Harry Potter et la mémoire du dragon

Rating : M

Pairing : HPDM (progressif)

Disclaimer : Les personnages, les lieux ne sont pas à moi... et pourtant c'était pas faute d'essayer de convaincre J.K Rowling de me les laisser...

Note : les noms des lieux et de certains personnages sont dans leurs versions originales... désolée pour ceux que ça gêne... mais je trouve absolument horrible les noms comme Rogue... ou Drago.

Note 2 : J'essaye un maximum d'être cohérente avec les livres (d'ailleurs pour les dialogues et quelques descriptions je dois avoir le bouquin à côté pour ne pas déformer certaines choses), mais je vous prie de m'excuser d'avances si je ne l'étais pas ! (même si je pense être d'un niveau acceptable de ce niveau là )... Voilà ^^

Enjoy !


LIVRE SECOND : Draco Malfoy and the chamber of secrets

Chapitre 24 : Aragog & Mimi

Draco inspira, ou plutôt essayait, car au fur et à mesure que le temps passait il sentait la panique monter d'un cran.

« Non, ne vous approchez pas ! »

Coincé à cause de la voiture, sur laquelle il s'était adossé, Draco tomba sur le sol et se tint la tête entre les mains en secouant violemment la tête de gauche à droite, essayant de fuir la réalité, espérant qu'en ne regardant plus il paraît effacer cette image d'horreur.

«Non, Non ! Pitié ! Je ferais tout ce que vous voudrez mais par pitié, partez ! »

Cependant rien ne se passa. Au contraire les multitudes de Lucius Malfoy semblaient se rapprocher de plus en plus, regardant le jeune Slytherin de ses yeux aciers et froids.

« Tu m'as énormément déçu, Draco. » susurra Lucius, le mépris semblait être le seul sentiment transparaissant de ce visage impassible.

Et Draco se recroquevilla, le souffle saccadé et laissant échapper des sanglots étouffés. La cape glissa de ses épaules et le bruit minime de celle-ci tombant sur le sol, s'apparentait au bruit du tonnerre pour le blond.

« Je suis désolé, je suis désolé, je ne voulais pas… »

Le blond sentit le souffle lui manquer tandis qu'il hoquetait de terreur. Il n'arrivait plus respirer ! Il allait –

Quand soudain une étrange chaleur se répandit dans tout son corps, dont la provenance était manifestement son épaule droite. Il sentit un poids se poser dessus et releva doucement la tête pour voir de quoi il en retournait, s'attendant au pire. Peut-être que son père au lieu de s'attacher aux méthodes traditionnelles avait décidé de lui mettre l'épaule en feu pour le tuer dans d'atroces souffrances ?

Draco poussa un petit cri quand il s'aperçut qu'il y avait vraiment des flammes sur son épaule, il se tortilla en essayant de se dégager, quand soudai n un petit caquètement offusqué retentit de l'intérieur des flammes. Le blond écarquilla les yeux de surprise.

« F-Fawkes ? » chuchota-t-il en observant plus attentivement le feu.

L'oiseau, qui avait refermé ses ailes sur lui-même d'où le fait que Draco ne l'avait pas reconnut tout de suite, était entouré de flammes exactement comme le jour de sa ''combustion'' dans le bureau de Dumbledore, et Draco se rendit alors compte que le feu ne le brûlait pas. Fawkes émit alors un nouveau caquètement approbateur. Puis phénix se mit à chanter une douce et rassurante mélodie et Draco se sentit emporter dans le monde chaleureux de Fawkes. Le blond avait l'impression de sentir quelqu'un entourer les bras sur lui et le réconforter. Et il se détendit dans les bras de cette mystérieuse personne tout en se laissant bercer par le doux chant du phénix.

Quand la mélodie s'arrêta, Draco ne put que montrer un petit sourire à l'oiseau, les larmes qui étaient encore légèrement visibles sur son visage, n'étaient plus qu'un mauvais souvenir. Et son souffle était régulier presque calme. Mais le blond regarda autour de lui, redoutant ce qu'il allait voir et ce fut avec surprise qu'il remarqua.

« Mon père n'est plus là ! »

Et en effet il n'y avait plus aucune trace de Lucius Malfoy aux alentours. Draco jeta alors un regard surpris à Fawkes et lui demanda gentiment en lui caressant doucement la tête.

