Et non vous ne rêvez pas, vous êtes réveillés et la suite est enfin là lol !!! Je tenais à m'excuser pour ce retard mais je n'ai plus trop le temps de passer des heures devant l'ordi, bon je ne vais pas m'attarder sur ma vie alors que vous vous en foutez lol !!! Bref je vous remercie vraiment pour votre patience et des reviews que vous me laissez qui me font vraiment plaisir !!! Sur ce je vous souhaite une bonne lecture d'un chapitre qui est assez long et qui marque quand même un tournant dans l'histoire, voilà a en bas !!!!

CHAPITRE 24 La grotte du dragon

Le lendemain, après le dîner, Harry accompagna Draco à Poudlard. Chez les Granger, McGonagall avait commencé à organiser un plan pour les faire entrer au château, mais Harry lui avait assuré que ce n'était pas nécessaire. Avec la Cape d'Invisibilité et la Carte des Maraudeurs il n'y aurait pas de problèmes pour entrer dans le collège. D'abord ils transplanèrent à Pré-au-lard, couverts par des capes obscures qui ne détonnaient pas du tout avec le dur climat hivernal de l'Écosse et empêchaient qu'on leur voie le visage. Harry conduit Draco jusqu'à l'entrée de l'un des passages secrets qu'avait le collège et ils le prirent. Depuis quelques heures, c'était clair qu'il serait l'optimiste de cette nuit; Draco avait dit une demi douzaine de fois que c'était seulement une perte de temps stupide, que le fait d'être un tableau ne pouvait pas avoir amélioré la folie de Dumbledore et qu'il doutait beaucoup qu'il ne sache quelque chose de réellement utile. La peur de se faire des illusions, Harry la comprenait maintenant parfaitement et c'est pour ça que ça ne le vexa pas qu'il s'en prenne à l'ancien directeur de Poudlard.

Quand ils arrivèrent à l'autre extrémité du passage, Harry sortit la Cape d'Invisibilité, lui jeta un Engorgio et lui et Draco se couvrirent avec elle. Vérifiant alors grâce à la Carte qu'il n'y avait personne dans les environs, il ouvrit l'entrée avec sa baguette. En voyant les couloirs familiers, il sourit.

Ils marchèrent tous les deux avec des pas silencieux vers le bureau de la directrice. Harry avait les yeux fixé sur la Carte. Après quelques secondes, il se rendit compte qu'il espérait voir les noms de son époque. Il reconnaissait seulement ceux de quelques professeurs et ça le rendit un peu nostalgique. Il vit alors deux personnes s'approcher d'eux et il fit signe à Draco pour qu'il s'arrête et qu'il s'approche du mur. Draco recula jusqu'à ce qu'il touche le mur; Harry était devant lui, le dos collé à sa poitrine. Deux Serdaigle avec l'insigne des préfets apparurent à l'angle du couloir. Avant qu'ils ne passent devant eux, Draco se déplaça d'une manière pas si innocente que ça contre lui et Harry eut un petit sursaut. Il sentit après sa respiration près de son cou, ses lèvres glissant sur sa nuque... Les étudiants étaient à moins d'un mètre et Harry n'osait pas bouger. Il avait les joues en feu de honte et, très à son regret, son corps réagissait aux caresses de Draco. Il allait le tuer, sans lieu d'un doute. Draco glissa alors sa main vers son entrejambe, remarquant sa légère érection et Harry ravala un gémissement tandis qu'il le sentait rire silencieusement de ça avec les lèvres encore collées dans son cou.

Les garçons disparurent de l'autre côté et Harry, sans sortir de sous la Cape, s'écarta suffisant de Draco pour se tourner et lui lancer un regard d'exaspération.

-Tu es devenu complètement fou ? –S'exclama-t-il dans un susurrement.

Mais Draco ne semblait pas repentant; il avait ce visage et Harry pouvait résister à grand-peine à ce visage.

-Tu n'es pas curieux de le faire à Poudlard ?

-Même si la réponse était "oui", je t'assure que ce ne serait pas en ce moment ni de cette façon, maudit pervers. Bon sang, comment est-ce possible que tu penses au sexe maintenant ?

-Je pense toujours au sexe si tu es près de moi. –Ronronna-t-il, en fermant à moitié les yeux comme un chat. –Et si tu te colles tant à moi, qu'est-ce que tu veux ?

Le corps d'Harry savait exactement ce qu'il voulait; son cerveau lutta avec bravoure pour garder le bon sens et il réussi contre toute attente.

-Prouver ton innocence, bien que tu sois un exhibitionniste incontrôlé. Allez, allons-y.

Draco le suivit, puisqu'il n'avait pas d'autre recours s'il voulait rester couvert par la Cape, et tandis qu'ils marchaient dans les couloirs familiers, Harry se rendit compte qu'il recommençait à avoir l'expression tendue avec laquelle il avait parcouru le passage secret. Son attaque sexuelle devait probablement avoir été une manière d'essayer d'occulter son inquiétude. Mais Harry avait foi en Dumbledore, même si maintenant il ne le vénérait plus aveuglément comme il l'avait fait petit. Le portrait devait avoir quelque chose d'important à dire à Draco sinon il n'aurait pas donné ce message à son successeur. Quand ils s'arrêtèrent en face de la porte, il se tourna et lui adressa un sourire encourageant. Draco lui répondit avec une petite grimace de scepticisme.

