J'AI AUCUNE EXCUSE! Parce que NON je ne suis pas décédée (ouf), et NON je ne vous ai pas oubliés!
Bon, je vais pas m'excuser pour la 350ème fois de mon retard INEXCUSABLE. Parce que je vous répèterai juste encore et toujours la même chose : perte d'inspiration, difficulté à reprendre, vie sociale etc.
Par contre, s'il y a quelque chose qu'il faut ABSOLUMENT que je vous dise, c'est : MERCI! Merci de continuer d'être présent et de lire cette fic. Mon dieu mais quand je vois que même en écrivant rien pendant un mois, je continue à avoir des gens qui me fav et me follow, j'en reviens pas quoi. A chaque mail que je recevais, je sautais sur place (mon mec me supportait plus) genre "mais OHMONDIEU même quand je post pas les gens m'aiment mais comment pourquoi JE DOIS ÉCRIRE POUR LEUR RENDRE HONNEUR". (ça n'veut rien diiiiire)
Tout cela ne veut plus rien dire. Il est 1h du matin, et demain je prends le train pour partir en vacances, et je voulait TELLEMENT vous offrir ce chapitre pour Noël (mais c'est quoi ce cadeau pourri?) tant que j'ai accès à une connexion internet (la civilisatiooooon, le saint wifi) du coup je me suis dit "MINA bouge ton cul et tape moi ce clavier screugneugneu" (oui je parle vraiment comme ça dans ma tête).

MAIS trêve de blabla relou sur ma life, LISEZ MES AGNEAUX! J'vous aime les loulous :3


Les examens étaient enfin finis. Après deux semaines de dur labeur, entre les épreuves théoriques et pratiques, les vacances pointaient enfin le bout de leur nez. Poudlard était en pleine effervescence, les élèves impatients de retourner chez eux retrouver leur famille. Partout, où qu'on aille dans le château, on pouvait croiser des groupes d'amis enthousiastes à l'idée d'enfin faire leur valise et de quitter l'école. Parmi eux, les cinquièmes années était les plus excités. La retombée du stress des BUSE se faisait sentir et les adolescents ne tenaient plus en place.

Pourtant, malgré l'allégresse ambiante, Amy avait toujours ce petit pincement de cœur quand elle quittait Poudlard. Ce départ annonçait la fin d'une année, et cela lui faisait toujours bizarre. Le temps était passé à une vitesse folle sans qu'elle ne s'en soit vraiment rendu compte. Alors qu'elle plaçait ses derniers vêtements dans sa valise, la jeune fille ne put retenir un soupir en observant la pièce autour d'elle. Les cinq lits étaient parfaitement faits, et ses camarades s'affairaient à ranger leurs affaires tout en papotant. Sur son lit, P'tit Machin s'étirait de tout son long, indifférent à l'effervescence ambiante. Amy s'approcha de lui et le caressa le long du dos, arrachant un petit miaulement de plaisir de la part du félin.

De l'autre côté de la chambre, derrière la porte de la salle de bain, la voix d'Helena Wolf se faisait entendre. Amy l'entendait glousser et piailler, et faisait de gros efforts pour ne pas entendre ce qu'elle racontait. A côté d'elle, Amanda la regardait avec inquiétude. Depuis quelque jours, Helena passait son temps à se vanter de sa nouvelle conquête, en particulier quand elle savait qu'Amy était dans les parages. Cela avait eu pour effet de déclencher une énorme dispute entre Laura et Helena qui avaient presque finit par en venir aux mains. Amanda avait de plus en plus de mal à rester courtoise avec Helena quand elle lui parlait, ce qui n'augurait rien de bon. Quant à Amy, elle avait fait de son mieux pour ignorer les propos de sa camarade de classe, feignant l'indifférence en espérant que cela l'inciterait à la fermer une bonne fois pour toute. Malheureusement pour elle, Helena était tenace.

Depuis la fin des examens, Helena sortait avec Sirius Black et passait son temps à se pavaner devant tout le monde, principalement devant Amy. Elle racontait à qui voulait l'entendre à quel point c'était un bon coup et qu'il était génial, que ce soit au lit ou ailleurs. D'ailleurs, elle vous a déjà raconté la fois où ils l'avaient fait dans le placard à balais du quatrième étage? Oui? Et bien qu'à cela ne tienne, elle vous le racontera une deuxième fois!