« C'est toi qui as fait ça ? »

L'oiseau caqueta encore une fois. Draco allait ajouter quelque chose lorsqu'un bruit – ou plutôt des paroles – attirèrent de nouveau son attention : Potter. Avec cette nouvelle crise, il avait complètement oublié que Potter avait été kidnappé par un monstre !

« Aragog ! » cria le monstre, « Aragog ! »

Une araignée de la taille d'un petit éléphant émergea alors très lentement du dôme. Les poils de son dos et de ses pattes grisonnaient et les huit yeux de sa grosse tête repoussante étaient tous d'un blanc laiteux. La créature était aveugle.

« Alors c'était une araignée. » songea Draco, « Weasley ne doit pas vraiment apprécier cette visite. »

« C'est Hagrid ? » demanda Aragog en s'approchant.

« Non des étrangers. » répondit l'araignée qui avait capturée Potter.

« Alors tuez-les » cliqueta Aragog d'un ton agacé. « J'étais en train de dormir. »

Draco écarquilla les yeux d'horreur tandis que Potter s'écria soudainement, « Nous sommes des amis de Hagrid ! »

« Hagrid ne nous a jamais envoyé d'hommes. » dit lentement le monstre.

« Hagrid a des ennuis ? » dit Potter, la respiration haletante tandis que Draco observait légèrement paniqué Fawkes, comme s'il s'attendait à ce que l'oiseau puisse y changer quelque chose, « C'est pour ça que nous sommes venus. »

« Des ennuis ? » dit la vieille araignée.

Draco perçut une certaine inquiétude sous le cliquetis des pinces et il sut avec un certain soulagement que l'araignée ne ferait rien avant d'avoir eu une explication… Ce qui lui laissait une légère marge pour réfléchir à comment sortir Potter de cette situation.

« Mais pourquoi vous aurait-il envoyés ici ? » reprit la créature.

« Aww ! » gémit Draco, en fusillant Fawkes du regard, l'oiseau venait de mordre assez fortement son oreille « Qu'est-ce qu'il te prend tu ne vois pas que j'essaye de trouver un moyen de sortir Potter de là ? »

Et si les phénix avaient pu lancer des regards exaspérés, ils auraient certainement eu le même regard que Fawkes en ce moment même.

« A l'école, ils croient que Hagrid a lâché un… un… quelque chose dans le château. » dit Potter, qui semblait essayer de parler le plus calmement possible. « Et ils l'ont emmené à la prison d'Azkaban. »

« Tout ça s'est passé il y a des années, » dit Aragog avec mauvaise humeur, « Des années et des années. Je m'en souviens très bien. C'est pour ça qu'ils l'ont renvoyé de l'école. Ils croyaient que c était moi, le monstre qui habitait ce qu'ils appelaient la Chambre des Secrets. Ils pensaient que Hagrid avait ouvert la Chambre pour me libérer. »

« Et vous… vous n'habitiez pas dans la Chambre des Secrets ? » dit Potter qui sentait son front se couvrir d'une sueur froide.

« Moi ! » s'exclama la créature dans un cliquetis furieux. « Je ne suis pas né au château. Je viens d'un pays lointain. Un voyageur m'a donné à Hagrid quand je n'étais encore qu'un œuf. »

Draco leva les yeux au ciel. « Pourquoi est-ce que Hagrid doit-il toujours recevoir des monstres par le biais d'un voyageur… d'abord un dragon, ensuite une Acromantula ! »

Le blond écoutait la suite quand soudainement Fawkes lui mordit encore une fois l'oreille.

« Bon ça suffit qu'est-ce qu'il y a ? » demanda Draco d'un ton agacé.

Il vit alors que l'oiseau ne le regardait pas, mais plutôt quelque chose derrière lui. Il suivit alors son regard et écarquilla les yeux.

Son regard passa de Fawkes à la voiture des Weasley, Fawkes puis la voiture, la voiture puis Fawkes.

« Non… » murmura Draco, hébété, « Tu ne penses pas sérieusement à ça ? »

~HPDM~

« Attends laisse-moi deviner, Potter. » dit Draco avec un petit sourire, « Tu ne comprends pas ce qu'il vient de se passer. »

« Attends laisse-moi deviner, Draco. » rétorqua Harry sur le même ton, « Tu vas bientôt me l'expliquer avec cet air suffisant et ce petit ton narquois qu'est le tien en faisant en sorte d'accentuer mon imbécilité. »

Un silence s'installa alors entre eux tandis que Draco regardait bizarrement le brun.

