Salut et merci à tous pour les reviews, mais bon, passons immédiatement au chapitre! xxx


Chapitre 23 : Costumes


La tête baissée comme me l'avait indiqué James, je m'autorisais un coup d'œil à travers mes cils pour apercevoir le client que j'allais bientôt servir. Mon premier client. Un jeune homme se trouvait devant moi. Il ne devait pas avoir plus de 16 ans. Son père – enfin, je crois bien que c'était son père – l'accompagnait, le tenant fermement par les épaules, posté derrière le jeune homme.

-Tu vois Benjamin, elle est jolie, tu ne trouves pas? Je crois qu'elle est tout à fait ton genre.

Le garçon s'autorisa un regard dans ma direction, mais sans plus. Le père contourna son fils et vint m'examiner. Il me contourna, puis, revint devant moi. Il leva la main et je dû tendre tous les muscles de mon corps pour ne pas bouger pour éviter la claque que j'étais certaine qu'il allait me donner. À la place, sa main se posa sur mon sein et il le prit en main, le pesant, le massant. Je dû faire mon possible pour ne pas vomir. Je devais faire plaisir à James... ou mourir.

-Bien. Approche, Benjamin, ordonna le père.

Le dénommé Benjamin s'approcha lentement de moi, la tête baissée. Son père perdit patience et il l'approcha de moi de force.

-Vas-y, touche-là, poussa son père. Elle est là pour ça.

Encore une fois, impatient, son père prit la main de son fils et la posa sur mon sein. Il serra les doigts de son fils pour que celui-ci empoigne mon sein. Quand il relâcha la main de son fils, celle-ci resta accrochée à mon sein. Son père sourit, fier de son fils. Benjamin leva la tête vers moi et ce que je vis dans ses yeux m'effraya encore plus que ce que j'avais vu dans les yeux de son père. Du désir.

x-x-x

Je fus réveillée par un cri qui venait d'en haut. Je me relevais en sursaut, mais fus incapable de comprendre quoique ce soit pour quelques minutes. D'abord, je remarquais que j'avais une couverture sur moi, ce que je n'avais pas en m'endormant, puis, que j'avais beaucoup, mais beaucoup trop bu hier soir, et finalement, que quelqu'un avait bel et bien crié. Je me levais alors, mais la lumière était trop forte pour que j'y voie quoique ce soit. J'entendais des voix lointaines se disputer, mais je ne comprenais pas ce qu'elles disaient. Je montais les escaliers à tâtons et arrivais devant la source du cri où tous s'étaient rassemblés. Je pouvais maintenant distinguer les voix. C'était Emmett et Angela.

-Qu'est-ce que je fais ici?! Avec toi! Criait-elle.

-Je te promets, il ne s'est rien passé! Rétorqua Emmett.

-Alors pourquoi est-ce que je n'ai plus mon chandail?

-Alors toi, tu ne te souviens pas du tout de la soirée d'hier, railla Emmett.

Je levais les yeux au ciel et poussais les autres qui semblaient être bien déterminés à laisser cette dispute continuer, mais j'avais mal à la tête et je voulais que les cris cessent.

-Angela! Ça va, je connais mon frère, il n'abuserait jamais de quelqu'un sous l'influence de l'alcool, et qui est mon amie, qui plus est. Arrête de t'inquiéter et pour l'amour de Dieu, cessez de crier!

Angela évalua le comportement d'Emmett et décida qu'elle pouvait lui faire confiance. Soulagée que les voix se soient tues, je passais devant les autres et retournais me coucher sur le divan, serrant la couverture autour de mes épaules.

-Qu'est-ce que tu fais là? S'étonna Jasper que j'avais entendu descendre les escaliers après moi.

Je grognais et ramenais la couverture au dessus de ma tête.

-Laisse-moi dormir, j'ai mal à la tête, ronchonnais-je.

-Alors pourquoi ne vas-tu pas dormir dans un lit?