-Graine de mandragore. –Dit Harry d'une voix très basse.

La porte s'ouvrit, laissant le passage à des escaliers bien illuminés. Harry et Draco attendirent que la porte se referme derrière eux et ils sortirent d'en dessous de la Cape avant de monter les marches. McGonagall les attendait en haut et elle sourit en les voyant arriver.

-Harry, monsieur Malfoy... Des problèmes pour arriver ici ?

-Non.

-Avez-vous envie d'un thé ?

Les garçons nièrent de la tête. Harry regarda autour de lui; il n'était pas revenu dans ce bureau depuis la mort de Dumbledore et McGonagall avait fait assez de changements. La pièce semblait plus propre et rangée qu'au temps de son prédécesseur et sur l'un des murs il y avait un tableau avec un très joli paysage qu'il n'avait jamais vu. Fumseck, cependant, était là, même si McGonagall disait souvent qu'elle partageait le bureau avec le phénix, plus que l'avoir pour mascotte. L'oiseau se posa sur l'épaule d'Harry, frotta sa tête contre son menton et retourna sur son socle.

Les tableaux des directeurs de Poudlard n'avaient pas changé aussi. Ils étaient tous là et maintenant ils les regardaient avec beaucoup de curiosité, en chuchotant entre eux. Le portrait de Dumbledore l'appela d'une voix joviale.

-Harry, mon cher garçon... Que ça fait longtemps que je ne t'ai pas vu !

Même en sachant que c'était une peinture, même en sachant que ce n'était pas réellement Dumbledore, Harry sentit ses yeux lui piquer.

-Bonjour, professeur.

-Ah, et le jeune Draco...

-Professeur Dumbledore ... –Salua celui-ci, avec une légère inclinaison de tête.

-Minerva m'a dit ce que tu as fait pour notre Harry. N'est-ce pas curieux comme tout change?

-Hum ... –Fut sa seule réponse. –Le professeur McGonagall dit que vous savez quelque chose qui peut m'aider à prouver que j'ai été espion pour l'Ordre.

Harry lui adressa un regard d'avertissement.

-Draco, tu pourrais être plus courtois.

Draco fit mauvaise mine.

-Mais c'est seulement un tableau, par Merlin.

Cependant, Dumbledore ne sembla pas trop vexé.

-Bien, j'espère que Minerva n'a pas exactement dit ça. J'ignore si tu vas trouver ce dont tu as besoin. Mais quand Minerva m'a expliqué que tu affirmais avoir travaillé pour nous, je me suis rappelé quelque chose qui pourra peut-être te servir.

-De quoi s'agit-il ? –Demanda Harry.

-De la pensine du professeur Snape.

Un petit halètement de surprise échappa à Draco.

-Quoi ? Severus avait une pensine ?

Le portrait de Dumbledore acquiesça gravement.

-Severus était inquiet que Riddle puisse connaître ses secrets. Je suis sûr qu'il l'a utilisé plusieurs fois pendant l'année où vous étiez avec les mangemorts. C'est possible que l'un de ces secrets était relatif à ta position ou avec le marché qu'il a fait avec Alastor Maugrey.

Même si Draco était sérieux, il avait enfin un éclat d'espoir dans son regard. C'était évident que lui aussi croyait que c'était possible. Harry ferma les yeux une seconde et il demanda à n'importe quel dieu qui pouvait être en train d'écouter qu'il en soit ainsi.

-Où est cette pensine ? –Demanda Draco.

-Dans une tanière abandonnée de dragons qu'il y a dans la montagne Snowdon, au pays de Galles. Il l'a dissimulée aux yeux des moldus et il l'a protégée des sorciers par un Fidelius. Heureusement, il m'a nommé comme son Gardien. S'il n'a pas changé la pensine d'endroit, et je n'ai aucuns motifs de croire qu'il l'a fait, elle doit encore être là-bas.

-Pourquoi avez-vous attendu jusqu'à maintenant pour le dire ?

-Severus est mort et j'ignorais que tu avais travaillé pour l'Ordre. Je n'avais aucunes raisons pour trahir son intimité. Maintenant c'est différent, bien sûr. Je suis sûr que Severus désirerait t'aider à éclaircir ce terrible malentendu.

Draco fronça les sourcils un moment, pensif.

-Je ne comprends pas pourquoi il n'a rien dit à ma mère ni à moi.

-Il a probablement pensé avec certitude qu'Alastor avait communiquée au ministre ou à d'autres personnes de l'Ordre ta vraie position.

-Ce n'est pas son genre de considérer quelque chose comme acquis.

Harry poussa un petit soufflement exaspéré.

-Draco, arrête de faire ça. Qu'est-ce que ça peut faire s'il ne te l'a pas dit ? Allons demain chercher la pensine et nous verrons ce qu'il y a là-bas.

Draco lui envoya un regard automatique de mauvaise humeur, mais ensuite il acquiesça.

-C'est bon, tu as raison.

-J'espère que tu trouveras ce dont tu as besoin, Draco. –Dit Dumbledore, avec sincérité. –En ce qui te concerne, Harry ... je suis vraiment désolé pour tout ce qu'il t'est arrivé. Si seulement j'avais été en position de t'aider, mais par chance ou pour malheur, les tableaux ne sont pas des témoins acceptés par le Magenmagot.

