Chapitre 25: Aussi libre que moi ( Calogèro)
Pendant un moment, Natacha croyait d'être effectivement enceinte, et que son frère avait raison. C'est pour cela, qu'elle avait demandé à Madame Pomfresh de lui procurer un test de grossesse. Mais elle ne le fit pas, étant donné qu'une semaine après, elle se sentait mieux, et n'avait plus envie de vomir le matin. Les nausées étaient donc dues à une simple gastro-entérite. De plus, elle ne ressentait aucune envie particulière, ni envie de manger plus qu'avant. Signe qu'elle n'était pas enceinte. Elle le rangea dans un coin, étant donné qu'elle n'en avait plus besoin. Puis elle reprit le fil de sa vie, l'oubliant complètement.
Certes, elle était encore un peu fatiguée, mais cela ne l'inquiéta pas plus que ça. En cette fin d'année scolaire, elle avait beaucoup de travail. Sa perte d'énergie était la conséquence d'un simple surmenage. Il ne lui restait plus que de prendre un peu de vitamine, et de dormir un peu plus, et tout rentrerait dans l'ordre. Mais ce ne fut pas aussi simple. Plus elle était épuisée, et moins elle trouvait le sommeil, et plus elle était épuisée. Elle avait de plus en plus de mal à rester concentré sur son travail. La moindre contrariété, lui faisait perdre son calme, et en plus la mettait dans tout ses états. Chose qui ne lui était jamais arrivé dans le passé. Un rien pouvait l'énerver, et elle se fâchait à la moindre remarque. Elle se disputa même régulièrement avec certains de ses collègues, et les envoyait sur les roses, lorsqu'ils n'étaient pas d'accord avec elle.
Remus ne la reconnaissait plus, elle qui d'ordinaire était quelqu'un de calme, de posée et de censée. Qu'avait-il pu se passer pour qu'elle perdre aussi soudainement ces trois qualités? Pourquoi avait-elle changé à ce point? Qu'avait-il pu se passer? Le stress des examens de fin d'année, ne pouvait pas tout expliquer, surtout qu'elle n'était pas la seule, et que personne d'autre qu'elle ne se comportait de la sorte. Thomas était lui aussi perplexe. Il fit de son mieux pour rester à ses côtés, même lorsqu'elle boudait sans aucune réelle raison. Il ne lui dit rien, ne lui fit aucun reproche, même lorsqu'elle le repoussait lorsqu'il voulait l'embrasser ou la toucher. Pourtant il en faisait des efforts. Pour commencer, il se rasait tous les jours, afin de ne pas la quitter avec sa barbe. Il se brossait les dents aussi, afin de ne pas avoir mauvaise haleine. Si au début, cela fonctionnait, ce ne fut plus le cas. Depuis le début de la semaine, il n'avait même plus le droit d'aller dans sa chambre. Il était contraint de retourner dormir, tout seul, dans la sienne. Elle ne supportait plus ses ronflements, ni le fait qu'il s'endormait systématiquement après l'amour.
Ce matin, elle se réveilla de bonne humeur, après avoir passé plus de douze heures au lit. Elle n'éprouva aucune fatigué à son réveille. Elle prit aussi conscience de sa mauvaise conduite de ses derniers jours. Elle s'était même montré particulièrement injuste envers certaines personnes de son entourage. Elle avait eu beaucoup de chance, qu'elles se montrent aussi compréhensibles à son égard. Elle leurs devait des excuses, pour tout le mal, qu'elle avait fait, bien involontairement. Mais avant, elle devait s'habiller, ne pouvait pas le faire en pyjama. C'est au moment d'attacher son pantalon, que sa joie, aussi soudaine qu'inattendue, disparue. Il lui était impossible de fermer la braguette de son jeans. La fermeture éclaire n'était pas cassée, elle n'était pas non plus bloquée par quelque chose. Le vêtement ne semblait pas rétrécit par le lavage. La seule explication qu'il restait, était qu'elle avait pris du poids. Mais comment? Elle faisait attention à ce qu'elle mangeait, et n'avait fait aucun excès ces dernières semaines. Elle n'aurait pas due grossir. Et pourtant, ce fut le cas, puisqu'elle pesait ce jour cinq kilos de plus qu'avant. Cinq kilos? Comment avait-elle pu prendre autant en si peu de temps? Le test de grossesse, se rappela à son bon souvenir. Elle avait bien fait de le garder quelque part, parce que cette fois ci, elle en avait vraiment besoin. Les trois minutes d'attente, lui parurent bien longue. Le résultat, facile à interpréter, elle était bien et bel enceinte.
Elle ne s'était pas vraiment préparée à ce genre de chose. Elle ne savait pas comment elle devait réagir. Devait-elle être contente, ou triste? Devait-elle le dire au futur père, et si oui comment? Quelle serait sa réaction? Partagerait-il son bonheur, ou l'accuserait-il de l'avoir délibérément et volontairement piégé pour qu'il se sente obligé de rester avec elle ?Lui reprocherait-il de ne pas avoir pris ses précautions? Comme s'il ne pouvait pas le faire lui. C'était trop facile de tout lui mettre sur le dos. Que se passerait-il s'il fuyait ses responsabilités, et préférait la quitter, et la laisser seule avec l'enfant, leur enfant. Elle se voyait déjà en mère célibataire, jonglant entre son travail, la garderie, les courses, les couches à changer, le ménage, l'éducation. Bref à faire toute seule tout ce qui devait se faire à deux. Et qu'allait penser son frère de tout ça ? Lui dirait-il qu'elle l'avait bien cherché ou l'aidera t-il un peu ? Une chose était sûre, elle ne pourrait pas garder le secret indéfiniment. Thomas finirait bien par se rendre compte de quelque chose, et de ne pas apprécier de se retrouver devant le fait accomplit. Mais d'un autre coté, si elle avait un faux positive, elle risquait de lui donner de fausses joies, et de le rentre très triste. Non, elle ne le voulait pas. Elle devait donc être sûr de l'être avant d'aller lui en parler. Elle se changea rapidement, puis se rendit à l'infirmerie. Si quelqu'un pouvait lui confirmer sa grossesse, c'était bien madame Pomfresh. Cette dernière lui confirma ce qu'elle savait déjà. Elle l'invita à consulter rapidement un spécialiste, et d'acheter tout aussi rapidement de nouveaux vêtements.
