Je crains. Mais je travaille très fort sur ça! Je ne vais pas aller jusqu'à vous promettre un chapitre par jour, mais je devrais... Ceci étant, pour ma défense, j'essaye d'avancer de nouveau The Swan Song. Plus compliqué qu'il n'y paraît, mais j'y travaille!
Bref.
Kyssou: Merci de m'être ainsi fidèle. Pour les messages privés, tu ne les as que lorsque tu as un compte du FF. Mais ne t'inquiètes pas, ce n'était pas une critique ou quoique ce soit, juste un constat! J'arrive quand même à te remercier ici, donc tout va pour bien dans le meilleur des mondes!
Bonne lecture
S24
Il y a des jours où l'on souhaite tout effacer pour tout recommencer. Où ce qui a été fait devient un poids plus qu'un atout. Où la base n'est plus aussi désirable. Où l'action a dépassé son but initial. Comme un trait sur un dessin, que l'on efface d'un simple geste.
Elle aussi avait connu ces jours-là. Pas depuis un certain temps, cependant. Mais l'envie d'effacer ces petites choses du quotidien pour améliorer sa journée, elle, était toujours là. Et aujourd'hui, il s'agissait de cette ride.
Les rides n'étaient qu'une marque parmi d'autres du temps qui passe. Selon les théories, le cours du temps était soit un atout, soit un poids. Il était inévitable, peu importe sa position, et ne pouvait qu'être subi. On pouvait s'en arranger, ou tenter de le fuir, mais jamais le contrer. Les rides n'étaient donc qu'un trait que le temps dessinait sur l'homme.
Ce n'était pas le temps passant qu'elle cherchait à effacer. Cela faisait bien longtemps qu'elle avait embrassé cette issue. Non. Elle cherchait à effacer le sentiment qui avait amené cette ride.
Depuis qu'il était arrivé, sa main la démangeait de lisser ce front. Elle l'avait observé, ce visage qu'une ride venait assombrir. Ce visage qui trahissait une certaine inquiétude. Ou un trouble. Elle n'aurait su dire. Cette ride venait en tout cas effacer la sérénité qui habitait si souvent ce visage. Et en plus de l'attrister, cela la tourmentait.
Que pouvait causer cette inquiétude nouvelle? Devait-elle s'en interroger?
Les mots n'avaient jusqu'alors jamais été des questions. Les mots étaient dangereux. Les questions encore plus. Incisives. Coupantes. Blessantes. Mortelles. Destructrices.
Cela pouvait-il changer?
