Bonsoir à tous :) On a dépassé les 300 reviews et je suis trop contente :D Merci à tous ceux qui lisent, qui me suivent, qui laissent des messages, qui m'encouragent !
Ici le nouveau chapitre ... Bonne lecture :)
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Chapitre 25
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Ils avaient tiré toutes les informations possibles à l'enfant et Severus avait rejoint ses cachots pour y retrouver Harry et Drago qu'il répugnait à laisser seuls trop longtemps dans ses précieux appartements. Rémus s'apprêtait à se joindre à lui, mais Albus l'avait retenu avant qu'il ne quitte son bureau.
- Rémus, avait-il appelé avant que le loup-garou ne franchisse la porte.
L'interpellé s'était retourné, interrogateur et le directeur lui avait fait signe de revenir s'asseoir. Il avait fermé alors la porte et s'était réinstallé dans le fauteuil qu'il venait de quitter.
- Je me suis rendu aux archives du ministère de la magie. Il n'y a aucune trace d'un quelconque procès ou même de simple interrogatoire de Sirius Black avant son enfermement.
Rémus grogna alors que Albus poursuivait.
- J'ai demandé personnellement la réouverture de son dossier et un procès devrait être programmé sous peu.
Un immense soupir s'échappa des lèvres du plus jeune des deux sorciers.
- Seulement, ça prendra du temps. Il faudra être patient, mon ami.
Rémus acquiesça, ému.
- Merci, professeur. Tout ce qui compte c'est que justice soit faite. Merci infiniment.
Le regard bleu du directeur pétilla un peu plus.
- Mais de rien, mon garçon. Et je vous en prie, je vous l'ai répété bon nombre de fois : je ne suis plus votre professeur depuis longtemps !
- Vieux réflexes, que voulez-vous, répliqua le loup-garou avec un sourire joyeux.
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Drago était allé retrouver Harry dès la fin de ses cours. Il n'avait rien dit à personne sur la lettre qu'il venait de recevoir, il voulait y réfléchir encore un peu. Il avait peur de la réaction de Severus et Harry ne comprendrait sûrement rien. Peut être avait-il une chance avec monsieur Lupin. Il ne le connaissait pas très bien, ne lui avait adressé la parole qu'à deux ou trois reprises, mais il semblait être une bonne personne. En tout cas, il était plus que correct comme tuteur, il le reconnaissait volontiers.
Le jeune garçon jeta un œil à son ami affalé par terre, sur l'épais tapis devant la cheminée. Il avait placé la petite planche à dessin, cadeau de l'un des adultes qui s'occupait de lui, devant son visage et crayonnait un énième dessin. Le petit brun ne semblait faire que ça de ses journées quand il n'avait pas une leçon de tenue ou un cours particulier avec l'un de ses tuteurs. D'ailleurs, il s'était largement amélioré depuis la première fois qu'il l'avait vu faire.
Harry tenait maintenant ses crayons correctement et, s'il avait toujours ce petit bout de langue qui dépassait de ses lèvres serrées et ses sourcils froncés de concentration, ses gestes étaient plus assurés, ses traits plus souples. On pouvait à présent, relativement facilement, déterminer le sujet de ses œuvres d'art.
Drago avait entamé ses devoirs sur la petite table, installé aux côtés de son ami, quand son ventre gargouilla de façon très sonore. Le petit brun se retourna alors et éclata de rire. C'était toujours un son un peu rauque, mais il n'était plus entrecoupé de ces cris suraigus. Le petit blond le regarda de travers, contrarié d'être moqué, puis se leva pour aller chercher un petit paquet de biscuits dans la kitchenette de l'appartement.
- Tu en veux ? Demanda-t-il en se tournant vers son camarade, resté au sol.
Harry le regarda curieusement en penchant légèrement la tête sur le côté. Il se redressa lentement sur ses bras, montant les fesses pour gagner en équilibre, et se positionna face à son ami, à quatre pattes. Il ne savait pas encore marcher debout tout seul, même s'il progressait, il lui fallait encore quelqu'un à ses côtés pour le soutenir et l'aider.
