Disclaimer : le monde magique d'Harry Potter n'est pas le mien mais celui de la très talentueuse J.K.R. (non ce n'est pas moi, mon banquier peut vous l'assurer à mon grand désarroi)

AVERTISSEMENT : Cette fic est UN SLASH… HOMOPHOBES, JE VOUS PLAINS MAIS JE VOUS PRIE DE PASSER VOTRE CHEMIN…

ATTENTION : SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE LU LE TOME 6, NE ME LISEZ PAS (cette histoire débute à la fin du sixième tome et respecte l'intrigue que J.K.R. a annoncé pour son tome 7.)

Résumé : Sont-ils pas mignons, ces deux-là ???? Alors retour de Rogue, Voldemort qui recommence à faire parler de lui… ATTENTION : Chapitre très important pour l'histoire d'amour entre Drago et Harry… Allez, bonne lecture à tous…

Harry Potter et l'enfant de l'amour

Chapitre 25 : Le pouvoir de la lumière

(POV HARRY)

« Potter, réveillez-vous avant de faire sauter tous les cachots de Poudlard.

- Oui, professeur. »

Je ne pus retenir un soupir profond : Severus Rogue semblait avoir mis un point d'honneur à faire de mon existence un véritable cauchemar. Cet être dénué de toute bonté, étant par ailleurs, le parrain de mon cher et tendre Drago, je me devais déjà de supporter l'ancien mangemort à un nombre de soirées bien trop importantes à mon goût, mais circonstance aggravante, cette traîtresse de Mac Gonagall avait jugé préférable de se consacrer uniquement à son poste de directrice de Poudlard. Beaucoup de responsabilités, trop de fatigue… Bref, le résultat avait été un savant jeu des chaises musicales. Slug s'était retrouvé relégué aux métamorphoses et par voie de conséquence, le grand ténébreux partial et acariâtre était à nouveau le Maître des cachots et des potions.

Un peu plus d'un mois qu'il était revenu au sein de l'école de sorcellerie et pourtant, j'avais la désagréable impression que cela faisait déjà des siècles qu'il avait repris ses droits de tyran. Oh bien sûr, j'avais très naïvement espérer que nos relations seraient moins difficiles, que le directeur des Serpentards allait se montrer plus indulgent, plus compréhensif, qu'il m'épargnerait un peu parce que j'étais devenu le compagnon de son précieux filleul. Malheureusement pour moi, ce fut l'exact contraire qui se produisit. Il était encore plus injuste, encore plus mesquin et cruel. Monsieur Rogue ne pouvait admettre que j'ai perverti son si merveilleux Drago, ce qui, en toute objectivité, était à des années lumières de la vérité. Je pensais que peut-être il s'agissait d'une sorte de mise à l'épreuve qu'il m'infligeait pour voir si je méritais réellement l'amour de Drago. Toujours est-il que la semaine dernière, mon blond était si mal pour moi qu'il était même intervenu, mais cela ne m'avait valu quelques sarcasmes supplémentaires, difficiles à croire vu la quantité de petites remarques cinglantes que je recevais à chaque heure de cours.

12 décembre 1997 : je notais consciencieusement la date sur mon parchemin et commençais à noter les effets du veritaserum que préparait Drago. S'il y avait une chose que j'avais découvert depuis septembre, c'était que malgré le favoritisme évident de son cher parrain, Drago avait un vrai don pour les potions. Je dirais même en toute objectivité qu'il y excellait davantage que ma petite Mione. Elle respectait scrupuleusement les consignes et parvenait à de très bons résultats, sans aucun doute, et que ne donnerais-je pas pour avoir, ne serait-ce que la moitié de ses capacités en ce domaine, mais pour Drago, c'était différent. Il sentait les potions, il savait d'instinct les quantités et les mélanges et notre binôme dans ce cours fonctionnait à merveille, n'en déplaise à Monsieur bonne humeur. Il éminçait, découpait, mélangeait, dissolvait, préparait, tournait avec art et talent ; quant à moi, j'analysais les effets. Bon d'accord, ce n'était pas grand-chose mais il fallait bien le faire également.

Et puis si les potions n'étaient toujours pas mon point fort, je croyais pouvoir dire en toute modestie que j'étais devenu un excellent élève en DCFM. D'ailleurs, avant-hier, alors que nous étions tous réunis dans notre appartement de l'enfant au ballon, Rem avait reconnu qu'il s'attendait à ce que je décroche dans cette matière une note au moins égale à celle d'Albus lui-même. Je n'utilisais plus ma baguette que rarement. Les sorts ordinaires ne me demandaient même plus de concentration, ce qui avait impressionné Maugrey lorsqu'il était venu me voir à un de mes entraînements secrets. Il m'avait affirmé que j'avais un niveau bien supérieur à tous les meilleurs aurors du ministère et le compliment de cette force de la nature m'avait pour le moins touché.

« Potter !

- Oui, quoi encore ?

- 10 points de moins pour gryffondors pour votre insolence !

