Elle sentit la voiture s'arrêter et releva la tête, mais la nuit était tombé et elle ne voyait rien à l'extérieur. Elle se pencha vers Dean pour lui demander ce qui se passait mais la place était vide, tout comme celle du passager. Où est-ce qu'ils étaient? Elle sortit de la voiture et les appela. Mais la nuit était trop noire et elle ne pouvait rien distinguer. Elle eut l'impression que les ténèbres se refermaient sur elle, elle voulut retourner dans la voiture mais l'impala n'était plus là. C'est là qu'elle entendit la voix d'Antonia
**Bienvenue de nouveau chez toi. Tu m'as manqué ma petite caille.**
Elle se mit à courir le plus loin possible de cette voix gutturale mais ses pieds semblaient être de plomb et elle s'enfonçait dans le sol comme dans de la mélasse. Plus elle avançait, plus elle s'enfonçait, plus la voix se rapprochait. Elle se traina dans les derniers mètres, enfoncée jusqu'à la taille dans l'asphalte de la route.
**Tu ne peux pas m'échapper. Plus maintenant que je te connais aussi bien.**
Elle hurla de toute ses forces lorsqu'elle sentit une main glaciale s'abattre sur sa nuque.
« Sam ! Sam ! »
Elle sentit un bras la secouer et elle se redressa aussitôt sur la banquette arrière, son couteau à la main, avant de réaliser qu'elle était dans l'impala et que ses amis la regardaient avec inquiétude – enfin Dean était plus effrayant qu'effrayé, mais c'était Dean.
« Tu faisais un cauchemar. J'ai préféré te réveiller, lui expliqua-t-il. De toutes façons, on ne peut pas aller plus loin. »
Samantha releva la tête et vit le pont effondré devant le capot de la voiture.
« Et bien on va finir en marchant, soupira-t-elle en s'extirpant de la voiture, contente de voir le soleil brillé au-dessus d'elle. »
Les deux frères échangèrent un regard inquiet avant de sortir à leur tour. Dean ouvrit le coffre et ils se chargèrent tous en armes avant d'abandonner la voiture sur le bas côté.
Quelques minutes plus tard, ils entrèrent dans la ville complètement désertée. Des voitures abandonnées sur la route ponctuaient leur chemins. Aucun survivant en vue pour l'instant. Ils quadrillaient la ville, chacun à un côté de la route, Dean au milieu, l'arme au poing.
« J'aime pas ça, finit par grogner la jeune fille en chargeant son fusil à pompe. Essaie de joindre Rufus. »
« Je n'ai pas de réseau, râla Dean en rangeant son téléphone portable. »
« Il vaudrait mieux se séparer, on couvrira plus de terrain. »
« Il est hors de question… »
« Je t'ai pas demandé ton avis. C'est la décision la plus logique. Alors arrête de flipper pour moi et laisse-moi faire mon boulot, le coupa-t-elle plus sèchement qu'elle ne le voulait. »
Ils s'affrontèrent du regard quelques secondes avant que le cadet vienne les interrompre.
« Elle n'a pas tort Dean. Prends cette perpendiculaire, moi je prendrais la prochaine. On se retrouve dans une heure à l'église. »
D'un signe de tête, Samantha s'éloigna des deux chasseurs. Elle entendit derrière elle Dean grommeler contre son frère mais décida de ne pas y prêter attention. Le côté protecteur de Dean avait tendance à l'étouffer et elle supportait de moins en moins être mise sur la touche par le chasseur comme si elle était une simple novice. Merde, elle chassait depuis aussi longtemps qu'eux, elle avait le droit à un minimum de respect.
Le soleil était déjà haut lorsqu'elle atteignit la fin de la rue sans avoir vu quiconque. Dans une des rues parallèles, elle aperçut un mouvement à l'étage d'une maison typiquement américaine. Le fusil à pompe coincé sur la hanche elle s'avança prudemment.
« N'avancez plus ! Lui cria une voix féminine depuis la maison. »
Elle lâcha doucement le fusil à pompe accroché à son épaule par une lanière et souleva les mains.
« Doucement. Je ne suis là que pour aider. »
A peine finissait-elle sa phrase qu'elle sentait le canon d'un fusil se poser sur sa nuque.