Frustrée, je rejetais la couverture.

-Parce que, Jasper! Commençais-je, puis, je me calmais. Tous les lits étaient pris et je ne voulais pas dormir avec Edward...

-Pourquoi pas? Demanda-t-il en penchant la tête sur le côté.

-Tu sais pourquoi.

Je m'assis sur le côté du divan pour lui faire de la place et enfouie mon visage dans mes mains.

-Les cauchemars, expliquais-je, même si je savais qu'il avait compris. Ces temps-ci, j'ai l'impression qu'ils sont pires. Je n'arrive pas à dormir et même réveillée j'ai de la difficulté. Je n'étais pas sûre que l'alcool que j'ai consommé hier soit assez pour les contrôler alors je n'ai pas pris de chance.

Il m'envoya un sourire triste et me rapprocha en passant un bras sur mes épaules. Il n'y avait rien à ajouter. Ne désirant pas y penser plus qu'il n'y fallait, je changeais le sujet.

-Je vous ai vu Alice et toi, quand je cherchais une chambre libre, vous aviez l'air... très complice, lâchais-je finalement avec un sourire.

Il échappa un léger rire et baissa la tête, mais il n'avait pas été assez rapide, j'avais vu le rouge qui avait coloré ses joues.

-Oh, alors quoi, maintenant? Demandais-je. Vous êtes ensemble ou pas?

Il haussa les épaules.

-Je n'en sais rien, on s'est fait réveillés par les cris d'Angela et nous n'avons pas eu le temps de discuter, avoua-t-il.

-Et qu'est-ce que tu fais avec moi au lieu d'aller lui parler! M'exclamais-je le plus fort possible sans me faire mal à la tête.

-Et si ce n'était que l'alcool?

-Arg! Soupirais-je en rejetant ma tête sur le dossier du divan. Vous deux, alors! Mais qu'est-ce qui ne va pas chez vous! Vous êtes faits l'un pour l'autre, arrêtez de vous poser ces stupides questions et parlez-vous! MAIN-TE-NANT!

Je le poussais en direction des escaliers et m'étendis sur le divan. Tentant de me rendormir, je relevais la couverture par-dessus ma tête. J'entendis des pas et allais grogner de frustration quand je sentis un énorme poids s'étendre sur moi.

-Hey! M'exclamais-je.

-Bella? Interrogea Emmett en se relevant.

Je repoussais la couverture, frustrée.

-Oui! Tu as un lit, pourquoi ne t'en sers-tu pas?

-Eh bien, c'était un peu inconfortable avec Angela, maintenant qu'elle n'était plus saoule, alors j'ai pensé venir finir ma nuit ici, et toi, alors, qu'est-ce que tu fais là? Tu n'as pas passé la nuit avec Edward?

-J'ai eu peur de faire un cauchemar, expliquais-je en secouant la tête.

-Bien pensé, commenta-t-il avec un sourire triste.

-Tu sais quoi? Grâce à vous tous, je ne suis plus fatiguée, tu voudrais venir prendre une marche avec moi? Demandais-je, jetant un coup d'œil au soleil à l'extérieur.

-Jamais sans lunettes de soleil! J'ai beaucoup trop mal à la tête!

J'acquiesçais et nous allâmes chercher nos lunettes et Emmett alla s'habiller plus convenablement. Je portais toujours la jupe d'hier et le chandail d'Edward, alors je crois bien que c'est le plus décent que je n'ai jamais été. Emmett vint me rejoindre quelques minutes plus tard et nous sortîmes prendre l'air. Même avec mes lunettes soleil, je devais plisser les yeux pour pouvoir voir devant moi, mais j'aimais bien trop cette température pour ne pas en profiter. Emmett sachant bien comment s'orienter, contrairement à moi, nous nous engageâmes profondément dans un petit chemin.

-Tu veux me parler de tes cauchemars? Demanda gentiment Emmett.

-C'est toujours le même, mentis-je.