-Je le sais, professeur Dumbledore, merci.

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Harry et Draco partirent de Poudlard peu après et ils rentrèrent au monastère sans s'attarder. Draco continuait encore à essayer de feindre qu'il était calme, mais ça sautait aux yeux qu'il commencerait à chercher la vieille grotte cette nuit même. Quand il le raconta à Narcissa et Blaise, ils réagirent presque tous les deux avec la même précaution que lui, mais Harry se rendit compte du regard que la mère et le fils échangèrent et il les laissa seul un moment. La situation avait dû être dure pour tout le monde –à l'exception peut-être des plus petits qui n'avaient pas connu autre chose-, mais pour Draco ça avait dû être pire. En fin de compte, il se sentait responsable de tous les membres de sa petite communauté. Harry pensait parfois que si Draco ne s'était jamais repenti d'avoir pris la décision de commencer à travailler pour l'Ordre, c'était seulement parce que sa plus grande motivation avait été de détruire Voldemort, pas de protéger la société qui lui avait tourné le dos de cette façon.

Il ne le revit plus jusqu'à l'entraînement de Doloris. Cette nuit, pour la première fois, il fut capable de sortir sa baguette et de viser Narcissa. Même s'il ne réussit pas à lancer un sort, c'était un grand pas. Pas très loin de lui, Draco était au sol, pleurant et gémissant. Il avait demandé à Blaise d'augmenter l'intensité du Doloris.

-Ne pousse pas tes limites, Draco. –Lui dit Narcissa, pendant qu'elle le redressait pour l'aider avec la potion. –Il y a un point qu'il ne faut pas dépasser, au moins si tu veux conserver la raison.

Draco mit quelques secondes à se rétablir pour pouvoir affirmer qu'il était encore loin de ce point. Après il regarda Harry et Blaise.

-Ma mère et moi avons eu une idée.

Quand tous les autres furent partis, ils sortirent en derniers, marchant sans hâte vers le bureau de Draco.

-Si nous trouvons un souvenir utile dans cette pensine, -commença-t-il à expliquer-, nous devrions commencer à envisager de sortir à la lumière. Harry, toi et moi avons les souvenirs de la confession de Robards. Nous aurions en plus le souvenir de Snape. Et vous deux, Vince, Connor et les autres vous avez les souvenirs de ce que nous avons fait la nuit où nous avons fui du quartier des mangemorts. En plus, Hermione Granger peut témoigner maintenant qu'elle a deux souvenirs différents de la conversation qu'elle a eu avec toi le jour où est morte Ginny Weasley. Séparément, ils ne valent rien, mais tous en même temps, je crois que ce sont des preuves suffisantes pour que les gens commencent à douter au moins.

-Tu crois aussi que le Magenmagot nous donnerait la possibilité de nous expliquer ? –Répliqua Blaise. –Le plus sûr c'est que les aurores auront l'ordre de tirer pour nous tuer.

-Blaise, s'il te plaît, nous ne sommes pas si ingénus. Il ne m'est pas passé par la tête de nous remettre aux aurores et espérer que le reste du monde se comporte avec décence. Non, nous ne sortirons pas du monastère jusqu'à ce que nous soyons totalement sûrs qu'ils sachent que nous sommes innocents.

-Quel est le plan ? -Demanda Harry, allant au pratique.

-Vous verrez... Quand Granger est venu ici et a vu mon frère et madame McNair, j'ai presque pu entendre son tendre petit cœur de Gryffondor teinté. Toi aussi, Harry, tu t'es adouci quand tu as vu l'école. Et je me demande ce que les gens comme Molly Weasley diraient s'ils voyaient les bébés ou les vieux ou s'il entendait notre Serdaigle dire qu'elle a renoncé à tout pour son Connor parce qu'elle savait qu'il était innocent.

Les lèvres de Blaise se courbèrent dans un sourire en coin.

-En d'autres mots, vous suggérez une manipulation émotive massive.

-Tu ne pourrais pas l'avoir mieux décrit. Le plan, mes chers, est de donner à un journaliste l'exclusivité de leur vie. Naturellement, ça révélera le rôle que Ron Weasley a eu dans la séquestration de Robards et mettra dans une situation difficile toute sa famille. Mais ils ont déjà dit qu'ils étaient prêts à faire n'importe quoi et c'est un fait qu'ils te le doivent. –Il regarda Harry directement. –Je suis sûr que tu es trop noble pour le lui rappeler, mais moi, non.

-Ils ne le feront pas parce qu'ils me le doivent. Ils le feront parce que c'est normal.