« On se retourne doucement, lui ordonna une voix masculine. Et pas d'entourloupe, je n'hésiterai pas à tirer. »
Toujours les mains levées, Samantha se retourna le plus doucement possible ne voulant pas risquer d'effrayer l'homme qui la tenait en joue.
« Rufus ? »
Une gerbe d'eau atteignit son visage. Les yeux fermés, l'air blasé, elle serra les mâchoires.
« Je ne suis pas un démon. »
« Qu'est-ce que tu fous là ? »
« Je suis venue sauver ton petit cul. Y a pas de quoi. »
« J'ai demandé de l'aide à Bobby. »
« Et il pouvait pas venir. Littéralement. Alors je suis là. Avec les Winchesters. »
« Et où sont-ils ? »
« On s'est séparé. Je suis sensée les retrouver dans 40 minutes. »
« Vous séparer ? Vous avez rien trouvé de mieux ? »
« Hey, si tu veux que je repartes, tu me le dis tout de suite parce que j'ai autre chose à faire que supporter tes commentaires. »
Rufus allait répliquer mais s'arrêta net. Pour la première fois, il remarqua les cernes et la fatigue sur le visage de la chasseuse.
« T'as pas l'air d'être en super forme. »
« J'ai eu une année de merde. »
« Et ça risque pas de s'arranger. »
« A qui le dis-tu. »
« Viens, je te débriefe à l'intérieur. On ne devrait pas rester aussi longtemps dehors. »
Rufus la guida jusqu'à la maison et lui ouvrit la porte d'entrée. A peine avait-elle franchi le perron qu'une autre gerbe d'eau lui frappa la figure.
« Mais merde c'est une nouvelle coutume ou quoi ? S'énerva-t-elle en s'essuyant le visage. »
« Désolée. Je ne savais pas que tu avais déjà passé le test. »
« Jo ! Qu'est-ce que tu fais là ? »
« Rufus nous avait demandé de l'aide. »
« Nous ? Ellen est ici ? »
« Oui mais on a été séparé. Et maintenant c'est un démon. »
Samantha jeta un coup d'œil rapide à Rufus dont le visage grave confirma ce que venait de dire Jo.
« Oh merde. Expliquez-moi en détails. »
Dix minutes plus tard, Rufus lui avait donné les grandes lignes de la situation. La ville était devenue complètement folle avec des démons qui possédaient à tour de bras les habitants, et qui avaient déclaré une guerre civile par là même. La situation n'était pas mirobolante. Ils devaient être une dizaine tout au plus retranchés dans la maison, et seulement trois chasseurs expérimentés. Samantha se sentait fébrile depuis qu'elle avait appris la raison de l'appel désespéré de Rufus. Elle venait à peine de se débarrasser d'Antonia qu'elle se retrouvait déjà à en affronter d'autres. Et elle n'avait toujours pas de tatouage, seulement un sachet qui la protégeait tant qu'il était sur elle. Mais ça ne la rassurait pas.
Rufus était partit faire le tour du périmètre, laissant Jo et Sam toutes les deux dans la cuisine. Les relations entre elles s'étaient détendues depuis qu'elles avaient partagé quelques chasses avec Ellen mais elle ne put s'empêcher de grimacer lorsque la blonde lui demanda des nouvelles de Dean. Elle savait que Jo avait toujours le béguin pour le chasseur, mais son inquiétude pour les frères Winchesters était réelle.
« Ils vont bien. Bobby a pris un sacré coup et est à l'hôpital, alors ils sont un peu sur les nerfs. Mais dans l'ensemble, ils vont bien. »
Pas la peine de rentrer dans les détails de l'addiction de Sam et de l'apocalypse, c'était aux frères de décider les informations qu'ils voulaient partager.
« Et toi et Dean ? »
Sam ne releva pas l'air désintéressé qui cachait tant bien que mal la lueur d'espoir de Jo.
