Bonjour les gens !
Je suis désolée de vous publier ce chapitre un peu plus tard que d'habitude aujourd'hui, mais avec les cours, l'approche de Noël, les anniversaires de mes amis et de ma famille (Nan sérieux en hiver j'ai sept personnes + moi qui sont nées... C'est quoi cette injustice mdr -_-) et le fait que j'ai récemment commencé à regarder la série Sense8 (coeurcoeurcoeurmesbébésjevousaimeaaaaahfangirldésespérée), j'avais un peu moins de temps pour moi.
Mais voilà le chapitre, la suite de l'incendie de Dalton donc ! Je ne suis pas médecin et n'ai pas réussi à trouver les réponses que je cherchais dans mon entourage ou sur internet donc je vous prierais d'être ouvert d'esprit et de vous rappeler que c'est une fiction d'accord... Désolée si j'ai fait des erreurs monstrueuses, je m'excuse profusément !
Mes réponses aux reviews:
Marieklaine : J'espère vraiment qu'elle pourra l'être aussi, même si ça m'étonnerait beaucoup... Sans entrer dans de la grande philosophie ou bien même de la biologie, si l'Homme est le seul animal sur terre à tuer pour le plaisir ou pour défendre son point de vue, c'est à cause de l'évolution de son cerveau, donc à moins de redevenir des singes, ça me parait un peu impossible de vivre dans une paix totale. À moins qu'elle soit inspirée par la peur, style Hunger Games, mais n'allons pas aussi loin xD Cette fiction est tout de même majoritairement centrée sur Kurt donc c'est normal ;) Il ne va pas leur en vouloir mais ça va être un peu plus tendu ça c'est sûr... Oui c'est sûr il a vraiment pas de chance le pauvre xD Et je sais pas pourquoi je ris bon sang je suis affreuse *me cache* Blaine est un petit chiot, point FINAL. J'espère que ce chapitre te plaira :)
mamstaz: Oui, ce sont des supers-héros :O Blaine reflète l'enfant parfait (pour moi) que j'aimerais avoir... Enfin sauf que je l'aurais jamais puisqu'il aura sa personnalité et pas celle que je voudrais qu'il ait donc je vais pas tenter de risquer ça xD
Sur ce, le chapitre !
Kurt n'apprit la terrible nouvelle que quand il arriva à Dalton lundi matin. Tous les professeurs en parlaient, et les élèves aussi. Un des vieux chandeliers qui éclairaient la bibliothèque avait fini par lâcher, et était tombé sur l'une des tables en bois. Le feu n'avait pas tardé à se déclencher et à grossir jusqu'à devenir impossible à arrêter par d'autres personnes que des pompiers.
Le bilan n'était pas si terrible. La bibliothèque était presque entièrement partie en fumée, mais l'incendie avait réussi à être stoppé avant qu'il n'atteigne les autres étages. Trois élèves avaient été victimes de brûlures superficielles et deux autres avaient été retrouvés en grand manque d'oxygène et donc conduits à l'hôpital.
Le directeur de la Dalton Academy s'était personnellement entretenu avec tous les professeurs au sujet de ce qu'ils devraient faire et dire aux élèves une fois en classe. C'était une situation délicate et même si personne n'était mort, cela avait été un évènement traumatisant pour la plupart des garçons. Et puis, la question tant redoutée avait été posée, et Kurt avait eu l'impression que son cœur était arraché de sa poitrine.
« Pourrions-nous avoir la liste des victimes s'il vous plaît. »
« Bien sûr, leurs absences seront donc bien évidemment excusées. » Le directeur qui était un petit homme au crâne dégarni et à la moustache stylisée sortit une feuille de sa poche et la déplia pour y lire les noms. « Thomas Adams, Oliver Walsh, Ian Dehaan, Blaine Anderson et Hunter Clarington. »
Les yeux de Kurt s'écarquillèrent et il sentit un frisson d'horreur parcourir son échine. Mary lui envoya un regard inquiet face à sa réaction et il balbutia un rapide « Certains sont mes élèves » avant de prendre sa sacoche avec lui et de courir dans les toilettes les plus proches.