Amy en était secrètement malade. Même devant ses amies, elle jouait à celle qui s'en fichait, celle qui avait réussi à passer à autre chose et que si fichait éperdument d'avec qui son ex pouvait bien coucher. La seule à qui Amy aurait pu se confier était Lily, mais cette dernière traversait elle aussi une phase difficile depuis les évènements qui s'étaient déroulés après l'épreuve de défense contre les forces du mal. Entre le comportement de Potter et celui de Rogue, la jeune fille avait du mal à savoir contre qui elle était le plus en colère.

Alors Amy ne disait rien. Elle encaissait. Elle faisait comme si tout allait bien, comme toujours. Quand par hasard il lui arrivait de croiser Helena dans les bras de Sirius au détour d'un couloir, elle hésitait à chaque fois entre leur passer devant en les ignorant la tête haute, leur sauter dessus et les attaquer sauvagement à coup de livre de runes dans la face, ou fuir et s'enfermer dans les toilettes en espérant que le monde oublie son existence. En général, Sirius se rendait compte de sa présence avant qu'elle n'ait le temps de prendre une décision, et Helena lui adressait un discret mais profond sourire victorieux. Alors, honteuse et humiliée, Amy baissait la tête et continuait sa route sans les regarder, ravalant sa colère et ses larmes. Cela aurait trop fait plaisir à Helena si elle se mettait à pleurer devant elle. Et il était hors de question de la laisser gagner à ce petit jeu.

Le matin du grand départ était enfin arrivé. Tous les élèves se levèrent tôt et prirent un dernier petit déjeuné avant de terminer de préparer leur sac. Le train partait à onze heures de la gare de Pré-au-Lard, et tout le monde devait être prêt pour quitter le château à dix heures pile. Sa valise à la main, son sac de cours à l'épaule, Amy avançait à travers le hall pour rejoindre Lily avec qui elle avait prévu de faire le voyage. Sans dire un mot, les deux jeunes filles marchaient ensemble dans la foule en direction des calèches qui les mèneraient jusqu'à la gare.

Amy s'installa sur la banquette d'un compartiment vide au moment où le chef de gare siffla le départ du train. Lily, assise en face d'elle, regardait le quai à présent vide par la fenêtre. Amy ne savait pas quoi lui dire. Elle aurait tant voulu pouvoir la rassurer, mais elle en était incapable. Et même si elle-même aurait eu besoin du soutien de sa meilleure amie, elle se refusait de lui imposer ses petits problèmes existentiels. Aussi le début du trajet se fit dans un silence d'église seulement troublé par les quelques éclats de voix qui provenaient du couloir.

Toujours sans rien dire, Amy se tourna vers le panier de son chat, posé à côté d'elle, et en retira le petit loquet afin de libérer la bête sauvage. Le chat, surexcité, sauta hors de sa prison et se précipita sur les genoux de sa maitresse avant de poser ses pattes sur le rebord de la fenêtre. Amy ne put retenir un sourire. P'tit Machin adorait regarder les paysages défiler par la fenêtre, que ce soit dans le train ou en voiture. L'animal resta dans cette position pendant plusieurs secondes avant de monter sur la petite table et de s'y asseoir, ses grands yeux rond toujours fixé sur l'extérieur.

"Je suis vraiment désolée..."

Amy sursauta. La voix de Lily était faible, presque geignarde. La brune regarda son amie sans comprendre.

"Euh... De quoi tu es désolée?"

"De t'avoir laissé de côté depuis quelques jours. Alors que toi tu m'as soutenu sans jamais rien demander." Finit par dire Lily après quelques secondes d'hésitation.

Le regard d'Amy s'attendrit.

"Ne t'inquiète pas, tu avais besoin de soutien et c'est normal." La rassura-t-elle en souriant.

Lily tortilla nerveusement une mèche de ses cheveux. Son regard semblait ne pas savoir où se poser, mais Amy remarqua très vite qu'elle évitait soigneusement de la regarder dans les yeux.

"Bon, qu'est-ce qu'il y a?" Demanda-t-elle en venant s'asseoir à côté de Lily.