Elle était à présent au pied du mur, et elle devait aller en parler avec Thomas. Elle attendit le soir, afin d'être sûre de le trouver dans sa chambre. Il était préférable que cela soit fait dans un endroit intime, et non à la vue de tous. Ce qu'elle avait à lui dire, ne concernait personne d'autre que lui. Ce dernier l'accueillit avec son sourire habituel, il semblait même content de la voir. Le serait-il encore quand il connaîtra la vérité?
_Bonsoir Thomas, dit-elle timidement. Je voudrais m'excuser pour mon comportement de ces derniers jours. J'étais un peu…
Il ne lui laissa pas finir sa phrase. Il la pris gentiment dans ses bras, avant de l'embrasser sur le front. Il ne lui en voulait pas, pour preuve ce qu'il lui répondit.
_Ce n'est pas grave. Tu n'as pas à te justifier.
_Si, il le faut. C'est pour ça que je suis là.
_D'accord. Entre.
Le point de retour venait d'être franchi, elle ne pouvait plus faire demi-tour à présent. Elle accepta son invitation, parce que cela n'aura pas été très judicieux de parler devant le pas de la porte. Elle attendit qu'il l'invite à s'asseoir avant de prendre place sur le lit. Il s'installa juste à coté d'elle. Il ne profita pas de la situation et resta à une distance respectable. Il ne dit rien, ne lui posa aucune question non plus. Il ne tenait pas à la brusquer, elle semblait suffisamment anxieuse.
_J'aimerais que tu me promettes de ne pas t'énerver et de ne pas crier.
Thomas se demanda bien pourquoi il devait le faire. Il n'avait aucune raison de prendre son sang froid. À moins qu'elle ne lui dise quelque chose, comme, elle ne voulait plus de lui, qu'elle l'ait trompé avec un autre? Non c'était absurde de douter de sa fidélité, ce devait être autre chose. Afin de la rassurer et de la mettre en confiance, il le fit.
_Je te le promets.
Il n'avait pas cherché à savoir pourquoi. Il n'avait pas non plus posé de question. Il s'était contenté de le faire, parce que c'était exactement ce qu'elle voulait entendre, et avec un peu de chance, cela l'aiderait à se confier. Cela ne l'empêcha pas d'avoir le tract, d'être stressée et d'avoir l'impression d'avoir le cœur au bord des lèvres. Dans sa tête tout était si simple, si facile. Plus elle attendrait et moins elle aurait la force de le faire.
_Je suis …fut les seuls mots qui sortirent de sa bouche, et ce fut bien insuffisant.
_Pardon? Tu es quoi?
_Enceinte. Je suis enceinte.
Thomas ne s'était pas attendu à ça. Il n'avait pas envisagé d'être père une nouvelle fois.
_C'est vrai?
Il ne mettait pas sa parole en doute, c'est juste qu'il n'avait pas remarqué de changement notable chez sa fiancée.
_Oui. Tu ne crois tout de même pas que je puisse te mentir?
_Non, bien sûr que non. C'est juste que cela ne se voit pas.
_C'est normal, c'est encore trop tôt, j'en suis qu'à ma quatorzième semaine.
Il eu la correction de ne pas lui demande pourquoi elle avait attendu aussi longtemps avant de lui. Le principale était qu'elle le fasse avant la naissance. Il se demanda ce que pouvait représenter quatorze semaines. Il les, reconvertit en mois, pour se faire idée. Puis il y renonça, cela n'avait pas d'importance de savoir quand cela avait eu lieu.
_C'est merveilleux. Tu sais à quel date tu vas accoucher?
_Normalement, si tout se passe bien, ce serait pour fin novembre.
Natacha se sentait mieux, elle s'était fait du souci pour rien. Son fiancé avait bien pris la nouvelle, mieux encore il était content. Elle aurait due faire éclater sa joie, son bonheur. Elle fit tout le contraire. Le stress qu'elle avait ressenti en arrivant venait de retomber d'un coup. Les larmes apparurent dans ses yeux, elle n'avait pas la force de les retenir. Elle ne voulait pas qu'il la voit dans cet état, elle cacha son visage dans ses mains. Thomas ne comprenait pas sa réaction, pourquoi pleurer lorsqu'on annonce une bonne nouvelle? La voir aussi attristée, lui fendait le cœur. Pour la consoler, il posa une main sur son épaule, se rapprocha un peu, et l'embrassa , ne pouvant le faire autre part.
_Que se passe t-il tu as mal quelqu'un part? Demanda t'il inquiet.
_Non, non, tout va bien.
_Pourquoi es-tu aussi triste?
_Je ne le suis pas. Je n'ai jamais était aussi heureuse.
_Moi aussi, je le suis, et c'est grâce à toi.
Ces quelques mots, eurent pour méritent de lui rendre le sourire. Elle retira ses mains qui cachaient son visage. Elle tenait à le regarder dans les yeux, et d'être sûre de ses sentiments.