« On fait ce qu'on peut. »
« Vous êtes de nouveau sur la route tous les trois ? »
« Pour le moment. Tu connais notre vie Jo, on ne sait jamais ce qu'on va faire et où on sera demain. »
« Ca doit pas être simple votre relation. »
« Depuis quand être avec un Winchester est simple ? »
« Tu dois pas non plus simplifier les choses… Me regarde pas comme ça, je ne cherche pas à t'insulter. Mais tu n'es pas la personne la plus facile à vivre non plus. »
Jo éclata de rire en voyant les poings serrés de la chasseuse.
« Exactement ce que je voulais dire. T'es prête à démarrer au quart de tour. Pauvre Sam. Ca doit être compliqué pour lui de vous avoir tous les deux. »
« T'es sûre que tu n'es pas possédée toi ? »
Jo éclata encore une fois de rire.
« Plus sérieusement Sam, je suis contente pour vous deux. Vraiment. J'espère que ça marchera. Je dis juste que vous devez très vite à apprendre à mettre vos egos de côtés. »
« Parles en à Dean. »
« C'est ce que je ferais aussi quand je le verrais. Mais c'est toi que j'ai sous la main. »
« C'est bien ma chance. »
Jo secoua doucement la tête et se leva en empoignant son fusil.
« Je retourne faire le guet là haut. On se voit tout à l'heure. »
SSSSSSSSS
Samantha avait râlé, avait trépigné, avait supplié, avait crié et finalement avait gagné. Elle était de nouveau dans la rue après une conversation avec Rufus avec deux missions : retrouver les Winchesters comme prévu à l'église, et ramener trois hommes qui étaient partis à la recherche de sel et d'armes. Il ne voulait pas la laisser partir. Dix minutes plus tard, il la poussait lui-même jusqu'à la porte. Qui avait dit qu'être agaçante ne menait à rien ?
Elle arrivait en vue de l'église lorsqu'elle aperçut de loin deux jeunes hommes entrés dans une supérette. Les reconnaissant grâce à la description de Rufus, elle décida de les rejoindre pour pouvoir les raccompagner à la base. Alors qu'elle allait entrer dans le magasin, le bruit d'objets tombant sur le sol l'alerta. Elle jeta un coup d'œil à l'intérieur par la vitrine pour voir son meilleur ami se battre contre les chasseurs. Ses yeux étaient noirs comme la nuit. Elle le vit enfoncer son poignard dans le ventre puis dans la gorge des hommes sans aucun hésitation. Elle se plaqua aussitôt contre le mur pour éviter d'être vue. Elle se força à respirer doucement et profondément pour éloigner la peur qui venait de l'assaillir à la vie des yeux noirs de son meilleur ami. Elle n'avait aucune envie de connaître ça de nouveau. Et elle ne pouvait pas se charger de lui à elle seule. Elle hésita une seconde sur la marche à suivre : rejoindre l'église et prendre le risque d'être exposée ou rentrer à la base. Si Sam était possédé, Dean ne devait pas être en meilleur état. Et elle ne pouvait rien faire toute seule. Courbée sur elle-même, se cachant régulièrement derrière les voitures pour être la plus discrète possible, elle rebroussa chemin.
« C'est pas bon, annonça-t-elle en entrant dans la maison. Sam est possédé. Je n'ai pas vu Dean, mais ça doit être pareil. On fait quoi ? »
Rufus et Jo la regardèrent un peu déboussolé. Ils ne s'attendaient pas à ça.
« On fait quoi ? Répéta-t-elle plus fort, à la limite de l'explosion. »
« Déjà on se calme. Et on relâche le fusil. »
Sam remarqua ses jointures blanches sur le fusil à pompe. Elle desserra son emprise et se rendit compte que ses mains lui faisaient à présent mal. Elle détendit rapidement ses doigts, cherchant à retrouver une sensation.
« T'es sûre que ça va ? S'inquiéta Jo. »
« Je vais bien. C'est quoi le plan ? »
« On va tenter une percée cette nuit. Il faut qu'on se tire de ce village. »
« On ne va pas les laisser ici quand même ? Il faut qu'on les aide ! »
« Et on les aidera. Mais d'abord, on doit mettre à l'abri les civils et ensuite on reviendra avec d'autres chasseurs pour gérer le reste. »
« On parle de Sam, Dean et Ellen là. Pas de n'importe qui. Tu comprends ça ? »
« Oui. Je sais que… »
« Alors qu'est-ce qu'on attend putain ? Cria-t-elle hors d'elle.»