« Quoi ? » dit Harry, en roulant des yeux.

« Non rien… » répondit le blond avec un petit sourire en coin, « Ton cas n'est pas si désespéré que ça finalement. »

« Pourquoi est-ce que je m'attendais à une réponse comme ça ? » soupira Harry exaspéré.

« Parce que tu ne m'arrêtes pas de me tendre d'énorme perche et le grand et majestueux Slytherin que je ne suis ne peux s'empêcher de répondre ? »

« C'était une question rhétorique. » grommela le brun, « Enfin bref… Si sa majesté voudrait se donner la peine ne m'expliquer moi, l'inculte, la dernière scène, je lui en serais reconnaissant. »

Draco ne parvint pas à cacher son sourire amusé et commença son explication : « Cet épisode m'avais également surpris alors après cela je suis allé à la bibliothèque pour apprendre plus de choses sur les phénix… Mais il y a tellement de chose à leurs sujet, que veux-tu savoir exactement ? »

« Comment Fawkes est-il sortit du bureau de Dumbledore ? Il n'est quand même pas passé par la porte ou la fenêtre. »

« Même si cela aurait été une scène assez amusante à voir, ça n'aurait pas été discret. » répondit Draco sur un ton amusé. « En fait… l'une des particularités des Phénix c'est que s'ils le souhaitent ils peuvent se ''matérialiser '' aux côtés de ceux avec qui ils sont liés. »

« Oh c'est pour ça qu'il est apparu lorsqu'il a vu que tu avais des ennuis… » commenta Harry, d'un ton pensif, « Et la présence d'un phénix acquiert-elle l'annulation des mauvais sorts ? »

Draco sembla réfléchir un instant, puis expliqua, « Je vois où tu veux en venir, mais non. Par contre Fawkes a en quelque sorte ''bloquer'' le sort de par sa présence à mes côtés. »

« C'est pour ça que ton ''père'' a disparu et que tu as bien vu les araignées dans la projection au lieu de ton père. » dit Harry.

« C'est ça. » approuva Draco.

« Mais si Fawkes parvient à bloquer le sort, pourquoi est-ce que dans le bureau de Dumbledore, la barrière mentale est restée alors ? »

« Parce que la barrière mentale n'a pas de véritables répercussions sur ma santé. » déclara le blond, d'un ton las, « C'est ce que voulait vérifier Dumbledore en me convoquant de nombreuses fois dans ce bureau, chose dont je ne me rendis compte que bien plus tard. Quand je disais que c'était un vieux fou manipulateur je ne rigolais pas. »

« Dis surtout que tu es vexé dans ta fierté de Slytherin de te faire berner par un pur Gryffindor. » rétorqua Harry avec un petit sourire.

« N'importe quoi. »

~HPDM~

« Il est hors de question que j'utilise cette voiture ! » vociféra Draco, en fusillant l'oiseau du regard qui s'était envolé et avait atterri sur le toit de ladite voiture.

Fawkes lui lança un regard désapprobateur et émit un caquètement qui ressemblait étrangement à un sermon.

« Non, non c'est non ! » continua Draco, « En plus je ne sais même pas comment ça marche, ok ? Je risque d'écraser Potter dans le processus et pire me tuer en fonçant dans un arbre ! »

Draco aurait pu jurer que pendant un infime instant Fawkes venait de lever les yeux au ciel.

Puis Fawkes caqueta et Draco eut la vision de Weasley se trouvant dans la même voiture avec Potter à une centaine de mètre du sol et qui pointait sa baguette sur l'écran de bord pour le faire fonctionner.

« Et alors ? » rétorqua Draco, avec mauvaise foi, « Tu as bien vu où cela les a amené ? Ils se sont écrasés contre le saule cogneur et Weasley a gagné en prime une baguette cassée ! Je ne suis ni suicidaire ni Gryffindor alors je ne monterai pas dans cette voiture ! »

« Vous êtes vous déjà fait fusiller du regard par un piaf ? Et bien moi, oui, il y a quelques secondes, et je peux vous assurer que c'est particulièrement choquant. »

Le ''piaf'' en question, caqueta à nouveau et cette fois la vision que Draco vit, fut l'image de Potter se faire enlever par des araignées géantes.

