Hello everyone ! J'ai ce chapitre en réserve depuis quelques temps, mais j'étais tellement à fond dans l'écriture du chapitre suivant, et du chapitre d'une autre fic que j'ai complètement oublié de le publier plus tôt. J'espère que vous ne m'en voulez pas trop …. :/
Réponses aux reviews :
Abbyfalls345
Hey, ne t'inquiètes pas, c'est pas grave. Je suis déjà contente que tu me donnes ton avis ;)
La séparation a été dure, même pour une sadique comme moi. J'ai mis une semaine à l'écrire lol. Ah, vont-ils se revoir ? Dans la vie, ou après la mort ? C'est une décision importante que je devrais prendre dans les chapitres suivants, et pour être honnête, je sais pas trop quoi faire, car j'ai déjà un plan prédéfini, et changer une chose revient à tout changer. Je suis donc en plein dilemme, puisque je dois prendre pas mal de décision. Au départ, j'avais pas prévu tout ça.
Ah, Dany sera très présente dans les chapitres à venir, et même dans celui-là. C'est mon personnage préférée, alors je ne pouvais pas passer à coté. Viserys a changé, c'est vrai, mais tu vas voir dans ce chapitre qu'Adélys n'en a rien à faire loll Il va payer cher le pauvre. Je suis contente que tu l'apprécies, et je pense que tu l'apprécieras encore plus à l'avenir car il va faire beaucoup de choses pour se racheter auprès d'Adélys.
Tyrion réapparaît dans ce chapitre, mais ne parlera pas beaucoup. Je me rattraperai dans le chapitre suivant.
Je réserve une fin particulière à Cersei, qui promet d'en étonner plus d'un. Enfin, je l'espère …. En tout cas, elle souffrira, c'est certain !
Profites de la suite ;)
Layei67
Je suis contente que ce chapitre te plaises, et j'espère que celui-ci te plaire tout autant, sinon plus. Profites de la suite :)
Sara
Je suis ravie que ce chapitre t'ait plu. C'est toujours un plaisir de savoir ce que pense les lecteurs. Ah, ces deux-là... Je crois que tout le monde est content de les revoir.
A bientôt !
Guest
Merci beaucoup pour ta review !
Tu es la seule à avoir remarquer ce détail. Tu auras la réponse dans ce chapitre ;)
Profites de la suite !
CamilleB
Coucou ! Comme on a pu le voir, et comme on le verra à l'avenir, les visions d'Adélys ne sont pas fiable à 100 %. Elle commettra une erreur qui remettra en doute tout ce qu'elle croyait savoir dans le chapitre suivant. Alors, après tout, les adieux ne sont peut-être pas définitifs, en effet, et elle peut trè bien se tromper.
Les retrouvailles seront dans ce chapitre. J'espère que cela te plaira ;) Néanmoins, je doute qu'elle ait droit au bonheur dans ce chapitre. C'est Game of Thrones, après tout.
A bientôt ;)
La plume d'Elena
Hey ! Je suis contente que ce chapitre t'ait plu. C'est toujours un plaisir d'avoir ton avis :)
Ne t'inquiètes pas, tu m'as pas blessée, et je préfère que tu sois honnête avec moi. En fait, j'ai adopté cette mise en page, parce que je me suis rendue compte que ça me permettait de mieux me repérer. Quant aux délimitations de dialogues, je n'avais pas remarqué qu'elles n'apparaissaient pas. Je manque un peu de temps pour celui-ci, mais je réglerais le problème pour le chapitre suivant, ne t'en fais pas.
A bientôt ;)
Bonne lecture, et on se retrouve en bas !
Chapitre 24
A peine arrivée à Peyredragon, je fus capturée par des dothrakis. Ils ne me connaissait pas, alors je pouvais comprendre leur méfiance. Néanmoins, en me voyant descendre d'un dragon, ils auraient dû se rendre compte que je n'étais pas n'importe qui. Pourtant, malgré mes vociférations, aucun ne porta de crédit à ce que je dis. Cela m'énerva au plus haut point. Ils me menèrent à leur « khaleesi », comme ils l'appelèrent. Ils devaient sûrement parler de Daenerys. Je l'espérai, du moins.
Ils me menèrent jusqu'à la salle du trône. Je scrutai chaque détail de l'architecture du château, totalement fasciné. Je ne me souvenais pas d'avoir vécu ici pendant un court instant, et pourtant, c'était le cas. Je ne pouvais pas m'empêcher de m'émerveiller devant la beauté du lieu. Et dire que Stannis Baratheon en avait fait son siège ! Une honte ! Peyredragon était l'île des Targaryens, pas des Baratheons. Ils n'auraient jamais dû mettre les pieds ici. Stannis regrettera la beauté de ce lieu, parce qu'il n'y remettra jamais les pieds.
La salle du trône était encore plus belle que le reste. Lumineuse et sombre à la fois, la pièce respirait le mystère. Assise sur le trône, Daenerys conversait avec un homme que je ne reconnus pas tout de suite. Encadrés par les dothrakis, j'avançai doucement vers elle. Elle ne m'eut pas encore remarqué, plongée dans sa conversation avec l'homme. Ce n'est que quand un dothakis s'adressa à elle dans sa langue qu'elle tourna la tête vers nous. A peine eut elle posé les yeux sur moi qu'elle écarquilla les yeux, et que sa respiration se coupa. Je souris, amusé par sa réaction. Elle se jeta dans mes bras, manquant de m'étrangler. Je la serrai contre moi. Elle avait grandi. Beaucoup, même. Ses cheveux étaient plus long, sa taille plus fine, et ses formes plus prononcés. Elle était magnifique. Nous nous séparâmes après une longue étreinte.
