Salut tout le monde! ... Maismaismais... J'ai oublié un truc ! (tiens, c'est étonnant...)

J'AI DEPASSE LES 20 000 HITS ! MERCI A TOUS ! ^0^

Je suis vraiment super heureuse, sérieusement. J'en suis déjà là... Ça me fait chaud au cœur, encore une fois je n'ai pas de cadeau à vous offrir en retour, j'en suis désolée... Mais promis, je vais essayer de faire quelque chose dans les prochains jours.

D'ailleurs, je me rends compte d'un truc incroyable... Mon épilogue sera posté le 18 mars. Le 19, mon brevet blanc commence... TOT Meeeeerde... Ça me déprime.

Ne vous inquiétez pas, l'épilogue ne sera pas repoussé à cause du brevet, ah non ! De toute façon, vu que c'est un épilogue il ne sera pas long du tout, alors j'aurais le temps de réviser (ahah, cte bonne blague. Je révise jamais XD)

BREF ! Je pense que mon brevet, vous vous en foutez, ce qui vous intéresse est ma fiction :

Disclaimer à Masashi Kishimoto pour le manga Naruto

HAVE A GOOD READ !


Chapitre 24 : Réflexe


A Konoha, le soleil venait à peine de se lever. Ses doux rayons illuminèrent les toits rougeoyants. L'horizon virait doucement au rose-bleu, alors que le haut du ciel passait du noir d'encre au gris maussade caractéristiques des journées d'hiver.

Il y planait une odeur de pain récemment cuit, de mousse humide et de sapins. Le vent hivernal sifflait entre les maisonnées qui s'éveillaient doucement, avant que leurs habitants ne partent au travail. Certaines personnes étaient déjà debout, montant la garde autour du village, ou flânant simplement dans les rues vides à l'aurore.

Mais tout d'un coup, alors qu'aucun trouble ne s'était fait sentir dans la forêt, sans qu'aucun son ne les ait averti de ce qui suivrait... Tous les Anbu qui montaient la garde s'écroulèrent. Un Sharingan fut la dernière image qu'ils virent.

Nous étions en décembre, il était près de six heures du matin. Et aujourd'hui serait la plus longue journée que Konoha connaîtrait.


Plongés dans l'obscurité de leur chambre, Naruto ronflait allègrement aux côtés de Sasuke, lui aussi endormi. Bien au chaud au creux des draps, ils étaient calmes, paisibles, sereins.

Seule la fenêtre recouverte par de lourds rideaux laissait passer un rai de lumière, qui venait chatouiller le dos de Naruto. Sa tête était au bord du matelas, son bras droit frôlant le sol, et l'autre roulé autour de la taille de son ami.

Soudain, une immense explosion vint troubler cette douce quiétude et fit sursauter Naruto qui en tomba du lit en un petit couinement. Sasuke fut accompagné dans sa chute, mais heureusement ralenti par le corps sous lui. Néanmoins, un juron lui échappa quand il cogna durement son crâne sur le plancher.

Ils se redressèrent rapidement, les sens à l'affût comme les bons ninjas qu'ils étaient, et ouvrirent largement les rideaux pour illuminer la pièce du soleil levant à l'est... ainsi que d'immenses flammes qui léchaient la muraille de bois qui entourait le village.

Ils localisèrent rapidement l'origine du feu, qui était les portes du village. Sous leurs yeux effarés, le feu continua de monter, avant qu'une nouvelle explosion ne retentisse et ne les fasse tout bonnement chuter en un énorme bruit.

Ils assistèrent au spectacles avec de grands yeux écarquillés, et le souffle court. Soudain, Sasuke repéra un changement dans l'air et dans le chakra environnant. Un sourire étira le coin de ses lèvres.

Naruto s'habillait en coup de vent, cherchant à aller voir ce qu'il se passait, quand Sasuke l'attrapa brusquement à l'épaule.

« Attends, Naruto ! »

Le blond lui adressa un regard parfaitement ahuri, et avant qu'il ne lui hurle dessus, Sasuke expliqua à l'aide d'un seul nom, qui signifiait tellement :

« Tobi. » chuchota-t-il en fixant les portes en flammes.

Enfin, il se montrait.


« Ino, » soupira une voix lasse et particulièrement fatiguée « je peux savoir ce qu'il t'arrive à cette heure ? »

La blonde se redressa brusquement et haussa le menton :

« Je vais à la recherche de Tsu. »

« Et moi, qu'est-ce que je viens faire là-dedans... ? » grogna Shikamaru avant de se faire tirer à nouveau d'un coup de poignet particulièrement brusque.

« Tu vas m'aider à découvrir son identité ! » répondit-elle avec un sourire en coin, tandis que le Nara roulait des yeux.

Seulement, une brusque secousse se répandit sous leurs pieds, ils entendirent une énorme détonation qui accompagna le tremblement. Ils se retournèrent brusquement, et virent au loin les deux immenses portes rouges du village s'enflammer.

Immédiatement, ils firent demi-tour et se mirent à courir en direction de l'entrée de Konoha où un incendie commençait à se propager. Durant leur course, une nouvelle explosion retentit, les obligeant à se boucher les oreilles pour protéger leurs tympans fragiles.

Autour d'eux, des hurlements commencèrent à retentir, et ils observèrent les fenêtres s'ouvrir. Ils s'échangèrent un regard, puis se ruèrent vers l'origine de l'incendie.

Un très mauvais pressentiment les prirent aux tripes, à cet instant.


Tsunade travaillait ardemment, à cette heure-là. En effet, elle était penchée sur un grave problème de transport de nourriture déshydratée entre Kumo et Konoha, et ses yeux ne quittaient pas la feuille posée sur le bureau. Enfin, tout ceci aurait été plausible si seulement ses paupières n'avaient pas été fermées... Et qu'un doux ronflement n'accompagnait pas sa respiration.

Soudainement, un chakra fit son apparition, et entoura le village. Sa force était telle, et la détonation qui l'accompagna aussi, que son coude glissa et que la dure loi de la gravité fit retomber sa mâchoire sur le bois décidément trop dur.

Cependant, elle n'eut pas le temps de se plaindre du mal engendré par la chute, immédiatement une autre explosion résonna dans le village. Ses yeux s'agrandirent tandis qu'elle se concentrait, rien que deux secondes, pour reconnaître ce chakra... Le déjà-vu forma une boule dans ses gorge, et elle se leva brusquement tandis que des dizaines d'Anbu débarquaient dans son bureau.

Elle essaya de les renvoyer immédiatement avec pour ordre de commencer à évacuer le village, mais l'un d'entre eux l'informa qu'ils étaient encerclés de toute part, et que tous les gardes avaient été abattus dans la foulée.

Une demi-douzaine de jurons plus tard, elle ordonna au groupe A d'aller appeler tous les ninjas de niveau Chuunin ou plus, et qu'ils se rendent à l'entrée de Konoha. Elle chargea le groupe B d'évacuer les villageois dans les abris cachés dans le Mont Hokage – fabriqués suite à l'attaque de Pain sur Konoha – , le groupe C de retourner aux murailles qui entouraient le village afin de créer un kekkai de la taille du village et le groupe D devait la suivre.

En seulement quelques secondes, les ordres furent pris au pied de la lettre, et les shinobis s'élancèrent en dehors du bureau. Tsunade attrapa sa veste verte, puis sortit de son bureau, les sourcils froncés sous la colère qui la traversait.


Sous son masque, Tobi observa les allées et venues du village qu'il venait de réveiller. Les cris, les pleurs, la tension qui planait : il sentait tout. Il observa l'immense porte qui se trouvait à quelques mètres de lui, ainsi que les flammes qui léchaient le bois, puis un petit sourire étira ses lèvres.

Il fit un petit signe, et d'autres parchemins explosifs placés sur les gonds de l'enceinte explosèrent.

Lentement, les portes chutèrent, avant de s'étaler en un énorme fracas côté village.