Je ne voulais pas inquiéter Emmett. Je lui avais souvent mentis pour me protéger. Pour le protéger. Il y avait simplement des choses que je ne pouvais pas lui dire. Comme le nombre de personnes qui m'avait abusé. J'avais dit à Emmett que c'était souvent les cinq mêmes. Ce qui était vrai, c'est qu'il n'y avait que cinq personnes qui étaient devenus «réguliers». J'ai perdu le compte des personnes que j'ai vu. Après quinze, ils avaient tous le même visage.

Je savais que ça le tuerait s'il savait le vrai nombre de personnes qui s'étaient forcés sur moi. S'il savait comment ça me tue lentement. Tous ces cauchemars. Ils vont finir par me tuer, ce n'était qu'une question de temps. Mais je ne pourrais jamais le dire à Emmett.

Voyant que je n'avais pas parlé depuis un moment, Emmett s'arrêta et me tourna vers lui pour que je lui fasse face. Je changeais mon expression faciale pour qu'il n'y voie pas plus que la tristesse que m'apportait ces cauchemars. Ses yeux cherchèrent les miens, j'ai souvent eu droit à cette analyse. Surtout au début. J'avais dû apprendre rapidement comment contrer ses attaques sur mes émotions, puisqu'Emmett avait toujours été bon à déceler les émotions des autres.

-Tu vois quelque chose, demandais-je, faussement lassée.

-Non, souffla-t-il. Et c'est bien ce qui m'inquiète. Bella, tu ne crois pas que tu devrais aller voir un... psychologue, grimaça-t-il, sachant bien ce que je pensais de cette idée.

-Je croyais qu'on s'était mis d'accord. Ça n'est jamais arrivé. Je n'ai pas besoin d'un psychologue. J'ai besoin de mon frère, ajoutais-je avec un sourire.

C'était vrai. J'avais désespérément besoin de mon frère à mes côtés. Emmett sourit, laissant le sujet de côté et il me prit dans ses bras. Je le serrais à mon tour, retenant une larme du mieux que je le pouvais. Quand il me relâcha, j'échappais un rire nerveux et lui indiquais le chemin d'un coup de tête, l'incitant à continuer notre balade.

-Est-ce qu'il s'est passé quelque chose avec Angela, demandais-je après quelques minutes de silence.

Il éclata de rire.

-Jamais! En fait, oui, elle a beaucoup parlé. De Ben! Rigola-t-il. Elle est vraiment amoureuse, Bella. Tu devrais faire quelque chose pour eux.

-T'inquiète. J'y travaille déjà, lâchais-je.

-Et Jasper et Alice, ça avance? S'enquit-il.

-J'espère bien! Ce qu'ils sont bornés ces deux là!

-Hey, Bella, tu crois que tu pourrais faire quelque chose pour Rosalie et moi?

J'échappais un léger rire, mais j'étais légèrement embarrassée.

-Je n'en ai aucune idée. Je ne connais pas Rosalie. Peu importe comment elle s'ouvre, j'ai l'impression que je n'apprends jamais vraiment rien sur elle.

Il y eut un long silence. J'observais son visage.

-Tu l'aimes vraiment? M'exclamais-je, surprise.

-Quoi? Non! C'est juste- Elle m'échappe, tu vois, ce qui me donne envie de l'avoir encore plus.

Mais il mentait. Dans ses yeux, je voyais bien qu'il souffrait de ne pas être avec elle. D'être ignoré par elle. Mon frère était entrain de changer. Mon souffle se fit de plus en plus rapide et je sentis le début d'une crise de panique. Mon frère changeait. Mais comment changeait-il? Pourquoi? L'amour? L'amour n'existe pas. Seul le sexe existe. L'attirance tout au plus. Jamais l'amour. C'est James qui me l'avait appris. C'était la bonne solution. Mais s'il changeait? Ce que je croyais être une solution était-elle un problème? Non.

-Emmett, je- Je crois que je vais aller courir un peu.

