I Can't Lose You Twice
Robbie observait par-dessus l'épaule de Jackson, aussi inutile que dérangeant lui fit remarquer le médecin puisque Robbie ne pouvait pas regarder l'échantillon de sang via le microscope atomique en même temps que Jackson. Depuis que Clarke avait guéri Campbell en lui faisant boire son sang, la jeune femme se comportait de manière étrange et semblait sujet à des crises de folie. C'est pourquoi Robbie avait demandé à ce qu'on analyse un échantillon du sang de Campbell.
_ Voilà qui est peu commun, chuchota Jackson.
_ Que se passe-t-il ?
_ Il se passe qu'un nombre bien trop élevé de globules rouge et de bêta-stimulant circule dans son organisme. C'est comme si on lui avait injecté un anabolisant mais sans la testostérone…
_ C'est possible ? s'étonna Robbie.
_ En théorie non, mais apparemment oui. Il semblerait également que…
_ Que quoi ?
_ Venez, il faut que j'effectue d'autre test sur Melle Campbell.
_ Test d'urine ?
_ Sur son cerveau, je crains des effets secondaires très néfastes.
Clarke apprécia la chaleur du sang dévalant dans sa gorge, elle manqua de s'étouffer quand le sang coagula dans sa trachée son champ de vision se rétrécit et se couvrit de noir. La blonde flottait au sein d'un néant sans couleur ou lumière. Le mur sombre en face d'elle se fissura, d'abord une petite lézarde puis une faille de la taille d'un bras, Clarke y enfourna les mains et mit toute sa force pour l'ouvrir d'avantage.
Les flammes de l'enfer déferlèrent à travers le trou dans l'obscurité, illuminèrent et chauffèrent le néant sans douceur. Il existe dans chaque monde, dans chaque pays, dans chaque ville une part d'ombre que la plupart ignore et ceux qui sont au fait sont souvent ceux qui y vivent et qui s'en abreuve. L'ombre peut prendre différents aspects, tantôt la corruption qui ronge peu à peu les gens importants et finit par effriter le système tantôt un passé peu glorieux, brutal que tous souhaiterait oublier mais on ne peut pas s'amputer d'une partie de son histoire sans saigner en retour. Parfois, il arrive que l'ombre s'étendent tellement, à l'insu de la population qu'elle finit par régir toute la ville, une éminence grise née et élevée au sein de l'obscurité, une créature des ténèbres au cœur noir et sans âme, qui tuerait son père pour prendre sa place sur son trône non pas par respect de la tradition, il n'y en a pas dans ce lieu, mais par plaisir et avidité. Le pouvoir sans abus n'aurait jamais pu séduire les humains.
Les êtres de l'ombre paraissent loin de ce qui fait un être humain, aux yeux du commun des mortels ces individus ne sont plus de la même espèce qu'eux ils ne pourraient pas plus se fourvoyer. Mais ce n'est pas de leur faute, plutôt celle de leur instinct de conservation, leur peur viscérale de la vérité qu'on préférait ne jamais connaitre l'arme qui frappe inévitablement quand on s'attarde devant un miroir, qui frappe droit au cœur, là où c'est le plus douloureux. Les êtres de l'ombre représentent toutes les bassesses de l'être humain, les plus vils instincts, les plus violents réflexe, la nature d'une bête sauvage traquée par ses semblables, l'homme moderne dans toute sa splendeur. Les êtres de l'ombre sont des humains dont le regard s'est depuis trop longtemps détourné du soleil, dans leur grotte ils ne peuvent qu'observer les silhouettes que projette leur feu de camp, ils contemplent ce simulacre triste de la réalité et conçoivent une vision tordue et malsaine de cet univers qui les entoure la vie n'est que pourriture, le monde n'est que cendres et flammes.
