Titre : Never Say Die stories : Le retour : mon refuge

Source : Gundam Wing AC

Auteur(e) : Lysanea

Genre : yaoi, romance, basée sur l'histoire originale et sur ma fic Never Say Die

Disclamer: aucun des personnages ne m'appartient

Rating : K

Personnages : Duo Maxwell, Heero Yuy

Notes : Bonjour à tous. Merci pour votre présence et merci pour les réactions sur mon dernier texte. J'espère que celui-ci vous plaira. C'est juste une petite conclusion à la série des textes consacrés à la découverte du nouveau Quartier général. Je l'ai commencé avec Heero et Duo sur le parking, je voulais la terminer de la même façon, pour boucler la boucle.

Bonne lecture à vous !

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Le retour - conclusion : mon refuge.

Duo – Heero

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Protectorat de Shamaland.
Q. G. des Preventers
Parking extérieur

Juillet AC 205

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Après être passé dire au revoir à Noin, Wufei et Quatre, chacun dans leur bureau, Duo, toujours accompagné de Trowa, rejoint Heero dans le hall du bâtiment central. Ils regagnent ensuite tous deux le parking extérieur, après avoir salué et remercié Trowa.

Duo essaie d'apercevoir le sommet du Phare, mais c'est peine perdue. Heero s'amuse de son manège et affiche un petit sourire.

- On ne le voit vraiment que de Mango Island.

- Ah…

- Et depuis Coco Island, il n'y a qu'une crique qui permet de l'observer, par temps clair.

- J'ai encore du mal à m'en rendre compte. Il me parait tellement énorme et c'est pourtant comme s'il était invisible, d'ailleurs.

- Je t'y emmènerai demain, si tu veux. Ou maintenant. Il y a encore trois bonnes heures d'ensoleillement, au moins. C'est toi qui décide de la suite.

Duo lui fait face.

- Déjà, avant toute chose… merci, répond-il en venant se blottir contre lui. Pour tout.

Heero l'entoure de ses bras, heureux dès que Duo a un geste de cette nature envers lui.
Il le sent en retenir beaucoup, alors quand il s'y autorise, il ne pose aucune question et profite seulement du moment.

Surtout qu'il ne dure jamais bien longtemps, malheureusement.

- Tu aimes ? murmure-t-il en respirant doucement le parfum de ses cheveux. Je ne parle pas de notre étreinte... quoi, que... le provoque-t-il.

Duo rit contre son épaule, avant de s'écarter pour le regarder dans les yeux.

- Oui, j'adore ce que vous avez fait... Ça n'a pas été évident, ni facile, tout de suite, mais je vois bien que c'était la meilleure chose qui pouvait arriver à l'île et au Phare.

- Tu ne nous en veux donc pas.

- Absolument pas, bien au contraire, 'Ro ! Je suis vraiment touché par tout ce que vous avez fait. Les mots me manquent pour décrire ce que je ressens en y repensant.

-Ce n'est pas nécessaire, le rassure Heero. Tu as dit l'essentiel et je perçois facilement le reste.

- Tant mieux, alors ! C'est bien pratique, l'empathie, parfois !

- Cette capacité que j'ai développé n'en est pas vraiment, le corrige-t-il.

- Peu importe le nom que tu lui donnes, elle te permet de lire dans le cœur des gens et c'est une bonne chose, quand c'est maîtrisé et bien utilisé. Ce qui est ton cas.

- Hn. Mais je ne crois pas que j'y aurais souvent recours, avec toi. Le simple fait que tu ne puisses pas exprimer clairement ton ressenti est assez parlant, en soi, et nous renseigne sur l'intensité de tes émotions.

- Oui, c'est vrai que ça m'arrive quasiment jamais, de ne pas pouvoir parler de quelque chose, reconnait-il en secouant la tête. C'est plutôt l'inverse, on a du mal à m'arrêter !

Ils échangent un tendre sourire complice…

Avant que Duo ne baille d'un coup, rattrapé par sa fatigue.

- Pardon…

- Tu as eu une grosse journée.

- Je suis lessivé !

- Tu préfères que je te ramène directement, alors ?

Duo se mord la lèvre.

- Après tout ça, j'aurais bien eu besoin de me retrouver dans un endroit familier, mais… j'en ai pas vraiment, ici.