D'immenses nuages de poussière s'élevèrent, et la place centrale de Konoha se dessina petit à petit sous ses yeux. De nouveaux hurlements s'élevèrent, et cette fois ce furent des sons de courses qui secouèrent les maisonnées. Ils fuyaient les explosions, la guerre qui frappait à leur porte... Leur mort prochaine.

Doucement, le chef de l'Akatsuki leva son bras droit. Il s'apprêtait à ordonner à ses collaborateurs de s'introduire dans le village, quand une immense barrière translucide s'éleva sous ses yeux. Une ride de contrariété se forma sur son front, mais il abaissa lentement sa main, avant de faire signe à ses compagnons de reculer dans la forêt.

« Nous avons un petit contretemps. » susurra-t-il « J'avais prévu la possibilité qu'ils aillent assez vite pour former une barrière de protection. » ses yeux roulèrent de gauche à droite, et il se retrouva seul, au milieu de la place de Konoha, la porte au sol juste sous ses yeux.

Un faible sourire étira ses lèvres :

« Je dois même dire que je suis ravi que ça se passe de cette manière. »

Il n'eut pas à attendre quelques secondes de plus, il vit une dizaine d'Anbu apparaître tout autour de lui. Mais, malheureusement pour eux, il avait un avantage.

Grâce à ses collaborateurs cachés dans la forêt derrière lui, et à leur yeux, l'effet de surprise normalement souhaité tomba à l'eau. Face au Rinnegan, rien ne servait d'attaquer par derrière.

Les shinobis lui foncèrent dessus, décidés à l'attraper tant qu'il restait immobile. Seulement, leurs mains ne firent que passer à travers l'homme qui ne bougea pas d'un millimètre, et en une seconde ils furent tués d'un coup de kunai dans la carotide.

Le sang gicla autour de lui, et il remit rapidement l'arme dans sa pochette, avant de se remettre à attendre patiemment la venue de ses véritables adversaires. Il n'en avait que faire de ces Anbu. Celui qu'il attendait, c'était Sasuke Uchiha, qui se trouvait à Konoha depuis quatre mois, ainsi que Naruto Uzumaki, le célèbre réceptacle de Kyuubi.

Et son souhait s'exauça.

Des dizaines de ninjas apparurent à une centaine de mètres, au milieu des flammes, mais seul un regard obtint son attention. Un regard sanglant, symbole de la vengeance et de la force fraternelle. Cet œil qui avait causé tant de tragédies, mais contribué à tellement de shinobis de légende.

Le Sharingan.

Une immense gerbe d'eau jaillit des mains d'un ninja qu'il n'avait même pas remarqué jusque là, et vint éteindre les flammes avant qu'elles ne se dispersent dans le village. Après avoir vaguement observé le masque de renard, la mémoire lui revint, ainsi que le nom de cet Anbu.

Il se souvenait vaguement avoir cru, durant quelques temps, que cette personne était Sasuke, mais au final Deidara avait apporté la preuve que non. Rien d'autre ne lui revenait par rapport à cet homme. Il haussa un sourcil et se demanda un instant pourquoi il était le seul Anbu présent, mais après avoir remarqué sa proximité avec le dernier Uchiha, il comprit.

Il comprit que c'était lui qui surveillait Sasuke, et surtout que Naruto n'était visiblement pas présent. L'information le surprit, mais ne le découragea pas, au contraire. Il savait que le jinchuuriki était présent dans le village – Zetsu surveillait Konoha depuis des semaines et savait qu'il n'en était pas sorti – mais il le ferait sortir de sa cachette. De gré ou de force.

Une seconde s'écoula, et ce fut l'Hokage qui apparut face à lui, entourée d'un vingtaine d'Anbu. Son sourire s'étira quand il se dit qu'enfin tout le monde était présent.

« Tobi... » siffla Tsunade, tandis qu'elle s'avançait dans les volutes de vapeur créés par la rencontre Katon-Suiton. « Tu as donc décidé de t'attaquer en premier à Konoha. J'aurai cru que tu étais assez loyal pour nous affronter lors d'une guerre, encore une fois, mais tu préfères avoir l'effet de surprise ? »

Il plissa les yeux, et leva les mains en un geste machinal :

« Si vous souhaitiez éviter cela, il fallait me débusquer avant. Oh, vos escouades de recherche m'ont beaucoup amusé, et encore plus les tentative d'utiliser Sasuke comme appât. » ses yeux roulèrent jusqu'à l'Uchiha qui l'observait au loin, ses tomoe tournant furieusement dans ses pupilles.

« Tu savais qu'il était ici, mais tu n'es pas venu... ? » murmura la blonde, déconcertée.

« Pour qui me prenez-vous ? Je le sais depuis bien longtemps, ne vous en inquiétez pas. »

Les poings de la Godaime se serrèrent brusquement, et il sentit l'assemblée entière le fusiller du regard. Un bref rire lui échappa :

« Qu'allez-vous faire ? Rester derrière votre Kekkai ? C'est une défense bien vaine, malheureusement. Je ne suis pas venu ici sans préparation. Et puis, ce genre de piège ne fonctionne pas avec moi. »

« Alors pourquoi restes-tu ici ? »

Il sourit largement sous son masque, et répondit d'une voix mielleuse :

« Je préfère toujours la diplomatie à la force. »

Le ton qui l'employa fit frémir la blonde qui s'avança encore d'un pas. Elle gronda :

« Nous ne te donnerons pas Naruto. Que ce soit par la diplomatie ou la force. »

Cette fois-ci, le rire glacial du chef de l'Akatsuki résonna.

« Je m'y attendais... La Volonté du Feu, c'est ça... ? Konoha ne change pas, malgré les années. C'est regrettable. »

Les pupilles noisettes de la Sennin le fusillèrent.

« Cependant, votre Volonté ne sera rien face à nous ! »

D'un rapide signe du poignet, il fit signe à ses collaborateurs d'apparaître enfin, eux aussi. Il était temps qu'il montre la si belle armée qu'il avait réunie durant toutes ces années... Ceux-ci se postèrent lentement à ses côtés, formant une grande ligne qui prenait tout l'horizon.

Soudain, des exclamation retentirent, et Tobi sut que les ninjas avaient repéré l'homme qui se trouvait en bout de ligne. Tsunade écarquilla les yeux et porta lentement une main à sa bouche quand elle le vit à son tour.

Jiraiya. Avec ses longs cheveux blancs, ses épaules larges, sa carrure imposante. Mais malheureusement, aussi emmitouflé dans une cape de l'Akatsuki, ainsi que le Rinnegan dans les yeux.

Naruto se raidit lentement, comme si un seau d'eau glacé l'avait douché. Ses yeux s'agrandirent, et ses mains se mirent à trembler, ainsi que ses jambes, sa colonne vertébrale.

« Dans ce monde, il est impossible pour un idiot de survivre. »

Il déglutit douloureusement tandis que la cadence de son cœur s'accélérait.

« Aujourd'hui, je vais t'apprendre une nouvelle technique. Une technique inventée par le Yondaime lui-même ! »

Ses yeux bleus devinrent humides, et ses lèvres tremblèrent, tandis qu'un nom ne cessait de résonner dans son crâne.

Ero-sennin...

Une main l'attrapa à son poignet avant qu'il ne s'élance sur le chef de l'Akatsuki, prêt à le défigurer de coups de poings jusqu'à la mort. Il se retourna brusquement, les larmes aux yeux, et vit Sasuke le fixer avec attention, comme s'il souhaitait lui faire passer un message par télépathie.

Ne fais pas ça.

Et il comprit. Tsumujikaze ne pouvait pas. Tsumujikaze n'avait pas été l'élève de Jiraiya. Tsumujikaze devait demeurer silencieux... Et calme.

Ses poings se serrèrent, tandis qu'une grimace déforma son visage et qu'il susurra.

« Sensei... »

Tobi sourit, satisfait de la réaction obtenue. Tsunade était restée muette sous le choc, et pleurait silencieusement sous les yeux de ses ninjas. Derrière elle, ceux-ci baissaient les yeux par respect, d'autres restaient fixés sur Hidan qui souriait effrontément, ou encore ses autres acolytes.