-Comme tu veux. –Répliqua-t-il, en haussant des épaules. Il semblait vouloir dire que la seule chose qui lui importait était qu'ils le fassent. –Donc nous irons voir un journaliste, un qui est disposé à écouter avec un peu d'objectivité. D'abord nous lui montrerons avec la Légimencie la confession de Robards et le souvenir de Snape, pour qu'il se détende un peu. Harry, si tu te sens inspiré, ne doute pas à lui faire l'un de tes discours horribles sur l'honneur, l'intégrité, blablabla. Après, quand il comprendra que nous n'allons pas le tuer, mais le transformer en journaliste le plus connu de l'Europe, nous l'emmènerons au monastère en utilisant les mêmes précautions que nous avons utilisé avec Granger. Bon, nous l'obligerons lui aussi à prêter un Serment Inviolable pour qu'il ne puisse rien révéler qui aide à notre localisation quand les aurores l'interrogeront. Et nous lui offrirons une visite guidée de nos pièces, en mettant spécialement l'accent sur nos souffrances comme si nous étions une bande de Poufsouffle pleureurs. Bien sûr, nous cacherons les plus beaux meubles, les bijoux et les décorations et nous présenterons un aspect adéquatement... spartiate. S'il ne part pas d'ici disposé à tous nous sauver de ses propres mains, c'est que je ne m'appelle plus Draco Lucius Malfoy.

"Et sans respirer", pensa Harry, non sans admiration.

-Ca peut fonctionner. –Murmura Blaise, presque pour lui même. –Bien sûr nous avons besoin d'un souvenir utile de Severus, mais ... ça peut fonctionner.

Ils regardaient tous les trois maintenant Harry, attendant son opinion. Il ne savait pas quoi dire : la manipulation n'était pas son fort. Mais ils avaient des preuves à offrir, des preuves consistantes. Et même s'ils ne pouvaient pas être sûrs que le ministre Scrimgeour les écouterait, un journaliste le ferait. Si trois Serpentard de ce calibre affirmaient que ça servirait à mettre une partie du public dans leur poche, il serait prêt à parier sa vie que c'est ce qui se passerait.

-Pour moi, c'est bon. –Répondit-il. Et il eu alors une idée et sourit un peu. –Et je sais exactement à quel journaliste recourir.

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Draco était trop nerveux cette nuit pour dormir et ses intentions étaient qu'Harry reste éveillé pour lui tenir compagnie. Quand Harry le comprit, il s'arma de patience et se prépara à une longue nuit. Ce n'était pas non plus un grand sacrifice, en considérant que le plan incluait des tas et des tas de sexe. Le seul sujet qui semblait interdit était celui de la pensine de Snape. Draco se refusait à parler de ça jusqu'à ce qu'il ait examiné tout son contenu. Et un peu plus tard, Harry découvrit qu'il ne voulait pas non plus faire de projet d'avenir.

-Pour l'instant je ne peux pas penser à ça, Harry. Pas avec tout ce qu'il y a dans l'air.

-C'est bon... –Il promena son pouce sur ses lèvres seulement parce qu'il savait que Draco l'embrasserait. –Mais si tout ça était résolu, tu aimerais essayer sérieusement avec moi ?

-Essayer sérieusement ?

-Tu sais... Sortir ensemble ... ou mieux encore, vivre ensemble.

Draco fit un petit bruit d'incrédulité.

-Tu es fou, tu sais ? Quand tu sortiras d'ici, ils te restaureront comme le Garçon-qui-a-survécu et tes fans recommenceront à se jeter sur toi comme...

Mais Harry l'embrassa, l'empêchant de continuer.

-Maudit Serpentard lâche, tu veux dire oui une putain de fois ?

Draco se mit à rire doucement et baissa les yeux un moment. Harry ne comprenait pas comment il pouvait être aussi désinhibé avec le sexe et ensuite réagir comme une petite fille de douze ans quand il s'agissait de sentiment.

-Bien sûr que j'aimerais. –Répondit-il en s'efforçant de le regarder dans les yeux. –Mais...

Harry l'interrompit encore avec un baiser.

-Sans "mais". –Dit-il après. –Ne parlons plus de ça, mais ne dis pas "mais".

Ils s'endormirent les une heure passé, et à quatre heures et demie ils se réveillèrent pour voler vers le pays de Galles profitant de la couverture des dernières heures d'obscurité. Ils y allaient en moto, qui était plus rapide que les balais, et Harry permit aussi à son imagination de s'envoler. Parce que oui il avait besoin de se faire des illusions. Malgré tout ce qu'il avait vu et vécu, malgré des moments de découragement, il était encore optimiste. Et ça l'encourageait à penser qu'un jour ils iraient sur cette moto sans avoir à se préoccuper des aurors ou des mangemorts, que Draco se sentirait assez confiant pour pouvoir lui dire qu'il l'aimait ou qu'ils pourraient se promener sur le Chemin de Traverse sans se cacher.

Quand ils arrivèrent à la montagne Snowdon il était déjà sept heures et il faisait jour, mais il n'y avait pas de touristes en vue et, de toute façon, Harry avait jeté un enchantement de Désillusion sur la moto. Cette petite cordillère n'exigeait aucun équipement spécial; il suffisait seulement de bonnes bottes, d'une gourde et de l'envie de marcher. Dumbledore n'avait pas pu spécifier dans quelle partie se trouvait exactement l'abri du dragon, mais leurs baguettes les aideraient à percevoir les sorts que Snape avait utilisées pour protéger l'entrée. Une heure après, ils tombèrent sur les premiers excursionnistes, trois garçons dont les tentatives d'engager une conversation furent coupées net par un regard froid de Draco. Harry les observa partir tandis qu'ils bredouillaient quelque chose entre leurs dents et il se tourna vers Draco avec une fausse expression de sévérité.