La tristesse qu'il sent poindre dans la voix de Duo ne plait définitivement pas à Heero.

- On peut prendre une navette et aller où tu veux, Duo-kun.

- Je n'ai pas trop envie de faire ce genre de voyage pour découvrir, au final, que ce que je veux retrouver a changé aussi, répond-il en secouant la tête. C'est long, cinq ans, le monde a connu de profonds bouleversements.

- C'est vrai.

- En fait, il n'y a qu'un endroit qui m'est familier et qui me fait me sentir aussi bien que je l'étais, avant… Je m'en suis rendu compte la semaine dernière, un soir où je me baladais seul à ruminer mes pensées. Je marchais sans but, avec cette désagréable impression de ne pas être à ma place, ici, de ne pas appartenir à cette vie et à ce monde... Et soudain, j'ai levé les yeux en soupirant… et j'étais devant chez toi.

- Tu ne m'en as rien dit.

Le ton d'Heero est à la fois surpris et réprobateur.

- T'étais en Europe.

- Il fallait m'appeler, Duo.

- J'allais pas te déranger en pleine mission ! se défend-il.

- Tu aurais dû, insiste Heero. Tu es ma priorité. Si tu te sentais mal et que tu avais besoin de moi, rien d'autre n'aurait eu d'importance.

- Justement. T'aurais bien été capable de rentrer, et c'était pas nécessaire. Le simple fait de me retrouver devant chez toi, d'y être venu inconsciemment, c'était déjà une réponse, en soi, et ça m'a permis de me sentir mieux.

- Vraiment ?

- Oui ! C'est un acte manqué qui m'a rappelé que j'ai un endroit où me réfugier, depuis toujours, qui m'est plus que familier. Et ça c'est confirmé, y a quelques minutes.

- Chez moi ?

Duo secoue la tête de droite à gauche.

Heero s'y attendait, il n'y a aucune raison pour que son appartement, où il s'est installé seul quelques mois après l'attentat, rappelle quoi que ce soit à Duo. A moins que…

- C'est entre tes bras, répond enfin Duo.

- Alors qu'est-ce que tu attends ? demande Heero en les écartant.

Une nouvelle fois, Duo se mord la lèvre, le regard triste et désolé.

- Je ne peux pas faire ça, 'Ro… Pas encore… Tout à l'heure, c'était pour te dire merci… Le faire comme ça, c'est autre chose, ça peut vouloir dire autre chose...

- Tu as dit « dans tes bras » pas « dans tes draps » ou « dans ton corps » réplique-t-il sans bouger.

- 'Ro…

- Aller, viens-là, l'interrompt-il.

Après une très courte hésitation, Duo va se blottir contre le torse d'Heero, qui referme son étreinte sur lui. La tête contre son épaule et les mains nouées sur ses reins, Duo respire doucement son odeur, douloureusement familière.

Une torture paradoxalement salvatrice.

Tout comme celle que ressent Heero, tandis qu'il passe tendrement la main dans le dos de Duo, savourant l'instant présent.

- Tu y viens et y restes autant que tu le souhaites, tenshi-no, murmure-t-il en déposant un baiser dans ses cheveux.

Duo ne répond rien, mais se presse un peu plus contre lui… avant de se reculer et de se détacher complètement.

- Si je pouvais, je ne quitterais plus tes bras, 'Ro. Mais je ne me sens pas encore prêt...

- Je sais. Mais si tu en as besoin, je te laisserais t'y réfugier sans attente, sans pression. Et sans geste déplacé, ajoute-t-il en remettant une mèche de cheveux derrière son oreille. Promis.

- Précision inutile, sourit Duo. Mais… merci.

- Hn.

- Du coup, je sais pas trop si je veux rentrer ou pas tout de suite… reprend-il avec un soupir.

- Tu as faim ?

- Un peu. Pourtant, j'ai fait un sort au buffet, ce midi !

- Tu as eu pas mal d'émotions et tu as beaucoup marché, lui rappelle Heero.

- C'est vrai ! Je mangerai bien un truc, en fait...

- Bien, alors tu as trois options, Duo-kun.

- Lesquelles ?