Que c'est bon de te revoir, Adélys ! S'exclama-t-elle avec un large sourire.
Je suis si heureuse de te voir !
Daenerys me détailla longuement. Elle devait sûrement noter mes changements physiques. Je fis de même.
Adélys ?
La voix vint de derrière Daenerys. Je tendis la tête pour voir de qui il s'agit. C'était l'homme avec qui elle parlait. Je le détaillai, tentant de le reconnaître. Cheveux blond un peu trop long à mon goût, yeux verts, une seule main... Jaime !
Par tous les dieux ! Soufflai-je, honteuse.
Je n'ai même pas reconnu mon propre mari. Quelle honte ! Pourtant, cela ne m'empêcha pas d'accepter son étreinte. Il avait changé lui aussi. Il était plus fort, et marqué par les épreuves.
Comme tu as changé ! S'exclama-t-il lorsque nous nous séparâmes. Tu sembles encore plus mûre qu'avant. Qu'est-il arrivé ?
Trop de choses, répondis-je avec une voix tremblante.
D'un geste calme, il me poussa à développer. Je leur ai alors dit tout ce qu'il s'était passé au Mur, n'omettant aucun détail.
Donc, Visenya est restée au Mur avec Jon, soupira Jaime.
Je suis désolée, mais je n'avais pas le choix. Elle me déteste. Nous nous sommes quittés en très mauvais termes. Jon a essayé d'arranger les choses, mais il n'y est pas parvenu, alors... Je lui ai donné une lettre pour elle, et je suis partie. Je me suis ensuite rendue à Winterfell, mais... La cité a été prise par les Bolton, et je n'ai pas pu y entrer. Claris, une amie qui gardait mes dragons, m'a appris que Ramsey Bolton est mort. Mes dragons l'ont tué lorsque, trop curieux, il a essayé de les toucher. Ils se sont ensuite enfuis. Voilà pourquoi Lyannis m'a retrouvé au Mur. Dès que j'ai récupéré mes dragons, je suis venu ici. Je n'avais aucun autre endroit où aller, et je suis toujours recherché par la reine.
Quelle histoire ! Rit Daenerys. Tu pourrais écrire un roman avec tout ça.
Un roman bien tragique, alors !
Beaucoup trop tragique à mon goût. J'aurais préféré quelque chose de plus joyeux.
Est-ce que... Est-ce que Tyrion est ici ? M'enquis-je avec espoir.
J'allai demander un autre nom, mais je n'avais tout simplement pas osé.
Bien sûr, répondit immédiatement Daenerys. Veux-tu que je l'appelle pour toi ?
Oui, j'aimerais assez, mais... Je ne veux pas qu'il sache que je suis là. Je veux voir la surprise sur son visage.
Très bien. Ser Jaime, pouvez-vous aller les chercher.
Il opina de la tête, et quitta la pièce en quelques secondes, non sans me regarder une dernière fois. Je souris. J'allai revoir Tyrion ! Depuis le temps que je rêvai de nos retrouvailles ! Voilà des années que je ne l'avais pas vu. Nos discussions me manquaient terriblement, tout autant que nos nuits blanches à la bibliothèque.
Il te voue une grande affection, me dit Daenerys.
Qui ?
Tyrion. Il a, à plusieurs reprises, fait ton éloge. Tu es très importante pour lui. Je pense qu'il serait capable du pire pour toi. Jaime, également. Ces deux-là tiennent vraiment à toi. Comment as-tu réussi ce miracle, Adélys ?
Un miracle ?
Que veux-tu dire par là, Dany ?
Comment êtes-vous devenus aussi proche ? Ce sont des Lannisters, et tu es une Targaryen.
Je levai les yeux au ciel avec un sourire amusé.
Naturellement, lui expliquai-je. J'ai tout d'abord rencontré Jaime, à Winterfell. Il venait avec le roi, Robert Baratheon, et sa sœur, la reine Cersei. Le roi voulait désigner Lord... Stark main du roi. Il m'a parlé la toute première fois lorsque sa sœur lui a demandé de retrouver Tyrion qui avait discrètement disparu. Comme par hasard (saisis l'ironie), il m'a demandé de l'aider. Nous avons retrouvés Tyrion dans un bordel. Notre première rencontre était assez étrange, n'est-ce pas ? Tyrion et moi avons parlés ensembles pour la première fois le soir même. J'étais avec Jon. Il voulait lui donner un conseil. « N'oublie jamais qui tu es, les autres ne l'oublieront pas. Fais-en ton armure et on ne l'utilisera pas contre toi » a t-il dit. Cette conversation n'a pas été... très amicale. En fait, j'ai été assez amer avec lui. Je détestais les Lannister. Tu m'aurais vu quand Jaime m'a raconté comment il avait tué ton père ! J'avais envie de lui sauter dessus. Mais il n'avait pas tellement tord finalement. C'est en apprenant à les connaître que je me suis rendue compte que les Lannister ne sont pas tous pareil. Et maintenant, j'en suis une moi-même.