Lily ouvrit la bouche, puis la referma avant de l'ouvrir de nouveau sans rien dire pour autant. Elle semblait réellement très mal à l'aise. Après quelques secondes qui parurent interminables à Amy, la rousse tourna vers elle ses yeux d'un vert d'émeraude brillant.

"Amanda est venue me voir l'autre jour."

Amy sentit son cœur faire un petit bond dans sa poitrine. Elle ne voyait qu'une seule raison pour laquelle Amanda aurait pu venir parler directement à Lily.

"Elle s'inquiète pour toi..." Continua Lily, ses yeux plongés dans ceux de son amie. "Elle m'a dit qu'en ce moment... Que Sirius était avec une fille de ta classe."

Les doigts d'Amy se glacèrent.

"Elle m'a aussi dit que même si tu ne le montres pas, elle sent que ça te touche plus que tu ne veux bien le dire."

La brune baissa le regard. Elle se sentit soudain honteuse, comme prise en faute. Avalant sa salive avec difficulté, elle lutta de toutes ses forces contre les larmes qu'elle commençait à sentir monter. Tout à coup, elle se retrouva enveloppée dans les bras de Lily qui la serra contre elle. Dubitative, Amy resta un instant sans réagir.

"Excuse-moi, Amy…" Chuchota la Gryffondor au creux de l'oreille de son amie. "J'étais tellement obnubilée par cette histoire avec Potter que je t'ai totalement laissée de côté…"

Amy referma les yeux et entoura à son tour sa meilleure amie de ses bras. Les deux jeunes filles restèrent ainsi quelques secondes sans rien dire. Sans pouvoir se retenir, Amy laissa couler une larme silencieuse le long de sa joue. Lentement, les deux filles se détachèrent, et la brune essuya sa joue le plus discrètement qu'elle put.

"Ce mec est le dernier des enfoiré." Affirma Lily en adressant un sourire chaleureux à Amy.

"Autant que son sale con de copain." Ajouta Amy en riant.

Pendant une bonne partie du trajet, Lily et Amy imaginèrent mille et une façons d'en faire baver à Helena, Black et Potter. Les rirent fusèrent pendant plusieurs heures, pendant que leurs estomacs se remplirent de bonbons et de chocolats. Amy se sentait revivre, elle sentait le poids du chagrin et de la colère la quitter. Lily était comme un bol d'air pur qui venait la sauver de la noyade dans ses propres larmes. Malgré tous les efforts d'Amanda et Laura, personne ne pouvait lui remonter le moral comme le faisait Lily Evans. Elle avait une sorte de pouvoir magique qui ramenait le soleil dans les ténèbres les plus sombres. Sans elle, Amy aurait sans doute passé son été à broyer du noir et à se morfondre, mais à présent elle se sentait de nouveau la force de sourire et de profiter de ses vacances. Lily lui promettait de lui envoyer des lettres au moins trois fois par semaine, de lui téléphoner, de venir la voir et de la forcer à sortir les jours où ça n'irait pas. Amy Lui en était infiniment reconnaissante, et lui promis un Himalaya de chocolat à chacune de ses visites. Bien trop vite, le train approcha de Londres. Les adolescentes commencèrent alors à ranger leurs affaires et attendirent patiemment la fin du trajet en imaginant déjà les vacances de rêves qu'elles allaient passer.

Le Poudlard Express freina puis s'arrêta. Dehors, patientant sur le quai, une foule de parents, petits frères et sœurs, grands-parents scrutaient les fenêtres des wagons dans l'espoir d'apercevoir un visage connu à travers les vitres. Les élèves sortirent par vague dans un flot ininterrompu de paroles et de rires, heureux de revoir enfin leur famille après de longs mois de séparation. Une fois hors du train, Amy et Lily se dirigèrent immédiatement vers le portique menant vers le monde moldu.

Le quai était difficile à remonter du fait du grand nombre de parents venus chercher leur tendre progéniture. Les deux jeunes filles se faufilaient avec peine parmi la foule, prenant garde de ne bousculer personne avec leurs bagages volumineux. Amy passait son regard sur chaque visage qu'elle croisait dans l'espoir d'y voir celui de son père, qui lui avait affirmé dans sa dernière lettre qu'il serait présent sur la voie 9¾ pour venir la chercher. Mais impossible de le trouver au milieu de ce méli-mélo de familles ravies de se réunir.