Rufus la gifla. Samantha s'arrêta net, la main sur la joue, elle dévisageait le chasseur incrédule. Le geste n'avait pas été fort, elle n'avait même pas mal, mais il l'avait prise au dépourvu.
« Maintenant, on se calme. Je ne sais pas ce qui t'es arrivée sur la route mais tu perds les pédales là. Et tu te trompes d'ennemi. »
Un silence emplit la pièce.
« Alors tu te reprends et tu m'écoutes, continua-t-il en lui attrapant les épaules et en fixant son regard dans le sien. Va faire le guet dans le grenier. On a besoin de s'assurer que le périmètre est intact. Compris ? »
Elle hocha doucement la tête.
« Quoi qui se passe dans ta petite tête en ce moment, tu dois faire abstraction. Ok ? Tu fous ça de côté jusqu'à la prochaine pause. Là, on a besoin de toi à 100%. »
Elle hocha de nouveau la tête avant de prendre les escaliers.
SSSSSSSSSSSSS
Assise sur un vieux fauteuil défoncé, les jambes étendues sur un tabouret, Samantha surveillait depuis la fenêtre du grenier l'arrière de la maison. Une cigarette à la bouche, le fusil dans la main, elle essayait de se reprendre. Elle ne se rappelait pas avoir eu cette réaction lors d'une autre chasse. Mais celle-là l'affectait particulièrement. Elle venait à peine de se faire posséder et se retrouver à proximité de démon ne l'enchantait pas. Mais elle devait se ressaisir et ne pas laisser une peur irrationnelle la guider. Première chose à faire une fois qu'ils en auraient fini ici, se faire tatouer un charme anti-possesion. Pour sa tranquillité d'esprit. Même si cela n'avait pas suffit à protéger Sam. C'était quoi ce bordel ? Ils l'avaient peut-être brûlé ou coupé ? C'est la seule explication logique qui tenait la route.
Des pas derrière elle la firent sursauter, elle se redressa aussitôt, le fusil levé.
« Ce n'est que moi, dit Jo en levant les mains. »
« Qu'est-ce qui se passe ? »
« On vient de capturer Sam. Il est à l'étage du dessous. »
« Pourquoi il est venu ici ? »
« Je ne sais pas. Ma mère était avec lui mais elle est parti. On a essayé de l'interroger, mais il dit qu'il ne sait rien et qu'on se trompe… »
« Comment ça qu'on se trompe ? »
« Qu'il n'est pas un démon… L'eau bénite et le sel n'ont aucun effet sur lui. »
« Tu es sûre que c'était de l'eau bénite ? »
« Je ne suis pas totalement stupide. »
« Je te rappelle la chasse de Silver City ? »
Jo piqua aussitôt un fard. Elle avait cru avoir charger son fusil à pompe de cartouches en argent qui s'étaient avérées n'être qu'un alliage de plomb et d'étain.
« Elle venait de Rufus. »
« Je vais descendre voir. Tu prends ma place ? »
« Ca marche. »
Samantha rejoignit rapidement la pièce où se trouvait Sam, assis sur une chaise, férocement ligoté à une chaise. Elle eut un instant d'appréhension avant de finalement faire les pas restant et se retrouver face au démon.
« Sam ! Tu vas bien ? On te cherchait avec Ellen mais… »
« La ferme. »
Elle sortit de sa poche une feuille et commença à lire à voix haute.
« Exorcisamuste… »
« Je ne suis pas un démon ! Ca ne me fait rien parce que je ne suis pas un démon. »
« C'est exactement ce qu'un démon dirait, rétorqua-t-elle froidement. »
« Je ne sais pas ce qui se passe ici, mais cette ville a un effet sur nous, sur ce que nous voyons, continua Sam avec un ton presque implorant. »
Elle resta silencieuse, mais les grands yeux noirs qui la fixaient la firent frissonner.
« Je t'ai vu tuer deux hommes qui ne t'avaient rien fait. Pourquoi tu aurais fait si tu n'étais pas un démon. »
« Parce que je pensais que eux l'étaient ! Leurs yeux sont devenus noirs et ils m'ont attaqué. »
« Pratique comme explication. »
« C'est la vérité ! Je te le jure. »
Elle allait répliquer lorsque des bruits de bagarre au rez de chaussée attirèrent son attention.