Tu as un grand cœur, Adélys. C'est grâce à toi qu'ils sont ici. S'ils ne s'étaient pas attachés à toi, ils ne seraient pas ici, et... On les aurait sûrement tués durant la reconquête.
Rien que d'y penser, j'en avais des frissons.
Tu sais, Robert Baratheon n'était méchant, lui affirmai-je. C'était juste un homme amoureux qui voulait se venger. Il aimait tellement Lyanna... jusqu'à sa mort. Il détestait les Targaryens parce qu'il croyait que Rhaegar avait violé Lyanna. Il ne savait rien de leur amour. Il haissait tellement les Targaryens... Ce qui est amusant, c'est qu'il semble avoir oublié que la lignée des Baratheon est issue des Targaryens.
Une lignée de bâtard légitimé, rien de plus. L'amour de tes parents est ce qui nous a chassés du royaume, mais aussi ce qui nous y ramène. Tu es le fruit de leur amour, et tu es celle grâce à qui nous pouvons reprendre le trône.
Ce n'était pas tellement faux. C'était l'amour de Rhaegar et Lyanna – l'union du feu et de la glace- qui m'a permis d'exister. C'était grâce à eux que j'avais un destin.
Ma reine, que puis-je pour vous ? Retentit une voix derrière moi que je reconnus tout de suite.
Je fis volte-face, et me figea sur place. Il n'y avait pas que Tyrion en face moi. Il y avait aussi Sansa, Jehanne, et un homme que je reconnus comme étant Oberyn Martell. Un énorme sourire s'imposa sur mon visage.
Par tous les dieux, je vous revois enfin ! M'écriai-je en les rejoignant en courant.
Je me jetai au sol pour étreindre Tyrion qui, choqué, mit quelques temps à me rendre mon étreinte. Nous nous séparâmes quelques secondes plus tard. Je le détaillai de la tête au pied pour voir à quel point il avait changé.
J'ai des milliers de choses à te raconter, et des milliers de conversations sur la condition humaine à reprendre ! M'exclamai-je en me remettant debout.
Quand tu veux !
Ah, cette voix ! Elle m'avait tellement manqué !
J'ai fait le plein d'arguments, crois-moi, lui assurai-je avec un air de défi.
Je n'en doute pas !
Je serrai ensuite Sansa dans mes bras. Elle avait tellement grandi. Elle était bien plus grande que moi. Je la voyais encore enfant, rêvant d'épouser Joffrey. Je la revoyais encore à l'exécution de son père, lorsque sa vie est devenue un véritable enfer. Elle avait l'air plus heureux avec Tyrion, ce qui me rassura.
Je suis désolée de t'avoir laissé à Port-Réal, m'excusai-je avec un fort sentiment de culpabilité. Je n'avais pas le choix. J'aurais aimé te faire échapper, mais tu étais hors de ma portée. J'ai juste eu le temps de mettre Arya en sécurité. Mais... je l'ai perdue. J'ignore où elle est maintenant.
Ce n'est rien, ne t'inquiètes pas. Je ne t'en veux pas du tout. Tu as fait ce qu'il fallait. Mon expérience avec Joffrey m'a rendue plus forte, et moins naïve.
La dernière fois que je t'ai vu, tu…tu étais inconsciente...
Voir son père se faire décoller la tête... Ce n'est pas vraiment supportable.
Je m'en suis voulu de lui rappeler cet événement. C'était déjà assez douloureux pour elle.
Winter is coming, soufflai-je.
Winter is coming.
Je pris Jehanne dans mes bras à son tour. J'étais sincèrement ravie de la revoir. Elle était plus que ma messagère, elle était mon amie. C'était grâce à elle que j'ai des dragons. Je lui en serai infiniment reconnaissante.
Je me tournai ensuite vers Oberyn Martell qui me regardait, intrigué.
Prince Oberyn, c'est un plaisir de vous rencontrer, souris-je poliment.
Lady Adélys, c'est un honneur de vous rencontrer après tout ce que j'ai pu entendre sur vous. Je vois que ce que l'on dit sur votre beauté, et votre intelligence sont loin d'égaler la vérité.
Vous me flattez, et vous êtes un beau parleur. Je vous ai longuement étudié, Oberyn Martell. Votre frère et vous, êtes fascinants. Mais la véritable raison d'un tel intérêt de ma part est surtout d'ordre politique. J'aimerai une alliance. Dorne serait, j'en suis sûre, très utile en promesse de quelque chose que vous désirez.
Il sourit, avant de regarder Daenerys assez longuement.
C'est elle qui charmera mon frère ? Lança-t-il à Daenerys, amusé.
De quoi parle-t-il, Dany ? Lui demandai-je avec une voix un peu plus aiguë qu'à l'accoutumée.
Daenerys se mordit violemment les lèvres avant de m'offrir un sourire désolé. Qu'avait-elle fait ?
Le prince et moi avons déjà parlé d'une alliance, mais son frère est plutôt du genre à réfléchir trop longuement, alors... j'ai pensé que tu pourrais y aller, et le pousser à … réfléchir plus vite, s'explique-t-elle avec une certaine hésitation.