Il laissa son sac tomber lourdement sur le sol et agrippa les bords du lavabo, fixant son reflet dans le miroir. Son visage était encore plus pâle que d'ordinaire et ses yeux étaient humides et d'un gris terne. Il prit plusieurs rapides inspirations et expira longuement afin de ne pas pleurer. Les derniers mots qu'il avait dit à Blaine résonnaient en boucle dans sa tête, de même que l'expression de son visage lorsqu'il lui avait avoué ses sentiments et que Kurt l'avait repoussé.
La vie avait vraiment une drôle de façon de lui donner des leçons pensa-t-il sombrement. D'abord son père, puis ensuite sa mère qu'il avait définitivement perdue, sa vie qui avait été totalement chamboulée, et maintenant ça. Blaine. Pourquoi ce genre de choses n'arrivaient-elles qu'aux gens qui le méritaient le moins ? Blaine était une si bonne persone ! C'était vraiment injuste.
Kurt prit le temps de se recomposer et de ravaler les sanglots qui serraient sa gorge, puis il sortit des toilettes, le visage impassible. Il devait continuer à faire comme si de rien était, du moins pour aujourd'hui.
De : Sebastian Smythe
Blaine est dans la chambre 216.
À : Sebastian Smythe
Pourquoi tu me dis ça ?
De : Sebastian Smythe
Parce que.
Kurt soupira à la réponse qu'il reçut de son élève et jeta son téléphone un peu plus loin sur le canapé, replaçant sa couverture autour de lui de façon à ce qu'il soit totalement enroulé dedans. Il n'avait allumé ni la télé ni la radio, et n'avait pas eu la force de se faire à manger. Il avait fait une demande de congé à la Dalton Academy, ayant besoin d'un peu de temps pour se remettre du choc qu'il avait eu.
Il n'avait envie de rien. Le monde autour de lui ne semblait que nuances de noir et de gris. Il ne voyait pas ce qu'il pouvait bien faire. Cela paraîtrait étrange aux yeux des gens qu'il aille rendre visite à Blaine à l'hôpital non ? Et puis, est-ce que le bouclé voudrait-il seulement le voir ? Toutes ces pensées nouaient son estomac douloureusement. Pourtant, une fois qu'il eut fini de manger son repas de midi, il ne put supporter plus longtemps le visage souriant de Blaine sur l'écran de son téléphone et s'habilla en vitesse avant de se saisir de ses clés de voiture.
Une fois arrivé à l'hôpital, il était nerveux. Il jetait des regards perçants à ce qui l'entourait, voulant s'assurer que personne ne serait susceptible de le reconnaître. Après quelques instants, il se dirigea vers la chambre 216. Blaine était là, une bouteille d'oxygène reliée à lui. Il avait l'air tellement petit et fragile dans ce lit d'hôpital, que cela brisa quelque chose en lui. Il sentit une vague de culpabilité l'envahir lorsqu'il éprouva du soulagement en voyant que l'adolescent était endormi.
Une infirmière fit soudain irruption dans la chambre, sortant Kurt de ses pensées. Elle changea la perfusion tout en lui jetant un regard en coin.
« Il a eu beaucoup de chance, » di-elle au bout d'un moment. Les quelques boucles rousses qui s'échappaient de son chignon pour encadrer son visage lui donnaient un air très doux.
Kurt essaya de sourire.
« Qu'est-ce qu'il a eu exactement ? » Dieu il était pathétique… Sa voix n'aurait pas dû sortir aussi aiguë.
« Lui et un autre garçon étaient restés coincés dans l'incendie. Les pompiers avaient pu intervenir rapidement, mais ils avaient déjà inhalé beaucoup de fumée et perdu connaissance à cause du manque d'oxygène.
Elle dut lire la peur dans son regard car elle ajouta aussitôt :
« C'est moins grave que ça en a l'air. Il devrait sortir d'ici demain normalement. »
Le châtain se sentit immédiatement soulagé.
« Merci beaucoup… »
« Cléa, » dit-elle en tendant sa main pour qu'il la serre.
« Cléa, » répéta-t-il.
« Et vous êtes ? »
Kurt sentit une bouffée d'adrénaline à cause du stress.
« Kurt Hummel, son professeur. Je suis aussi son coach, il fait partie des Warblers, la chorale de l'école, et nous avons une compétition dans moins de deux semaines. »
Cléa hocha la tête en signe de compréhension et posa son regard émeraude sur Blaine qui n'avait pas bougé. Sa poitrine se soulevait toujours aussi lentement, au rythme de sa respiration.