-Tu n'es pas un petit peu grand maintenant pour effrayer les moldus ?

-Nous avons des choses importantes à faire.

En vérité Draco ne ressemblait pas à un excursionniste. Ses vêtements étaient similaires à ceux d'Harry, mais son visage était trop sérieux. On supposait que l'on allait à la montagne pour jouir du paysage, de l'air frais ou de l'exercice, mais Draco n'essayait pas de dissimuler que rien de ça ne l'intéressait, ce qui lui donnait un air suspect. Lui, au contraire, ne voyait pas pourquoi chercher une grotte de dragons allait lui interdire de profiter de l'excursion.

À midi ils s'arrêtèrent pour se reposer un peu et manger quelque chose. Dipsy leur avait préparés à chacun leurs sandwichs préférés et ils avaient aussi une gourde pleine de jus de citrouille. Si ça n'avait pas été à cause du froid, Harry se serait endormi après le déjeuner, mais ils se mirent en marche tout de suite pour profiter des dernières heures de lumière qui restaient. Ils avaient parcouru presque tout le terrain de la montagne et le pessimisme de Draco devenait de plus en plus évident. Il ne le disait pas, mais on le remarquait dans ses yeux. Harry pouvait presque sentir sa frustration comme si c'était un parfum amer et il refusa de s'avouer vaincu. Si cette maudite grotte existait, ils la trouveraient. Et si ce n'était pas aujourd'hui, ce serait demain.

-Quand il commencera à faire nuit nous pourrons réutiliser la moto et examiner cette zone là. –Dit-il en lui montrant un pic dont il ignorait complètement le nom.

-Crib Goch. –L'éclairci-t-il avec un peu d'arrogance. –C'est bon.

Le soleil commençait à se coucher quand, enfin, Harry remarqua quelque chose avec sa baguette.

-Draco, tu as remarqué ?

Draco se concentra et nia de la tête, mais il continua de regarder avec une expression expectante. Harry se concentra aussi, en essayant de localiser l'origine de cette légère vibration, et il sortit du chemin avec des pas vacillants, grimpant le versant dans une ligne presque droite. Draco le suivit sans rien dire jusqu'à ce qu'il commence à le remarquer aussi.

-Ca doit être la grotte.

Après avoir monté presque soixante mètres leurs baguettes pointaient vers ce qui ressemblait à une roche presque dénudée. C'était probablement l'entrée dissimulée de la tanière abandonné. Ils commencèrent alors les sorts. Draco connaissait bien les préférences magiques de Snape et Harry était un sorcier très, très compétent. Tous les deux ils s'arrangèrent pour défaire les boucliers et pour laisser, enfin, la grotte au découvert. Il avait déjà commencé à faire nuit, mais il y avait quelques flambeaux placés le long du chemin et ils utilisèrent un sort pour tous les allumer.

-Nous ne pouvons pas encore baisser la garde. –Le prévint Draco, inutilement. Harry ne serait jamais aussi stupide pour entrer avec confiance dans la tanière d'un dragon protégé par Severus Snape. –Nous ne savons pas jusqu'à quel point il voulait s'assurer que personne n'entre ici ... ou sorte vivant pour le raconter.

Ils marchaient tous les deux petit à petit, regardant partout et murmurant à voix basse des sorts qui révélaient des pièges et des dangers. À dix ou douze mètres de l'entrée, sur un plateau naturel de la grotte, ils virent un petit coffre. Aucun des deux ne firent le moindre geste de s'approcher pour l'examiner.

Ils avaient avancé de seulement quelques mètres quand Draco s'arrêta soudainement, avec un halètement étouffé, et le fit aussi s'arrêter. En face d'eux il y avait une armure d'aspect ancienne. Et elle causait suffisant d'inquiétude rien qu'en étant là, dans cette grotte étrangère qui sentait encore un peu le dragon, sans la nécessité qu'elle ne bouge. Parce qu'elle était en train de bouger petit à petit et sa main métallique se dirigeait sans doute vers son épée impressionnante.

-Oh, merde ... –Murmura Harry, étonné. Mais le spectacle insolite ne l'empêcha pas de dirigeait sa baguette vers l'armure. –LocomotorMortis

Le sort la frappa de plein fouet, mais elle ne s'arrêta pas. Harry recula d'un pas et vit du coin de l'œil Draco attaquer aussi avec un Evanesco qui causa non plus aucun dommage. Il essaya de penser à un autre sort qui pouvait sembler utile contre un objet, mais l'armure interrompit ses pensées en essayant de lui donner un coup d'épée. Harry sauta à temps pour l'éviter et il roula sur le sol en pierre. Il entendit un autre sort de Draco s'écraser contre l'armure enchantée, mais il n'écartait pas son regard de l'épée, qui venait de nouveau vers lui.

-Oh, putain ! – S'exclama-t-il, en écartant sa tête juste à temps.

Son seul avantage c'était que l'armure n'était pas très rapide. Harry se mit debout d'un saut et essaya un puissant Finite Incantatem et, après, un sort pour la faire tomber. Ils eurent aussi peu d'effet que le Petrificus Totalis qu'il vit Draco lancer. Et tout à coup, tandis qu'il surveillait encore l'épée, il vit les yeux de Draco se tinrent d'une décision, et, d'un mouvement de baguette, il fit apparaître dans sa main une épée aussi grande que celle de l'armure.