- Mon quoi ? Mais je n'ai rien dit !

- Vous contestez en plus ?

- Non professeur. »

Je priais de toutes mes forces que cette journée de cours s'arrête enfin par pitié, que Merlin où qu'il soit, m'épargne avant que je ne jette un sort impardonnable sur le mangemort repentant.

« Harry ?

- Oui, Drago ?

- ça va ?

- Super, vraiment génial. Tu me disais quoi hier sur ton cher Sev ? Ah oui : L'O-BJEC-TI-VI-TE, il sera juste avec toi ! Il t'en veut encore pour le sectum sempra de l'an dernier mais ça va passer… C'était bien tes paroles, Drago… Tu veux que je te dise, je crois mon ange que JAMAIS, JAMAIS Rogue ne me verra autrement que comme le fils de James et le filleul de Sirius.

- Suis désolé.

- Hé, tu n'es pas responsable. Tu ne peux pas te blâmer de l'incompétence congénitale de ce psychopathe qui n'arrive toujours pas à me différencier de mon père !

- Harry, ne parle pas de lui comme ça !

- Oui, c'est vrai que lui est d'une telle politesse lorsqu'il s'adresse à moi. Ne t'en fais pas encore cinq minutes et c'est enfin le week-end et comme le ténébreux part pour square Grimmaurd, j'aurais deux jours de pur bonheur !

- POTTER !

- oui, professeur.

- Cessez de bavarder et finissez donc ce parchemin.

- Bien Professeur. »

Drago se frappa la tête de sa main et se retint d'hurler rageusement. De voir que Rogue et moi avions toujours autant de difficultés à nous entendre, à nous supporter après tout ce temps passé ensemble, semblait l'avoir profondément blessé, déçu et je pouvais honnêtement le comprendre. Moi-même, j'étais heureux de voir que mon ange s'entendait bien avec Rem et le contraire m'aurait profondément déçu… enfin, il fallait admettre pour sa défense que même en loup-garou, mon parrain était plus sociable que l'autre fou qui venait d'aboyer un nouvel ordre.

Il était plus de vingt-trois heures dans notre appartement et nous avions passé une soirée délicieuse. Mione était là, Charlie avec elle. Je commençais à croire qu'il n'allait pas tarder à lui faire une demande officielle et pour une fois, j'étais persuadée que la si perspicace petite sorcière brune ne s'en était absolument pas rendu compte. J'avais repéré un certain nombre de murmures entendus entre Ron et son frère et je ne pouvais que m'en réjouir pour ma petite frangine. Pour ajouter à ce si parfait tableau, j'avais remarqué que Ron, ayant légèrement abusé de whisky-pur-feu, s'était dangereusement rapproché d'un Blaise aux anges. Ils n'avaient cessé de jouer… des jeux très gamins se «poussant» l'un l'autre mais de ma propre expérience, je savais sur quoi pouvait déborder ce genre de petits gestes, tout sauf innocents. Si j'en doutais, j'en eus la confirmation lorsque Blaise me remercia chaleureusement pour la soirée et pour mon aide dans sa quête amoureuse. Ce 12 décembre s'achevait paisiblement. J'étais parti voir mon petit Raphaël qui dormait loin au paradis de Morphée. Je refermais doucement la porte et un bras se serra autour de ma taille et m'entraîna dans la chambre voisine. Drago me plaqua contre le mur.

« J'ai bien cru qu'ils ne partiraient jamais.

- Humm. »

Mon ange se plaqua un peu plus contre moi, son entrejambe se frottait à la mienne, de façon perverse et totalement débauchée. Drago me mordillait savamment l'oreille et descendait lentement sa langue le long de mon cou, déclenchant une vague de chaleur dans mon corps, lorsque je l'interrompis avec malice :

« Tu as remarqué pour Ron et Blaise ?

- Oui, je crois qu'on va y arriver finalement, mais, beau brun, tu vois, je m'en contrefiche. Je veux te faire atteindre les étoiles ce soir. J'y ai pensé toute la soirée.

- Oui, ça, je sais. J'ai tout fait pour éviter ton regard, tellement c'était indécent !

- Potter, tu ne vas pas me faire croire que je t'intimide encore ! »