« Oh non ! N'essaye pas de me faire culpabiliser ! » dit Draco, d'un ton agacé, « Et puis Potter est en sécurité pour l'instant. »

La vision qui lui apparut fut celle de lui-même en train de répéter comme une litanie les mots « pour l'instant. »

Draco poussa alors un soupir exaspéré.

« Merlin tout puissant ! Je suis en train de me disputer avec un oiseau pour savoir si oui ou non j'allais utiliser un engin Muggle pour aller sauver Potter qui s'est fait enlevé par des Acromantulas ! Je suis bon pour un aller simple à St Mungo ! »

« Ecoute-moi bien Fawkes, je ne vais pas – »

Mais le jeune vert et argent s'arrêta net, quand il se rendit compte que la conversation entre Potter et Aragog venait presque de se terminer.

« Dans ce cas il ne nous reste plus qu'à partir. » dit Potter.

« Partir ? » dit lentement Aragog. « Je ne crois pas… »

« Mais… mais.. »

« Mes fils et mes filles ne font aucun mal à Hagrid car je le leur interdis. Mais si un peu de viande fraîche s'aventurait jusqu'à nous, je ne peux les empêcher d'en profiter. Adieu, amis de Hagrid. »

Au même moment Draco fit volte-face attrapa la cape de Potter qui était restait au sol et ouvrit précipitamment l'une des portes arrières de la voiture. Il s'engouffra à l'intérieur suivi rapidement par Fawkes qui se posa encore une fois sur son épaule.

Le blond sortit sa baguette et la pointa sur le volant avant de dire d'une voix forte : « Fonce ! Et va retrouver Potter et Weasley ! »

Aussitôt la voiture démarra en une fanfare bruyante et Draco dut se retenir au siège pour ne pas être propulsé à l'avant.

« Je refuse de rester dans cet engin. Surtout si je risque de me faire prendre par Potter ! » marmonna le blond à Fawkes, tandis que la voiture continuait de se faufiler à travers la sombre forêt « Alors quand je te le dirais, je m'accrocherai à toi et tu nous emmèneras jusqu'à la cabane d'Hagrid, d'accord ? »

Fawkes émit un caquètement approbateur et Draco ne put que s'en sentir soulagé, après tout il n'avait pas vraiment envi d'argumenter maintenant alors qu'ils allaient se jeter droit dans la fosse d'Acromantulas.

La voiture descendait la pente à toute vitesse, pleins phares et klaxon hurlant, bousculant sur son passage les araignées qui tombaient sur le dos, agitant vainement dans les airs leurs pattes interminables.

« Stop » murmura Draco.

Et dans un crissement de pneus, la voiture s'arrêta net devant les deux Gryffindors, et ses portières s'ouvrirent toutes seules – enfin du point de vue des deux rouge et or parce qu'en fait ce n'était dû qu'au fait que Draco, caché sous la cape de Potter, venait de s'envoler en tenant fermement l'une des pattes du phénix.

« Attrape Fang ! » hurla Potter, qui se ruait sur le siège avant.

Weasley saisit le molosse sous son bras et le jeta à l'arrière de la voiture – et Draco ne put que se sentir soulagé en voyant que le chien avait atterri exactement à la place où il se trouvait un instant plus tôt. Les portières se refermèrent aussitôt. Le moteur rugit et ils démarrèrent en trombe renversant au passage d'autres araignées.

La voiture monta la côte, sortit de la fosse et s'enfonça dans la forêt. Indifférente aux branches qui cinglaient son pare-brise, elle se frayait habilement un passage parmi les arbres, contrairement à Draco qui une dizaine de mètre plus haut, tentait tant bien que mal à ne pas s'écorcher avec les feuillages. Puis voyant que de toute évidence elle connaissait le chemin, Draco demanda à Fawkes de monter plus haut et de prendre de la vitesse.

Le blond arriva plus rapidement à la cabane du garde-chasse que les deux autres, et se précipita à l'intérieur afin de reposer la cape là où il l'avait prise. Une fois cela fait, il se dirigea vers le château en faisant attention à être à l'abri des regards, tout en jetant un regard reconnaissant du phénix qui disparut en un tourbillon de flammes.

Draco venait d'atteindre la porte du château quand la voiture s'arrêta à la lisière de la forêt, et il arriva tant bien que mal à regagner la salle commune des Slytherins sans se faire repérer par les professeurs.