Le petit blond allait réitérer sa question lorsque la porte s'ouvrit sur le propriétaire des lieux, le faisant sursauté fortement.
Severus avisa la position des deux enfants, puis son regard se fixa sur l'enfant Malfoy. Il haussa un sourcil.
- Jeune homme, il n'est pas l'heure de manger des petits gâteaux et tu le sais. Je ne t'ai pas laissé seul avec la charge de Harry pour que tu te goinfres sur mes réserves personnelles.
Drago baissa la tête, honteux et penaud de s'être fait prendre. Être grondé en public était tout à fait humiliant, même si celui-ci consistait en une unique personne et que cette personne était son ami qui de toute façon était dans l'incapacité de répéter l'événement à quiconque.
- De plus, repris le professeur, quelque soit l'heure, ce n'est jamais bon de grignoter entre les repas. Le goûter est passé depuis longtemps. Range ce paquet et range tes affaires, le repas ne va pas tarder à être servi dans la grande salle.
Sans ajouter un mot, le jeune garçon fit ce qui lui était demandé et déguerpit rapidement. Harry, qui avait regardé toute la scène sans bouger, manifesta sa présence au moment où Drago allait les quitter. Il poussa un petit gémissement qui attira l'attention du petit blond. Ce dernier fit alors demi-tour et alla saluer le petit brun. Il lui appliqua une légère bise sur le front, ébouriffa ses cheveux, jeta un « salut ! » et quitta les cachots.
Severus le regarda faire, impassible, puis se dirigea à son tour vers l'enfant resté sur le tapis. Il s'accroupit à côté de lui et saisit l'un des dessins. Un seul coup d'œil lui suffit pour reconnaître son laboratoire, mais quand son regard se posa sur le chaudron représenté, il en resta coi.
Déjà le décor était impressionnant. Les étagères, les fioles, les plantes qui séchaient au plafond, les chaudrons des différentes tailles, jusqu'aux bougies, tout était représenté. Ce n'était pas du grand art, la perspective était encore très maladroite et les traits assez schématiques. Cependant, Severus avait été capable de reconnaître, du premier coup d'œil – il était maître des potions tout de même –, quelle était la potion en cours de réalisation.
En effet, de la couleur à l'intérieur du chaudron dessiné au centre de la page, aux ingrédients sur la tables à côté, tant l'ellébore, la pierre de lune, que les épines de porc-épique prêtes à être moulues, il ne pouvait se tromper sur l'identité de la potion. C'était un philtre de paix au quart de sa réalisation et c'en était tout bonnement incroyable.
Severus se tourna vers Harry qui était retourné à ses crayons sur une nouvelle feuille et une certaine admiration brillait dans ses yeux. Le gamin avait vraiment écouté tout ce qu'il lui avait dit lors des nombreuses heures passées ensemble.
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Rémus et Severus réfléchissaient tous les deux depuis le début de cette après-midi de premier samedi d'octobre, tandis que Harry dormait paisiblement dans sa chambre dans le giron de son père.
Ils retournaient le problème dans tous les sens, mais ne trouvaient aucune solution. Comment retrouver Peter Pettigrow sous sa forme de rat dans cet immense château qu'était Poudlard ? Albus avait déjà monopolisé tous les tableaux pour surveiller les différentes salles et couloirs de l'école. Les fantômes s'étaient portés volontaires après avoir été mis au courant par le directeur. Toutefois, cela faisait déjà quatre jours que le lendemain de pleine lune était passé et il n'y avait toujours aucun signe du rongeur.
Le loup-garou allait entamer un énième passage devant la cheminée de son appartement quand il s'immobilisa soudainement. L'arrêt brutal de ses allées et venues attira l'attention du maître des potions.
- Rémus ? Interrogea-t-il.
Dans sa tête, le blond passait son idée en revue. Pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ?
- Je suis un idiot ! S'exclama-t-il subitement.