Dans un mouvement précis et fluide, Draco se planta á côté de l'armure et sectionna le bras avec lequel elle tenait l'épée. Après, sans s'arrêter, il tourna sur lui même et lui coupa la tête. L'armure resta debout quelques secondes et elle s'écroula finalement avec fracas.

-Ouah ... –Dit Harry.

-Ca a marché. –Répondit Draco, satisfait de lui même.

Harry n'en croyait pas ses yeux.

-D'où as-tu sortit ça ?

-Tu te souviens de l'armure du couloir ?

-Génial. –Dit-il, en lui donnant un baiser bref et impulsif.

Draco souriait.

-Tu vas bien?

-Oui. Oui, je ne me suis pas fait mal. –Il regarda l'armure sur le sol. –J'ai remarqué que Snape l'avait enchanté; elle attaque seulement les Gryffondor.

Draco ria un peu.

-Je me demande quel sort il a utilisée. –Dit-il, en renvoyant l'épée à sa place avec un autre mouvement de baguette. –Je suis sûr qu'il y avait une manière un peu plus magique de l'arrêter. Allez, continuons.

La grotte s'élargissait un peu plus; en fin de compte, elle avait hébergé un dragon gallois. Harry et Draco tombèrent encore sur quelques sorts en plus de protection qu'ils durent vaincre tous les deux, bien que pas aussi dangereux que l'armure. Au bout d'une cinquante mètres ils arrivèrent au fond de la grotte. Ils ne voyaient la pensine nulle part, mais Harry lança un autre Finite Incantatem très puissant dirigé à toute la salle en général. La pensine apparu dans l'un des côtés, collés au mur. Draco poussa un petit soupir et il s'approcha lentement d'elle, suivi d'Harry.

La pensine était beaucoup plus petite que celle qu'il avait vue à Poudlard et elle était couverte de ce liquide perlé, grisâtre et gras qui permettait de conserver les pensées. Draco se mordit la lèvre inférieure un moment et après il regarda Harry avec une excuse dans les yeux.

-Je ne sais pas si je serais arrivé jusqu'ici sans toi et je suis content que tu m'aies accompagné, mais ... maintenant j'aimerais que tu m'attendes dehors.

-Pourquoi ?

-Ce sont les souvenirs privés de Sev. C'est déjà assez mauvais que je les vois moi.

Harry le comprit. En cinquième, dans une séance d'Oclumencie avec Snape, il avait commis l'erreur de regarder dans la pensine dans lequel le professeur déposait quelques souvenirs qu'il ne voulait pas qu'ils puissent être lus par lui. Ce qu'il avait vu était un moment de l'étape de Snape à Poudlard dans lequel James Potter et Sirius Black tourmentaient l'étudiant de Serpentard pour simple distraction. Harry s'était senti honteux, pas seulement pour avoir envahi l'intimité de Snape, mais pour avoir découvert que son père et son parrain pouvaient se comporter de la même façon que Dudley Dursley ou le Draco Malfoy odieux de l'époque.

-D'accord. –Dit-il en sortant du sac à dos un petit récipient que McGonagall leur avait donné le jour d'avant. –Mais la grotte est dangereuse, Draco. Promets-moi que si tu vois quelque chose de bizarre tu crieras pour que je vienne.

-Promit.

-Bonne chance. –Dit-il en lui donnant un baiser rapide sur les lèvres.

La seule chose qui l'inquiétait de partir, en dehors d'un danger possible inespéré, était que Draco voit quelque chose qui pouvait lui faire mal d'une quelconque manière. Et ce n'est pas qu'il n'avait pas la certitude que Snape avait lutté contre Voldemort ou qu'il avait sincèrement apprécié Draco, mais... Et s'il avait gardé le souvenir de Lucius lui avouant qu'il était sur le point de tuer son fils ou des choses semblables ? Pendant qu'il marchait, son pied heurta sans s'en rendre compte l'épée de l'armure et l'image de Draco bougeant comme un samurai maudit lui revint en mémoire.

Harry se prépara à attendre à l'entrée de la grotte. Il faisait froid et il sortit une cape chaude du sac à dos. Il était dans l'attente de n'importe quel son qui pouvait arriver de l'intérieur –n'importe quel son qui indiquait que Draco avait des problèmes-, et il n'arrêtait pas de penser aux événements des derniers mois et à la lumière qui était apparue au bout du chemin. Draco lui avait expliqué que, si le plan du journaliste se passait comme il voulait, la situation des gens comme les Pucey ou les McNair s'améliorerait aussi. " Je ferai en sorte qu'ils se sentent abjectement coupables pour ce qu'ils t'ont fait, répugnament reconnaissant envers moi pour avoir sauvé ton joli cul de Gryffondor qu'obtenir l'amnistie pour le reste sera aussi facile que prendre un bonbon à un Poufsouffle ", lui avait-il dit la nuit précédente. Il avait été plus féroce que convaincu, c'était sûr, mais Harry avait toujours confiance dans le talent des Serpentard pour la manipulation. En fin de compte, il connaissait de première main ce que cette dégoûtante de Rita Skeeter pouvait faire à son image avec ses articles.