Par chance, Lily finit par dénicher un petit coin sur le quai où elles purent se poser deux minutes sans gêner le passage ni être gênées. Lily poussa un profond soupir. Tout ce monde la fatiguait, et il lui tardait de retrouver le calme de sa chambre. Enfin, calme quand sa sœur ne venait pas mettre son grain de sel. Amy, de son côté, chercher toujours ses parents des yeux, même si elle se doutait qu'ils n'avaient peut-être pas eu le temps d'arriver à temps. Masquant sa légère déception, elle continua de balayer le quai du regard. Elle s'attarda sur quelques têtes connues, observa Jennifer embrasser sa mère, elle crut également reconnaitre Elara Perry discuter avec une personne qui semblaient être sa grand-mère. A côté d'elle, elle entendait Lily râlait sur le nombre astronomique de gens et la chaleur étouffante de la gare qui finissaient par lui donner mal à la tête.

Soudain, comme dans un film, un visage se détacha du reste de la foule. C'était comme si elle ne voyait plus que ce visage. Et même s'il était plutôt éloigné d'elle, il lui semblait le distinguer aussi nettement que s'il était juste en face d'elle. Et le plus perturbant dans tout cela, c'est qu'elle ne s'attendait pas à repérer CE visage en particulier parmi tous ceux qui passaient devant elle en ce moment même.

Il avait le visage fermé, le regard froid, les lèvres pincées. Il se tenait droit comme un piquet dans sa robe bordée de vert et de gris, et ses épais cheveux noirs coupé à la base de la nuque faisant ressortir la pâleur de son visage aux traits fins. Il parlait avec une femme à l'air strict, dont les cheveux grisonnant tirés derrière sa tête en un chignon sophistiqué lui donnaient un air sévère. Tous deux semblaient plongés dans une grande discussion alors qu'ils fixaient un point à quelques mètres d'eux.

Un détail frappa Amy en plein visage. C'était fou ce que Regulus Black pouvait ressembler à son frère. Certes, il n'avait pas cette espèce de « charme ravageur » et de petit air suffisant qui faisait la célébrité de Sirius, mais il avait notamment ce quelque chose qui rend les Black si particulier. Amy n'arrivait pas vraiment à mettre le doigt sur ce que c'était. La finesse des traits de leur visage, leurs yeux d'un gris profond, leur nez à l'arête droite… Elle n'aurait pas su le dire. Cependant, il possédait ce « quelque chose » qui le rendait attirant, malgré cette lueur éteinte et effrayante dans son regard.

Intriguée, sans vraiment réfléchir, Amy tourna la tête dans la direction vers laquelle la famille Black. Elle le regretta presque aussitôt. Un peu plus loin, au milieu de quai, un couple s'embrassait, enlacés l'un contre l'autre. Le cœur d'Amy se glaça et il lui sembla un moment qu'il avait cessé de battre. Une nausée monta soudain en elle, tandis que la tête commençait à lui tourner. Le sourire ravi de Sirius quand il quitta les lèvres d'Helena Wolf lui donna envie de tout détruire autour d'elle.

Ses vacances seront définitivement pourries par ce connard.

Amy sentit une main se poser sur son épaule. Elle se tourna vers Lily qui la regarda d'un air grave, avant de jeter un coup d'œil assassin vers Sirius et Helena. Puis, sans vraiment lui laisser le choix, la rousse attrapa ses affaires et incita à son amie de faire de même, prétextant vouloir sortir de la gare pour ne plus en subir l'atmosphère étouffante.

Quarante minutes plus tard, Amy était assise à l'arrière de la Ford bleu foncé de son père. Laissant lourdement tomber sa tête contre la vitre, elle regardait le paysage urbain de la banlieue de Londres défiler tandis que sa mère débitait un flot incessant de paroles censées résumer à quel point elle était heureuse d'enfin retrouver sa fille chérie qui lui avait tant manqué. Au bout d'un moment, Amy finit par lui dire qu'elle était fatiguée et sortit un baladeur cassette de son sac, plaça une cassette de Queen dans la machine et mit son casque sur ses oreille. Elle augmenta le volume au maximum et fit semblant de dormir pendant la grande majorité du voyage jusqu'à Cardiff, essayant d'oublier tant bien que mal qu'elle n'allait pas bien.

