Coucou,
Voilà un chapitre plus petit que les précédents…
Alors, plusieurs personnes m'ont fait une remarque (vraie, je l'avoue). Dans le chapitre précédent, à un moment je parle de Greyback, c'est une erreur, je voulais dire Goyle. Désolée…
Bref, bonne lecture !
Rar aux anonymes :
Guest : Je suis contente que la rencontre avec Sirius t'ait satisfaite. Plus, de suspense (ou pas), le nouveau chapitre est là. Bonne lecture ! Et surtout, merci pour ta review ^^
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Après l'histoire de Sirius, un long silence emplit le couloir et le cachot. Le prisonnier recula, s'éloignant des barreaux, et se laissa retomber contre le mur opposé. Assis à nouveau dans la pénombre, il observa son filleul. Dans la lumière, Harry semblait perdu. Ses yeux verts étaient voilés, il avait accroché une de ses mains à un barreau, enroulant ses doigts autour du métal et le serrant de plus en plus au fur et à mesure du récit. Black ne put s'empêcher de remarquer la même détresse dans ses prunelles que celle qu'il avait vue dans le regard du petit Harry qu'il avait dû abandonner. Pourtant tout le reste avait changé, ses habits, indignes à son rang, sa stature d'homme adulte. Son filleul était à présent un homme musclé, sûrement en raison de son entrainement au sein de la confrérie des gardiens, et surtout mature qui comprenait, qui réalisait comment sa vie n'avait été que manipulation et mensonges. Son examen fut cependant écourté, Lucius sembla reprendre ses esprits.
- C'est triste à réaliser, mais nous pouvons que te croire, tout ce que tu as dit à propos de James et Lily était vrai, sans compter le plan de mon roi.
- Mais cela ne change rien, dit platement le prisonnier.
- Oui, confirma l'ambassadeur.
- Pardon ? s'étouffa Harry. Ca change tout. Nous devons le faire sortir ! Il est innocent.
- Et comment comptes-tu faire cela ? A moins de le faire évader, tu n'obtiendras jamais sa sortie.
- Mais Dumbledore…
- Dumbledore ne veut même pas te voir ambassadeur, le coupa Lucius. Il ne reviendra jamais sur sa décision.
- Mais on ne peut pas le laisser ici !
- Harry, laisse tomber, souffla doucement Sirius.
Le brun se tourna vers lui et le regarda incrédule. Mais son parrain soutint son regard.
- Ma vie est gâchée, c'est trop tard pour moi. Pense plutôt à toi. Récupère ce qui t'appartient.
- Ta vie n'est pas terminée ! Je refuse que tu restes ici ! Nous ne pouvons pas l'aider à s'évader ?
- Je crains que ce soit difficile, soupira le père Malfoy. Ecoute, Harry, l'heure est terminée, partons, tu as eu ce que tu voulais savoir. Si l'occasion se présente, je te promets de faire quelque chose pour le faire sortir.
- Mais…
- Lucius a raison, partez. J'ai déjà vécu quatorze ans ici, je peux rester encore quelques mois de plus.
Harry hocha la tête puis se rapprocha encore des barreaux. Il ouvrit la bouche mais la referma, ne sachant que dire comme adieu. Sirius sourit tristement, se leva, glissa sa main jusqu'au visage du gardien et chuchota :
- Moi aussi, j'ai été heureux de te revoir. Reprends ce qui te revient de droit. James n'aurait jamais accepté que son fils soit gardien.
Le brun acquiesça et s'éloigna. Intérieurement, il se promit qu'il ferait tout pour sortir cet homme de son enfer. Au loin, des pas se firent entendre. L'ambassadeur siffla alors :
- Harry, ta perruque, maintenant !
Le gardien renfila son déguisement et lança un dernier regard à Sirius qui lui adressa un sourire encourageant, puis il se mit en marche derrière Lucius pour quitter le couloir sordide et, enfin, la prison.