_Tu le penses vraiment?
_ Oui. Tu viens de me faire un merveilleux cadeau.
_Tu y es aussi pour quelque chose.
_Tu crois? Demanda t-il avec un soupçon d'étonnement dans la voix.
_Ne fais pas semblant de ne pas comprendre.
À présent Natacha n'avait plus peur de l'avenir, parce qu'elle savait qu'elle serait épaulée, et qu'elle ne serait pas seule dans cette nouvelle aventure. Elle retrouva le sourire, et oublia tous les mauvais moments qu'elle avait vécus. Exceptionnellement elle ne retournerait pas dormir dans sa chambre. Elle tenait à rester dans celle de son amant, parce qu'ils avaient beaucoup de chose à se dire, au sujet de leur nouvelle vie et de l'arrivée de leur enfant. Ils se mirent d'accord pour qu'elle ne reprenne pas son travail, en septembre. Elle ne l'aurait fait que pour deux semaines seulement. Ensuite, il fallait lui trouver un remplaçant. Il était donc préférable, de laisser à ce dernier commencer l' année scolaire. Il aurait sans doute, une autre méthode de travail, qui serait incompatible avec la sienne. Cela risquait de perturber les étudiants. Quant à Thomas, ils se mirent d'accord pour qu'il garde son poste de professeur. D'une part parce qu'il aimait son travail, et d'une autre il s'était engagé envers le professeur Dumbledore. Ce dernier aurait bien assez de tracas pour trouver un nouveau professeur, inutile de lui en donner plus, et de lui en faire chercher un autre.
Le soleil était levé depuis longtemps lorsque Natacha ouvrit, avec beaucoup de mal les yeux. Elle n'avait pas la moindre idée de l'heure qu'il pouvait être. Elle avait complètement perdu la notion du temps à cause de la nuit presque blanche qu'elle venait de passer. Le fait qu'il fasse jour ne l'inquiéta pas vraiment, étant donné que le mois d'avril arrivé à sa fin, et que les jours étaient de plus en plus long. De plus Thomas était toujours endormi à ses côtés, preuve qu'il était trop tôt pour sortir du lit. Elle décida tout de même de vérifier l'heure, afin de savoir combien de minutes lui restait avant de se lever. C'est dans la précipitation qu'elle quitta le confort du lit. Il était huit heures du matin, et les cours devaient commencer dans une demie-heure. Cela lui laissait à peine le temps de se vêtir et d'aller prendre son petit déjeuner. Elle secoua un peu son amant, afin de le réveiller. Il devait lui se dépêcher pour se rendre en classe. Ce fut plus dur que prévu, étant donné qu'il avait le sommeil si profond, qu'il fallait une catastrophe pour l'en faire sortir. Auprès cinq minutes, il finit par ouvrir les yeux.
_Que se passe t-il? Quelque chose ne va pas?
_Non, tout va bien. Mais tu dois te lever, sinon tu vas être en retard à ton cours, et tu vas faire attendre tes élèves.
_Mais je n'ai pas cours le mercredi matin.
_Rien ne s'oppose à ce que tu m'assistes pour mon cours.
Elle tenait à ce qu'il aille avec elle à son cours. Elle voulait à ce qu'il lui prouve ses dires. Ne s'était pas vanté de pouvoir se transformer en dragon? C'était une occasion pour lui, de lui prouver par ses actes, et non de simples mots. Dans un sens, elle était un peu comme saint Thomas, elle ne croyait qu'en ce qu'elle pouvait voir.
La présence du professeur de défense contre les forces du mal, en étonnant plus d'un. Surtout que d'après le professeur chargé de ce cours, avait bien précisé, qu'il n'était pas un animagus. Pour certains, ce ne fut pas un réel problème, ils ne se sentirent pas gênés, et firent tout ce qu'ils pouvaient pour réussir. Celui qui obtenu le meilleur résultat, fut Harry, dont les oreilles s'allongèrent suffisamment pour lui donner une légère ressemblance avec un lapin. Vient ensuite Hermione, qui n'eut que les moustaches du chat. Ce qui provoqua des éternuements à répétition. Serait-elle allergique au chat? Ce serait vraiment pas de chance si c'était le cas. Deux autres, obtirent un résultat concluant. Le premier fut Ron, qui se retrouva avec une belle queue de cheval dans le dos. Draco fut le second, il obtenu presque le même résultat. Il se retrouva lui aussi avec un appendice derrière, mais la sienne était plus fine. Rien d'étonnant, puisque dans son cas, il pouvait se changer en singe. Personne d'autre ne réussit, bien que la plupart, firent du mieux qu'il le pouvait. Ce qui était tout à fait normal, et Natacha trouva les mots qui permirent de les rassurer, tout en leur conseillant à persister dans leur effort. Un jour eux aussi, allait y arriver.
Thomas attendit la fin du cours, afin de leur montrer ce qu'il savait faire. Il était là pour ça. Cela ne l'empêcha d'appréhendait, il risquait de se ridiculiser si il n'y arrivait pas. Il n'avait pas l'habitude de le faire, et encore moins devant un publique. Mais il tenait à le faire, parce qu'il voulait dissiper tout malentendu. Il confia sa canne à sa fiancée, et demanda à ce qu'on lui laisse un peu de place, afin de ne blesser personne. Il se concentra, ferma les yeux, et ne fit rien d'autre. Le résultat ne se fit pas attendre. Il perdit son aspect humain, pour devenir un dragon. Et pas n'importe lequel, un magyar à pointes quasi identique à ceux se trouvant dans la nature, ou presque. Son corps était bien noir, mais ses yeux étaient d'un bleu profond, et non jaune. Il ne garda cette forme que peu de temps, avant de reprendre son aspect initial.