Le mur de la grotte les a trop longuement formaté et plus aucun d'eux n'est en mesure d'aimer, de ressentir une émotion positive autre que la satisfaction cruelle d'avoir définitivement perdu un ennemi plus un seul ne croit en l'existence d'un dieu car le ciel est bien trop haut et insaisissable pour que le feu puisse projeter quoi que ce soit qui lui soit lié. En revanche, les flammes surent très bien représenter la bête, terrible, effroyable et en même temps attirante, excitante, le frisson du danger, la beauté du mal innocent, la contradiction d'un feu brûlant à froid. Sans notion du bien ou du mal, il balaye les discours d'un revers du poignet, il ne croit en rien sinon en lui, il sait manier les armes, il sait la tolérance, l'appréhende, il craint de perdre sa maitrise s'il accepte tout ce qu'en lui il pense acceptable. Il doit faire des compromis, du compromis à la compromission il ne se reconnait plus, il doute, les mots ont perdus de leur valeurs, il ne les comprend plus. Les images sont si aisément manipulées, déchirées, recollées pour en modifier le sens qu'il ne leur fait plus confiance alors il ferme son cœur, sèche ses yeux et choisit de se rire des règles et de la mort.
La bête n'a ni cornes de bœuf sur le crâne, ni feu parcourant sa chevelure ou sa barbe, elle n'a pas d'ailes de chauve-souris dans le dos, de sabot à ses pieds ou de pattes de bouc non, pas de queue rouge et fourchue, pas de crocs acérés dans la bouche ou de griffes à la place des ongles. La bête ne grogne pas, n'a pas une voix grave et rauque, pas de propos menaçant, pas d'arme, de fourche ou de faux elle ne porte aucun déguisement, s'affiche devant le monde dans le plus simple appareil, nu, comme un nouveau-né. Sur sa langue et son palais aucun aliment n'a de goût, comme l'impression de ne jamais manger que de la cendre et de ne boire que de l'eau croupie il rêve en silence et en secret d'un fruit, rond, rouge sang, marbré de jaune, il en a déjà croqué un bout. Ce méfait lui est resté en travers de la gorge mais tel en drogué il n'a plus faim que de ça, il a voulu la connaissance mais il n'a eu que plus de questions et encore moins de savoir.
Robbie haussa les sourcils, il ne comprenait rien à ce que lui montrait Jackson. La seule chose qu'il capta avec certitude fut qu'ils avaient devant les yeux une image numérique du cerveau de son amie Campbell et que quelque chose n'allait pas.
_ S'il vous plait, se plaignit Robbie, ne pourraient-on pas faire semblant que je n'ai pas de doctorat et partir du principe que je suis aussi ignorant en médecine que vous en sport ?
_ Je vous signale en passant que je connais deux ou trois trucs à propos du sport, rétorqua Jackson. Je reprendrais donc le cours pour les débutants.
_ Merci.
_ Et les abrutis qui dorment au fond de la classe.
_ La faute au professeur, il n'a qu'à pas être aussi ennuyant et lourd.
_ Toujours est-il que la substance qui lui a été inoculée en plus d'avoir des effets dopants et de stimuler l'activité de guérison a un effet sur son cerveau. D'après ce que je peux observer, je crois que le produit peut-être la cause de désordre neurologique ou de crises psychotiques. Maintenant, il va falloir que tu me dises tout ce que tu sais sur la façon dont Melle Campbell a été contaminé.
_ Elle était blessée et Clarke lui a fait boire son sang.
_ Clarke ? Son sang ?
Jackson parut avoir un bug, il ouvrit et ferma la bouche à plusieurs reprises. Robbie songea qu'il n'avait jamais eu l'occasion de voir une imitation aussi fidèle d'un poisson à l'agonie. Il hésita entre l'interrompre pour lui demander ce qu'il lui prenait ou le laisser continuer et admirer sa réinterprétation du grand bleu.
_ Arrêtez-moi si je me trompe, déclara soudain Jackson. Depuis son retour au camp Jaha, Clarke a montré des signes de méfiance, de tension, de panique, d'impulsivité, de difficulté à contrôler sa colère, de sarcasme, de provocation…
_ Ouais, et mensonges, manipulation ou dramatisation à l'occasion, railla Robbie. Où voulez-vous en venir ?
_ Il est évident que ce que contient le sang de Clarke à des répercussion sur son esprit et son état psychologique. Si on veut déterminer ce qui risque d'arriver à Melle Campbell il faut comprendre ce qui arrive à la fille d'Abby.
_ Hormis le fait qu'elle soit condamné à mort, qu'est-ce qu'elle a ?
_ Trouble de la personnalité, et elle présente plus particulièrement les symptômes de la personnalité non spécifié.