« Je vous laisse une demi-heure. » annonça-t-il brusquement. « Vous avez trente minutes pour m'amener Naruto Uzumaki. Si vous refusez... » ses yeux se plissèrent « Nous attaquerons. Nous détruirons Konoha jusqu'à que nous le trouvions définitivement. Et pensez bien que les dégâts seront bien plus colossaux que ceux qu'a créé Pain. »

Sur ces derniers mots, il disparut ainsi que tous ses confrères sous les yeux écarquillés des ninjas.


« Nous devrons les séparer. » annonça l'Hokage à la foule de ninjas sous ses yeux.

Immédiatement, et afin de bien se faire entendre de tout le monde, elle avait décidé de réunir ses shinobis sur le toit de la Tour de l'Hokage, afin de leur donner un ordre à chacun, tandis que le reste des villageois allait se cacher dans les abris troglodytes.

« Chacun d'eux porte le Rinnegan, qui sont connectés, vous le savez. Grâce à notre supériorité numérique, nous serons capables de les séparer et de nous battre contre eux par groupes. »

Elle se tourna rapidement et fit signe à deux Anbu de dérouler un immense parchemin vierge.

« Tout d'abord, notre chef stratégique sera Shikamaru. Il décidera de la marche à suivre dans chacune des équipes qui s'occupera d'un membre de l'Akatsuki. Vous respecterez ses décisions, et je n'accepterai aucunes représailles, c'est bien compris ? Nous sommes en guerre, nous n'avons pas le temps pour ces enfantillages. »

La foule de ninjas opina, puis Shikamaru s'avança jusqu'au rouleau. Il attrapa un feutre que lui tendit un Anbu et dessina cinq colonnes sur le papier. Dans chacune des colonne, il inscrivit : Zetsu, Hidan, Kakuzu, Femme non-identifiée, et enfin Jiraiya, son geste eut un petit accroc quand il finit d'écrire le nom du grand Sannin.

Il se tourna d'une épaule, la main toujours levée en direction de son tableau, et annonça :

« Nous allons nous répartir en équipe équilibrées contre ces différents déserteurs. »

Sa main se dirigea d'abord sur la colonne ''Hidan'', dans laquelle il inscrivit son nom ainsi que ceux d'Ino et Chouji. Personne n'épilogua ce fait, et il poursuivit sa liste de ninjas. Dans la colonne ''Kakuzu'', il s'apprêtait à inscrire le nom de Kakashi, quand celui-ci l'interpella :

« Je suis désolé, Shikamaru, mais je pense que je serais plus utile face à la femme non-identifiée. »

Le brun regarda le jounin, interdit :

« Comment ça ? Vous savez qui est cette femme ? »

Le fils de Croc-Blanc soupira, mais hocha la tête :

« Elle était ma coéquipière, au sein de l'équipe de Genin que possédait le Yondaime. Je connais ses capacités, ainsi que ses limites. »

« Oui, mais il vaudrait mieux éviter que votre affection n'entre en jeu dans le combat... » marmonna le Nara.

Finalement, il prit quelques secondes pour réfléchir, puis soupira et inscrit le nom de l'ancien Anbu dans la colonne ''Femme non-identifiée''. Il adressa une petite oeillade à Kakashi, qui répondit immédiatement :

« Elle s'appelait Rin. »

''Femme non-identifiée'' fut barrée d'un grand trait, et en dessous fut marqué le nom prononcé.

Ensuite, Sakura et Sai furent inscrits dans la colonne ''Kakuzu'', étant donné qu'ils avaient combattu contre ce dernier. Par manque d'effectif, et après avoir comparé aux autres équipes qu'il projetait de créer, il inscrit aussi les noms des membres de l'ancienne équipe Gai. Gai, quand à lui, fut ajouté aux côtés de Kakashi comme soutien psychologique, et parce qu'il connaissait aussi la jeune femme.

Après de longues interrogations, Shikamaru finit aussi par annoter les noms de l'équipe huit en dessous du nom de Zetsu. Après tout, ils avaient tué la première moitié de ce personnage, peut-être seraient-ils capable de venir à bout de l'autre partie.

Quand les quatre premières colonnes furent remplies de ninjas, chacun ayant été soigneusement triés selon leurs capacités et leurs affinités par le cerveau du génie, le regard de tout le monde se posa sur la dernière colonne, désespérément vide.

Il ne restait personne à noter, les shinobis s'échangèrent un regard perplexe avant que le feutre du brun ne s'élève à nouveau. Le nom de Tsunade ne provoqua pas la surprise. Seulement, quand tout le monde pensait que celui qui suivrait serait celui de Naruto, ce fut une tout autre personne sur qui le choix se porta.

TSUMUJIKAZE

Les yeux s'écarquillèrent, et des murmures confus s'élevèrent:

« Tsumujikaze ? Il a connu Jiraiya-sama ? »

« Pourquoi lui ? »

« Qu'est-ce qui est bien passé par la tête de Shikamaru-san ? »

Rapidement, celui-ci déchanta et marmonna avec toute l'amabilité qui le caractérisait :

« Des questions, des remarques à faire ? »

Lentement, au milieu de l'assemblée, une main se leva. Heureusement, ce n'était qu'Hinata qui se fiait sans s'inquiéter aux décisions prises par le Nara, qui prit la parole :

« Mais... Et pour Tobi ? »

Shikamaru soupira, et posa ses yeux sur l'Uchiha qui était resté dans un coin, flanqué de Tsumujikaze :

« Je pense que si quelqu'un venait à se trouver là lors de son combat contre Sasuke, il ne survivrait pas longtemps. »

En guise de réponse, Sasuke lui adressa un micro-sourire :

« D'ailleurs, » reprit Shikamaru « pour éviter de détruire le village à coup d'Amaterasu, il faudra envoyer Tobi le plus loin possible. »

« Ce sera fait sans problème. » répondit-il simplement, le regard toujours porté à l'horizon, et sur les rues qui se vidaient lentement sous leurs pieds.

Les mains dans les poches, le manieur des ombres acquiesça :

« Autre chose ? »

Il observa attentivement l'assemblée, ainsi que les regards qui se croisaient timidement. Il sentait qu'ils avaient tous une question aux lèvres, mais n'osaient pas la prononcer. Finalement, un courageux se lança :

« Où est Naruto ? »

D'un rapide coup d'œil, il laissa la parole à Tsunade :

« Ne vous inquiétez pas pour lui. Il n'est pas loin, mais sera prêt à intervenir en cas de problème majeur. »

« Mais vous ne croyez pas qu'il devrait déjà être présent ? » s'écria une autre personne. « La dernière fois, contre Pain, si nous avions eu la chance de l'avoir déjà sur place, il aurait peut-être pu empêcher la destruction du village ! »

Furibonde, Tsunade serra les poings :

« Il aurait tout aussi bien pu être attrapé par Pain. » répondit-elle dans un sifflement de mauvaise augure. « Et ne perdez pas de vue le plus important : un village détruit est un désastre, seulement, il peut se reconstruire. Un jinchuuriki, lui, n'est pas remplaçable. La vie de Naruto importe plus que nos habitations, qu'elles nous soient chères ou pas. »

Un immense silence s'installa sur le toit de la tour. En contre-bas, les rues étaient à présent désertes. Plus un son ne berçait le village qui s'illuminait au fur et à mesure de la montée du soleil dans le ciel.

« Je pense qu'il n'y a plus de questions. » reprit Shikamaru, avant de retourner dans son rang.

Tsunade hocha la tête, puis fit signe aux Anbu de refermer l'énorme parchemin.

« Maintenant, je vais m'adresser aux troupes d'Anbu. Je laisse les capitaines faire leur devoir. Dès que la porte sera débarrassée de l'Akatsuki, profitez de la brèche pour vous rendre chez le Daimyo, dans le village le plus proche pour les évacuer eux aussi. Que vos membres les plus rapides se rendent dans les pays voisins, et envoient un courrier urgent à ceux-ci. Il faut les mettre au courant de la situation, et espérer leur aide si les batailles durent longtemps. C'est peu probable, étant donné leur nombre et le notre, mais nous devons prendre le plus de précautions possibles.