Une heure était presque passé quand une petite explosion le fit sursauter et il se mit debout d'un seul coup pour entrer dans la grotte.

-Draco! –Personne ne lui répondit, mais il ne tarda pas à le voir, après un tournant. Harry pressa le pas pour s'approcher de lui. Son visage ne reflétait aucune expression, ni bonne ni mauvaise. –Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Qu'est-ce que c'était que ça ?

-J'ai détruit la pensine.

-Tu n'as rien trouvé d'utile ?

-Non, ce n'est pas ça. –Il esquissa un sourire. –Les Serpy vont devoir faire une statue à Sev, je te l'assure. C'est quelque chose d'un peu long, donc, si ça ne te dérange pas d'attendre un peu, nous pourrons le voir tous ensemble quand nous arriverons au monastère.

-Bien sûr, il n'y a pas de problème. Mais, Draco... pourquoi tu es si sérieux. Qu'est-ce que tu as vu ?

Draco lâcha un soupir et il le regarda comme s'il se demandait s'il devait lui dire ou non. Harry se senti satisfait en voyant qu'il continua de parler.

-Il y avait un souvenir franchement désagréable de ses premières années comme mangemorts mais ... la plupart des choses que j'ai vues étaient ... des scènes de mon père et lui.

-Ton père et lui ?

-Ils... couchaient ensemble de temps en temps.

Harry ne pu éviter la stupéfaction de s'afficher sur son visage.

-Quoi ?

-Mais je le savais déjà. Jusqu'à ce que ma mère le suspecte. –Draco était trop plongé dans ses pensées pour s'apercevoir du choc d'Harry. –Je ne sais pas... Ce qu'il y avait dans la pensine... c'était de vieux souvenirs, des moments ... bons d'eux deux. D'un autre côté, en vérité, j'aurais préféré ne pas les voir, mais... Je ne comprenais pas pourquoi Sev s'était précisément détourné d'eux. Ce n'est pas comme si ce putain de Voldemort ne savait pas qu'ils avaient eus une aventure ou qu'ils couchaient ensemble de temps en temps. Il n'était pas obligé de le cacher.

Avec effort, Harry essaya d'écarter de sa tête l'image de Lucius Malfoy et Severus Snape dans un lit, pensant qu'il ne remercierait jamais assez Draco de lui avoir épargné ce spectacle.

-Et pourquoi crois-tu qu'il l'ait fait ?

Draco baissa le regard quelque seconde, mais ensuite il le regarda de nouveau.

-Pour ne pas se rappeler qu'il l'avait aimé. Pour être capable de le trahir quand le moment arriverait. –Il fit un geste d'amertume. –Comme tu l'as dit, ils l'ont toujours aimé beaucoup plus qu'il ne le méritait.

Harry savait parfaitement qu'il ne parlait pas de Snape, mais de Lucius.

-Allez, Draco, ne pense plus à ça. –Lui dit-il en le serrant affectueusement dans ses bras.

Draco serra les lèvres et ensuite il acquiesça avec fermeté.

-Oui, tu as raison. Ca –il tapota la poche dans laquelle il avait gardé le petit récipient –c'est ce qui est important.

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Quand ils arrivèrent au monastère il était presque neuf heures du soir. Les gens venaient de finir la séance de Doloris et Draco fit courir le bruit qu'il voulait voir tout le monde dans la salle à manger. Il projetait un bon coup d'effet, c'était clair; le souvenir de Snape devait réellement avoir de l'impact. Les visages de tous à mesure qu'ils arrivaient étaient pleins de curiosité et d'attente. Draco attendit qu'ils soient tous là et il promena son regard sur la salle à manger avec un air provocant et victorieux.

-Nous seul savons ce qu'on était ces neuf années. Nous seul savons ce que nous avons ressenti en luttant contre nos parents et frères. Nous seul savons ce que s'est de tout perdre. Mais je vous ai dit qu'un jour nous arrêterions de nous cacher. Je vous ai dit qu'un jour nous obtiendrions qu'ils reconnaissent notre innocence. Et ce jour est arrivé. –Un murmure excité parcouru toute la salle. –Je veux vous montrer quelque chose, quelque chose que nous allons jeter au visage du Magenmagot.

En utilisant sa baguette, Draco extrait le souvenir du récipient et le laissa libre dans la salle. Harry senti un léger mal au coeur brumeux tandis qu'une nouvelle scène se formait autour de lui. C'était dans une baraque abandonnée, très semblable à celle qu'ils avaient utilisée pour interroger Robards. Alastor Maugrey attendait en face de lui, tellement réel qu'il avait la sensation qu'il pouvait lui parler. Harry contempla le chef décédé des aurores avec affection et ensuite il se tourna pour voir entrer Severus Snape par la porte, enveloppé d'une cape obscure.

-Tu arrives tard. –Grogna Maugrey.

-La prochaine fois j'expliquerai au Seigneur des Ténèbres que je dois le laisser pour m'occuper d'un autre engagement. –Répliqua Snape, sarcastique. Après il devint plus sérieux. –Il y a du nouveau.

-Quelles nouveautés ?

-DracoMalfoy veut un nouveau marché.

-Un nouveau marché ?