Comment veux-tu que je m'y prenne ? Doran Martell est quelqu'un qui veut toujours maîtriser la situation ! Il ne prend aucune décision à la hâte.
Il y a un moyen de le faire réfléchir plus rapidement, intervint Oberyn. Il suffit de lui donner les bons arguments, ou alors... d'écarter les jambes. Mais, je ne pense pas que ce soit vraiment votre genre.
En effet.
Voilà qui n'allait pas être aisé ! L'alliance entière reposait sur ma faculté d'argumentation. Un tel poids sur les épaules...
Très bien, je le ferais, acceptai-je, résigné. A une seule condition ! Oberyn Martell vient avec moi.
Je suis d'accord avec elle ! Agréa-t-il.
Daenerys accepta ma condition. Elle allait ajouter quelque chose lorsqu'elle se figea. Son regard se porta sur quelque chose derrière moi. Je me retournai lentement, et manquai de m'étouffer en voyant de quoi il s'agit. Plutôt de qui, mais il n'y avait aucune différence entre cette personne et un objet.
Toi, soufflai-je en le fusillant du regard.
J'avançai vers lui, lentement. Je vis bien dans ses yeux qu'il craignit ce qui alla arriver. Lorsque je fus devant lui, je le regardai de haut en bas sans aucune gêne avant de le regarder dans les yeux. Un tas de souvenirs me revint en tête. Les coups, les viols, les mensonges... Elaenna. J'eus envie de le tuer. Je n'eus pas eu la force de me contenir. Je lui flanquai un coup de poing dans la mâchoire tellement fort que j'entendis mes doigts craquer. La douleur ne m'arrêta pas. Je me jetai sur lui, furieuse, et lui flanqua d'autres coups de poings sur le visage avec tout autant de force. Il se laissa faire à ma plus grande surprise. J'en profitai donc pour ravager son visage, laissant la colère m'envahir. Les larmes coulèrent sur mes joues. La douleur dans mon cœur m'empêcha de respirer correctement. Je le frappai avec un tel désespoir ! La jeune fille blessée refaisait surface, perçant mes défenses. Elle voulait se venger, lui faire payer. Le sang macula mes poings, mais je ne m'arrêtai pas. Malheureusement, on m'empêcha de continuer. Oberyn Martell me ceintura. Je me débattis violemment dans ses bras, mais plus fort que moi, il réussit à me résister.
Je te tuerais, Viserys ! Hurlai-je en me débattant comme une furie. Je regarderais ton sang couler avec un plaisir immense !
Je poussai un hurlement de rage en tentant de m'échapper des bras d'Oberyn. Je tendis les bras pour attraper ce maudit mécréant, mais rien n'y fit. Oberyn me retourna, me coupant le plaisir de voir Viserys au sol avec du sang sur son visage, et agrippa mes épaules.
Respirez profondément, Adélys, m'ordonna-t-il.
Ne me voyant pas obéir, il me secoua comme un prunier, et me répéta l'ordre. Je m'exécutai. Je finis par me calmer au bout d'une minute.
- Que se passe-t-il ? Retentit une petite voix féminine derrière moi que je ne connaissais pas. Père !
Je me suis défis de la poigne d'Oberyn pour voir de qui il s'agit. Mon sang ne fit qu'un tour. Une toute jeune fille aux cheveux blancs et aux yeux violets s'élança vers Viserys, maintenant assis au sol, avec un air inquiet. Alors... C'était-elle. Elaenna. Ma fille... Elle était vraiment vivante ! Je fis quelques pas dans sa direction sans même m'en rendre compte. Je voulais la voir, la toucher, l'embrasser... Je voulais la connaître ! Elle releva la tête vers moi lorsqu'elle entendit mes pas. Je me stoppai net. Ces yeux s'écarquillèrent lorsqu'elle remarqua mes cheveux rouges. Elle se releva lentement, puis remarqua le sang sur mes mains. Elle se figea, et regarda le visage de son père puis mes mains. Lorsqu'elle comprit, elle me regarda avec froideur, ce qui me brisa le cœur. Je fis un pas dans sa direction avec une certaine hésitation, mais elle recula comme si elle était effrayée. Blessée, je baissai la tête vers le sol. Viserys, que j'ignorai jusque-là, lui chuchota quelque chose que je n'entendis pas. Elle me jeta un regard surpris. Je ne compris pas. Qu'avait-il dit ?
Mère ? Tenta Elaenna d'une petite voix.
Oui.
Elle courut jusqu'à moi, et enserra ma taille de ses petits bras. Je lui caressai les cheveux avec les larmes aux yeux. Je me rappelai d'elle quand elle était un tout petit bébé à peine née. … Juste avant qu'on ne me l'enlève. Lorsqu'elle brisa notre étreinte, je sentis comme un vide. Je ne voulais plus la lâcher. Pourtant, je la vis rejoindre Daenerys sans pouvoir rien faire. Elle s'assit sur ses genoux avec naturel. On voyait qu'elle avait l'habitude de faire ça. J'en fus quelque peu blessé.
A quelques mètres de là, je vis Viserys se relever, et essuyer le sang qui maculait son visage à l'aide d'un mouchoir en tissus. Je le regardai de travers, avant de détourner brusquement le visage en sentant la colère revenir. Je préférai quitter la pièce avant de commettre une erreur. J'aurai voulu le tuer, mais c'était impossible. Il était le père de ma fille. Je ne pouvais pas le tuer, parce que je ne voulais pas qu'Elaenna souffre.