-Bien, je vais venir avec toi, proposa-t-il.

-Non! Je crois que j'ai besoin d'être seule. Je te revois plus tard, au chalet.

Je me retournais et m'enfonçais dans les bois, m'assurant de me trouver des points de repères que j'allais pouvoir suivre pour revenir à la maison. J'entendis Emmett crier mon nom mais c'était trop lointain pour que je l'enregistre vraiment. Plusieurs pensées me vinrent en tête.

-L'amour, c'est des conneries, Bella. C'est juste dans les films.

-Tu vois Benjamin, elle est jolie, tu ne trouves pas? Je crois qu'elle est tout à fait ton genre.

-Tu ne crois pas que tu devrais aller voir un psychologue?

-Vas-y, touche-là. Elle est là pour ça.

-Le sexe, c'est la meilleure chose au monde.

-Ne m'en veux pas, Emmett... J'ai besoin de toi.

-Il est très charmant. Son nom est Jasper.

-Tu m'appartiens, maintenant, Bella. Plus personne ne voudra de toi. Tu es sale, maintenant.

Mon souffle se faisant de plus en plus court, je m'arrêtais et me supportais avec mes mains sur mes cuisses. J'eus à peine le temps de me pencher plus que je vomissais tout ce que j'avais ingurgité depuis deux jours. Je serrais ma tête entre mes mains, tentant de faire taire les voix dans ma tête.

-Isabella, je suis prêt à te voir dans mon bureau, maintenant.

-Dure nuit?

Je fermais les yeux et calmais ma respiration. Peu à peu, les voix s'estompèrent dans ma tête et je pu reprendre mon équilibre. Je pris quelques respirations de plus pour me calmer et faire taire mes émotions. Au bout de quelques secondes, j'ouvris mes yeux dénudés de toute émotion et repris la route vers le chalet.

x-x-x

Quand je retournais à la maison, j'étais calme et posée et personne ne se rendit compte de la perte de contrôle que j'avais eu dans les bois. Quand j'arrivais, Edward, Emmett et Jasper étaient entrain de ramasser la maison. Edward leva les yeux de son nettoyage et un sourire apparu sur son visage.

-Joli chandail, commenta-t-il, puisque c'était son chandail.

Je ne répondis à sa remarque qu'avec un sourire moqueur.

-Où sont les filles?

-Entrain d'essayer de réveiller Rosalie, répondit Jasper.

-Toutes?

-Elle n'est vraiment pas une personne du matin, m'expliqua Edward.

Je rigolais, mais ma curiosité l'emporta et je décidais d'aller voir ce qui se passait en haut. Effectivement, toutes les filles étaient dans la chambre où Rosalie avait dormie. Elle devait être sous les couvertures, puisque je ne voyais pas un morceau de peau dépasser du lit.

-Va-t-en, Alice. Je veux dormir, ronchonnait Rosalie sous les couvertures.

-Mais, Rosalie! Tu vas manquer toute la journée! Argumenta Alice.

-Alice, laisses-moi faire, je crois que j'ai une idée, annonçais-je en me frayant un passage dans la pièce. Tu sais, Alice, c'est bientôt Halloween, je crois, non?

-Oh! Mais bien sûr, et tu fais bien ta petite fête, chez toi, pas vrai? Demanda-t-elle, comprenant où je voulais en venir.

-Exactement! Mon problème, c'est que je n'ai pas de costume à mettre. Où vais-je trouver quelqu'un pour m'aider. Quelqu'un qui a un bon sens du style, peut-être quelqu'un qui est réveillé, mais qui ne veut pas sortir de son lit.

-Mais que proposes-tu, Bella? Renchérit Alice.

-S'il-te-plait, ne le dit pas, plaida Rosalie, baissant la couverte juste assez pour qu'on voie ses yeux.

-Du shopping! M'écriais-je.

Rosalie souffla et repoussa la couverture avant de se diriger vers la salle de bain.