-Il a parlé avec d'anciens compagnons de Poudlard : Blaise Zabini, Vincent Crabbe, Gregory Goyle, Theodore Nott, Connor Montague et Reuben Summers. Ils sont tous prêts à laisser Voldemort à son ordre. Draco veut les inclure dans l'amnistie.

-Quoi ? Pas question! –Snape le regardait froidement, sans rien dire. –On ne peut pas, Severus.

-Ces garçons étaient sous ma responsabilité à Poudlard. Et je ne peux pas bouger le petit doigt pour les sauver de leurs propres parents parce que je dois me faire passer pour un mangemort et aider Potter quand ce sera le moment. Je ne pense pas encore les abandonnés.

-Me menaces-tu ?

-Qu'est-ce que vous avez fait pour les protéger quand Voldemort a récupéré son corps ? Qu'est-ce que vous avez fait pour empêcher que leurs parents les traînent devant ce monstre ? Ou alors c'est que ça ne valait pas la peine de se préoccuper d'eux parce que c'était seulement des Serpentard ? –Sa voix était froide et colérique. –Ils veulent fuir. Ils veulent aider à battre Voldemort. Et vous allez leur donner cette occasion. Vous n'allez pas les écarter comme s'ils n'étaient pas importants, tu m'as compris ?

-Tu crois que pour obtenir le pardon ministériel il suffit de laisser Voldemort

-De quoi as-tu besoin ?

Harry fit un effort pour écarter ses yeux de cette scène et les fixer sur les Serpentard. Seulement quelques uns avaient cette mine contrôlée qu'ils aimaient tant cultiver; la majorité était absorbée dans ce qu'ils voyaient comme si c'était un film et regardaient Snape avec l'admiration qu'on réservait aux héros. De temps en temps, ils regardaient Draco de la même façon.

Dans le souvenir, Alastor Maugrey avait pris une décision.

-Je ne vais pas accorder l'amnistie à ces garçons seulement parce que maintenant ils ont peur. Malfoy, Montague et Summers pouvaient être plus petit d'âge quand ils ont pris la Marque, mais les autres, non. S'ils veulent le pardon complet ils auront à prouver sans aucun doute dans quel clamp ils sont.

-Qu'est-ce que tu suggères ?

Harry eu l'impression que le professeur savait exactement ce qu'il allait lui demander.

-Ils sont six noms, en plus de Draco Malfoy et de sa mère. Je veux six mangemorts morts. Et je veux qu'ils détruisent l'arsenal de baguettes qu'a volé Voldemort. S'ils le font, quand la guerre sera finit ils seront amnistiés.

-J'ai ta parole ?

-Naturellement. –Dit Maugrey, un peu offensé.

Les deux sorciers se serrèrent la main. Harry savait que ça avait une certaine force magique. Pas comme un Serment Inviolable, bien sûr, mais on le considérait comme un marché conclu.

-Je dois m'en aller maintenant. Dit Snape.

-Dit à Draco que nous avons besoin du contre-sort pour la dernière invention de Bellatrix Lestrange.

-Vous l'aurez dans quelques jours.

Sans rien dire d'autre, Snape transplana et le souvenir s'évanoui dans des lambeaux de brume. Un silence sépulcral régna dans la salle à manger pendant quelques secondes, pratiquement tous les yeux étaient maintenant fixés sur Draco. Narcissa fut la première à parler.

-C'est exactement ce dont nous avions besoin...

La salle à manger explosa dans un brouhaha de questions et d'exclamations d'espoir. Ils voulaient savoir comment il avait obtenu ce souvenir, ce qu'il pensait faire avec lui, comment ils pensaient que réagirait le ministre Scrimgeour quand il le verrait. Draco attendit dans un silence patient qu'ils se calment un peu et lui permettent de parler. Cette fois il n'y avait pas de doute : ils le regardaient comme s'il avait fait un miracle. Harry se senti tellement fier de lui qu'il pensa qu'il pourrait éclater.

-Harry et moi sommes allés à Poudlard hier et nous avons parlé avec le tableau de Dumbledore. Il était le Gardien d'une tanière cachait dans laquelle Severus avait caché une pensine. Une pensine avec ce souvenir. La clef de notre liberté. –Il fit une pause et regarda Adrian, la mère des jumelles, la mère et la veuve de Goyle. –Je sais que ça n'affectera pas votre situation légale, mais j'espère que vous avez la courtoisie de m'attribuer un peu de cerveau. J'ai un plan. Un grand plan. Et si vous m'aidez à le réaliser je vous assure que le Magenmagot reconsidérera vos cas dans une optique beaucoup plus généreuse. Vous êtes prêts à vous comporter comme des Serpentard authentiques ?

-Nous ferons tout ce que tu nous demanderas, Draco. –Dit Daphné, en résumant le ressenti de tout le monde.

Il sourit.

-Ma phrase favorite. –Il devint un peu plus sérieux. –C'est bien, écoutez-moi. Nous ferons la chose suivante...

A suivre…

Alors, verdict ??? J'espère que c'était à la hauteur de nos espérances et qu'il n'y aura pas trop de critiques !!! Voilà gros bisous tout le monde et n'hésitait pas à cliquer sur le bouton à droite peut-être que ça me motivera à faire la suite plus vite lol (non ce n'est pas une menace) !!! A la prochaine et bonne vacances pour ceux qui le sont déjà !!!!