Je rejoins la plage de l'île, et m'assis dans le sable, fixant la mer. C'était de cette plage que j'avais quitté Peyredragon autrefois. Je ne m'en souvenais pas... En même temps, j'étais très jeune. J'ai plus connu Essos que Westeros. Mon pays natal était, autrefois, qu'un endroit inconnu pour moi. Jusqu'à ce que je revins quelques années auparavant, préparant le terrain pour Viserys et Daenerys. J'avais bien fait de partir. Ça m'a permis de vivre une autre vie. Pas une vie meilleure, mais une autre vie. Je me demandai ce qu'il se passerait si je me suicidai, là, dans la mer. Que se passerait-il ? Je mettrai fin à une vie de malheur. Car oui, quoi que je fasse, je finis toujours malheureuse. Pauvre petite fille !
A quoi pensez-vous pour arborer un air aussi sinistre ?
Je levai les yeux vers celui qui avait osé me déranger. Oberyn Martell. Comme par hasard !
Que faites-vous là, Prince Oberyn ?
Appelez-moi Oberyn. Je me fiche des titres.
Bien... Que faites-vous là, Oberyn ?
Il sourit, et s'assit à côté de moi dans le sable.
Vous ne devriez pas porter toute cette misère sur vos frêles épaules, me dit-il. Vous n'êtes encore qu'une enfant. Vous devriez plutôt profiter de la vie, et arrêter de vous sacrifier pour les autres.
Je ne suis pas une enfant, sachez-le. Je ne le suis plus depuis bien trop longtemps. On m'a volé mon enfance, mon innocence quand j'étais jeune. Quant à la misère que je porte, je n'ai pas le choix. J'ai un destin à accomplir. Je ne suis pas une femme normale. Je suis née du feu et de la glace, je suis le prince qui fut promis. Mon destin ne me permet pas de profiter de la vie, et encore moins de me préoccuper de moi-même. J'ai fait des sacrifices nécessaires, voilà tout. Sauver les gens que j'aime est tout ce qui m'importe.
Vous ne devriez pas être aussi altruiste.
J'haussai les épaules. C'était dans ma nature, et je ne pouvais m'en défaire.
Ils se demandent ce qu'ils vous arrivent, m'apprit-il d'un ton neutre.
Je sais. La réponse est pourtant si simple. J'ai envie de tuer Viserys. J'ai juste envie de serrer autour de son cou, et serrer de plus en plus fort jusqu'à ce qu'il meure étouffé. Je veux le tuer, mais... je ne peux pas. Il est le père d'Elaenna. Je ne peux pas la priver de son père. Alors, j'ai préféré quitter la pièce pour éviter de commettre une grave erreur.
Que vous a-t-il fait pour que vous le haïssiez autant ?
Je lui racontai alors mon histoire. Ma naissance, mon départ pour Essos, mon enfance, et mon adolescence, puis mon départ pour Westeros. Il m'écouta sans jamais m'interrompre.
Je comprends alors pourquoi vous le haïssez, affirme-t-il. Faire de telles choses est impardonnable. A votre place, je l'aurais sûrement étripé.
Ce n'est pas l'envie de le faire qui me manque.
L'étriper encore vivant, et l'étrangler avec ses propres intestins. J'eus peur en voyant de telles idées germer dans mon esprit. J'avais peur de mes propres envies. Il fallait que je parte si je ne voulus pas le tuer. Je lui vouais une haine viscérale.
Je dois m'en aller, lui annonçai-je, décidé.
Vous venez à peine d'arriver !
Je sais, mais... J'ai besoin de réfléchir à tout ça, et essayer tant bien que mal de lui pardonner. Je m'en vais pour Dorne dès maintenant, et vous venez avec moi !
Il secoua la tête.
C'est trop tôt, lady Adélys. Nous ne sommes pas prêts.
Appelez-moi Adélys. Je me fiche des titres. Et nous partons maintenant ou jamais !
Je me relevai d'un bond, et attendit qu'il fasse de même. Il n'en fit rien.
Il faudrait au moins prévenir la reine, lança-t-il, sérieux. Et préparer les chevaux et les provisions pour le voyage.
C'est inutile. Nous partirons à dos de dragon. Quant à Dany, elle sera prévenue par ses fidèles. Ce n'est pas tous les jours qu'on voit un homme et une femme sur un dragon. Allez, levez-vous !
Il s'exécuta, à court d'arguments. J'appelai Meraxès qui ne devait pas être très loin, puisqu'il se posa que quelques minutes plus tard. Oberyn, qui se méfiait un peu de la créature, recula quelque peu.
Je le contrôle, ne vous en faites pas, le rassurai-je avec un sourire. Il ne m'a jamais désobéi.
Je caressai le museau de Meraxès en lui chuchotant des mots doux en valyrien. Je lui présentai Oberyn comme étant un ami.
Les dragons comprennent vraiment le valyrien ? Me demanda-t-il, curieux.
En effet.