« Obéissez-bien à votre capitaine, je vous laisse vous charger de la suite des événements. Oh, et aussi, allez voir le groupe qui maintient le Kekkai, et dites-leur d'aller former une autre barrière, mais autour des abris. Sur ce... Dispersion ! »

Aussitôt l'ordre donné, les ninjas des forces spéciales disparurent dans le sol du toit, tandis que d'autres couraient sur les toits environnants. Tsunade se tourna en direction de Shizune :

« Encore combien de temps ? »

Celle-ci regarda rapidement sa montre :

« Moins de dix-minutes, Tsunade-sama. »

L'Hokage hocha la tête, puis se tourna à nouveau vers ses ninjas :

« Répartissez-vous en groupes formés par Shikamaru, définissez votre chef et préparez votre stratégie. Allez récupérer vos armes et tout ce dont vous avez besoin dans l'entrepôt que nous avons préparé en cas d'attaque surprise. En cas de réelle nécessité, je vous autorise à vous rendre rapidement chez vous récupérer ce dont vous avez besoin. »

Sur ces derniers mots, elle ordonna une nouvelle fois la dispersion de ses hommes. Sur le toit, seuls restèrent Tsunade, Tsumujikaze et Sasuke. Une dizaine de secondes plus tard, la blonde se jeta sur l'Anbu pour le serrer dans ses bras.

« Baa-chan... »

« S'il te plaît Naruto... » articula-t-elle. « Je suis Hokage, je dois garder la face devant tout le monde, mais laisse-moi simplement deux minutes... »

Douloureusement, il déglutit, puis serra la femme dans ses bras, sa joue posée sur ses cheveux. Il releva son masque, en profitant pour essuyer ses joues qui étaient encore humides, puis son regard croisa celui de Sasuke.

« Sasuke, je... »

« Tu dois le faire. » le coupa brusquement l'Uchiha, refusant que son ami finisse sa phrase.

« Mais je devais t'aider à battre Tobi ! » siffla Naruto, ne voulant pas crier dans les oreilles de l'Hokage toujours serrée contre lui « Sans moi, tu risques de... »

Les sourcils de Sasuke se froncèrent :

« Je ne mourrais pas, imbécile. »

« On a pas encore réussi à trouver une stratégie valable à deux ! Tout seul, c'est tellement risqué... »

« De toute façon, il n'est plus possible de reculer. » conclut Sasuke, sous les yeux suppliants de son meilleur ami.

Leurs regards s'affrontèrent longuement, puis le brun finit par soupirer :

« Si jamais Tobi n'est pas encore mort... Tu pourras venir m'aider une fois que tu en auras fini, de toute façon. Non ? »

Le jinchuuriki baissa la tête, puis acquiesça. Dans ses bras, Tsunade se dégagea doucement, se sentant un peu intruse dans la conversation. Elle détourna donc pudiquement le regard quand Naruto se jeta sur Sasuke pour le serrer dans ses bras, comme elle venait de le faire.

Au loin, tandis qu'elle adressait un dernier regard à l'Anbu, Ino vit Tsumujikaze et Sasuke en pleine étreinte.


Sous ses deux doujutsu, Tobi observa l'aiguille des secondes poursuivre lentement sa course. Intérieurement, il fit le compte à rebours.

Dix

Il lança une petite œillade à ses camarades, leur faisant signe de se préparer à faire leur entrée.

Neuf

Ses yeux se levèrent en direction du soleil qui se levait doucement, leur éclairant le chemin à suivre. Le chemin jusqu'à la paix.

Huit

Enfin, en ce jour, il allait enfin réussir. Le Kyuubi était la dernière étape. Après cela, le plan de l'œil de la Lune serait achevé. Il forcerait les individus à vivre en paix. Enfin, il débarrasserait le monde de ces ninjas aux intentions si malsaines. Les guerres seraient enfin terminées. Le monde vivrait heureux.

Sept

Sous son joug, et celui de ses collaborateurs, il instaurerait la loi.

Six

Seule lui restait cette ultime étape à franchir. Cette dernière barrière.

Cinq

Sasuke Uchiha

Quatre-

Soudainement, un éclair fendit le ciel, et vint s'arrêter à la limite de son masque. Il se recula rapidement, remettant en marche son jutsu de distorsion de l'espace-temps. Ses yeux fusillèrent la personne qui se trouvait à une centaine de mètres, et derrière elle tous les ninjas qui se jetaient sur ses acolytes.

« Vous êtes en avance... » murmura-t-il en tentant de cacher sa fureur.

Lentement, de tout le dédain qui le caractérisait, Sasuke s'approcha, tandis que le jutsu qui brillait dans sa main disparaissait.

Tobi avait toujours vu le jeune homme ainsi : un pauvre garçon trop sûr de lui, trop arrogant pour son jeune âge, la brebis galeuse de sa famille dans laquelle il était le sempiternel second, le vengeur au regard froid incapable d'avoir une vision objective sur les événements.

A ses yeux, Sasuke n'avait été qu'un pion, une arme qu'il avait utilisée dans l'espoir d'obtenir le Hachibi. Et encore, son erreur avait été immense, le jeune brun n'était même pas parvenu à cela.

Au final, sa force venait seulement de son sang d'Uchiha, de ce que lui avait conféré Orochimaru, et du vol des pouvoirs de son frère. Tout ce que pouvait faire Tobi était d'avoir pitié de cet enfant qui se prenait pour un adulte.

« Pas du tout. » rétorqua hautainement le brun, les tomoe de ses yeux dansant dans ses iris. « Tu nous as donnés une demi-heure pour amener Naruto. Rien ne nous empêchait d'attaquer durant cette durée. »

Sous son masque, Tobi haussa les sourcils avant de s'esclaffer doucement :

« En effet. Tu as raison sur ce point. Cependant, ce sera la seule chose que tu obtiendras aujourd'hui, Sasuke. »

A ces mots, le Mangekyou de Sasuke prit place dans ses iris :

« Nous verrons cela. »

Autour de lui, Tobi vit chacun de ses compagnons, trouvés un par un au bout de quatre années de recherches, être emporté dans un coin de la forêt, que ce soit par fuite ou par la force. Il tiqua en se retrouvant seul face à l'autre Uchiha, mais laissa finalement un sourire étirer ses lèvres :

« Avant la nuit, Naruto sera à moi. Soit-en certain. »


Dans une brusque apparition au milieu du chemin qui menait à la porte du village, Kakashi ainsi que ses dix autres nouveaux compagnons se jetèrent sur l'ancienne kunoichi de Konoha. Tout d'abord surprise, il lui fallut néanmoins qu'une seconde pour disparaître totalement des yeux des différents chuunin et jounins présents.

Ils se trouvaient à l'orée de la forêt qui bordait la village. Leur plan d'attaque était seulement de rester dans la forêt, dans un environnement que chacun d'entre eux connaissaient bien.

Kakashi avait été nommé chef de cette équipe, étant donné sa connaissance des pouvoirs de son ancienne coéquipière. Tout d'abord, il leur avait rappelé que chaque ninja avatar portant un Rinnegan possédait une particularité de son ''Pain'' – si l'on pouvait l'appeler ainsi – et que Rin avait hérité de la plus pratique et la plus dangereuse : les déplacements instantanés de Tobi.

Quand la jeune femme disparut sous leurs yeux, ils ne s'en étonnèrent donc pas. Leur plan d'action qui suivait était simple.

Ils s'enfoncèrent le plus possible dans la forêt, jusqu'à atteindre une clairière au milieu de laquelle coulait doucement un ruisseau. Durant leur course, exactement comme ils l'avaient prévu, la jeune femme les suivit. Ils supposaient que le mot d'ordre de Tobi avait été de tuer chaque personne qui se mettrait en travers de leur chemin.

A présent, au milieu des hautes herbes de cette grande trouée, elle ne pourrait plus se cacher derrière les grands arbres pour les attaquer. Leur plus grande crainte était son apparition en seulement une seconde d'un coin à l'autre de la clairière, aussi ils se mirent rapidement deux par deux, dos collés.