OoOoO
Draco avait choisi la bague. Un énorme diamant trônait sur un anneau en or, recueilli dans une des carrières de sa famille. Même s'il ne souhaitait pas ravir sa future fiancée par sa richesse, il se devait de sauvegarder les apparences. Un Malfoy exprimait sa richesse de toutes les manières possibles et la bague de fiançailles était un élément important. Deux jours plus tôt, après sa discussion avec Harry la veille au soir, il était allé dîner avec la cour comme à son habitude. Un seul hochement de tête de sa part en direction d'Anne avait suffi à la demoiselle pour comprendre qu'il acceptait son marché. A présent, il ne lui restait plus qu'à faire sa demande. Malgré l'importance du rendu public de ce geste, il se refusait à le faire en plein dîner. Il avait décidé qu'il prendrait la jeune fille à part et qu'ensuite ils n'auraient qu'à revenir dans la salle de réception, la bague au doigt de Anne mise en évidence à son bras.
Confiant, le Serpentard arriva pour dîner avec la petite boite carré bien rangée dans sa poche de pantalon. Il ne s'étonna pas de se retrouver à nouveau assis à côté d'Anne et lui adressa un sourire significatif en début de soirée. Le repas commença ensuite, Draco discutant avec sa voisine joyeusement, cette dernière avait raison : ils n'auraient aucun mal à devenir amis. L'ambiance fut cependant interrompue par l'arrivée de son père.
- Pardonnez mon retard, Majesté.
- Il n'y a aucun mal, Lucius. Asseyez-vous, je vous en prie.
Le blond porta alors son attention sur la conversation qui s'engagea entre l'ambassadeur et le roi, ce dernier questionnant son père sur la cause de son retard. Malfoy père prétendit une affaire sans importance. Cela attisa la curiosité de son fils. En effet, Lucius avait passé son après-midi en prison avec Harry à questionner Sirius Black et Draco n'avait pas encore eu de retour.
- Mais que vois-je ! s'exclama l'autre voisin du blond, un certain Londubat. Ce petit carré dans votre poche, ne serait-ce pas... ?
- Neville, qu'avez vous vu ? s'écria Dumbledore, un grand sourire aux lèvres.
Draco sentit son sang se liquéfier. Tout en essayant de ne pas frapper son voisin, il sourit poliment. Il était maintenant obligé de faire sa demande devant tout le monde. Prenant son courage à deux mains et ignorant superbement l'air victorieux du roi, il se tourna vers sa voisine. La petite boite n'eut aucun mal à sortir de sa poche et à s'ouvrir devant Anne. L'air impassible, le blond coula un regard désolé vers elle et demanda :
- Anne, voulez vous devenir ma femme ?
Emue malgré-elle, la jeune femme hocha la tête. Souriant brièvement, Draco mit la bague à son annulaire gauche puis referma la boite et retourna à son assiette.
- Bah… ? Pourquoi ne vous embrassez-vous pas ? s'étonna Dumbledore.
- C'est au mariage ceci, votre majesté, le reprit Lucius.
- Ah oui… C'est vrai. Autant pour moi. Et bien félicitations, jeunes gens. Mesdames, Messieurs, portons un toast aux futurs mariés.
L'ensemble de la table se leva d'un même geste, suivant son roi, et leva le verre vers le ciel.
- Aux futurs mariés ! s'exclama la salle.
Anne et Draco, restés assis, rougirent de concert et remercièrent brièvement leurs voisins. Une fois l'agitation calmée, le blond adressa un regard de remerciement à son père.
OoOoO
Harry et Lucius étaient retournés au palais le plus discrètement possible. Ils avaient à nouveau emprunté une porte arrière et le brun n'avait quitté son déguisement qu'une fois en sécurité dans les appartements. Ce dernier put alors voir qu'une seule assiette était installée sur la table de la pièce principale. Etonné, il se tourna vers l'ambassadeur.
- Vous ne mangez pas avez moi ?
- Non, désolé. Je dois manger avec la cour ce soir.
- Vous dînez avec la cour ? s'étonna encore plus le fils Potter.
- Oui... Draco va faire sa demande ce soir.
- Ah.
Le brun détourna le regard, cachant sa gêne et son désarroi, et se dirigea vers son repas. Il fut cependant arrêté sur son chemin par une main se posant amicalement sur son épaule.
- Bon appétit, Harry.
Lucius lui accorda un sourire encourageant et fila.