« Il est l'un des chanteurs principaux, vous pensez que ça va aller ? »
« Oui, » dit-elle en souriant. « Peut-être qu'il aura quelques problèmes de respiration les premiers jours, mais ça devrait rapidement se calmer. »
« Merci. »
« Merci à vous, ça fait plaisir de voir enfin quelqu'un lui rendre visite. »
Kurt fronça les sourcils.
« Comment ça ? »
« Et bien, je sais qu'il a reçu des messages et des coups de téléphone de ses amis, mais vous êtes la première personne à être venue le voir depuis son arrivée samedi après-midi. »
« Mais… Vous êtes sûre ? Même pas ses parents ou bien son frère ? » Il se mordit l'intérieur de la joue en se rendant compte qu'il venait peut-être de donner un peu plus d'informations qu'il ne devrait en posséder en tant que simple professeur.
Cléa eut un petit air triste et elle secoua la tête en regardant Blaine.
« Je n'ai vu personne. »
Quelqu'un appela son prénom dans le couloir et elle sortit alors en trombe de la pièce, non sans un signe de la main pour Kurt.
Il se retrouva alors seul dans la pièce, le son régulier que faisait le moniteur cardiaque de Blaine pour unique musique. Il prit une profonde inspiration et fit glisser une chaise jusqu'à ce qu'elle soit à côté du lit. Blaine avait l'air si jeune. Il prit un risque et posa sa main sur la sienne, et fut surpris en découvrant qu'elle était chaude.
« Je sais que c'est déplacé de ma part de venir après la dernière fois, » murmura-t-il. « Mais j'avais besoin de savoir si tu allais bien. »
Il se mordilla les lèvres. « Je suis désolé pour tout ce qui s'est passé. Je ne sais pas si tu voudras toujours me parler donc je te le dis maintenant mais… Je t'aime moi aussi. »
Son souffle se coinça dans sa gorge lorsqu'il prononça ces derniers mots, et il s'assura que Blaine était toujours endormi. C'était le cas. Il avait l'impression qu'un poids venait d'être enlevé de sa poitrine. Il se sentait mieux.
Sebastian pénétra dans la chambre de Hunter avec la boule au ventre. Il essayait de ne pas le montrer, mais il crevait de trouille à l'idée que son ami ne veuille pas le voir et le chasse de sa chambre. Il toqua à la porte avant d'entrer, sentant son cœur se serrer à la vue de Hunter, relié à une bouteille d'oxygène, une partie de sa tête enveloppée dans un bandage.
Les yeux brun-vert du garçon brillèrent d'une lueur que Sebastian ne sut déchiffrer lorsqu'il le vit, et il tourna la tête vers la fenêtre.
« Hey, » dit le châtain au bout d'un moment.
« Tu es gonflé de venir ici, » répondit Hunter d'une voix rauque et froide.
Sebastian se balança d'une jambe sur l'autre nerveusement. Son ventre se serrait douloureusement depuis qu'il était entré dans la chambre, et il se sentait terriblement pas à sa place.
« Je sais que tu ne me veux pas ici, pas après tout ce qui s'est passé entre nous, mais je me faisais énormément de soucis pour toi, je… » Il se mordilla la lèvre « Tu es mon meilleur ami Hunter, tu comptes pour moi. »
Il y eut une minute de silence, puis au moment où le brun ouvrit la bouche pour parler, il y eut un toquement à la porte et un homme pénétra dans la chambre, un bouquet de freesias de toutes les couleurs à la main.
Sebastian le sonda du regard immédiatement. Il était très grand, dans les un mètre quatre vingt cinq sans aucun doute. Il avait de longs cheveux noirs ramenés en une queue de cheval haute, un léger chaume sur les joues et le menton, et des yeux bleus-gris qui avaient l'air très grands sous ses lunettes rondes. Il était très beau avec ses sourcils arqués et son nez droit. Il devait avoir une vingtaine d'années, pas moins.
« Ariel ? » demanda Hunter avec étonnement.
Oh… C'était donc lui. Sebastian dut avouer qu'il ne s'était pas attendu à ça quand il avait imaginé Ariel dans sa tête.
« J'interromps quelque chose ? » demanda le jeune adulte en voyant Sebastian.
Lui et Hunter échangèrent un regard, puis ce dernier secoua la tête, offrant sa main à l'homme aux cheveux noirs pour qu'il s'avance vers lui et la prenne.