Severus avait haussé un sourcil et ouvrait déjà la bouche pour rétorquer l'une de ses répliques piquantes et remplies de sarcasmes, bien que devenues plus douces et joueuses pour son ami, mais Rémus ne lui laissa pas le temps de l'énoncer et quitta précipitamment son logement.
Surpris, le brun le poursuivit en fronçant les sourcils, cette fois, légèrement agacé d'avoir été abandonné sans explications.
Les deux compères progressaient rapidement à travers les couloirs de l'école, marchant à grands pas, l'un pressé de voir son idée aboutir, l'autre toujours ignorant, mais qui ne voulait pas se laisser distancé et passer à côté de l'information que son ami ne manquerait pas de lui transmettre une fois qu'il se serait ressaisi.
Quand la destination de Rémus fut claire, après qu'il se soit engagé dans une voie sans autre issue que le bureau de Rusard, Severus fut réellement intrigué. Il ne voyait pas en quoi le concierge pourrait les aider. Certes, le cracmol connaissait le château comme sa poche, ainsi que ses passages secrets, mais il ne pouvait être partout à la fois comme la multitude de tableaux qui jonchaient les murs de Poudlard, ni traverser les murs comme les fantômes. De plus, l'homme avait déjà été mis au courant par Albus de leurs recherches.
Non, vraiment, Severus ne voyait pas pourquoi son ami frappait comme un dément à la porte de son collègue.
- Argus, s'il vous plaît. Ouvrez, c'est important ! Cria Rémus au battant de bois malmené.
- Mais enfin, Rémus, vas tu me dire à quoi tu penses ?
L'interpellé se tourna vers lui, mais il eut à peine le temps d'entrouvrir les lèvres que son cou craquait à nouveau du brusque mouvement de tête qu'il opéra pour rencontrer le regard sombre et franchement ennuyé de Rusard qui venait de sortir de son bureau.
- Que me vaut une visite à cette heure tardive dans mon humble bureau ? Demanda l'acariâtre concierge de sa voix sifflante.
Rémus eut un mouvement de recul au regard haineux que lui jeta le cracmol. L'odeur de poisson frit qui s'échappait de son bureau, derrière lui, n'arrangea en rien le confort des deux sorciers.
Severus adopta un air pincé, croisant les bras sur sa poitrine, alors que le loup-garou prit son courage à deux mains pour faire sa requête :
- Argus, avez vous conservé le parchemin que vous nous aviez confisqué ?
Le maître des potions se garda de lever les yeux au ciel face à cette demande incongrue et plus que vague. Cependant, sa curiosité fut mise à rude épreuve lorsque Rusard eut un rire grinçant et répondit :
- Je l'ai bien conservé, affirma le cracmol.
Rémus souffla de soulagement. Miss Teigne, la chatte du concierge, passa la porte à ce moment et sauta dans les bras de son maître.
- Je l'ai conservé, cela ne signifie pas que je l'ai encore, rétorqua cependant le concierge avec un sourire mesquin.
Les deux sorciers attendirent la suite, mais leur vis à vis se contentait de caresser sa chatte. Cette fois, le professeur ne put se retenir :
- Allez vous, par Merlin, vous expliquer enfin !
Le cracmol se renfrogna et finit par cracher :
- Il m'a été volé ! Ces vaux-riens de jumeaux n'ont pas hésité à saccager mon bureau pour me le dérober alors que je réparais leurs bêtises ! Des bombabouses qu'ils ont fait exploser ! Rendez-vous compte. Une ignominie ces deux là, moi je vous le dis !
Rémus jura dans sa barbe et repartit en grommelant. Severus, avec une seconde de retard, le suivit sans jeter un œil au concierge qui marmonnait des insanités à leur encontre, contre « les gens malpolis qui ne disent pas merci ».
Le maître des potions n'était pas plus avancé sur les projets de son ami, mais foi de Snape, il aurait des réponses.
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A la semaine prochaine :)
