Un saut dans le futur

Hey!

Je remercie Chris57 pour sa correction, ainsi que tous ceux qui suivent cette histoire !

Bonne lecture! :)

Chapitre 24 : Et maintenant ?

Point de vue de Bella:

- Je crois que je vais prendre un autre café, déclara-t-il avant de se lever pour aller directement commander au bar.

Aurais-je du lui raconter la partie avec Alec? La raison pour laquelle je me retrouvais sur cette route ce soir? Et lui, que faisait-il ici, dans l'ouest des États-Unis alors qu'il vivait à New York? Travaillait-il dans l'édition? Avait-il une copine? Pourquoi ne s'appelait-il pas Cullen?

Je vis qu'il regardait dans ma direction quand je jetais un coup d'œil vers lui. Il fuyait le regard. Il disait ne pas me prendre pour une folle mais je voyais bien qu'il paniquait. Un peu comme à New York. Allait-il partir? Il était sûrement resté là pour connaître l'histoire de la folle.

Je commençais à avoir peur. Il allait sans doute reprendre sa vie en sortant de ce bar.

Mon Dieu. J'avais fréquenté ce lieu plusieurs fois au lycée avec la bande. Pensais-je que je me retrouverais ici avec Edward quelques années plus tard à lui raconter notre histoire? Non, je ne crois pas.

Edward revient s'asseoir en face de moi.

- Tu voulais quelque chose? Me demanda-t-il.

- Non, répondis-je.

J'ignorais si j'étais capable d'avaler la moindre chose tant que je ne savais pas comment les choses allaient se dérouler.

- Et maintenant? Demandais-je tout en jouant nerveusement avec ma tasse vide.

- Et maintenant? Répétât-il ne comprenant pas là où je voulais en venir.

- Que va-t-il se passer? Demandais-je autrement.

- Je ne sais pas. J'aimerai mieux comprendre! Que t'ont dit les spécialistes à propos de tout ça?

- Les spécialistes? M'étonnais-je.

- Oui. Que t'ont dit les médecins sur le fait que tu aies rêvé de ton futur?

- Euh... Je n'en ai jamais parlé à mon réveil, répondis-je soudainement gênée.

- Quoi? Mais pourquoi? S'étonnât-il.

- Je n'avais pas envie d'en parler. Et je suis sûre que personne ne m'aurait crue de toute façon. La seule personne au courant au jour d'aujourd'hui, c'est ma sœur Léah.

- Je ne comprends pas très bien ton raisonnement, déclara-t-il tout en buvant son café.

- Je... Oui, peut-être que j'aurais dû en parler, mais ce n'était pas vraiment facile, tu sais. J-je venais de passer de très bonnes semaines et d'un seul coup tout prenait fin. Je découvrais que tout cela n'était pas réel. Le retour à la réalité fut très dur.

- T-tu m'as aimé? Me demanda-t-il hésitant à la suite de mes propos.

Pour moi la réponse était évidente après toutes mes révélations de ce soir.

- Oui, répondis-je honnêtement. Je suis tombée amoureuse de toi.

Un « oh » fut sa seule réplique.

Peut-être n'aurais-je pas dû aller jusque là?

- Et aujourd'hui? Me demanda-t-il en tout en me fixant droit dans les yeux.

Etait-ce une question piège? Je me sentis rougir.

- Je ne sais pas. J'ai fini par croire que tu n'étais que le fruit de mon imagination. Et là, tu es devant moi...

Je ne parlais pas du passage d'Alec. Je savais que si je l'insérais dans ce genre de conversation je devrais définir mes sentiments envers lui. Et c'était justement ce que j'avais fui quelques heures plus tôt, je n'étais pas prête à le faire maintenant. Pas en ayant Edward en face de moi.

J'avais fui l'homme que je fréquentais depuis 6 mois quand il m'avait avoué qu'il m'aimait, mais Edward était toujours là après ce que je venais de lui avouer. Nous n'avions vraiment pas le même « courage »!

- J'ai du mal à y croire, mais tu dis des choses sur moi qui sont vraies, et je voulais vraiment savoir comment tu savais tout ça, déclara-t-il soudainement. C'est vrai que je t'ai pris pour une folle, mais il n'y a que très peu de personnes qui connaissent le nom de ma mère. Je crois que c'est ce qui ma fait rester.

J'eus l'impression qu'il y avait comme un mystère avec ce fameux nom de famille, mais je sentais bien qu'il n'en dirait pas plus.

- Je suis désolée de vous déranger, mais nous allons bientôt fermer, nous annonçât notre serveuse en récupérant nos tasses vides.

Quoi? Non! Il n'était pas si tard que ça! Je jetais un coup d'œil dans la salle et je pus constater que nous étions à présent les seuls clients, et les chaises avaient déjà été retournées sur les tables.

Nous ne pouvions pas nous quitter maintenant! Nous n'avions pas fini notre conversation. Nous n'avions même pas appelé quelqu'un pour ma camionnette, même si je me doutais que les chances de trouver quelqu'un en plein milieu de la nuit étaient plutôt rares ici.

Edward sortit un billet de sa poche et déclara que nous partions. Etait-il du genre à me laisser seule sur ce parking désert en plein milieu de la nuit? Non, cela ne lui ressemblait pas vraiment.

Alors nous mettions fin à ça comme ça?

Il se leva et attendit que je fasse de même.