-Donnez-moi 15 minutes, grogna-t-elle en refermant la porte derrière elle.

-Tapes-là! Dis-je en levant la main.

-Beau travail, dit Alice en frappant dans ma main.

J'allais faire un tour dans la cuisine pour aller manger un petit quelque chose et allais ensuite me brosser les dents. J'allais chercher mon sac qui se trouvait toujours dans l'entrée, je me rendis dans une chambre vide pour aller m'habiller. J'ouvris le sac pour découvrir les vêtements qu'Edward y avait mis. J'avais déjà porté cet exact ensemble pour aller à l'école un jour : un chemisier gris serré, ainsi qu'une jupe à carreaux rouge, blanche, grise et noir. Il avait même joint les bas collants noirs et talons hauts noir pour compléter l'ensemble. Pas de sous-vêtements, bien entendu. Je fus surprise de la mémoire d'Edward, puisqu'il avait choisi le même ensemble exactement.

Je m'habillais donc avec les vêtements qu'il avait choisis et finis de me préparer avant de descendre rejoindre les autres en bas. Les gars étaient encore entrain de ramasser les verres et les bouteilles. Edward releva la tête et son regard resta figé sur moi quelques instants. Un sourire joua sur ses lèvres puis, il tourna la tête vers la tâche qu'il était entrain d'effectuer, son sourire toujours sur ses lèvres. Le reste des filles descendirent et les gars se tournèrent vers nous.

-Hum, où est-ce que vous allez? Demanda prudemment Emmett.

-Shopping, annonçais-je. Alice dit qu'il y a quelques boutiques où on peut aller magasiner.

-Magasiner pourquoi, Bella? Il faut ramasser la maison! S'exclama Jasper.

-Costumes d'halloween. Tu vois, Alice pensait peut-être être une vilaine écolière. Et Rosalie pensait qu'elle pourrait être, oh, je ne sais pas, nous verrons bien.

-Et toi? Questionna prudemment Edward.

-Tu as une préférence? Flirtais-je.

-Peu importe, tant que je peux l'enlever facilement.

Je rigolais pendant qu'Emmett envoya un regard noir à Edward et un coup de poing sur l'épaule.

-Hey! C'est ma sœur! Pas devant moi. Bien. Allez-y, on va ramasser.

Je fronçais les sourcils. Ce n'était pas du tout le genre d'Emmett de faire tout le travail lui-même. Je levais un sourcil et décidais de tenter une expérience. Emmett détestait quand je conduisais sa voiture. Et s'il manigançait quelque chose, il allait me la prêter pour que je parte.

-Merci, Emmett, est-ce que je pourrais avoir les clés de ta voiture?

-M-mes clés?

-Oui.

-Pourquoi les miennes? Pourquoi vous ne prenez pas la voiture d'Edward?

-Oh, nous allons la prendre aussi, en fait, mais nous allons avoir besoin de deux voiture pour les paquets que nous allons acheter!

Il sembla indécis quelques secondes puis, soupira et fouilla dans ses poches. Il me tendit les clés de sa voiture et je les pris rapidement avant qu'il ne change d'idée.

-Merci. Bonne journée, les gars! Criais-je en refermant la porte derrière nous. Rosalie, tu embarques avec moi? Proposais-je, une idée derrière la tête.

-Oui, bien sûr!

Les autres filles embarquèrent dans la voiture d'Edward avec Alice au volant.

-Emmett déteste quand je prends sa voiture, lâchais-je en suivant Alice avec la voiture.

-Et pourquoi il te l'a laissé, alors? Rigola-t-elle.

-Aucune idée. Je crois qu'il voulait me sortir de la maison, mais je ne sais pas pourquoi, tu ne trouves pas qu'il semblait bien trop enjoué à l'idée de faire le ménage?

Elle y réfléchit quelques secondes puis, secoua la tête.

-Je ne pourrais dire, je ne le connais pas assez.