Après près de trois heures de trajet, ils arrivèrent enfin devant la maison de brique de la famille Matthew. Amy attrapa la panière de son chat qu'elle libéra presque immédiatement après avoir mis un pied dans l'entrée. L'animal, heureux de pouvoir enfin sortir, se mit à courir partout dans le salon, essayant de sauter sur tous les meubles et d'attraper la queue de Missy, la chatte de la famille, qui lui fit comprendre son désaccord d'un miaulement menaçant. Le père d'Amy l'aida à monter sa valise jusqu'à sa chambre puis, une fois seule, la jeune fille alla directement s'allonger sur son lit. Elle était épuisée de son voyage et il lui tarder de pouvoir aller dormir. Elle se dit qu'elle aurait tout le temps de ranger ses affaires le lendemain et qu'elle pouvait bien s'accorder une bonne soirée d'un repos amplement mérité.

La vie d'une adolescente était quand même sacrément difficile. Entre les cours, les examens, les copines et les garçons, les jeunes filles avaient peu de temps pour le repos. Et Amy avait l'impression de ne plus s'être reposée depuis des lustres. En fait, depuis sa séparation d'avec Sirius. Non, rectification. Depuis que Sirius l'avait largué comme une vieille bombabouse. A partir de là, tout s'était enchainé. Elle ne se souvient pas avoir eu une vraie nuit complète de sommeil depuis plusieurs mois maintenant, et espérait de tout son cœur que ces vacances l'aideront à prendre le recul dont elle avait besoin pour aller mieux. Mais pour l'instant, à part dormir en permanence, elle n'avait pas vraiment de solution en tête pour oublier ces trois derniers mois totalement foireux.

Elle entendit sa mère l'appeler depuis le rez-de-chaussée et fut brutalement tirée hors de ses pensées. Rassemblant toute sa force et son courage, Amy se hissa sur ses bras et se redressa avant de quitter sa chambre d'un pas chancelant.

Amy se tenait debout face à son armoire, l'air pensive. Elle allait avoir du travail. Cela faisait plusieurs jours qu'elle repoussait l'échéance, mais face aux menaces de sa mère de ne plus lui acheter de chocolat si elle ne se "bougeait pas les fesses" (fin de citation), elle n'avait plus vraiment le choix. L'armoire, les portes ouvertes, laissait apparaitre un bazar indescriptible de vêtements plus ou moins rangés en boules dans un désordre pas possible.

Quelques jours plus tôt, ses parents lui avaient annoncé que pour son anniversaire, ils lui avaient acheté un nouveau lit à deux places pour remplacer celui qu'elle avait actuellement et qui devait avoir l'âge de Dumbledore (d'après les dires de son père). Mais, sa chambre n'étant pas très grande, il fallait avant de pouvoir installer l'objet tant convoité, procéder à un rangement massif de la pièce avant de faire de la place. Et même si Amy était plus qu'impatiente d'avoir son nouveau lit, l'idée de devoir trier toutes ses affaires ne l'enchantait guère. La simple idée de tant d'heures de travail en perspective avait le don de la fatiguer d'avance. Mais l'idée de devoir vivre sans chocolat lui était de loin beaucoup plus insupportable. Alors, se résignant à l'après-midi de souffrance qu'elle allait devoir affronter, elle attrapa un pull dans l'armoire, faisant ainsi tomber une masse d'autres vêtement au passage. Ça commençait bien…

Après presque une heure de tri vestimentaire, Amy s'attaqua à son bureau. Les tas de papiers et autres livres qui le jonchaient attestaient de ses cinq dernières années de non-entretient. Elle commença à faire des piles "à jeter" et "à garder parce qu'on sait jamais" sur le sol de la chambre, elle entreprit de vider tous les tiroirs de leur contenu.

C'est alors qu'elle tomba dessus. Un petit cahier à la couverture colorée dont elle avait presque fini par oublier l'existence. Poussée par sa curiosité et sa nostalgie, Amy l'ouvrit à la première page et se mit à lire les mots tracés d'une écriture enfantine le long des pages du carnet. Petit à petit, elle tourna les pages, revivant quelques passages de son enfance dont elle n'avait plus que de vagues souvenir. Au fil des pages, elle finit par s'assoir par terre, entourée de papiers posés à même le sol, et se perdit dans la lecture de son journal de petite fille.