Je pris la main d'Oberyn, et l'obligeait à la poser sur le dragon. Sa respiration s'accéléra. Il craignait la créature. Mais, il finit par se détendre lorsqu'il vit que les intentions du dragon était pacifique. Il se surprit alors à le caresser.
Vous voyez, souris-je avec un air satisfait. Meraxès est un amour !
A sa plus grande surprise, je montai sur le dos du dragon sans aucune hésitation. Je lui tendis la main, attendant qu'il fasse de même.
Oh, j'y crois pas, ricana-t-il avant de prendre ma main, et de monter derrière moi. Dites-moi que je rêve !
Vous ne rêvez pas, Oberyn Martell. Vous êtes le seul qui pourra vous vanter d'avoir monté un dragon !
Il rit. Je n'aurais jamais cru qu'Oberyn serait aussi sympathique. Dans les livres, et d'après ce que Sam m'avait raconté, il semblait être un homme assez froid et dangereux. Pourtant, il n'en était rien. Il m'inspirait plutôt confiance.
Vous êtes prêt ? L'interrogeai-je.
Je ne le serais jamais assez, mais... Allons-y !
Je lâchai un petit rire, avant de me reprendre.
Vole, ordonnai-je à mon dragon.
Il s'élança immédiatement dans les airs avec une joie perceptible. Meraxès adorait voler. Je sentis Oberyn se tendre derrière moi. Je pus comprendre pourquoi. Le pauvre...
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
Il nous fallut deux jours pour arriver à Dorne. La chaleur étouffante du désert m'a aussitôt rendue malade. Nous dûmes nous arrêter à plusieurs reprises. Oberyn ne fit aucun commentaire. Je lui avais expliqué que je n'étais plus habitué à une telle chaleur, ayant vécu pendant des années dans le nord. Il comprit, précisant qu'il était incapable de supporter le froid. Sa sollicitude me toucha.
Nous atteignîmes Les Jardins Aquatiques au bout du troisième jour. C'était là que Doran Martell résidait. Oberyn avait hâte de revoir son frère, tout comme j'avais hâte de le rencontrer. D'après Oberyn, les dorniens se fichaient des titres, et ne rejettaient pas les bâtards. Ses enfants étaient, eux-mêmes, des bâtards. J'avais hâte de les rencontrer également.
Lorsque nous entrâmes aux Jardins Aquatiques à dos de dragons, tous furent effrayés. Les gens couraient dans tous les sens, totalement paniqué. Je décidai alors de me poser pour qu'ils voyent leur prince. Oberyn descendit d'un bond du dragon, et s'adressa à la foule. Je n'entendis pas ce qu'il dit, mais ses propos semblèrent rassurer la population. Ils me regardèrent tous comme si j'étais une déesse. J'en fus assez gêné.
Que leur avez-vous dit ? M'enquis-je lorsqu'il revint vers moi.
Simplement que vous êtes une seigneur-dragon.
Ce n'était pas tellement faux. J'étais, après tout, l'une des seules personnes à savoir contrôler des dragons.
Ils me regardent comme si j'étais une apparition divine, soufflai-je.
Vous en avez l'apparence.
Moi, l'apparence d'une divinité ? Non, pas du tout.
Et si nous allions voir votre frère, fis-je, changeant volontairement de sujet. C'est la raison de notre présence ici.
En effet.
Il me fit signe de le suivre. J'ordonnai à mon dragon de s'envoler, avant de m'exécuter. Oberyn me fit découvrir la cité. Je dû admettre que c'était le plus agréable endroit qu'il m'ait été donné de voir. Sous ses airs hostiles, Dorne n'en était pas moins un coin de paradis. J'aurais aimé y vivre.
Regardez ! S'exclama Oberyn lorsque nous fûmes dans les jardins. Mon frère est sur le balcon là-bas !
Je levai les yeux vers l'endroit qu'il m'indiqua, et me figea. Cet homme... Je l'avais déjà vu dans mes rêves. Je m'étai toujours demandé qui ça pouvait être. J'ai maintenant la réponse...
Adélys, vous ne venez pas ? M'interrogea Oberyn en ne me voyant pas le suivre.
Hum... Si. Désolée.
Je le rejoins en quelques pas. Il me conduisit jusqu'au bâtiment où son frère se trouva. Il connaissait très bien les lieux, et me raconta son histoire. Une certaine Daenerys Targaryen était à l'origine de cet endroit. Cela me fit sourire. Je connaissais cette femme pour l'avoir longuement étudier plus jeune. Elle s'était marié avec Maron Martell alors qu'elle en aimait un autre, un certain Daeron Blackfyre, son demi-frère, le bâtard du roi Aegon IV, le père de Daenerys, et de Daena Targaryen. Malheureusement, elle a dû mettre son amour pour son demi-frère de côté pour conclure une alliance avec Dorne afin que cette contrée fasse partie des Sept-Couronnes. C'était une femme admirable, douce, et aimante.
Faites bonne impression, me sourit Oberyn lorsque nous fûmes devant la pièce où j'allai enfin rencontrer Doran Martell.
Ça devrait aller.
Oberyn ouvrit la porte sans aucune douceur. Un garde voulut le stopper, mais n'en fit rien lorsqu'il le reconnut. Oberyn lui jeta un regard noir avant d'entrer dans la pièce. J'hésitai quelques secondes avant de le suivre. Son frère lui sourit. Il eut l'air ravi de le revoir.