- Petit un : on peut aller prendre un apéro ou dîner quelque part, où tu veux, peu importe, même si ça inclut navette et plan de vol.

- Ok…

- Petit deux, on peut rentrer et commander quelque chose.

- Aussi, oui.

- Et petit trois : je te ramène si tu préfères être seul. Ce que je peux comprendre.

- Non, je veux être avec toi, ce soir… répond-il immédiatement. Si t'as rien de prévu, bien sûr...

Un petit sourire en coin et le regard brillant, Heero écarte les bras.

- Je suis à ton entière disposition.

Duo chasse vivement de son esprit les images qu'a suscité cette affirmation d'Heero. Il est clairement en mode taquin-provocateur, le ménageant, certes, mais agissant aussi comme s'il ne pouvait pas s'empêcher de l'aguicher, de le soumettre à la tentation.

- Alors, en route ! décide-t-il, l'esprit un peu plus clair.

- Chez toi ou chez moi ?

Parfaitement conscient qu'Heero n'a pas choisi ses mots au hasard, encore une fois, Duo ne peut retenir un rire.

Mais il ne relève pas pour autant son énième provocation, ce serait vraiment trop dangereux d'aller sur ce terrain-là.

Ce n'est pas seulement un terrain glissant, mais aussi et surtout une véritable patinoire, où Duo est persuadé qu'il ne pourra jamais tenir debout plus de quelques secondes, face à un Heero sexy et séducteur au possible...

- Chez moi, ça t'évitera de me ramener après, propose-t-il d'un ton sérieux.

- J'ai un canapé-lit.

Duo sourit.

Heero a très bien compris qu'il serait plus à l'aise dans son appartement, puisqu'il le connait. Alors que celui où il vit, prêté par Quatre, est encore peu aménagé. C'est un endroit très fonctionnel, avec des cartons où reposent les souvenirs d'une vie qu'il n'a pas choisi d'avoir, mais qu'il a vécu quand même.

Il n'a pas grand chose, ce sont surtout des livres trop rares pour être laissés derrière, ou des cadeaux qui lui ont été faits à lui, uniquement. Et il y a aussi quelques-unes de ses anciennes affaires, que Heero lui a gardé.

Duo a été particulièrement ému lorsqu'il l'a découvert. Peut-être autant que de voir le bureau qu'il occupait avec Heero resté un inchangé…

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Flash back.

Juillet AC 205

Appartement d'Heero

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- Tu as déjà tout remonté tout seul de la cave ? demande Duo en suivant Heero dans sa chambre. On aurait pu le faire ensemble !

- Non. On y passera après, ce sera rapide. Je n'y ai rangé que ce que je ne savais pas où mettre.

- C'est vrai qu'il y a beaucoup de trucs dans ton appart qui viennent du nôtre. Ça m'étonne que t'en aies pas profité pour jeter ce que t'aimais pas trop, mais que t'avais accepté de garder pour moi.

- La situation restait la même.

- Non, 'Ro. J'étais plus là.

- « Tu n'es plus là où tu étais mais tu es partout là où je suis ».

- Victor Hugo, reconnaît Duo, ému.

- Hn. Même si tu n'avais jamais mis les pieds ici, tu étais partout. Ce qui implique des éléments de décoration pourris.

- Hey ! proteste-t-il en lui donnant un coup de poing sur l'épaule.

Heero saisit son poignet au passage.

- Si on se chamaille si près du lit, je ne te garantis pas de pouvoir rester sage.

A regrets, Duo se libère et recule.

- Pourquoi tu m'as emmené ici, d'ailleurs ?

- Parce que ce dont tu pourrais avoir besoin dans l'immédiat se trouve ici, répond Heero en allant ouvrir son armoire. Tes vêtements.

Duo s'approche du grand meuble double, stupéfait.

Impeccablement rangés sur l'étagère, ses pantalons, ses t-shirts, ses pulls…

Dans le tiroir, bien alignés, ses boxers, caleçons et chaussettes.

Occupant toute une partie de la penderie, ses chemises et ses vestes, un manteau, également.

- Mais… Hee-chan, bredouille-t-il.

- Il n'y a pas tout, j'en ai mis de côté dans des housses de rangement.

- Pourquoi… ?