Dehors, la pluie n'avait pas cessé et Edward déverrouilla les portes de sa voiture à distance avec ses clés, avant de courir se réfugier à l'intérieur de l'habitacle. Je fis de même. Nous retrouvions nos places que nous avions quitté plus tôt.

- Comment s'appelle ma soeur? Me demanda soudainement Edward.

- Quoi? Demandais-je.

- Réponds-moi, s'il te plaît? Me demanda-t-il.

- Alice, déclarais-je.

- Et mon frère? Continua-t-il.

- Emmett.

D'accord. Est-ce qu'Edward me faisait passer un test?

- Mes parents?

Je crois bien que c'était ce qu'il était vraiment en train de faire.

- Carlisle et Esmée, répondis-je à sa question.

Il ne me posa pas d'autres questions. Il semblait complètement perdu dans ses pensées.

- Que fais-tu ici, si loin de chez toi? Osais-je demander voyant que le silence commençait à devenir bien pesant.

- Je n'habite pas à New York si c'est ce que tu veux savoir. Et j'ignore complètement pourquoi tu crois que je vis là-bas, déclara-t-il d'un ton las, presque énervé.

Oh... Ma question semblait l'avoir mis en colère, et je ne voyais pas vraiment pourquoi. Tout mon rêve me paraissait d'un coup plus coïncider. Il ne vivait pas à New York.

- Ah, fis-je toujours étonnée. Mais... d'où viens-tu?

- D'une petite bourgade non loin de Seattle, répondit-il à ma question.

- Quoi?

Il avait vécu si près de moi pendant toutes ces années et non à l'autre bout du pays!

- Et... Tu étudies à Seattle? Demandais-je.

- Jusqu'à l'année dernière, oui.

Oh mon Dieu. Nous avions fréquenté la même ville pendant toute une année. Toute une année et je ne l'avais même pas croisé. Seattle était certes une grande ville, mais tout de même.

- Où devais tu aller? Me demanda-t-il en me coupant à mon tour de mes pensées.

- Ce soir?

Il hocha la tête.

- A Forks, répondis-je.

- Très bien. Je vais t'y conduire alors.

- Maintenant? Demandais-je.

- Oui. Nous n'allons tout de même pas passer le reste de la nuit ici, rit-il avant de faire demi-tour sur le parking pour retrouver la route de Forks.

Il m'amenait chez mon père. Je suppose que j'étais en train de passer mes derniers moments avec lui ce soir. Je ne voulais pas le quitter, pas après l'avoir cherché pendant tout ce temps.

Comment allait se passer la suite, une fois qu'il m'aurait déposé?

Il ne parlait pas, se contentait juste de me demander dans quelle direction aller. Je devais trouver quelque chose pour être sûre de le revoir. Il le fallait. Je ne pouvais pas le laisser filer comme ça, pas lui, pas Edward.

Plus les secondes défilaient, plus je me sentais mal. J'étais complètement inquiète quant à la suite des événements à venir. Et mon état ne s'arrangea pas quand nous franchîmes le panneau Forks.

- Il faut continuer la route principale, la maison est tout au bout, déclarais-je alors que nous poursuivions notre chemin dans la ville où j'avais grandi.

Edward suivit mes indications et rapidement il coupa le moteur de sa voiture devant la maison. Je n'osais plus bouger.

Edward se racla la gorge avant de déclarer :

- J'ai été ravi de faire ta connaissance, Bella.

Son ton me paraissait étrangement faux. Il avait l'air complètement différent par rapport à toute l'heure.

- Je suis contente de t'avoir retrouvé, répondis-je.

Il ne répondit rien, et je sentais qu'il voulait que je parte. Edward était particulièrement distant.

- Merci de m'avoir ramené, déclarais-je en me détachant.

Je sentais les larmes qui n'allaient pas tarder et une boule se former dans ma gorge. Je ne voulais pas le quitter, pas comme ça, pas du tout même.

Alors que j'ouvrais la portière pour sortir, je me rappelais de ma camionnette.

- Et ma voiture? Demandais-je.

- Mon assurance s'en chargera, répondit-il ne me regardant toujours pas dans les yeux.

- Mais tu n'as même pas mon numéro, ni rien, m'exclamais-je.

- Tu seras remboursée, m'annonça-t-il sûr de lui.

La lumière du premier étage s'alluma. Certainement Sue ou mon père qui devait avoir entendu quelque chose. Mes derniers instants.

- Vais-je te revoir? Lui demandais-je d'une traite ne tenant plus de rester dans ce suspens.

- Écoute, je ne voudrai pas te paraître méchant ou quelque chose dans ce genre là, mais je pense qu'il ne faut pas que tu penses que je suis exactement la même personne que dans ton rêve. Je suis sincèrement désolé, déclara-t-il en me regardant enfin dans les yeux.

Il ne voulait pas me revoir. Il pensait que je n'étais qu'une folle ou je ne sais quoi. Il essayait de trouver une excuse pour ne plus avoir à faire à moi. Il avait été clair, il était temps que je parte.

Je ne dis rien, attrapais mon sac et claquais la portière de sa voiture avant qu'un sanglot n'éclate. Je me retournais néanmoins une dernière fois pour le regarder, et partie en courant rejoindre ma maison. La porte s'ouvrit sur Charlie alors que j'explosais en larmes dans ses bras, tout en voyant partir la volvo grise d'Edward.


Des envies de meurtre? Je comprends.

À très vite, bises.