J'ai cru que tu ne reviendrais jamais, dit-il avant de me remarquer. Je vois que tu as ramené une femme. A qui ai-je l'honneur ?
Adélys Lannister. C'est un plaisir de vous rencontrer, prince Doran.
Il me dévisagea, tentant sûrement de me décrypter. Ses yeux brillaient d'intelligence. Je me sentis toute petite sous ce regard.
Une Lannister ? Interrogea-t-il Oberyn. Pourquoi m'amènes-tu une Lannister ?
Oberyn ouvrit déjà la bouche pour répondre lorsque je le coupais :
Je ne porte ce nom que parce que je suis mariée à l'un d'eux. Un mariage forcé, organisé par la reine Cersei. En réalité, je suis une Targaryen.
Une Targaryen ? Souffla Doran en fronçant les sourcils. Vous ne pouvez être la fille d'Aerys, ou de Viserys.
En effet. Je suis la fille de Rhaegar Targaryen, et de Lyanna Stark.
Il me dévisagea un peu plus longuement, cherchant des ressemblances avec mes parents. On m'avait toujours dit que je ressemblai terriblement à Lyanna, et que je ne tenais de mon père que mes yeux, et mon goût pour les études.
Pourquoi une Targaryen désire-t-elle me voir ? Me demanda-t-il avec un regard soupçonneux.
La raison est simple : Nous désirons une solide alliance avec Dorne.
Il ne dit aucun mot, attendant que je poursuive.
Ma famille est de retour à Westeros, lui appris-je. Viserys et Daenerys sont en ce moment-même à Peyredragon. Nous avons six dragons, mais ce n'est pas suffisant pour reprendre ce qui nous appartient. Nous avons besoin d'alliés. Je fais appel à vous aujourd'hui car je sais que vous ne soutenez pas les usurpateurs. Cersei Lannister et ses bâtards ne devraient pas être sur le trône, et vous le savez.
Pourquoi est-ce que je conclurais une alliance avec vous ? Vous êtes la preuve vivante de l'infidélité de Rhaegar. C'est à cause de son amour pour Lyanna que notre sœur est morte.
Et j'en suis sincèrement désolée. Tout cela n'aurait jamais dû arriver, mais… Ne rejetez pas la faute sur moi. Ce n'est pas de ma faute. Je ne suis que le fruit de tout ça. De toute façon, je viens ici au nom de Daenerys. Je ne suis qu'une bâtarde. Le trône est hors de ma portée, et il ne m'intéresse pas.
Cela allait être compliqué de le convaincre. Voilà pourquoi Daenerys m'avait demandé ça.
Si Daenerys veut me demander quelque chose, qu'elle vienne en personne, me dit-il avec un ton un peu sec.
Je poussai un petit soupir en jetant un coup d'œil à Oberyn. Il avait les lèvres pincées. Il m'avait prévenu que ça ne serait pas simple. Mais j'avais heureusement d'autres arguments plus ou moins convaincants. Je m'approchai de lui jusqu'à le surplomber de toute ma hauteur. Il me regarda faire sans mot dire. Je m'agenouillai face à lui.
Dany ne peut pas quitter Peyredragon pour le moment, lui expliquai-je, sérieuse. Sinon, Stannis Baratheon profita de l'absence des dragons pour reprendre l'île. Elle ne peut pas se permettre de perdre cet endroit stratégique. De plus, je suis sa conseillère, et la seule, à part elle, à pouvoir contrôler un dragon. J'étais la seule à pouvoir venir.
Une idée me vint à l'esprit. Je lançai un sourire à Oberyn.
Et votre frère a tenu à ce que ce soit moi qui vienne, mentis-je sans aucune hésitation.
Doran tourna la tête vers son frère pour voir si je disais vrai. Oberyn, heureusement, rassura son frère d'un sourire.
Pourquoi ? L'interrogea Doran, curieux.
Je soutiens les Targaryens car ils m'ont offert l'asile lorsque la reine me recherchait. Adélys est la plus convaincante d'entre eux, et elle avait besoin de changer d'air.
Et Ellaria ?
Elle est morte.
Je tressailli. Il dit ça avec un tel désintérêt ! Doran a semblé aussi interloqué que moi.
Je ne pense pas que nous devrions nous allier avec vous, m'annonça ce dernier. Nous avons déjà une alliance avec la couronne. Mon fils, Trystan, va se marier avec Myrcella Baratheon.
Je n'en crois rien. N'est-ce pas vous qui voulait marier votre fille, Arianne, avec Viserys, et votre fils, Quentyn, avec Daenerys ?
Vous êtes intelligente, Adélys, mais vous ne réfléchissez pas assez. Si j'acceptais de donner ma fille et mon fils à Viserys et Daenerys, et que la couronne l'apprend, que se passera-t-il ? Ils nous déclareront la guerre !
J'aurais dû m'y attendre. Doran réfléchissait toujours aux conséquences. Mais je n'avais pas dit mon dernier mot.
Cette alliance resterait secrète, et quand bien même serait-elle découverte, nous vous protégerions, assurai-je, déterminé. Je tiens à vous rappeler que nous avons six dragons, dont trois en ma possession. Je pourrais aisément rester ici, et vous protéger.
Votre reine n'aurait-elle pas besoin de vous ?