Heero pourrait faire celui qui n'a pas compris le sens de sa question. Mais face aux émotions qui traversent Duo et qu'il perçoit aisément, il préfère ne pas le tourmenter davantage et lui répondre directement.

- J'en ai porté quelques-uns, quand c'était encore possible. On a pas la même carrure et les différences se sont accentuées au fil du temps.

- C'est moi qui avait du mal à rentrer dans tes fringues, avant. Toi, tu remplissais pas les miennes.

- Ce n'est plus le cas.

- vOui, j'imagine, avec le corps que t'as, maintenant… remarque-t-il en laissant son regard glisser sur le torse musclé d'Heero.

Son t-shirt souligne ses pectoraux et ses abdos, les manches courtes laissent voir ses biceps. Heero a beau être fin de nature, il s'est tout de même développé une musculature imposante, non pas par la taille, mais par la force contenue dont elle témoigne.

Duo finit par relever les yeux vers Heero, qui le regarde avec un petit air suffisant et provocateur, appréciant de se faire mater ainsi, apparemment.

Alors avec un raclement de gorge peu discret, Duo détourne la tête et reporte son attention sur le contenu de l'armoire.

- J'aimais laver nos vêtements et les faire sécher ensemble, comme avant. Je l'ai fait régulièrement.

- C'est pour ça qu'ils sentent le frais, même après tant d'années, murmure Duo, touché encore une fois en plein cœur.

- Hn. J'ai mis de côté certaines choses, un pull, un t-shirt, un pyjama, l'écharpe que tu préférais, celle offerte par Hilde. Ils ont conservé longtemps ton odeur. Mais elle s'effaçait progressivement. J'étais impuissant face à ça.

- Ça a dû te perturber.

- Comme tant d'autres choses que je n'avais encore jamais expérimenté. Tant de sensations et de sentiments nouveaux, contradictoires, puissants. Il n'y a vraiment jamais eu que toi pour me faire ressentir des choses si profondément et intensément.

- Je ne suis pas certain que ça ait été une bonne chose…

- C'était la plus belle et la meilleure chose qui me soit arrivé, Duo-kun. Tu es ce qui m'est arrivé de mieux dans cette vie. Je t'interdis d'en douter et de dire le contraire.

- Avec ce que tu as vécu ces cinq dernières années, franchement, j'ai du mal à ne pas croire qu'il aurait mieux valu que…

Sans brutalité mais avec une poigne ferme, Heero saisit Duo aux épaules et le coince contre la porte de l'armoire toujours ouverte.

- Ne t'avise pas de terminer cette phrase, Duo.

Le regard brûlant d'Heero ancré dans le sien, Duo n'est pas loin de perdre la raison. Il lit trop de choses dans ses yeux pour faire comme si cela ne l'atteignait pas.

- Hee-chan…

- Désolé, s'excuse-t-il en s'écartant pour reprendre ses distances.

Duo secoue la tête, puis reporte son attention sur l'armoire.

- Attends une minute… Oui, c'est bien celui-là, s'écrie-t-il soudain en sortant un vêtement de l'armoire. Tu détestais ce jean ! Qu'est-ce qu'il fait là ? C'était l'occasion rêvée de t'en débarrasser !

Heero grimace.

- Je ne le détestais pas, je n'aimais seulement pas que tu le mettes pour sortir.

- C'est pareil, tu voulais pas que je le porte !

- Parce qu'il te faisait une paire de fesses bien trop attirantes pour ma tranquillité d'esprit !

Après une demie seconde de flottement, Duo éclate de rire.

- C'était donc ça !

- Tu le savais très bien.

- J'avoue que je m'en doutais… Et tu ne l'as pas jeté, lui non plus.

- Non. J'aimais que tu le portes à la maison. Pour moi.

- J'me souviens, oui… sourit Duo avec nostalgie. Je doute de rentrer de nouveau dedans. J'essaierai, à l'occasion.

- C'en est une.

- Non, je vais pas t'embêter, je vais plutôt tout prendre et faire le tri chez moi.

- Pourquoi te compliquer les choses, Duo-kun ? Je te laisse un double des clés, tu passes quand tu veux. En mon absence, tu seras tranquille, il y aura juste Maxwell. Mais tu as pu le constater, elle est quasiment invisible à cette heure-ci.