« Non, on avait fini. Mais qu'est-ce que tu fais là ? Je sors demain. »
« Je sais mais j'avais quand même envie de te voir, » dit l'adulte d'une voix douce.
Sebastian se sentit soudainement de trop dans le tableau qu'offraient les deux jeunes hommes. Il sentit une drôle de sensation dans son ventre semblable à des serpents froids lorsqu'il remarqua qu'Hunter rougissait sous le regard tendre et attentif d'Ariel. Il n'avait jamais réagi ainsi pour quelqu'un d'autre que lui.
Il fit alors plusieurs pas en arrière, se rapprochant discrètement de la sortie. Aucune des deux autres personnes présentes dans la pièce ne remarqua son mouvement de retrait, et il sortit alors de la chambre les yeux baissés sur le sol, les deniers échos de leur conversation résonnant jusqu'à ses oreilles.
« Comment tu as su pour les fleurs ? »
« Tu m'avais dit un jour que c'était tes préférées, je m'en suis juste souvenu. »
« Oh...Merci. »
Le son d'un baiser arriva jusqu'à lui, et lui donna l'envie irrépressible de cogner dans quelque chose.
Kurt soupira tout en jouant avec sa cuillère dans son bol de soupe. Il n'avait toujours pas quitté l'hôpital, préférant rester à la cantine à la place. Il ne pouvait pas se résoudre à partir maintenant qu'il avait vu l'état dans lequel était Blaine, surtout pour retrouver un appartement vide et froid. Il leva les yeux vers l'horloge murale afin de regarder l'heure, mais son regard fut attiré par une silhouette familière.
Sa cuillère retomba dans son bol en un "sploch" sonore. Sebastian Smythe se tenait debout dans la cantine de l'hôpital, deux cafés à la main. Il croisa son regard et commença à marcher dans sa direction.
« C'est une blague ? » demanda Kurt.
« Je viens en paix, » répondit le châtain en s'asseyant en face de lui. « Et avec une offrande. » Il fit glisser l'un des gobelets de café vers lui.
« Je ne savais pas ce que vous buviez alors je vous ai juste pris un café moyen. »
Kurt sentit un goût amer dans sa bouche qui n'avait rien à voir avec celui de sa boisson lorsqu'il eut pris sa première gorgée.
« C'est la commande habituelle de Blaine. »
Sebastian déglutit et se noya dans son café. Il y eut quelques instants de silence inconfortables, puis l'adolescent reprit enfin à la parole.
« Je voulais vous présenter mes excuses, et je sais que j'en dois aussi à Blaine, mais comme je vous ai vu un peu plus tôt dans les couloirs, je me suis dit que je devrais venir vous parler. »
« Tu me vouvoies maintenant ? » demanda Kurt en haussant un sourcil.
« Oui. J'aurais dû le faire depuis le début. »
Sebastian riva son regard au sien « Il n'y a pas de raisons qui excusent mon comportement. Et je sais que je suis vraiment un connard. Je mériterais même d'être renvoyé, ça serait tout à fait légitime. »
Kurt ne répondit rien, il n'avait rien à contester.
« Je sais que c'est sûrement trop tard, mais je voulais que vous sachiez que je suis désolé et que je ne dirais rien à personne à propos de vous et Blaine. Ce sont vos affaires. »
« Et pourquoi je te croirais maintenait ? Je ne te connais pas Sebastian, et en vue de tes actes passés, je ne vois pas pourquoi je te ferais confiance. »
Sebastian accusa le coup et se tassa un peu dans sa chaise.
« Je comprends. Mais je jure que je dis la vérité. » Il déglutit, les yeux brillants. « Ce qui s'est passé à Dalton m'a réveillé, Kurt. J'ai failli perdre quelqu'un qui est très important pour moi, et je sais que si je ne change pas, je pourrais le perdre pour toujours. »
Kurt, bien que touché par cette confession, le fusilla du regard. Sebastian fronça les sourcils en signe d'incompréhension, puis il se rendit enfin compte de ce que l'autre avait dû interpréter dan ses paroles.
« Oh mon dieu ! Hunter, Kurt ! Pas Blaine. »
« Oh… » dit le châtain en lâchant un soupir de soulagement, les joues légèrement rosies.
