un bâillement.

« Mmh… On a beaucoup de premières fois ensemble »

« Ku… Monsieur, qu'est-ce que j'ai dit en dormant ? »

Il arrête ses mouvements un moment.

« Beaucoup de choses. Tu parlais de cages et de fraises. Tu m'en demandais « plus » et tu as dit que je te manquais »

« Seulement ça ? »

Il s'enlève de sur moi et s'allonge sur le côté en me regardant, toujours sur le ventre.

« Tu pensais avoir dit quoi ? »

« Hmm… Que tu ressemblais à un ogre, que tu puais, que tu étais orgueilleux et que tu baisais comme un manche »

« Mmh » fronce-t-il les sourcils, « on sait tous les deux que tout ça, c'est la réalité. Mais ton ironie est revenue donc ma curiosité aussi. Qu'est-ce que tu ne me dis pas Blaine ? »

Je lui lance mon regard le plus naïf possible.

« Je t'ai tout dit »

« Blaine, tu sais aussi bien que moi, que tu es un piètre menteur »

« Je blaguais. Ça ne t'arrive jamais ? »

« Je suis nul à ça » sourit-il fièrement.

« Kurt Hummel ! Serait-ce la seule chose pour laquelle vous êtes mauvais ? » souriais-je en retour.

« Oui. Je suis démasqué ! Tu as découvert mon secret »

« Moi aussi, je suis mauvais pour ça » dis-je sans réussir à retenir mon rire.

« J'adore t'entendre rire. C'est un son magnifique »

Il m'embrasse paresseusement et tendrement.

« Mais je sais que tu me caches quelque chose Blaine. Je vais être obligé de te torturer pour que tu avoues »

Voilà pour ce chapitre :)

Si vous voulez, allez écouter la chanson de la salle de torture Gloria des Doors. Vous comprendrez pourquoi j'ai choisi celle-là )

J'espère qu'il vous aura plu, n'hésitez pas à me laisser un review avec votre avis :)

A la semaine prochaine,

Bisous, bisous,

Cindy :)