- Je l'entends ronfler, acquiesce Duo avec un grand sourire attendri.

- Elle est sous le lit, confirme Heero sans avoir besoin de vérifier pour autant. Et ne dis pas qu'elle ronfle, elle va se vexer… ajoute-t-il un ton plus bas.

Duo ne peut retenir un rire.

Puis, il reprend son sérieux.

- Si je viens trier les affaires directement ici… Ça ne me dérangera pas que tu sois là.

Même si je suis à l'extérieur, je finirais bien par rentrer, tu sais.

- Ok, accepte Duo en souriant.

Son regard s'attarde de nouveau dans l'armoire et soudain, il se fige, la main sur un cintre.

Celui portant son uniforme de preventer.

Il le sort et l'observe, le cœur soudain lourd. Ses doigts effleurent l'insigne de Colonel, l'aigle d'argent épinglé sur l'épaulette.

- Il faudra sûrement le faire réajuster.

- Si je décide de reprendre du service.

- C'est sûrement encore un peu tôt pour l'envisager.

Le « ça aussi » n'est pas prononcé, mais il flotte entre eux.

Non, Duo n'est pas encore prêt à reprendre sa place, ni aux côtés d'Heero, ni au sein des Preventers.

Ils en sont tous les deux parfaitement conscients.

Alors Heero, dans le souci permanent de prendre soin de Duo, lui sourit pour le rassurer.

Un sourire doux, chaud, sincère, qui apaise légèrement la culpabilité de Duo.

- Les clefs sont dans la commode.

- Merci, Hee-chan.

Heero hoche la tête, conscient que ce remerciement englobe plus de choses que le simple fait de lui laisser un jeu de clés.

- J'espère que ce sera bientôt effectivement le cas, mais en attendant, Duo-kun…

- Oui ?

Revenant vers lui après avoir été chercher ses doubles, il les lui tend.

- Tu es ici chez toi.

- Merci, répond-il en les prenant.

Leurs doigts se frôlent délicieusement et Duo sourit, s'autorisant à savourer cette légère caresse en la concédant à Heero.

Fin du flash hack.

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En tout, cela ne représente que trois ou quatre cartons qui traînent, dans son nouvel appartement, mais c'est suffisant pour que dans le contexte actuel, il ne se sente pas forcément toujours à l'aise dans ce qu'il a encore du mal à qualifier de « maison ».

- Va pour le canapé-lit, dans ce cas !

- On avait prévu de passer ces deux jours ensemble, ce sera plus pratique. A moins que tu n'aies changé d'avis. Tu peux avoir besoin ou envie d'être seul, après tout ce qui s'est passé aujourd'hui.

[- Non, non, pas du tout ! T'as raison, c'est mieux comme ça.

- Bien. Je prendrai le canapé, alors. Tu dormiras dans mon lit.

- Euh…

- Tu pourras verrouiller la porte.

Duo éclate de rire, alors qu'ils montent dans la voiture.

- Comme si un verrou pouvait t'arrêter !

- Ce n'est pas à moi qu'il sera utile.

- Hey ! proteste Duo, saisissant immédiatement la taquinerie.

Sans un mot, mais affichant toujours un petit sourire en coin, Heero démarre.

Après avoir roulé un moment en silence, il reprend leur discussion.

- Je ne te tends aucun piège, Duo-kun.

- Je sais bien.

- Je veux juste ton odeur dans mes draps, pour les prochaines nuits.

Ce ne sont que quelques mots anodins, mais ils sont tellement parlant que Duo en frissonne.

- Ok. Je suppose que je peux au moins faire ça…

- Tu feras bien plus encore… quand le moment sera venu, assure-t-il, le regard déterminé et confiant.

Duo préfère ne rien répondre, pas certain de pouvoir maîtriser l'émotion dans sa voix. Mais il lui sourit quand même...

Avant de lancer la radio, pour essayer de faire un peu redescendre la tension clairement physique et sexuelle, entre eux.

Sans se départir de son sourire, conscient du petit manège de Duo, et du reste, Heero n'ajoute rien et se concentre sur la route, ralentissant déjà pour le premier point de contrôle donnant accès à l'embarcadère…

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Merci d'avoir lu, à dès que possible pour le suivant.