Ce fut avec un soulagement non feint que Draco se laissa tomber dans son lit, après avoir tiré les rideaux. Cependant il ne s'endormit pas tout de suite attendant que Weasley et Potter atteignent leur dortoir.

Weasley s'endormit alors très rapidement, tandis que Potter, lui ne semblait pas avoir sommeil, au grand désespoir de Draco, qui n'était pas assez idiot pour laisser Potter réfléchir à d'autres actions suicidaires sans surveillance. Mais finalement Potter s'allongea et commençait à somnoler, suivit de près par le blond qui était vraiment exténué par cette fin de soirée.

Mais soudainement Potter appela Weasley ce qui réveilla Draco, dans un gémissement plaintif. Le blond écoutait d'une oreille lointaine, mais il fut entièrement attentif quand il sut quel était le sujet.

« Ron, » commença Potter, « cette fille qui est morte… Aragog a dit qu'elle avait été trouvée dans les toilettes. Imagine qu'elle n'en soit jamais sortie depuis tout ce temps-là ? Et qu'elle s'y trouve toujours ? »

Weasley fronça des sourcils, et soudain il sembla comprendre.

« Ne me dis pas que… » balbutia-t-il. « Tu penses à – Mimi Geignarde ? »

Et Draco poussa un soupir exaspéré en passant une main dans ses cheveux.

« Et dire que je voulais attendre encore un peu… Maintenant je suis obligé d'aller la voir avant ces deux là ! »

~HPDM~

Quatre jours plus tard alors que McGonagall venait d'annoncer aux élèves que les professeurs seraient en mesure de ranimer les élèves qui avaient été pétrifiés. Draco, cependant ne partagea pas l'allégresse générale – oh bien sûr il était content pour Hermione mais il avait d'autre chose en tête en ce moment même. Oui, car aujourd'hui Draco avait prévu d'allait voir Mimi et il sentait déjà que cela n'allait pas être une partie de plaisir.

Draco se rendit alors discrètement dans les toilettes du fantôme et referma doucement la porte. Il sursauta presque en voyant le visage menaçant de Mimi le fixer à quelques mètres de son visage.

« Qu'est-ce que tu fais là ? Encore des potions à concocter pour polluer mes toilettes ? »

Draco avait alors une réplique cinglante sur les lèvres, mais s'abstint ne perdant pas de vue son objectif premier. Il prit alors une grande inspiration et dit d'une voix perturbée.

« Dis… Mimi, que ressent-on avant de mourir ? »

Mimi semblait surprise durant un instant par la question plus qu'inattendu du blond, mais finalement repris contenance et dit d'une voix narquoise : « Pourquoi ? Pour pouvoir te moquer de moi et me montrer combien tu as une belle vie ? »

Le visage de Draco s'assombrit : « Oh non, je ne pense pas… Je voulais juste savoir si c'était douloureux… si comme certain le disait on revoyait vraiment les instants de la vie repasser… ou si au contraire ce n'est qu'un instant parmi d'autres de notre misérable et pitoyable vie. »

Mais Draco s'arrêta net en voyant que Potter était en train d'amadouer Lockhart pour les laisser sans surveillance dans les couloirs.

« Je parie qu'ils veulent venir ici ! Mais il ne faut absolument pas qu'ils me trouvent ici ! »

Ce fut avec soulagement que Draco vit McGonagall les interpeller.

« Potter ! Weasley ! Qu'est-ce que vous faîtes-là ? »

« Nous étions… nous allions… » balbutia Weasley. « Nous allions voir… »

« Hermione. » acheva Potter. « Il y a un temps fou qu'on ne l'a pas vue, professeur, et nous pensions lui faire une petite visite à l'infirmerie pour lui dire que les mandragores étaient prêtes et que… qu'elle n'avait pas besoin de s'inquiéter… »

Draco sentit son cœur se serrer à la mention de Hermione, mais il ne laissa rien paraître, à la place il écouta attentivement la réponse du professeur.

« Bien sûr, je comprends… » dit-elle et Draco vit une larme briller dans ses yeux, « Je comprends ce qu'ont dû souffrir les amis de ceux qui on été… je le comprends très bien. Je vais informer le professeur Binns que vous n'assisterez pas à son cours. Dites à Madame Pomfrey que je vous ai donné mon autorisation. »

Potter et Weasley s'éloignèrent en ayant peine à croire qu'ils aient pu échapper à une retenue. Lorsqu'ils eurent tourné à l'angle du couloir, ils entendirent McGonagall se moucher.