Natacha reconnut s'être trompée. Il était tout à fait possible pour un sorcier de se transformer en dragon, même si c'était extrêmement difficile, et que peu de personne avait les capacités de le faire. Elle présenta ses excuses à Harry, ce dernier avait raison. Puis elle félicita, son amant pour son exploit, tout en l'invitant à se déclarer officiellement, le plus rapidement possible, sur le registre prévu à cet effet.
Quelques élèves en firent autant. Personne ne lui posa de question à ce sujet. Ils se doutaient bien qu'il ne leur répondrait pas. Et puis, ils étaient persuadés de le savoir déjà. Thomas devait être le protagoniste de la légende, dont Natacha leur avait parlé pendant l'un de ses cours. Ils ne voyaient aucune autre explication. Et pourtant, il y en avait une autre, le travail et la volonté.
Aujourd'hui était un jour spécial. C'était le dernier jour de cours, avant les grandes vacances de l'été. Le professeur MCGonagall, n'avait absolument pas l'intention de laisser ses élèves ne rien faire en classe. Ils ne devaient pas se contenter de leurs acquis, qu'ils se reposent sur les lauriers. Ils allaient avoir deux mois de vacances, deux pendant lesquelles, ils travaillerons moins, ou pas du tout pour certains. Elle leur demanda de faire une métamorphose particulièrement difficile. Cela lui permettrait de voir qui avait suivit les cours de l'année, ce qu'ils en avaient retenus, et ce qu'ils pouvaient en faire. Elle leur donna comme exercice, la transformation d'un peigne et autre chose, une chauve souris par exemple. Ce n'était pas si compliqué en théorie, mais en pratique, cela exigeait beaucoup de doigté, de la concentration, et surtout un parfait contrôle de ses pouvoirs. Pour une élève aussi assidue et sérieuse que l'était Hermione, cela ne devait poser aucun problème. On s'attendait, en toute logique, qu'elle soit la première à réussir. Elle aussi croyait en ses chances. Le résultat qu'elle obtenu, un peigne munis d'une paire d'aile noire, ne fut pas à la hauteur de espérance. Cela en découragea plus d'un, si la meilleur de l'école n'y arrivait pas, personne ne pourrait le faire. Certain préférer abandonner, préférant ne pas se faire ridiculiser.
Harry, n'avait que faire du ridicule. Il n'envisagea pas une seconde de baiser les bras, et de ne pas tenter sa chance. Par contre, il décida de faire les choses à sa manière, sans tenir compte des directives de son professeur. Il posa sa baguette, prit l'objet dans ses mains, et visualisa dans sa tête le résultat qu'il voulait obtenir. Une chauve souris, parfaitement identique à toutes les autres, s'échappa de ses mains lorsqu'il les ouvrit une minute après. Ses camarades de classe, regardèrent l'étrange créature voler librement dans les air. Dire qu'il y a quelques minutes, ce n'était qu'un simple objet inanimé. Les Gryffondor étaient impressionnés par un tel exploit. Ce ne fut pas le cas des Serpentard, Sauf Draco bien entendu, ne le furent. Pour eux il devait s'agir que d'un coup de chance rien de plus. Quant au professeur McGonagall, elle n'en croyait pas ses yeux. C'était la première fois que l'un de ses étudiants réussissait l'exercice avec autant de facilité. Elle le félicita, et lui demanda d'aller la rejoindre dans son bureau après le cours. Elle avait quelque chose de très important à lui dire. Harry hésita un peu avant de la rejoindre. Il se demanda ce qu'elle pouvait lui de si important. Elle voulait peut-être le sermonner, pour ne pas avoir suivi à la lettre toutes ses directives. Chose qu'elle ne pouvait pas faire devant tous les autres.
_Vous attendez quoi monsieur Potter pour venir dans mon bureau? Je ne vais pas vous manger.
Bon gré, mal gré, il entra dans le bureau de sa professeur principale. Il se demanda pourquoi elle l'avait convoqué, puisque visiblement, elle n'avait pas l'intention de lui faire la morale.
_J'ai reçu une lettre pour vous, lui dit-elle, en lui donnant une grande enveloppe marron.
_Merci, professeur McGonagall, dit-il poliment.
Effectivement, elle lui était bien destinée puisqu'il y avait son nom écrit dessus. C'était la première fois qu'il recevait son courrier de cette façon. Normalement c'était sa chouette qui se chargeait de se travail. Pourquoi ne l'avait-elle pas fait cette fois? Parce que l'enveloppe était peu être trop grande? Il remarqua le nom de l'expéditeur, un certain Jacques Cartier, résident à Montréal au Canada. Il ne savait pas qui était ce « Jacques Cartier » ni la raison pour laquelle, ce dernier avait éprouvé le besoin de lui écrire.
_Félicitations, monsieur Potter, lui répondit-elle.
_Euh merci. Mais pourquoi?
_Pour avoir été accepté à l'école Jacques Cartier.
_Pardon? Vous pouvez répéter?
_Vous avez été accepté à l'école Jacques Cartier. Vous vous rendez-vous de la chance que vous avez?
Au moins cela répondait à l'une de ses questions. Jacques Cartier n'était pas le nom d'une personne, mais celui d'une école, se trouvant au Canada. Il n'en avait jamais entendu parler avant. Il n'avait pas la moindre idée de ce qui pouvait y être enseigné. Il lui était donc difficile de se rendre compte de « la chance qu'il avait ». Le mieux était de regarder ce qu'il y avait dans cette lettre.
«Monsieur Harry Potter.