Il y eut un silence, plus confortable que quelques minutes auparavant, puis Sebastian reprit la parole.
« Est-ce que vous voulez bien m'accorder une seconde chance ? »
Hunter entra timidement dans la chambre de Blaine, déjà changé en son uniforme de Dalton. Les médecins le laissaient sortir comme promis, mais il devrait garder le bandage autour de sa tête le temps que sa légère blessure cicatrise. Sous un bonnet, ça ne se voyait à peine.
« Hey, » dit Blaine en le voyant.
« Hey. Tu n'es toujours pas habillé ? »
« Le médecin qui doit signer mon autorisation de sortie est occupé ailleurs mais il devrait arriver dans un petit moment. »
Hunter hocha la tête.
« Ta chambre est vachement grande ! »
« Ouais, la fille qui occupait l'autre lit est partie dimanche après-midi. »
Il y eut un long silence, uniquement brisé par le chant des oiseaux que l'on pouvait entendre de par la fenêtre ouverte.
« Hunter, je tenais à m'excuser pour ma réaction de samedi… J'étais – »
« Arrête-toi là. » Le brun se rapprocha jusqu'à s'asseoir sur le rebord du lit à ses côtés.
« C'est déjà oublié. »
Blaine sourit, rassuré.
« Okay. »
Un toquement à la porte le fit tous les deux sursauter. Kurt fit un pas dans la pièce avant de se figer quand son regard croisa celui du bouclé. Blaine déglutit difficilement et baissa les yeux sur ses mains, essayant d'ignorer la sensation désagréable qui avait pris naissance dans le creux de son ventre.
La porte s'ouvrit soudain en plus grand derrière l'adulte, et Nick et Jeff pénétrèrent dans la pièce en se précipitant vers le lit. Ils furent suivis par Wes, David, Trent, Thad, John et le reste des Warblers. C'était un miracle qu'ils arrivent à tous rentrer dans la chambre, mais voilà qu'ils réussissaient à tenir à quinze dedans.
Le silence apaisant qui avait régné en maître auparavant était maintenant couvert par le bruit de tous les adolescents discutant ensemble, et de leurs rires. Hunter observa autour de lui un moment avant de se tourner vers Kurt.
« Sebastian n'est pas là ? »
Le châtain secoua négativement la tête.
« Il a pensé que ça n'était peut-être pas une bonne idée de venir, du moins pas maintenant. Mais vous le verrez demain à la réunion des Warblers, » termina-t-il en souriant, espérant avoir sonné encourageant.
Hunter se mordilla la lèvre les épaules basses, mais finit par acquiescer silencieusement.
Kurt regarda à nouveau dans la direction de Blaine, sentant un sentiment étrange l'étreindre en le voyant sourire et rire avec ses amis. Il était tellement beau avec ses yeux plissés et ses lèvres étirées en un sourire large et sincère. Il aurait pu jurer voir ses yeux dorés briller de là où il se tenait.
Et puis, quelque chose d'incroyable et de magique se produisit. Les conversations se réduisirent peu à peu en un léger silence, puis trois Warblers commencèrent à faire sortir de leurs bouches une petite mélodie. Kurt la reconnut immédiatement, ils avaient déjà travaillé What Kind Of Fool deux fois auparavant. Sa peau se couvrit de chaire de poule en anticipation à la voix de Blaine qui résonnerait bientôt dans la pièce.
There was a time when we were down and out
There was a place when we were starting over
We let the bough break, we let the heartache in
Who's sorry now ?
Nick et Trent rejoignirent la chanson en faisant des bruits de percutions par petits à-coups, puis Jeff et David firent les échos.
There was a world when we were standing still
And for a moment we were separated
And then you found him, you let the stranger in
Who's sorry now, who's sorry now ?
Kurt sentit sa gorge se serer lorsque Blaine changea délibérément le "her" en "him ". Il avait l'air de prendre du plaisir à chanter même s'il devait faire plus de pauses pour reprendre son souffle et que le rythme s'en trouvait légèrement transformé. Mais le reste des garçons arrivaient à le suivre, et c'était parfait.
What, what kind of fool tears it apart?
Leaving me pain and sorrow
Losing you now, wondering why
Where will I be tomorrow ?