« Ca c'est vraiment la meilleure excuse que tu aies jamais trouvée. » dit Weasley d'un ton admiratif et Draco ne put qu'approuver.

« Je ne sais pas… » dit alors une voix qui fit sursauter le blond, il avait complètement oublié Mimi.

« Pardon ? » demanda-t-il en reprenant constance.

« Je ne sais pas ce que ça fait de mourir… » répéta Mimi, les yeux pensifs, « Je ne m'en souviens pas...pas de tout en tout cas. »

« Raconte-moi. » demanda Draco, d'une voix assez étrange, qui semblait le surprendre lui-même.

« J'étais venue me cacher ici parce qu'Olive Hornby s'était moquée de mes lunettes. La porte était fermée à clé et j'étais en train de pleurer quand j'ai entendu quelqu'un entrer. Quelqu'un qui parlait une drôle de langue. »

« Parseltongue. » songea Draco.

«Mais c'est surtout la voix qui m'a frappée, parce que c'était un garçon qui parlait. Alors j'ai ouvert la porte pour lui dire de filer et d'aller dans les toilettes des garçons et c'est à ce moment là que je suis morte. »

« Comment ? » demanda le blond, bien qu'il connaisse la réponse.

« Aucune idée... » murmura Mimi, « Je me souviens seulement avoir vu deux grands yeux jaunes. Tout mon corps s'est engourdi et je me suis sentie partir dans les airs. »

Draco grimaça : «Au moins ça n'a pas l'air douloureux. »

Le fantôme se mit alors à sourire, « Ô, toutes les morts ne sont pas pareilles… Je prierais pour que tu aies une mort rapide et sans douleur si tu veux…. Je pourrais même te laisser un peu de place dans mes toilettes. »

Le Slytherin haussa un sourcil ne sachant pas vraiment comment prendre ce qu'elle venait de lui dire… Mais finalement il décida de dire un léger « Merci Mimi » gêné et sortit des toilettes. Une fois la porte refermé il s'y adossa et poussa un soupir.

Il avait eu raison Mimi était bien celle qui avait été tuée il y a cinquante ans. Toujours contre la porte il écouta Potter, qui avait trouvé le morceau de la page du livre qu'Hermione avait montré avant. Le blond serra les poings, Potter avait tous les éléments à présent, ou presque, cela voulait dire que cela allait bientôt être le fin et que Draco devait se préparer à surveiller leurs arrières…

Cependant Draco resta tétanisé pendant une bonne dizaine de minutes quand Potter émit l'hypothèse que l'entrée de la Chambre des Secrets se trouvait sûrement dans les toilettes de Mimi. Maintenant qu'il y pensait c'était logique, le basilic devait sûrement se déplacer dans les tuyaux voilà pourquoi personne n'arrivait à le voir… Et puis si Mimi avait été tuée c'était totalement par hasard, elle se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment et –

Il n'eut pas le temps de songer à autre chose car des bruits de pas résonnèrent alors à quelques mètres de lui. Draco plissa les yeux en reconnaissant la personne tandis que la voix amplifiée de McGonagall résonnait dans toute l'école.

« Tous les élèves doivent immédiatement regagner leurs dortoirs. Les professeurs sont attendus dans leur salle. Dépêchez-vous, s'il vous plaît. »

« Weasley. » souffla Draco.


Voilà ^^ Le deuxième tome est bientôt fini... alors qu'en pensez-vous ? :p

Merci à tout le monde pour leur review !

NarcizaPottermalfoy et Djianara j'ai remarqué que vous aviez débloqué les PM's alors je vous réponds ici :

NarcizaPottermalfoy : Et bien oui le deuxième tome est bientôt fini ^^ Et j'espère que tu aimeras aussi le troisième tome alors ! :p

Djianara : Cela fait beaucoup de questions quand même xD Malheureusement je ne peux pas te donner de réponses tout de suite ^^ A part peut-être pour Pansy et Blaise... je ne sais pas ce que tu veux dire par le "bon côté" mais ils étaient, sont et seront toujours du côté de Draco :p

Donc voilà...
See ya !