Nous vous remercions de l'intérêt que vous portez à notre établissement, et d'avoir envoyé votre dossier de candidature.
Nous avons le plaisir de vous annoncer, qu'elle a été retenue, et qu'une place, vous est réservée pour la rentrée prochaine.
Veuillez nous retourner votre exemplaire d'inscription dans les plus brefs délais, afin que nous puissions vous garder votre place.
Cordialement
Le directeur Daniel Ocean»
La lecture de son courrier ne l'aida pas à y voir plus claire. Il n'avait envoyé aucune candidature dans aucune école, étant donné qu'il ne savait pas ce qu'il comptait faire une fois diplôme à Poudlard. Son étonnement se vit sur son visage.
_Quelque chose ne va pas monsieur Potter?
_J'aurai préféré finir mes études à Poudlard. Je n'ai pas envie d'aller aussi loin, et être séparé de mes amis.
_Vous le seriez bien un jour. Vous ne pouvez pas être tout le temps avec eux. Mais vous n'iriez dans cette école qu'après avoir terminé vos études à Poudlard, et obtenu votre diplôme.
_Pourquoi on me demande d'envoyer ma réponse rapidement?
_Parce que les places sont très rare, et qu'il faut réservé avec un d'avance.
_Mais pourquoi?
_Parce qu'il s'agit d'une des meilleurs écoles…Que dis-je, c'est la meilleur école au monde.
_Et on y fait quoi là-bas?
_Comment ça, on y fait quoi? On y apprend à devenir Auror. C'est bien ce que vous vouliez faire plus tard?
Devenir Auror, signifiait, traquer, arrêter, voir tuer, tous les mages noirs et les méchants sorciers. Bref, il devrait, dans le meilleur des cas, refaire ce qu'il avait fait en mettant un terme définitif aux agissements de Voldemort et des Mangemorts. Cela lui donnait une idée du métier de Auror. Traquer, trouver et emprisonner tous les sorciers qui faisaient des choses méchantes. Il se rendit compte que ce n'était qu'un aspect de la réalité, et qu'elle était différente. Il serait appelé à se battre, à faire couler le sang, et pire encore: tuer. Et ça, il n'y tenait pas vraiment. Finalement, il devrait faire un autre choix.
_Non.
_Pardon?
_Je ne veux plus devenir Auror.
_Pourquoi?
_Parce qu'ils n'ont rien fait pour m'aider lorsque je me battais contre Voldemort. Mais en plus ils ont osé arrêter, celui grâce à qui j'ai pu remporter la victoire finale.
_Ils n'ont arrêté que des Mangemorts ce jour là.
_Ainsi qu'Alexandre Salinger, le frère de Thomas.
_C'était un peu de sa faute. Cela ne se serait pas arrivé, s'il n'avait pas fait semblant d'en être un.
_S'il ne l'avait pas fait, je serais, sans doute mort le jour où Voldemort s'est introduit à Poudlard.
_ils ne pouvaient pas le savoir. Je veux bien reconnaître, qu'ils se sont trompés ce jour là. Mais qui ne fait pas d'erreur?Et je peux vous assurer qu'ils n'en font pas souvent.
_Encore heureux.
_Ne me dites pas que c'est à cause de ça, que vous avez changé d'avis?
_Oui. C'est tout à fait ça.
_Pourquoi avez-vous envoyé votre candidature dans cette école, si vous ne vouliez plus être auror?
_Mais je ne l'ai pas fait.
_Comment ça vous ne l'avez pas fait?
_Je ne connaissait même pas cette école, avant que vous m'en parliez. Quelqu'un l'a peut être fait à ma place?
Le regard de Harry était plein de sous entendu.
_Ce n'est pas moi non plus. Qu'avez-vous l'intention de faire après? Vous voulez continuer vos études?
Il n'y avait pas vraiment réfléchit, mais par pure esprit de provocation, il répondit que oui.
_C'est bien. Vous en avez le potentiel, ce serait dommage de ne pas poursuivre. Qu'avez-vous l'intention de faire?
_Fondateur.
Il le dit plus sur un coup de tête, pour l'énerver aussi. En vérité, il n'en était pas si sûr. Il tenait à se renseigner un peu avant sur ce métier, avant de se lancer dans les études.
_Je suis désolée de vous dire ça, mais vous n'avez aucune chance d'être accepté dans cette école.
_Pourquoi? J'ai de bonnes notes.
_Certes, mais elles ne le sont pas assez bonnes pour cette école.
_Elles le sont suffisamment, pour que l'école Jacques Cartier, accepte ma candidature.
_L'entrée dans leur école, passe par un concours. Vous serez confronté à d'autre candidat, qui viennent d'autres écoles, et qui ont un niveau bien supérieur à vous.
_Oui, et alors?
_Vous n'avez pas la moindre chance de le réussir.
Harry se senti rabaissé, humilié. Il n'était pas plus bête qu'un autre, il n'y avait donc aucune raison pour qu'il ne le tente pas. Il n'avait jamais pensé que le professeur McGonagall puisse autant douter de ses capacités, surtout après l'exploit qu'il venait de faire, peu de temps avant pendant la classe. S'il n'avait pas été spécialement motivé pour passer ce concours, il l'était à présent. Il tenait à l'avoir, rien que pour lui prouver qu'il le pouvait.
_Ce n'est pas ça qui va m'arrêter. Il me reste une année pour me préparer, et je compte travailler.
_J'ai peur que ce soit insuffisant. Vous avez trop de lacunes à combler. Je doute même que votre amie Granger, puisse y arriver.
_Je suis bien conscient que j'ai beaucoup de retard. Je demanderai à Thomas de m'aider.