Cachée derrière un arbre en bord de la trouée, Rin fronça les sourcils tandis qu'elle réfléchissait. Il lui fallait une seconde pour annuler son jutsu et pouvoir attaquer les ninjas. Son déplacement n'engendrait aucun bruit. Son plus grand problème serait ce minuscule intervalle durant lequel elle avait la possibilité d'être blessée.

Elle attrapa donc un kunai, auquel elle accrocha rapidement son fil de fer. D'un rapide coup d'œil, elle jaugea ses adversaires, et quand l'un d'entre eux la repéra, elle lança son arme sur le binôme.

La ninja se contenta de contrer le kunai d'un autre, mais ne s'aperçut du piège qu'au dernier instant. Ainsi, sans qu'il puisse se défendre, le fil métallique s'enroula autour de lui, ainsi qu'autour de son camarade. Il se retrouvèrent ainsi coincés de toute part, et crurent bien voir leur vie se dérouler sous leur yeux quand une nouvelle arme vola en leur direction, cette fois accompagnée d'un sceau explosif.

Le jeune ninja ferma rapidement les yeux, redoutant l'explosion qui suivrait, et pensa une dernière fois à la femme qu'il aimait.

Seulement, rien ne se passa. Il ouvrit doucement ses paupières, perturbé, et écarquilla les yeux en apercevant Kakashi adossé à Gai, son Mangekyou Sharingan enclenché. D'un rapidement coup de kunai, il fut libéré de sa prison métallique, et remercia d'un mouvement de tête le Ninja Copieur.

Kakashi fronça les sourcils, tandis que son Sharingan revenait à sa forme normale et qu'une petite fatigue commençait déjà à se répandre en lui. Il avait utilisé Kamui, et malgré les années la fatigue due à son utilisation ne faiblissait pas. Mais grâce à cela, il avait débusqué Rin.

« Écoutez, c'est son piège le plus récurant et fourbe. A chaque kunai envoyé, éloignez-vous immédiatement de l'endroit où il a été lancé pour ne pas vous faire prendre dans son fil. »

Tandis qu'il expliquait ceci à ses hommes, il se mit à former rapidement des sceaux, avant de subitement poser sa paume au sol :

« Invocation, les Crocs Traqueurs ! »

Les chiens-ninjas firent immédiatement leur apparition face à lui.

« Allez dans chacun des binômes et surveillez attentivement l'odeur de cette femme. » ordonna-t-il à ses invocations.

Pakkun hocha fermement la tête à l'instant où il reconnut le symbole de l'Akatsuki, et le groupe se sépara. Le carlin se posta aux côtés de Kakashi et Gai tout en posant sa truffe au sol. Ses petites pupilles inspectèrent rapidement les environs, puis il cria :

« De ce côté, Kakashi ! »

Immédiatement, lui et son partenaire se jetèrent sur la jeune femme qu'ils avaient vu apparaître au pied du ruisseau. Leur vitesse était telle que l'homme masqué parvint même à l'atteindre avec un Raikiri.

Il vit la jeune femme se réfugier encore une fois dans la forêt, seulement dès qu'elle fut à cet endroit, un autre des chiens et binôme fût présent pour l'attaquer.

Gai tira discrètement la manche de son plus grand rival, et lui murmura à l'oreille tandis que Rin continuait de se dématérialiser d'un côté à l'autre de la clairière tout en continuant de se faire attraper à chaque fois.

« Dis, Kakashi. J'ai une doute depuis toute à l'heure, mais Rin... C'était ta coéquipière, c'est ça ? »

Kakashi roula des yeux :

« Tu as toujours autant de mal à te souvenir des visages et des noms, à ce que je vois... »

Rapidement, ils se jetèrent sur Rin qui était apparue à quelques mètres, et la panthère de jade de Konoha lui asséna un brutal coup de pied sur la nuque. Elle tomba au sol, avant de disparaître une nouvelle fois.

« Elle était aussi résistante ? »

« Je ne crois pas... Ce doit être les nouveaux pouvoirs de Madara qui lui donnent ça. »

Les yeux noirs aux cils trop longs se posèrent sur leur rivaux, légèrement soucieux :

« Pourquoi as-tu décidé de la combattre ? Vu son niveau peu élevé, j'imagine que Tobi l'a utilisée dans le seul but de te désarçonner. »

L'Hatake baissa la tête et soupira :

« En effet, c'est peut-être le cas. Cela faisait des années que je n'avais ressenti une telle difficulté à combattre, je l'avoue... »

Gai baissa la tête, continuant malgré tout de continuer d'observer la jeune femme qui se faisait ruer de coups à une dizaines de mètres.

« Seulement, » reprit l'homme aux cheveux gris « Je n'accepte pas qu'il lui ai fait ceci. Je la libérerai, car j'avais promis que je la retrouverai. Et puis, il est trop tard pour reculer à présent. »

Gai hocha la tête, et d'un mouvement parfaitement synchronisé ils s'élancèrent sur Rin qui écarquilla les yeux tandis que deux kunai parfaitement affûtés fonçaient elle.

« Kakashi... » murmura-t-elle

Le jounin écarquilla les yeux, avant de retomber lourdement sur le sol. En un instant, il vit au dessus de lui le visage ensanglanté de sa coéquipière, ses traits si familiers, ses yeux vides et froids.

Il fut ramené des années en arrière, porté par cette voix pour laquelle il aurait été capable de tuer rien que pour la réentendre une dernière fois. Il se souvint d'un doux sourire, d'un expression sérieuse quand elle étudiait à l'Académie, de sa mine soucieuse quand lui et Obito se cherchaient des poux. De son rire. De sa joie.

Lentement, avant qu'elle n'abatte le kunai qu'elle tenait en main dans la poitrine de l'ancien Anbu, ses lèvres formèrent un mot.

Dommage


« Alors, dis-moi Sasuke... Qu'as-tu cherché pendant ces dernières années ? Qu'as-tu appris, afin de pouvoir me tuer ? »

Les yeux de l'Uchiha se plissèrent, et il répondit d'une voix monocorde:

« Avant toute chose, j'ai moi aussi des questions à te poser. »

Tobi haussa un sourcil, et s'esclaffa :

« Alors tu aurais le droit de poser les questions, et pas moi ? C'est quelque peu inégal, tu ne penses pas ? »

« On verra bien. Si tu me réponds, je le ferais aussi. »

Le chef de l'Akatsuki haussa un sourcil sceptique. Il finit par hausser les épaules :

« J'imagine que c'est ce qu'on appelle un caprice d'adolescent. Vas-y, Sasuke-kun. Je t'écoute. »

Un regard meurtrier plus tard, l'Uchiha consentit à se lancer :

« Pour quelle raison as-tu enfermé le Conseil de Konoha dans un genjutsu ? »

Les yeux de Tobi s'élargirent:

« Oh, tu l'as découvert ? »

« Effectivement. J'ai eu un doute dès l'instant où Naruto m'a dit que c'étaient eux qui lui avaient demandé que je revienne. Ensuite, beaucoup d'éléments m'ont conduit à cette théorie. Jusqu'à présent, je n'en étais pas certain, mais tu viens de confirmer mes hypothèses. »

L'homme masqué s'esclaffa :

« Très bien joué. »

Sasuke se contenta de hausser un sourcil :

« En effet. C'est moi qui leur ai fait accepter ton retour. C'est aussi moi qui a fait de Naruto le prochain Hokage. »

« Je peux comprendre que tu demandes mon retour, mais qu'est-ce que le rôle d'Hokage a à voir dans cette histoire ? »

Un bref rire secoua les épaules du faux-Madara :

« Ah, tu ne l'as pas deviné ? C'est pourtant simple. Tout d'abord, il me fallait un moyen qu'il accepte de te ramener, évidemment. Et ensuite, grâce à cette promotion, il était forcé de rester au village, et ce même s'il advenait que je me faisais battre. »

Les sourcils de Sasuke se froncèrent :

« Comment ça ? »

« Sasuke, Sasuke... » murmura-t-il en secouant la tête. « Tu ne comprends vraiment rien, hein ? »

L'Uchiha serra les poings et se contenta de rester silencieux :

« Je t'ai dit avoir parfaitement préparé cette attaque. Tout ceci est prêt depuis trois ans. »

Les yeux de l'Uchiha s'écarquillèrent.