-Qu'est-ce que tu aimerais savoir sur lui? Poussais-je.

Elle se tourna vers moi et m'examina. Je gardais les yeux sur la route, sachant très bien qu'elle serait capable de dire qu'il y avait anguille sous roche, puisque je tentais de lui montrer que j'étais une piètre menteuse.

-Qu'est-ce que tu essaie de faire, Bella, sourit-elle finalement.

-Moi? M'exclamais-je, jouant l'innocente. Rien du tout. Je me demandais s'il t'intéressait, c'est tout.

Elle resta silencieuse et fixa la route devant elle.

-Alors, continuais-je. Il t'intéresse?

Elle échappa un rire, puis, me regarda, incertaine.

-Un peu, enfin, Bella, qui ne serait pas intéressé par ton frère? Il est canon, il faut se le dire! Mais...

-Mais quoi?

-Il n'est pas tellement mon genre. Je veux dire qu'il ne semble pas être le genre de mec exclusif dans une relation. Fidèle. J'ai besoin d'avoir cette certitude, autrement, j'aime mieux ne pas m'approcher.

-Hm, réfléchis-je. Tu sais, Emmett me parle rarement de ses conquêtes. Enfin, il ne les décrit jamais. C'est différent avec toi.

Je la regardais de haut en bas et elle rougit sous mon regard. Je me stationnais derrière Alice, mais je ne sortis pas immédiatement de la voiture.

-Il t'aime bien, Rosalie. Même plus que bien. Je crois qu'il pourrait être ton genre, si tu lui laisses sa chance.

Je coupais le contact et sortis de la voiture pour aller rejoindre Alice. Rosalie sembla rester dans la voiture quelques secondes de plus, réfléchissant à ce que je venais de lui dire, avant de sortir de la voiture et venir nous rejoindre devant celle-ci.

-Alors, où sont les bons magasins, ici? Demandais-je. Vous connaissez ce coin mieux que moi.

-Je crois qu'on devrait commencer par les magasins spécialisés en costumes, proposa Rosalie. Alice, tu te rappelles ce magasin où tu as trouvé ce costume d'infirmière l'année dernière?

-Oui! Excellente idée! Ils avaient tellement de choix! Par ici, indiqua-t-elle.

Nous marchâmes dans les petites rues. Tous les commerces étaient petits, ici. Il n'y avait pas de gros magasins à rayons qui bloquaient toute la vue. Nous marchâmes quelques minutes et je vis plusieurs magasins qui m'intéressaient et où nous allions devoir retourner après avoir trouvé nos costumes.

-Voilà! C'est ici! S'exclama Alice en nous ouvrant la porte du magasin.

-Wow, fis-je en voyant tous les costumes entassés dans des rangées collées les unes aux autres.

-Bon! Alors, vous voulez être quoi, les filles? Demanda Alice.

Nous commençâmes à chercher dans les rangées, mais je ne trouvais rien qui m'intéressait vraiment.

-Je crois que j'aimerais me déguiser en déesse de l'amour, dit Rosalie en nous montrant le costume qu'elle venait de trouver.

C'était une robe blanche qui devait arriver en haut des genoux, avec les contours des coutures dorées. Une cape blanche courte avait été jointe au reste du costume.

-C'est magnifique, tu devrais aller l'essayer pour qu'on puisse voir le résultat final, conseillais-je.

-Je crois que je ferais une bonne Pocahontas, qu'est-ce que vous en pensez? Dit Alice en nous montrant elle aussi son costume.

Une camisole brune avec des franges, accompagnée d'une jupe courte avec les mêmes franges.

-Je vais l'essayer, annonça-t-elle.

-Je crois que j'ai une idée, dit joyeusement Angela.