_Ce sera une perte de temps. Il ne vous sera d'aucun secours.
_Pourquoi? Le concours, il l'a bien fait, puisqu'il a fait ses études là-bas. Il sait donc ce qu'il m'attend, et ce qu'il faut faire pour réussir.
_Il n'en a pas la moindre idée.
_Pourquoi?
_Parce qu'il n'a pas eu besoin de le passer. Il fait partie des privilégiés. Le nom de Salinger, ouvre bien des portes. Sa place, lui était déjà réservée le jour de sa naissance.
_Cela ne change…Mais comment le savez vous? C'est lui qui vous l'a dit?
Il avait du mal à s'imaginer Thomas se vanter de quoi que ce soit. Et encore moins le faire à quelqu'un avec qui il ne parlait presque pas. C'est à peine, s'ils se disaient bonjour ces deux là.
_Non, vous savez bien qu'il ne parle pas beaucoup de lui. Mais ce n'est pas le plus important. Ce qui l'est, c'est qu'il a été avantagé par rapport aux autres.
_Et, ce n'est pas bien?
Le professeur McGonagall leva les yeux au ciel. Harry était d'une naïveté déconcertante. Malgré tout ce qu'il avait vécu, il ne voyait jamais le mal. Même lorsqu'il l'avait sous les yeux.
_Évidement que ce n'est pas bien. Il n'aurait pas dû en être dispensé. Il n'y a pas de raison qu'il soit au dessus des lois. Il aurait dû le passer, comme tous les autres. Il aurait au moins légitimé son admission.
_Moi non plus je ne devrait pas l'être. Pourtant, je viens d'être accepté dans une école. Et pourtant, je n'ai rien fait pour. Ça aussi, ce ne devrait pas être bien.
_Monsieur Potter, pour vous c'est différent. Vous le méritez après ce que vous avez fait.
_C'est peut-être aussi son cas, à lui aussi?
_Non, je peux vous assurer que ce n'est pas le cas. Le seul mérite qu'il a eu, c'est de naître dans une famille riche et puissante. Rien de plus.
_Mais ce n'est quand même pas sa faute. Et puis il est sorti diplômé, ce qui prouve qu'il y avait bien sa place, non?
À présent Harry ne faisait plus preuve de naïveté, mais d'insolence. Voilà où on en arrive lorsqu'on est laxiste dans l'éducation des jeunes. À force de leur laisser tous les droits, ils se croient tout permis.
_Sa place, il l'a uniquement, parce que dans sa famille, ils sont fondateurs de père en fils. C'est même l'un de ses aïeuls qui a fondé l'école. Ce n'est pas votre cas. Vous ne faites pas parti du même monde. N'essayez pas de lui ressembler, vous risquez d'être déçu le jour où vous échouerez. C'est pour vous éviter cette déception, que je conseille de devenir Auror. Saisissez la chance qui vous est offerte et accepter d'aller au Canada. Cela ne dura que trois ans, c'est rien dans une vie.
_Je n'ai pas envie de lui ressembler. Je veux juste faire ce qui me plait. Le métier de fondateur, semble convenir à mes attentes. Certes, je peux échouer, mais au moins j'aurai essayé.
_Cessez de me contredire à tout champ. Décidément le professeur Salinger, a une mauvaise influence sur vous. Prenez exemple sur votre père, c'était un homme bien lui. Il avait pris la bonne décision, il avait même commencé ses études, lorsqu'il est mort tragiquement.
_Ce n'est pas parce qu'il a accepté d'aller vivre là-bas, que je dois faire de même.
_Il ne l'a pas fait. À cette époque l'école Jacques Cartier, n'avait pas la même réputation que maintenant. Les choses ont changé, il y a presque dix sept ans, lorsqu'un nouveau directeur à été engagé. Il a tout changé et révolutionné, c'est un homme brillant qui a su s'adapter. Si votre père était encore en vie, il aurait pu être devenir comme lui.
Le professeur McGonagall était très têtue, mais pas autant que son élève. Ce dernier n'avait pas l'intention de se laisser faire, de lui obéir. C'était de sa vie, de son avenir, dont il était question. Tout ce qu'elle lui dit, ne fit que le réconforter dans sa décision.
_Je suis désolé, lui répondit-il. Mais je ne compte pas changer d'avis.
_Il faudra dans ce cas, vous passer de mon aide.
Harry décida de ne parler de sa conversation avec le professeur McGonagall à personne, même pas à ses amis les plus proches. C'est dans le plus grand des secret, qu'il va s'efforcer d'écrire sa lettre de refus. Pendant un moment, il fut tenté de ne pas le faire. Puis il se dit que ce serait plus poli, et qu'il pouvait faire un effort. Il n'avait pas non plus envie, de se faire harceler par ce Daniel Ocean. Ce dernier pourrait très bien, lui renvoyer d'autre lettre, et ça, il ne le voulait pas vraiment. Il s'appliqua à expliquer qu'il n'avait rien demandé, qu'il ne désirait pas devenir Auror, tout en ajoutant qu'il avait d'autre projet. Puis il se dit que sa lettre était trop longue. Rien ne l'obligeait à raconter à sa vie, à un illustre inconnu, qu'il ne verrait jamais. Il supprima la dernière partie dans la quelle il avait indiqué qu'il aimerait devenir fondateur. Après tout, il n'en était pas encore totalement sûr. Il retira aussi le passage dans lequel il précisait ne pas vouloir être Auror, il n'avait pas non plus à se justifier. Il trouva que sa lettre était encore trop longue, il la réduit encore, jusqu'au moment où il ne pouvait plus le faire, étant donné qu'il ne restait plus qu'un seul mot: non. Là c'était peut-être un peu trop cour, trop succin, mais parfaitement en adéquation avec le message qu'il tenait à faire passer. Il hésita un moment, se demandant s'il devait ajouter un merci après le non. Il risquait de passer pour quelqu'un de condescendant. Finalement, il se contenterait des deux n et du o au milieu.