« Le temps qu'il me fallait pour dénicher mes anciens subordonnés, pour trouver l'Ermite aux crapauds et neutraliser l'Hokage, le temps que tu mettrais à apparaître, le temps que je mettrais avant de trouver un stratagème pour te forcer à revenir à Konoha... J'ai tout prévu, ainsi qu'une façon de protéger mes arrières si jamais il advenait que nous perdions cette bataille. »

Les yeux de Sasuke s'écarquillèrent, puis il serra les dents :

« Je vois... Tu parles de ce que tu as fait au Conseil, n'est-ce pas ? »

« Évidemment. Si jamais je venais à ne pas survivre, le dernier ordre qu'ont reçus ces vieux gâteux est de tuer Naruto, tout simplement. Avec lui aux commandes, ce n'est pas très difficile. Après cela, ils mourraient, eux aussi. »

Ses yeux s'agrandirent encore, et une fureur commença à se lire dans les yeux vermeil :

« Alors pourquoi tu me dis ça... ? En sachant ça, je protégerai Naruto, au risque de mourir moi aussi, tu le sais. »

Cette fois-ci, Tobi éclata réellement de rire :

« Tu ne comprends décidément rien. »

Les deux paires d'yeux s'accrochèrent et ne se détachèrent plus.

« J'ai absolument tout prévu. Tout, même de te dévoiler ceci. Tu ne pourras rien faire pour ton ami, soit en certain. »

Les yeux de Sasuke s'assombrirent, et il sentit son chakra se remuer dans son corps, comme impatient. Il n'avait jamais eu autant envie de le tuer jusque là.

« Maintenant... » reprit le chef de l'Akatsuki « C'est à mon tour de poser les questions. »


Lentement, Naruto et Tsunade marchèrent jusqu'à leur ancien maître, leur ancien équipier. Étrangement, ce n'étaient pas eux qui avaient dû le faire s'éloigner de Tobi, c'était bel et bien lui qui s'était écarté jusqu'à une grande route marchande, vide de monde, à plusieurs centaines de mètres d'un grand lac.

Un coup de vent souleva la poussière du sol, et fit voleter capes, mèches de cheveux. Tsunade posait des yeux pleins de ressentiment sur les habits que portait l'homme qu'elle avait le plus respecté dans sa vie. Comment Tobi avait-il osé le revêtir de la sorte ?

Au final, tout ce cinéma n'était là qu'un moyen de les attaquer psychologiquement. Les souvenirs qui l'assaillaient à cet instant lui donnait l'impression d'être clouée au sol. Ce visage si familier était une horreur, déformé par ces deux immondes pupilles. Malgré sa volonté de mettre cet être à terre – elle ne parvenait même pas à appeler ça un homme – elle savait que le combat serait dur.

L'homme qu'elle avait connu était puissant, doué, ayant une expérience hors du commun. Oui, Jiraiya était un ninja d'exception, mais l'être dans ce corps qui ne lui appartenait pas changeait tout. Il ne posséderait jamais toute la force de l'homme vivant. C'était une certitude qu'elle avait.

A sa gauche, l'Hokage vit Naruto s'avancer. Il avait beau être caché derrière son masque, elle sentait parfaitement la fureur qui s'échappait de lui minutes par minute. Ses sourcils se froncèrent, tandis qu'elle sentait le chakra de Kyuubi émaner du jinchuuriki.

Elle posa sa main sur son épaule et le calma immédiatement. Sous ses doigts, elle sentait la tension des muscles de Naruto, ses épaules étaient crispées, comme s'il était à deux doigts de se jeter sur le membre de l'Akatsuki. Elle lui envoya un regard noir significatif, et il se força à se relaxer, faisant disparaître le chakra démoniaque de ses canaux.

Le Rinnegan permettait à chaque personne le possédant de voir ce qu'un autre voyait. Si jamais Naruto perdait son masque, utilisait le chakra de Kyuubi, le Rasengan, ou quoi que ce soit d'autre, Tobi le découvrirait. Et Sasuke ne parviendrait sûrement pas à l'empêcher de venir cueillir le biju.

Finalement, elle aurait dû l'empêcher de venir. Sa présence était sa béquille, c'était uniquement parce qu'il était présent qu'elle tenait encore debout; cependant, il ne pouvait utiliser toute sa force à cet instant. C'était un Anbu d'exception, très doué, mais jamais cela n'égalerait la force de Naruto Uzumaki.

Une illumination frappa soudainement Tsunade. Elle se rapprocha de l'Anbu et chuchota, afin de ne pas se faire entendre du faux Jiraiya qui les jaugeait de loin, immobile :

« Pendant l'attaque de Pain, je ne pense pas que ça puisse être le cas, mais... » le masque de renard se tourna vers elle et elle devina deux sourcils levés cachés derrière la céramique : « As-tu eu l'occasion d'en aveugler un ? »

Naruto écarquilla les yeux, et se mit à réfléchir à toute vitesse, paupières closes. Il resta silencieux quelques instants, puis s'exclama :

« Oui, j'ai pu le faire. »

Ce Pain, qui était capable de lire dans les pensées. A l'aide d'un Rasen-Shiruken il était parvenu à l'éblouir assez pour qu'il ne puisse plus rien voir.

« Mais je ne pourrais pas le refaire maintenant... » rappela-t-il

« Cependant, cela nous prouve que nous pouvons atteindre ses pupilles. Et ceci, c'est déjà suffisant. Une fois aveugle, nous n'aurons plus aucun problème à le... Tuer. »

En l'entendant buter sur le dernier mot, Naruto baissa la tête. Tuer son maître...

Non, ce n'était pas Jiraiya. Ce n'était pas le Ero-Sennin qui observait les femmes par dessus les barrières des sources chaudes. Ce n'était qu'un ennemi.

Lui et Tsunade se dévisagèrent quelque instants, avant de se tourner vers le faux Jiraiya. Naruto inspira longuement, avant de rester parfaitement immobile. En l'observant du coin de l'œil, l'Hokage comprit, et continua de fixer l'homme du regard.

Quelques secondes de plus...

Soudain, Naruto s'élança en direction du membre de l'Akatsuki. Tsunade resta quelques instants stupéfaite de sa vitesse, en ayant entendu parler mais ne l'ayant jamais vue de ses propres yeux. Tel un courant d'air, il avait traversé plus d'une centaine de mètres grâce à son mode Sennin qu'il venait d'enclencher.

Profitant de son effet de surprise, Naruto attaqua directement en attrapant sa lame de chakra qu'il chargea en vent, avant de la jeter sur les yeux de son adversaire. Celui-ci évita cependant facilement, et s'abaissa pour éviter l'arme qui atterrit quelques mètres plus loin derrière lui.

Un petit sourire étira les lèvres de Naruto, et il hurla :

« Maintenant, Tsunade ! »

D'un coup sec, il tira le fil qu'il avait adroitement accroché à son arme, et le reprit en main, tandis que Tsunade frappa le sol pour ouvrir une grande faille dans laquelle tomba le membre de l'Akatsuki.

Les yeux écarquillés par l'adrénaline qui coulait dans ses veines, Naruto se jeta sur son adversaire au fond du trou formé et enfonça sa lame dans le premier Rinnegan de son adversaire. Celui-ci poussa un hurlement, mais Naruto se contenta d'ignorer ce cri pour prendre un kunai et l'enfoncer dans l'autre iris.

Ses poings se serrèrent sur les manches qu'il tenait fermement en main, puis il sentit une vague de froid le recouvrir.

C'était trop simple. Beaucoup trop simple.

Il se retourna en un sursaut pour se voir soudainement entouré de part et d'autre de nombreux Jiraiya, en tenue de l'Akatsuki. Un goutte de sueur dégoulina dans sa nuque, tandis qu'il cherchait à comprendre ce qui lui arrivait, ce qu'il se passait.