Elle a un autre conseiller bien plus avisé que moi. Tyrion Lannister, son demi-frère.
Son demi-frère ?
Ah, c'est vrai qu'il ne savait pas ! Je lui ai alors expliqué les liens qui unissaient Tyrion aux Targaryens. Il en fut quelque peu surpris.
Quels seraient les avantages d'une telle alliance ? M'interrogea-t-il, me testant sûrement.
Vous pouvez nous demander tout ce que vous voulez, et nous vous le donnerons.
Intéressant...
Je le vis réfléchir pendant plusieurs minutes. J'espérai l'avoir convaincu, sinon... J'allai devoir user d'autres méthodes.
Et que désirez-vous de nous ? Me demanda-t-il après un long silence.
Le soutien. Militaire, et politique. Rien de plus.
Combien d'alliés avez-vous donc ?
Question piège ! Qu'est-ce qu'il était malin !
Assez peu, répondis-je avec honnêteté. Nous avions le Nord, mais Winterfell a été prise par les Bolton. Heureusement, Sansa Stark est prête à reprendre sa cité, donc ce n'est qu'une question de temps avant qu''elle ne nous fournisse des hommes. Daenerys possède des dothrakis, et des immaculés. Un peu plus de 8000 hommes. J'ai le soutien de quelques familles, comme les Maury, les Tully, les Stark, et les Mormont. Ilyrio Mopatis nous a aidés à plusieurs reprises. Je pense que Varys pourra nous aider également.
Varys ? C'est la pire vermine que l'on peut trouver à Port-Réal ! S'exclama avec haine Oberyn.
Non, vous … Vous ne savez pas ? … Je vais donc vous raconter ce qu'il a fait.
Je pris une profonde respiration pour me préparer à leur annoncer une chose que je n'avais jamais dis à personne, pas même à ma famille.
Lorsque votre...soeur et ses enfants se sont fait tués... Eh bien …
Pourquoi tant d'hésitation ? Soupira Doran, impatient.
Ce n'est pas quelque chose de facile à dire. Pour être honnête, je ne l'ai jamais dit à qui que ce soit.
Ça aurait changé trop de choses.
Varys savait ce qui allait se passer si les Lannisters entraient dans Port-Réal, alors, comme Rhaegar pensait qu'Aegon était le prince qui fut promis, il ne voulait pas prendre le risque que la prophétie disparaisse. Il a donc échangé un des enfants de votre sœur avec celui d'une domestique, et l'a emmené avec lui à Pentos. Seulement, il s'est trompé d'enfant. Au lieu de sauver Aegon, il … il a sauvé Rhaenys. Je l'ai rencontré à Pentos. J'habitais à cette époque-là chez Ilyrio Mopatis. Je l'ai rencontré sur un marché. C'est elle qui m'a abordé, intriguée par mes yeux mauves. Elle connaissait ses origines. J'ai... vraiment été surprise lorsqu'elle m'a avoué que ses parents étaient Rhaegar Targaryen, et Elia Martell. Je n'ai pas tout de suite remarqué la ressemblance pourtant si frappante. J'ai déjà vu un dessin de votre sœur dans un livre, et je dois dire que Rhaenys lui ressemble trait pour trait. Nous sommes très vite devenues amie. J'avais pour habitude de la rejoindre au marché tous les deux ou trois jours. On parlait beaucoup de notre famille. Un jour, elle m'a dit qu'elle avait décidé de partir pour rejoindre sa famille à Dorne. Je ne l'ai jamais revu. Tout cela date d'il y a environ 8 ans.
Oberyn et Doran échangèrent un regard plein de sous-entendus.
Est-ce que..., commença Doran.
Oui, c'est Lya Sand.
Ils semblèrent bien connaître cette fille, ce qui m'intrigua.
Qui est Lya Sand ? Les interrogeai-je, curieuse.
Lya Sand est la meilleure amie d'Arianne, me répondit Doran. Elle est arrivée à Lancehélion i ans. Elle est venue me voir, et m'a demandé si je pouvais l'accueillir en tant que suivante de la princesse Arianne. Elle s'est présentée comme étant Lya Sand, une bâtarde d'un noble de la maison Ferboys. J'ai accepté. C'est vrai que j'avais remarqué la ressemblance troublante avec Elia, mais je me suis dit que je me faisais des idées.
Alors, Rhaenys est vraiment à Dorne ! Voilà qui devrait vous faire reconsidérer l'alliance !
Il leva les yeux au ciel, alors qu'Oberyn sourit. Je n'oubliais pas mes priorités.
Je vais y réfléchir, assure-t-il avec un petit sourire amusé.
Alors, que pensez-vous de ce chapitre ? Des retrouvailles un peu spéciales ? Adélys qui s'en prend à Viserys ? Elaenna ? Oberyn ? Le départ imprévu pour Dorne ? La rencontre avec Doran Martell ? Rhaenys ( je sais, c'est peu probable qu'elle ait survécu, mais je voulais innover un peu :D) ? Dites-moi tout !
Indices sur le chapitre suivant :
1- Deux POV Jon
2- Quelques souvenirs d'enfance d'Adélys
3- Adélys recontrera les aspics des sables
4- Deux morts, dont une qui va me rendre très impopulaire ( Ce n'est pas Jon)