Sa langue remonta vers ma bouche, dessinant des arabesques le long de ma mâchoire et je me sentais littéralement fondre sous ses délicieuses découvertes. Il pénétra ma bouche sans me demander la permission, mordillant au passage ma lèvre inférieure. Je dansais avec lui, en lui. Il était si chaud, si brûlant. Ses mains descendirent le long de mon tee-shirt. Elles me caressaient doucement les hanches. Je sentais que mes jambes tremblaient et naturellement, elles s'écartèrent légèrement pour que mon blond se rapproche encore davantage de moi, son corps contre le mien à la perfection. Il me repoussa à nouveau contre le mur et mes jambes se nouèrent aisément dans son dos. Je devinais son excitation contre la mienne. Ses mains lâchèrent brusquement mes hanches et glissèrent inexorablement sous mes fesses. Nous n'avions pas décollés nos lèvres qui semblaient destinées à se fondre l'une dans l'autre, comme nos corps. Drago me porta ainsi jusqu'à notre lit et me déposa sur la chaude couverture comme si j'étais la chose la plus fragile et précieuse qu'il n'ait jamais portée. Ses yeux gris me fixaient avec un désir si ardent, si pur que j'en frissonnais. Les miens devaient refléter également mon désir car je le vis sourire. Il était maintenant au dessus de moi, une jambe de part et d'autre de mes jambes, il se pencha délicatement pour effleurer mes lèvres, soufflant doucement et je gémissais car ses hanches commencèrent à imprimer un léger va et vient. Il me susurrait avec une voix des plus sensuelles :

« Je te veux, comme jamais. Je t'aime tellement que j'en crève. »

Comme répondant à cet appel si parfait, je fis disparaître d'un sortilège informulé nos vêtements. Nous étions nus et nous nous désirions si forts que je me sentais brûler de l'intérieur. Il descendit doucement le long de ma poitrine en une suite de baisers brûlant, jouant avec mes tétons tendus de désirs. Lorsque ses lèvres frôlèrent ma virilité, je ne pus retenir un gémissement sourd : j'avais l'impression d'être emporté dans un tourbillon de sensations. Il finit par me prendre complètement dans sa cavité chaude, parcourant avec frénésie mon sexe. Je partais, Merlin, j'avais parfois l'impression que mon cœur allait exploser tant je l'aimais. Mon aura magique crépitait intensément et je la sentais rayonner tout autour de moi, tout autour de nous. Je me libérais dans la bouche de mon ange qui remonta vers mon visage. Sa bouche avait désormais un léger goût un peu âcre, mon essence mélangée à la sienne dans une si parfaite alchimie.

Son baiser fut encore plus puissant et je me tordais littéralement de plaisir, gémissant dans sa bouche. Il conjura sur son membre du lubrifiant. Je regardais ses yeux qui me désiraient tellement. Son sourire me parut encore plus lumineux à cet instant, il repoussa avec tant de tendresse une mèche brune collée à mon front par la sueur de nos ébats. Son doigt dessina lentement l'éclair de ma cicatrice, puis la courbe de mes lèvres. C'était beaucoup plus que je ne pouvais supporter et je murmurai, en haletant que je le voulais tout de suite, entièrement en moi. Il quitta avec une pointe de regret ma bouche et descendit vers mon intimité pour me préparer. Après quelques instants de plaisir et de douleur confondus, son sexe me pénétra avec une douceur infinie. Je me cambrais dans un réflexe et il me regarda inquiet de me blesser. Mes jambes enserrèrent davantage sa taille, pour l'obliger à me donner plus, ce qu'il fit immédiatement. Chaque coup dans mon intimité me projetait dans un autre monde. Nos magies se fondaient ensemble et j'entendis au loin le douzième coup de minuit. Je le sentis se répandre en moi, dans ma magie, dans sa magie. J'étais en lui et tout s'arrêta.

« Merlin, Harry, qu'est-ce qui s'est passé ? »

Drago roula brusquement sur le côté et me regarda abasourdi, terrifié. J'étais inquiet, il semblait si pâle tout à coup.

« Harry, je crois…

- Qu'est-ce qui se passe Drago ?

- Je… Raphaël…

- Quoi ? Tu me fais peur là ?

- Non, ce n'est pas ça. Je veux dire, je crois que Raphaël est en moi. »

Je le regardais estomaqué. Je n'avais jamais pensé un seul instant que ce serait Drago qui porterait notre enfant et visiblement lui non plus. Tout s'était inversé. Il m'avait fait l'amour comme jamais et je lui avais donné cette vie, tout s'était inversé. Je me relevai brusquement et courus à travers l'appartement pour récupérer le vieux grimoire de Merlin sur les métamorphoses de l'amour, je l'avais laissé au salon. Je me souvenais brusquement d'un titre de chapitre qui m'avait interloqué dans ce sommaire. Je retournai dans la chambre où Drago m'attendait, sans comprendre. Mon doigt repassa rapidement sur la table des matières du livre et s'arrêta sur une ligne « Chapitre 26 page 178 : l'amour inversé ou le pouvoir de la lumière ». Je feuilletais rapidement les pages jaunies du vieux grimoire et mon cœur s'arrêta. Je lis à haute voix comme pour rendre plus vrai ce qui se passait dans notre vie :

« Au douzième coup de minuit,

De décembre, le treizième jour,

En ce jour de Lucie,

Sera conçu l'enfant de l'amour

Et le couple du même sexe donnera vie.

Quand le pouvoir de la lumière descendra,

Dans un amour partagé et inversé

Dans le ventre de celui qui se déversait,

L'enfant de l'amour naîtra. »

A suivre…

(Si vous aimez, n'hésitez pas… siouplait.. une petite review…)