Un Genjutsu ? Comment cela serait-il possible, Jiraiya était tout aussi mauvais que lui dans cette discipline. Même si c'était de simples clones, ils auraient disparu suite au coup qu'avait porté Naruto sur l'original.

Enfin, il sentit ce qui clochait.

Le ciel était rouge. Un étrange déjà-vu le prit de court, et il frissonna. Derrière lui, l'homme dont il avait pourtant crevé les yeux se releva sans peine et enleva rapidement les armes encore enfoncées dans son crâne.

Un rire qu'il ne connaissait que trop bien résonna :

« Alors ? C'est si difficile que ça ? »

Sous la tension, Naruto déglutit douloureusement. Soudain, il se rappela de son Hokage.

Où était-elle ?

D'un bond, il sortit de l'immense fissure qu'avait formée Tsunade et dans laquelle il avait plongé avec le faux Jiraiya. Et à nouveau, l'incompréhension le prit de court.

Des millions de Jiraiya étaient autour de lui. Et riaient, de ce rire gras qui caractérisait le vieil ermite. Ses mains tremblèrent, et il chercha la blonde du regard, tandis que tout autour de lui s'obscurcissait sous la lumière sanglante qu'émettait le soleil.

Qu'est-ce qu'il se passe ? Qu'est-ce qu'il se passe ?

Et soudain, il se retrouva seul au milieu d'une plaine. A quelques mètres, il vit s'avancer Sasuke, les mains dans les poches. Puis Sakura. Kakashi. Tsunade. Shikamaru. Ino. Tous ses amis. Toutes les personnes qu'il connaissait.

Et enfin, au milieu de la cohue qui se formait lentement, il l'aperçut. L'original. Et il le vit.

Dans ses yeux, le Sharingan.

Tout se forma dans sa tête, tandis que ses yeux descendaient doucement le long du bras du membre de l'Akatsuki.

Comme Pain, les pouvoirs de Madara avaient été partagé entre ses clones. Celui de Jiraiya avait hérité de son Sharingan, et donc de son genjutsu. Comme il n'avait pas une seule fois croisé les pupilles des Uchiha, il en conclut que cette bague qu'il portait à l'annulaire droit, c'était celle de feu Itachi.

Il inspira longuement, en commença à former un sceau de rupture, tout en priant dans sa tête que Tsunade arrive rapidement le sortir de l'illusion s'il échouait.

Il rassembla tout son chakra, et s'apprêtait à le relâcher, quand la première tête tomba.

Ses genoux flanchèrent, et il observa avec horreur la tête de Sasuke rouler jusqu'à lui, suivie de celle de tous les autres.

Il tenta de se persuader que ce n'était en aucun cas réel, mais ses larmes roulèrent malgré tout sur ses joues. Ses doigts se crispèrent et il baissa la tête en refoulant un sanglot de panique au fond de sa gorge.

Soudain, le monde autour de lui disparut. Il sentit sur son épaule la main rassurante de Tsunade, qui disparut rapidement. Il releva faiblement la tête avant de se casser en deux et de relever un coin de son masque pour cracher un goulée de sang.

« Tsu ! » entendit-il crier Tsunade.

Il s'essuya rapidement les lèvres, et rabaissa son masque, tout en observant d'un œil fatigué le champ de bataille.

Le sol entier semblait brisé, comme une plaquette de chocolat, et le ciel s'était assombrit. Au loin, il vit les corps de la Godaime et de leur ennemi s'affronter brutalement, à coup de pieds et de mains. Parfois, la longue chevelure argentée de son ancien maître s'allongeait pour essayer d'attraper Tsunade, mais celle-ci évitait habilement à chaque fois.

Soudain, ses souvenirs lui revinrent, et il se releva rapidement pour courir à en perdre haleine jusqu'à Tsunade :

« Il possède le Sharingan ! »

Les yeux de la princesse des limaces s'écarquillèrent.

« Je viens de me faire avoir par le sien, alors ne regarde surtout pas ses yeux et encore moins sa bague ! »

Les poings de la blonde se serrèrent, et elle parvint enfin à asséner un coup à son adversaire. Profitant qu'il soit au sol, Naruto s'élança sur lui en faisant bien garde à l'endroit où il posait les yeux, et l'enferma dans une prison aqueuse.

En sentant que l'homme était totalement contrôlé et ne pouvait sortir de son jutsu, il s'effondra à genoux, tout en crachant à nouveau du sang. Tsunade arriva à son niveau et lui tint les épaules, inquiète :

« Tsu, reprends-toi... »

« Désolé... Son genjutsu m'a vidé de mes forces... »

La blonde ferma les paupières et se tourna en direction de l'homme enfermé dans la grande bulle d'eau que Naruto maintenait toujours d'une main. Elle chargea la sienne en chakra, et sentit une enclume tomber dans son ventre.

Néanmoins, elle s'approcha de lui, le bras commençant à trembler, et leva sa main.

« Tsunade... ? »

La voix familière fit sursauter l'Hokage qui écarquilla les yeux en reculant d'un pas. L'homme face à elle venait de dire son nom, et ses paupières de se cligner.

« Où est... Naruto ? » entendit-elle encore une fois provenant de la prison aqueuse.

A son nom, l'Anbu se releva et relâcha son jutsu sous la surprise. Le membre de l'Akatsuki resta au sol quelques instants, et il s'en approcha d'un pas :

« Ero-Sennin... ? » murmura-t-il faiblement, le cœur au bord des lèvres.


« Maintenant, c'est à mon tour de poser les questions. » annonça doucement Tobi, un léger sourire aux lèvres.

L'Uchiha croisa ses bras devant sa poitrine, et resta silencieux.

Son Sharingan était enclenché, et attendait le moment parfait. Tout était bénéfique pour lui, au moment où Madara relâcherait son Jutsu il filerait jusqu'à lui et le tuerait. Ce serait simple, mais chaque seconde comptait. Ce combat ne serait pas épique par le niveau de leurs techniques, mais par la tension qui planait, par leur concentration qu'ils ne relâchaient à aucun instant.

Le niveau de réaction d'un humain normal et concentré était d'une seconde. Pour lui, ainsi que Tobi. Ce faible temps, c'était aussi ce qui suffirait à Tobi pour renouveler son jutsu.

Seulement, Sasuke aurait besoin d'une seconde pour réagir, ainsi que d'une autre pour activer le San qu'il gardait soigneusement caché dans l'ombre de sa cape.

Comment faire, lui demanderez-vous ? Il avait trouvé la réponse.

Être plus qu'un simple être humain normal et concentré. Il devait être un ninja incroyablement concentré, aux nerfs d'acier, et enfin réagir en 30 millisecondes. Il devrait le faire. Il n'y était jamais parvenu, mais il le devait, c'était le seul moyen.

Ses yeux se plissèrent, tandis que le chakra de Tobi démontrait qu'il était encore sous l'emprise de son jutsu.

« Je t'écoute. »

« Oh, je pense que tu connais ma question, Sasuke. » leurs yeux s'affrontèrent quelques instants, avant que la voix caverneuse de Tobi ne résonne à nouveau : « Jusqu'où as-tu été pour m'affronter, aujourd'hui ? »

Sasuke plissa les yeux :

« Je garde l'effet de surprise. »

« Ce n'est pas très fair-play. » répondit Tobi, plus amusé qu'irrité.

« Ce n'est pas un jeu. » rétorqua-t-il au tac au tac. « Et de plus, je ne pense pas que tu te sois contenté de chercher des cadavres, pendant quatre ans. Toi aussi, tu auras de nouveaux atouts en poche, que tu ne me dévoileras certainement pas. »

Un rire s'envola de l'homme masqué :

« Alors quoi ? Nous allons encore rester à attendre que mon jutsu finisse par se dissiper ? »

Sasuke écarquilla les yeux et recula d'un pas.

« Tu croyais que je ne l'avais pas compris ? Quelle naïveté, décidément... »

Les sourcils du brun se froncèrent, tandis qu'il sentait doucement tout son plan tomber à l'eau.