Il se rendit à la bibliothèque pour envoyer son courier. Le destinataire était trop loin pour qu'il puisse le faire de façon classique avec sa chouette. Il profita de sa présence en ces lieux pour faire des recherches sur l'école des fondateurs. Elle aussi ne se trouvait pas à coté, mais à l'autre bout du monde. Enfin presque, elle se trouvait dans la ville de San Francisco en Californie. Au moins la-bas le climat serait agréable. Il fit une demande de d'inscription. Il n'avait pourtant pas encore pris sa décision. Mais il tenait à le passer cette examen, afin de prouver au professeur McGonagall qu'elle avait tort et qu'il en était capable. Il profiterait de ses deux longs mois de vacances, pour réviser et se remettre à niveau. Puis il alla rejoindre ses amis dans la grande salle pour leur dernier repas ensemble avant de rentrer chez eux. Cela allait lui manquait, mais moins que pour les autres années, étant donné qu'il ne repartirait pas chez son oncle. Il lui avait écrit une lettre dans laquelle il lui avait demandé de ne pas venir le chercher à son train, parce qu'il ne remettrait plus jamais les pieds chez lui.
Le repas avait déjà commencé lorsqu'il s'installa à sa table. Si Ron le salua, Hermione ne le fit pas. Elle était en admiration devant Natacha. Pourquoi l'était-elle? Pas parce qu'elle avait bonne mine, de beaux cheveux. Non c'est parce que à présent, sa grossesse était évidente, elle en était à sa vingt-troisième semaines. Elle fut sorti de ses pensées, par un certain Ron, qui lui demanda à plusieurs reprise de lui passer le sel. Il n'en avait pas vraiment besoin, mais il devait trouver une excuse pour lui parler, et la faire revenir avec eux. C'était assez dérangeant de manger en face d'une personne qui préférait regarder derrière votre épaule, que vous.
_Qu'est ce qu'elle peut être belle, lâcha t'elle dans un soupir.
_Qui? lui demanda Ron.
_Le professeur Lupin.
_Hein? Remus?
_Non, sa sœur, Natacha.
Ron se retourna pour la regarder et vérifier. Il ne voyait, pour sa part aucune différence. Elle n'avait pas changé depuis la rentrée scolaire en septembre dernier. Ah si, elle avait juste un peu plus de ventre. Il comprenait pas pourquoi, cela la rendait plus belle aux yeux de son amie. Il avait toujours cru que les jeunes filles tenaient absolument à garder le ventre plat. Qu'il s'agissait d'une obligation, une ligne de conduite. Pour preuve, elles achetaient régulièrement toutes les publications d'un certain docteur Hatant, Charles de son prénom. Il y donnait tous les mois, une astuce, pour ne pas grossir et le garder plat son ventre.
_Ah bon? Je ne vois aucune différence moi.
_Si regarde bien.
_Elle fait peut-être de l'aérophagie?
_Non, ce n'est pas ça.
_Comment peux-tu le savoir?
_Parce que l'estomac se trouve plus haut, bêta.
_Ah oui, maintenant que tu me le dis. Elle doit trop manger.
_Non, ce n'est pas ça non plus.
_Pourquoi aurait-elle plus de ventre, si ce n'est parce qu'elle a grossit à force de trop manger.
_C'est parce qu'elle est enceinte.
_Ah d'accord. C'est qui le père?
_C'est Thomas. Qui veut-tu que ce soit?
_Ah bon? Tu en es sûre.
Décidément Ron était irrécupérable. Il devait être le seul de toute l'école à ne pas avoir remarqué que Natacha et Thomas étaient ensemble. Ces deux là n'avaient pas caché le fait qu'il était ensemble. Ils se tenaient souvent la main lorsqu'ils marchaient dans les couloirs. Ils leur arrivaient même de s'embrasser dans la cour. Le reste, bien entendu, ils le faisaient en toute discrétion dans une chambre. Cela, visiblement, ne lui n'avait pas mis la puce à l'oreille.
_ Ils sont ensembles depuis le bal de janvier. Tu ne t'es aperçu de rien?
_Non.
Pour la première fois de sa vie, Harry était content d'être en vacances. Jusqu'à présent il avait toujours détesté les mois de juillet et d'août. C'était d'autant plus vrai, depuis qu'il passait tout le reste de l'année dans son école de sorcier. Une école où personne ne le traitait de monstre, là où il se sentait vraiment chez lui, au milieu des siens. Par chance cette année il était libéré, délivré, de cette torture. Il n'avait plus besoin de retourner dans sa « famille», puisqu'il ne courait plus aucun danger. Voldemort était surveillé de près dans sa prison. Tous les six mois, il en changeait pour se rendre dans une autre. Peu de personne savait où il se trouvait en ce moment, et ce n'était pas plus mal comme ça.
Il était de bonne humeur lorsqu'il descendit enfin du train. Avec Draco, il s'apprêta à sortir de la gare, et de rejoindre Sirius. Ce dernier était parti devant, afin de trouver un taxi susceptible de les ramener chez eux. Ils étaient trop chargés pour faire le long trajet à pied. Il avait à peine posé le pied hors de la gare, qu'il fit demi-tour, et entra en collision avec son ami qu'il ne s'était pas attendu à ce qu'il se retourne aussi soudainement que brutalement. La raison était simple. Il venait de voir son oncle. L'immonde, le cruel Vernon. Que pouvait-il faire ici? Il n'aurait pas dû être là. Il n'avait pas été averti du jour, ni de l'heure de l'arrivée de son neveu. Pourtant, il était bien et bel là. Harry n'avait pas envie de savoir pourquoi. Tout ce qu'il voulait, c'était le fuir, que ce dernier ne le voit pas. Malheureusement, tout semblait contre lui, puisqu'il ne prit pas la fuite assez vite.