« J'en ai pas fini avec toi, promit-elle au démon avant de sortir de la pièce en courant. »
Elle dévala les escaliers quatre à quatre, assourdie par les coups de feu qui retentissaient de partout. En deux secondes, elle aperçut Dean se battant contre Rufus sur le porche de la maison. Elle se précipita vers les combattants, attrapa Dean par sa veste en cuir alors qu'il se tenait au dessus de Rufus et l'envoya valser contre le mur. Elle leva aussitôt son fusil alors qu'elle protégeait Rufus toujours à terre.
« Ne bouge pas connard, dit-elle en armant son fusil contre Dean. »
« Sam, c'est moi, Dean, lui répondit-il de sa voix grave habituelle. »
« Ouais, et le mec par terre c'est le Père Noel. »
« Sam, grogna Dean de son exaspéré habituel. »
« Si tu ne veux pas que je te troue la peau, tu as intérêt de te casser rapidement. »
« Ecoute moi, tout ceci n'est qu'un illusion. C'est à cause du Cavalier de l'Apocalypse. »
« Du cavalier, répéta-t-elle pas sûre de comprendre. »
« Oui ! L'Apocalypse. La Guerre est là d'accord ? Et il nous oblige à nous retourner les uns contre les autres. Il fait tout pour déclencher une guerre civile. Tu dois me croire ! »
Elle flancha un instant et il en profita pour attraper son fusil et l'envoyer sur le côté. Désarmée, elle lui lança son poing dans la figure, frappant sur le coin de la mâchoire. Dans un grognement, il l'encercla de ses bras et la maintint contre lui, son dos contre son torse. Elle tenta de s'échapper à l'emprise mais il serra ses poignets dans ses mains et la força à croiser ses bras sur sa poitrine.
Elle lança sa tête en arrière mais il l'évita au dernier moment et serra encore plus son emprise.
« C'est moi Crevette. C'est Dean. Il faut que tu me crois. Je ne veux pas te faire de mal. »
Elle resta interdite, cherchant à comprendre ce qui se passait.
« Je t'en prie, souffla-t-il dans son cou. »
En même temps ça expliquerait pourquoi Sam n'avait pas réagi au sel, à l'eau bénite et à l'exorcisme. La sentant se détendre dans ses bras, Dean relâcha son emprise et la fit se tourner pour lui faire face.
« Fais-moi confiance. »
Sous ses yeux ébahis, le noir fit place rapidement au vert habituel de son amant.
« Hey Tiger, soupira-t-elle avec un léger sourire. Contente de te retrouver. »
Des coups de feu retentirent derrière eux et Dean les fit plonger à terre avant de ramper jusque dans la maison.
« Jo, tout va bien ! S'écria Sam à la chasseuse prête à tirer. C'est Dean. »
« Salut, sourit la jeune blonde. »
Certes les relations avec la blonde s'étaient grandement améliorée, mais de là à accepter qu'elle regarde son mec avec autant d'admiration sans broncher…
« Sam ? Où est-il ? Demanda Dean.»
« En haut, lui répondirent-elles en même temps. »
Alors que Dean montait les marches quatre à quatre, Samantha criait des ordres aux civils d'arrêter de tirer mais sans grand succès. Elle se retrouva à courir dans les quatre coins de la maison et à arracher les armes des mains des soldats en puissance.
Alors qu'elle finissait et que plus un coup de feu ne se faisait entendre, elle remarqua que ses deux amis avait disparu. Elle courut dans le jardin pour voir un homme avec un couteau menaçant Ellen. Elle allait intervenir lorsque l'homme s'arrêta net. Tout le monde semblait reprendre ses esprits petit à petit. Quoi qu'avaient fait Sam et Dean, cela avait marché.
Quelques heures plus tard, ils avaient repris la route tous les trois. Samantha, depuis la banquette arrière, observait les deux frères. La tension entre eux était presque palpable. Un air d'ACDC emplissait tout l'habitacle empêchant toute conversation.