Une demi heure plus tard, alors qu'il lisait son nouveau livre, cadeau de son amant, il fut interrompu dans sa lecture par l'arrivée fracassante de celui-ci. La porte de la chambre s'ouvrit à la volée, le blond apparut, les traits défaits, et se jeta sur son compagnon.
- Harry !
Le brun, tranquillement allongé sur le lit, se retrouva étouffé par le corps de Draco.
- Hé ! Fais attention ! Je lisais.
Le blond se releva un peu pour lui permettre de poser le livre sur le matelas et se réinstalla sur son torse en soupirant.
- J'ai passé la pire soirée de ma vie.
- Vraiment ? interrogea le brun en lui caressant tendrement les cheveux.
- Oui. Je voulais faire ma demande en mariage dans un coin discret mais ce débile de Londubat a tout gâché ! J'ai du le faire devant toute la cour ! Heureusement que mon père était là parce que sinon j'aurais dû l'embrasser en plus !
- Tu devrais de toute manière le faire, pour le mariage.
- Il n'y aura pas de mariage !
- Il ne reste à peine plus d'un mois, Draco.
- C'est amplement suffisant.
- Pour faire quoi ?
Le blond releva la tête pour observer son amant. Il lui sourit gentiment et déposa tendrement ses lèvres sur les siennes.
- Tu verras.
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A présent que le gardien avait quitté son poste et abandonné la confrérie, il avait dû rendre les clés de sa maison. Ses affaires furent déménagées dans l'ancienne maison de Maria mais Draco avait insisté pour qu'il s'installe dans leurs appartements. Lucius n'ayant rien dit, une chambre factice lui fut attribuée et chaque soir, il put aller rejoindre son amant dans son lit.
Quelques jours après la version officielle des fiançailles de Anne et Draco, ce dernier alla voir son père. Il n'en pouvait plus de voir la palais commencer à s'agiter et le roi prévoir son mariage. Dumbledore semblait plus intéressé par la couleur des nappes de la future réception plutôt que par la menace de guerre menaçant son pays. Agacé par une telle irresponsabilité, le blond décida d'agir.
Un matin, après avoir embrassé son compagnon encore endormi, il se dirigea vers le bureau de l'ambassadeur de Serpentard. Lucius était comme à son habitude, plongé dans ses papiers, réglant ses affaires.
- Père.
- Draco, bonjour, que puis-je pour toi ?
- Le mariage a lieu dans quatre semaines, je veux aller à Serpentard avant.
- Ah oui, c'est vrai. Anne et toi avez discuté de votre futur lieu de vie commune ?
- C'est inutile, Dumbledore nous a déjà attribué des appartements dans ce palais.
- Je vois.
- Il ne se préoccupe pas de la future guerre ?
- Il ne soupçonne pas qu'elle puisse arriver bientôt. Mais ne t'inquiète pas pour ce pays, il est toujours sur le qui vive.
- Même si ne sera pas suffisant.
- En effet, donc tu veux aller à Serpentard avant ton mariage, c'est cela ?
- Oui, il faut bien que je présente mon pays à ma future femme. Nous devrions partir le plus tôt possible.
- Il me faudra au moins trois jours pour préparer le navire et prévenir le roi…
- Parfait, le coupa son fils. Je vous laisse vous occuper de cela. Je dois prévenir Anne.
Il se dirigea ensuite vers la porte puis se ravisa.
- Ah, Harry viendra aussi.
- Je ne crois pas que ce soit une très bonne idée.
- Il est hors de question que nous le laissions ici tout seul.
- Si Voldemort le voit, il voudra sûrement le tuer aussi.
- Pourquoi donc ? Il n'est pas censé être au courant de l'affaire…
- Notre roi ne fait jamais les choses à moitié.
- Il n'a que nous père. Il a quitté sa confrérie pour moi.
L'ambassadeur soupira, secoua la tête pour montrer son mécontentement mais, finalement, accepta.
- Bien. Je garderai un œil sur lui.
Draco hocha la tête pour le remercier, sourit et quitta la pièce.
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Qu'en dîtes vous ? Rien du tout ? Si, je suis sûre que vous avez un avis :)
A lundi.