_Te voilà enfin mon garçon, lui dit-il sur un ton qui se voulait amical. Tu m'as fait attendre. Tu en as mis du temps pour récupérer tes affaires. Dépêche-toi un peu. Je n'ai pas toute la journée moi. J'ai d'autre chose à faire de mes journées.
_Bonjour oncle Vernon. Il soupira et se retourna. Que faites-vous ici?
_Je viens te chercher pour te ramener chez moi. Je ne serais pas venu ici sinon.
_Mais, vous n'avez pas reçu ma lettre?
_Celle dans laquelle tu disait ne pas vouloir retourner chez moi? Tu étais bien content d'y vivre, lorsque je t'ai recueilli après la mort de tes parents.
_Je vous en suis très reconnaissant de l'avoir fait. Mais maintenant que je suis assez grand pour pouvoir m'occuper de moi même, je préférais ne pas y retourner.
_Je ne le crois pas. Tu n'es pas encore majeur à ce que je saches? Tant que ce ne sera pas le cas, tu resteras sous ma responsabilité. Tu le seras jusqu'à ta majorité, dans un an et un mois environ.
_Mais, je ne veux plus retourner chez vous.
_Mais quelle ingratitude. Après tout ce que j'ai fait pour toi, pour t'éduquer, te nourrir, te soigner. Et maintenant tu oses me cracher dessus? On ne t'a pas appris les bonnes manières dans ton école?
_Vous n'avez rien fait pour moi. Vous ne m'avez jamais aimez non plus. Si vous l'avez fait, c'était uniquement pour payer moins d'impôt.
Vernon avait une autre raison de garder son neveu chez lui. Cela lui donnerait quelques avantages, non négligeables, et c'était plus rentable pour lui qu'une simple déduction sur ses impôts. Il était hors de question qu'il retourne chez lui seul. Puisque la méthode douce ne marchait pas, il allait utiliser la forte. Il lui le bras droit, afin de l'obliger à le suivre.
_Lachez-le, vieux fou.
Celui qui venait de parler était Draco. Il ne pouvait pas laisser ce malade mentale, partir avec son amant.
_Sinon quoi? Vous allez me lancer un sort? En avez-vous le droit?
_Non, mais vous savez la loi, moi, je m'en moque un peu.
Usez de sa magie devant autant de témoin, ne semblait pas gêné le jeune Serptentard. Surtout que c'était pour la bonne cause, défendre celui qui l'avait tant aidé dans le passé. Il l'aurait sans doute fait, si Harry ne lui avait pas demandé d'y renoncer.
_Je ne vais tout de même pas te laisser partir.
_Si tu le feras. Tu te rends compte de ce que tu risques, si tu utilisais ta magie devant autant de Moldu.
_Oui. Tu sera débarrassé de cette ordure.
_Et toi, tu risques de te retrouver en prison.
_Que dois-je faire alors?
_Rien. Pour le moment, tu ne fais rien. Tu vas rejoindre Sirius. Tu lui explique ce qu'il c'est passé. Dès que je peux, je viendrais vous rejoindre.
_Et si tu n'y arrives pas?
_Je trouverais une solution.
Afin de protéger celui qu'il aimait, Harry était prêt à retourner, temporairement chez son oncle. Il le suivit docilement, uniquement parce qu'il ne voulait pas faire un esclandre.
Draco, était seul lorsque Sirius revient enfin.
_Il faut attendre encore une heure pour avoir un taxi de libre. C'est la folie aujourd'hui,…. Il s'arrêta lorsqu'il réalisa que Harry n'était plus là. Mais où est Harry?
_Son oncle est venu le chercher.
_Quoi? Tu peux me dire par où ils sont partis?
Avec un peu de chance, cela ne faisait pas longtemps. Il ne perdit pas de temps à discuter, il suivit la direction que le jeune homme lui avait indiqué. Il courut, mais pas assez vite. Harry Potter et son oncle n'étaient plus sur le parking. Il n'aurait jamais dû les laisser seuls. Il retourna auprès de Draco, ce dernier aussi ne devait pas rester seul, il devait le mettre à l'abri. Après il préviendrait les autres, ensuite il irait chercher son filleul dans sa famille de Moldu, en espérant qu'elle n'ai pas déménagé.
Fin, de la prétention de rien.
J'espère que cette nouvelle version de cette histoire, vous a plu. Dans l'ensemble je suis restée fidèle à l'histoire original, j'ai juste modifié la forme, et supprimer des passages qui ne servaient à rien.
L'histoire n'est pas finie. Je compte en faire deux autres. Celle qui suit directement dans Rien ne me changera.L'autre reviendra dans le passé de Severus dans le droit à l'erreur.
Merci d'avoir pris de votre temps pour avoir lu, ma plus longue histoire pour le moment.
Je vous laisse la parole, si vous aviez envie de me dire quelque chose.
Je dédies ce chapitre au regretté Alan Rickman; qui nous a quitté trop tôt. Il était la parfaite incarnation du professeur Severus Rogue, et il a même réussit l'exploit de me faire aimer ce personnage atypique.
Je vous souhaite à tous une bonne soirée.
See you, la pieuvre du désert.