« Vraiment, tu pensais pouvoir me tuer en l'espace d'une seconde ? Tu te surestimes beaucoup trop. »

Cette fois-ci, Sasuke afficha une expression surprise, puis reprit un sourire arrogant, tandis que sa confiance en lui revenait :

« Oh, tu crois ça ? »

Tobi n'était pas au courant pour le San. Durant quelques secondes, il avait cru et avait vraiment eu peur. Mais au final, Tobi avait tort. Il avait encore la possibilité de gagner.

Les yeux du chef de l'Akatsuki se plissèrent et ils s'affrontèrent une nouvelle fois du regard.

« Et, pour répondre à ta question, » reprit Sasuke « J'ai bel et bien autre chose à savoir. Comment m'as-tu découvert en dehors de Konoha ? »

L'homme masqué resta silencieux quelques instants, méfiant, mais finit par hausser les épaules.

« Deidara. »

« Ce n'est pas possible. » répliqua immédiatement le brun « Vous n'étiez pas assez nombreux à ce moment-là, tu ne pouvais pas voir à travers ses yeux et me voir quand je me suis battu contre lui. »

Tobi se mit à rire :

« En effet. Seulement, il n'est pas difficile pour toi et moi de fouiller dans la mémoire de quelqu'un. »

Sasuke se tendit :

« Tu serais allé jusqu'à Suna simplement pour le faire parler ? »

« Pas moi, voyons. Ce cher Jiraiya qui a hérité de mes yeux s'en est chargé. »

Les deux sharingan de Sasuke brillèrent tandis qu'il comprenait doucement :

« Il s'y est rendu à ma place, il est plus doué que moi pour l'infiltration après tout. Là-bas, il a posé deux-trois questions à Deidara, lui a pris ses yeux puis est revenu. »

« Hein ? » s'exclama Sasuke.

Le chef de l'Akatsuki roula des yeux tout en secouant la tête de dépit :

« Vraiment, Sasuke, c'est élémentaire. Sans six personnes à posséder le Rinnegan, je ne suis pas capable de voir par le biais de mes collaborateurs. Mais une fois que les yeux sont transplantés à une autre personne vivante, c'est comme si Deidara était encore vivant. Je peux donc utiliser mes cinq autres paires d'yeux, dispersés aux quatre coins de cette forêt. »

Sasuke voulut répondre quelque chose, mais Tobi l'arrêta soudainement d'un signe de main. Le chef de l'Akatsuki ferma les yeux, et l'Uchiha sentit un changement se faire en l'homme face à lui et retint sa respiration.

Non, ce n'était pas que son jutsu ne tenait plus... C'était autre chose. Ses poings se fermèrent et il se mit en garde, jusqu'à qu'un immense rire ne résonne dans la forêt.

Le rire glacial et horriblement long qui fit frissonner Sasuke fronça les sourcils et se tendit un peu plus. Un fois son hilarité terminée, Tobi se retourna lentement en direction du jeune Uchiha.

« J'ai une dernière chose à te confier. Ces yeux ont une autre particularité. En effet, la personne qui a transmis les Rinnegan, donc moi, est capable de passer dans l'une des personnes qu'il a transformé. Par exemple, Nagato utilisait sans cesse Tendô comme faux corps, en utilisant cette particularité. »

« Et ? » répondit froidement Sasuke, le cœur battant.

Tobi sourit doucement sous son masque, et répondit :

« Moi aussi j'en suis capable. Je suis passé d'un de mes corps à l'autre, j'ai utilisé un petit stratagème, et je viens enfin de réussir à obtenir ce que je voulais, ainsi qu'à former le trouble dans les troupes qui se battent si vaillamment. »

« Qu'est-ce que tu as fait ? !» se mit à crier Sasuke, comprenant lentement ce qu'il se tramait, ainsi que la véritable raison pour laquelle Jiraiya avait été choisi pour devenir le clone de Tobi.

« Naruto Uzumaki est l'Anbu Tsumujikaze, qui se bat en ce moment contre Jiraiya. Vous m'aurez vraiment bien berné. »

Les yeux de Sasuke s'écarquillèrent, et son souffle se coupa dans sa poitrine.


Voici fini pour cette première partie de la guerre. Verdict ?

Personnellement, je suis assez fière de moi. Je trouve que j'arrive assez facilement à imaginer des stratégies que pourraient employer de vrais ninjas, ou même tout ce qui est préparation à la guerre durant cette interlude de 30 minutes.

La fin vous laisse sur votre faim, je sais (Huhuhu... Quel jeu de mot) mais il fallait couper quelque part... Alors autant que ce soit au pire pour vous XD

Bon, beaucoup BEAUCOUP de révélations dans ce chapitre, et beaucoup de choses que comprenez enfin. Mais... Il reste un mystère qui ne sera dévoilé que dans quelques temps encore... ^0^

Pour le titre de ce chapitre, je parle évidemment du ''réflexe'' de Naruto qui a donc appelé Jiraiya par son surnom ''Ero-sennin''... Et qui malheureusement pour lui, a fait que Tobi est à présent au courant de sa véritable identité T_T Le pauvre, en même temps c'est pas de sa faute... Ce genre de choses, c'est dur à combattre :D

Sur ces mots magnifiques, je vous dis à la semaine prochaine !

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Playlist :

Noir désir – Le vent l'emportera

Evanescence – Imaginery

Nightmare – Alumina

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Réponses aux reviews anonymes :

linoa19: Sisisi, je réponds ^^ J'ai toujours quelque chose à dire... D'abord, sache que je me sens vraiment mal. Oui, parce que la semaine dernière, je n'étais pas très bien pour certaines raisons. A la base, ta review ne m'avait pas tant gênée que ça, je comptais juste te répondre que non, je ne m'étais pas trompée, mais que je te remerciais malgré tout... Seulement voilà, je me suis emportée à cause de ma mauvaise humeur... Ce que j'ai dis n'était pas non plus totalement faux, mais je n'étais pas obligée de le préciser et de te faire chier dessus en un looong paragraphe... Alors voilà, je me met à genoux XD Pardon ?

Enfin, je ne suis pas uniquement ici pour faire mon mea culpa ! Alors, tout d'abord, je n'ai jamais dit que ta review était inutile, ne plaisante pas avec ça ! Cela reste une attention, cela montre que tu t'intéresses à ma fic et que tu prend du temps pour m'écrire. Ce que j'ai dit, c'était que pour mon histoire en elle-même, ce genre de review ne me faisait pas avancer, voilà tout. Après, j'apprécie une review quand elle me dit « ta fic est géniale, l'histoire est bonne, les émotions des personnages sont bien retranscrit, je veux la suite », même si comme tu me le dis on me l'a dit souvent. Seulement voilà, tout le monde me dit qu'ils n'ont rien à dire sur ma fic ! Mais merde, c'est faux ! Je ne suis pas parfaite, loin de là, il y a toujours des choses qui traînent, que ce soit des détails ou bien des énormes conneries. Par exemple, j'ai une revieweuse régulière qui trouve A CHAQUE FOIS des choses différentes à me dire ! Alors je sais que ce n'est pas un exercice facile pour tout le monde, mais voilà, chaque review peut être différente, et chaque review me fait plaisir même si elle me répète les même choses.

Ah, je ne dis rien ^^ Eh bien, dans ce cas d'accord. Je ne doutais pas tellement sur ton expérience de lectrice, j'ai d'ailleurs hésité à écrire ceci. C'est pour ça que j'ai mis le mot « visiblement »... Mais bon, encore une fois, j'étais relativement énervée ce jour-là, alors peut-être que mes mots ont dépassés mes paroles, encore une fois.

SUR CE ! Merci pour ta review, je répondrai à chaque fois, que ce soit pour un simple merci ou encore de longs paragraphes comme ça, ne t'inquiète pas. Encore une fois, merci d'avoir pris le temps de me mettre une review (même si encore une fois, tu n'as pas parlé de la fiction en elle même ! XD Mais bon, je me tais, chut...)

A la prochaine ;)