Et elle partit essayer son costume que je n'avais pas eu le temps de voir. Je continuais de chercher, mais ne trouvais rien qui m'intéressait vraiment, les années précédentes, j'avais été une policière sexy et une infirmière sexy, et quand j'étais enfant, j'avais souvent été une princesse, mais cela ne m'intéressait pas, enfin, le sexy, oui, mais pas le cliché. Je décidais d'aller attendre que les filles aient fini de se changer pour commenter sur leur tenue avec Tanya, qui ne semblait pas trouver quoique ce soit non plus. Rosalie sortie de sa cabine et elle ressemblait à une vraie déesse.

-Rosalie, tu es magnifique! Ce costume va vraiment bien avec la couleur de tes cheveux, le blanc te fait extrêmement bien! M'exclamais-je.

Tanya hocha vigoureusement la tête pour donner son accord.

-Alors je le prends? Demanda Rosalie, incertaine.

-Bien sûr que tu le prends, s'exclama Alice en sortant elle aussi de sa cabine.

Elle était aussi extrêmement jolie dans son costume, la couleur de son costume allait bien avec la couleur plus foncé de sa peau, malgré la température à l'extérieur, Alice semblait toujours avoir un teint bronzé.

-J'en reste bouche-bée. Vous êtes toutes les deux magnifiques! Dis-je, légèrement subjuguée.

-Très jolies! Renchérit Tanya.

-Alors on achète! Dit Alice.

-Voilà! Cria Angela derrière la cabine et elle sortit.

-Hum...

Nous restâmes à la fixer, cherchant les mots pour ne pas la blesser dans son enthousiasme. Elle avait choisi un costume de fantôme, mais elle aurait aussi bien pu se mettre un simple drap sur la tête, ça aurait fait la même chose tellement son costume était simple.

-Angela, continuais-je, peut-être que tu devrais trouver quelque chose d'un peu plus... enfin... un costume dans lequel on peut voir ton visage, comment Ben va-t-il te reconnaître avec ce drap sur la tête?

Elle enleva son costume et réfléchis quelques secondes, j'attendais patiemment.

-Vous avez raison... Alors, qu'est-ce que je devrais mettre?

Je cherchais dans les rayons une fois de plus, et je crois que je trouvais le costume idéal, pas trop révélateur, et tout de même sexy, en plein ce qu'il fallait à Angela pour enfin séduire Ben.

-Tiens! Essais celui-là!

-Tu es sûre? Demanda-t-elle, inquiète.

-Va l'essayer, tu verras bien! L'encourageais-je.

Elle se rendit dans les cabines et quand elle revint enfin, j'en restais bouche-bée. Cette fille avait des formes, de très jolies formes! Et ce costume la mettait très bien en valeur. Je lui avais choisi un costume de femme gladiateur. Une robe courte dorée avec une grosse ceinture qui couvrait tout son ventre. Avant que je ne puisse dire un mot, Tanya s'exclama.

-Angela, je crois que tu as trouvé ton costume! C'est un très bon choix, Bella, il lui va à ravir.

-Merci, dîmes Angela et moi en même temps.

Une fois le costume d'Angela acheté, nous décidâmes d'aller dans un autre magasin. Nous nous rendîmes à un autre magasin spécialisé dans les costumes d'Halloween. Rendus là-bas, nous trouvâmes finalement le costume parfait pour Tanya. Un costume qui faisait style gangster, pantalons longs, mais un débardeur puis, des bretelles qui retenaient le pantalon.

-Allez, Bella, à toi, maintenant! S'écrièrent les filles.

-Je sais, je sais! Je cherche, soupirais-je.

-Bella! S'écria Tanya.

-Je cherche, Tanya! M'exclamais-je, légèrement agacée.

-Non, regarde, tu en penses quoi de celui-là?

Les autres filles semblèrent trouver le costume de leur goût et je finis par le regarder. Je l'observais un long moment, penchant la tête sur le côté, puis, sur l'autre. Je finis par hocher la tête en souriant.

-Tu as trouvé, souriais-je.


Alors, quel est le costume de Bella, vous croyez?

Laissez-vos commentaires et à vendredi!

Bisouxxx Amé