Forever more that's what we are
To be without each other
We'll be remembering when
Blaine ancra son regard dans le sien, essayant de lui faire passer un message. Kurt se sentit comme piégé devant l'intensité des émotions qui le frappèrent en une seule fois. Sa gorge était serrée et ses lèvres sèches.
There was a time when we were down and out
There was a place when we were starting over
We let the bough break, we let the heartache in
Who's sorry now, who's sorry now ?
What, what kind of fool tears it apart ?
Leaving me pain and sorrow
Oh, losing you now, how can I win ?
Where will I be tomorrow ?
Les voix de tous les garçons commencèrent à se réunir en une harmonie de plus en plus parfaite. Le son arrivait jusqu'à Kurt, lourd et bas, les vibrations courant sur sa peau jusqu'à résonner dans le creux de son ventre.
Was there a moment when I cut you down
Played around, what have I done, I only apologize
For being as they say, the last to know, it has to show
When someone is in your eyes
What kind of fool tears it apart ?
Leaving me pain and sorrow
Oh, losing you now, how can I win ?
Where will I be tomorrow ?
La beauté du bridge et l'intensité de la voix Blaine sur la fin lui coupa le souffle. Elle était vibrante, à la fois grave et douce. Vivante. Il pouvait sentir les battements de son cœur résonner sourdement dans sa poitrine, au même rythme que la chanson.
What, what kind of fool tears it apart ?
Leaving me pain and sorrow
Losing you now, how can I win ?
Where will I be tomorrow ?
Forever more that's what we are
To be without each other
We'll be remembering when
We'll be remembering when
C'est avec fierté et son cœur gonflé d'amour que Kurt essuya discrètement ses larmes, applaudissant ses élèves. Blaine rougit et gloussa en acceptant le câlin que lui proposait Jeff. Ils furent tous surpris lorsque le bruit d'autres applaudissements arriva de derrière eux, et ils se retournèrent alors tous vers la porte.
Un médecin se tenait là, mais il n'était pas seul. À ses côtés se tenaient deux silhouettes que Kurt ne mit pas trop longtemps à reconnaître. Un jeune homme aux cheveux noirs d'une vingtaine d'années, le corps long et musclé et les yeux d'un bleu extrêmement clair. Et une femme approchant des cinquante ans sans que cela ne se remarque à première vu. De longes boucles brunes cascadaient sur le devant de sa robe sûrement très cher, et elle avait un maintient parfait sur ses talons de dix centimètres.
« Maman ? Cooper ? Mais qu'est-ce que vous faites là ? » demanda Blaine visiblement très confus.
« Content de te voir aussi petit frère, » dit Cooper avec son habituel petit sourire en coin. Ses yeux scannèrent la pièce durant quelques instants avant de se figer sur Kurt.
« Mais non c'est pas possible… Kurt ? »
Les yeux maquillés de Pam papillonnèrent rapidement et elle ouvrit une bouche recouverte d'un rouge à lèvres beaucoup trop foncé pour son âge.
« Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? » demanda-t-elle en haussant un sourcil parfaitement épilé.
Kurt se sentit perdu sous tous les regards qui étaient désormais tournés vers lui, et il avala difficilement sa salive, sentant les paumes de ses mains commencer à transpirer sous le stress.
« Euh… »
À suivre...
*essaye d'éviter les cailloux*
Oui le chapitre se finit vraiment comme ça... PAS TAPER JE VOUS AIME xD
Alors, non je n'ai pas fait l'éternel cliché de la personne qui confie ses sentiments à une autre personne qui est endormie ou dans le coma, puis au réveil POUF elle a tout entendu et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants mdr Mais vous avez eu peur avouez ;P
On a enfin l'apparition du personnage d'Ariel (créé par moi donc hein) que j'aime beaucoup je dois vous dire :) Vous en apprendrez un peu plus sur lui et sa relation avec Hunter dans le chapitre 27 ^^
Le retour de Cooper et Pam dans la vie de Blaine et de Kurt du coup était prévu depuis un moment, donc j'espère que vous me suivrez de ce côté là. J'ai hâte d'écrire les scènes avec Cooper xD ça va juste être génial !
Merci beaucoup d'avoir lu ce chapitre, même s'il n'y a presque pas de Klaine, croyez-moi il y en aura beaucoup plus dans le chap 27 qui se déroulera quinze jours plus tard. Le chapitre 26 sera publié le 16 décembre :)
Sur ce, à la prochaine ! :D