_ En anglais ça donne quoi ? soupira Robbie et se passant les mains sur le visage dans l'espoir de chasser la fatigue.
_ Les troubles de la personnalité causent une déviation des traits de caractère habituels. Dans ce qui semble être le cas de Clarke, la personnalité satisfait aux critères de plusieurs troubles de la personnalité, mais les critères d'aucun ne sont remplis complètement.
Clarke se leva, les murs du couloir de la mort se mirent à tanguer, à chaque pas qu'elle fit le trouble s'intensifia. Les murs disparurent à ses yeux et seul un sol illuminé par en dessous traversait le monde sombre comme une âme maudite. La blonde avança, plus par mécanisme que du fait de sa propre volonté, la route se distordit, se mit à former un looping que la jeune femme n'eut aucun mal à franchir tant l'attraction du sol était grande. Sa vision se troubla sous l'effet de la chaleur et un cadavre apparut.
Il ressemblait fortement à Anya, mince, le teint blanchâtre, les cheveux décolorés, le regard vide et la peau brulée par endroit. Elle s'avança vers Clarke d'un pas faible et maladroit, arrivée à quelques centimètres de la blonde, Anya se plia en deux et vomit un torrent de mille pattes, d'asticots et d'invertébrés insectoïdes sur les pieds de Clarke. Passablement agacée, la jeune femme se saisit de la tête de son ancienne instructrice et la lui arracha, emportant par la même la colonne vertébrale du cadavre ambulant. Elle l'a jeta au loin avant de reprendre sa marche.
Arrivée au bord d'un précipice, elle se pencha et contempla le maelstrom d'eau et de gigantesques requins blancs. Son cœur se mit à tambouriner dans sa poitrine, une main se posa sur son épaule, elle sursauta, elle remarqua que la main appartenait à un squelette bourgogne vêtu d'une cape de voyage noire en lambeaux. Il la salua d'un signe de tête en faisant rouler ses yeux dans leur orbite pas de langue, pas de muscles mais bel et bien deux gros yeux bordeaux fixé sur elle. Des tatouages vaudou avaient été gravés à même l'os sur son crâne, ses cubitus, ses métacarpes, son sternum et ses côtes. Il ouvrit la bouche, et malgré le fait qu'il ne posséda pas de cordes vocales ou de larynx apparent, il parla et quand il le fit, il avait la voix du conseiller Thelonius Jaha.
_ À un moment donné, il faut savoir ouvrir les yeux. Et là, il est plus que temps mademoiselle Clarke Elizabeth Griffin.
_ À quel sujet ?
_ Tu n'es pas une héroïne ! Tu n'as pas non plus de mission secrète ou une liste de mauvaises personnes dont tu dois débarrasser le monde. Tu n'es rien de tout ça, ce n'était qu'une illusion, un mensonge, un délire de ton esprit rendu malade par le Mirakuru.
_ Comment êtes-vous au courant ?
_ Il y a différentes sortes de troubles de la personnalité, l'un d'entre eux est induit par une substance. Les malades sont dans l'incapacité de se conformer aux normes, ils violent les droits ou les sentiments d'autrui, les manipules. Ils mentent et escroquent, ils manquent de jugement, son irritable et irrationnel, perdent tout remords, empathie et sens morale. Et encore, j'en passe. Et parmi ce que je passe il y a la paranoïa et les hallucinations. Des substances comme ton propre sang Clarke, ton propre sang que tu viens de boire.
Robbie soupira, il essayait vraiment de suivre, de se faire une idée de la situation dans laquelle se trouvait Clarke et Campbell.
_ Est-ce que la personne atteinte peut facilement changer son comportement ? Si elle ne le fait pas c'est qu'elle manque de volonté ?
_ Non, absolument pas. Les comportements manifestés dans les troubles de la personnalité sont considérés «normaux» puisqu'ils sont fixes. Mais, les personnes atteintes sont impuissantes face à ces comportements
_ Est-ce qu'elles ne vont jamais mieux ?
_ Beaucoup de personnes se rétablissent avec un traitement approprié. Ce n'est pas facile de changer des traits de personnalité enracinés. Heureusement, le comportement appris peut être désappris.
Daemon vint se présenter sans arme au camp des clans Terriens, il se tenait droit, le torse bombé, les bras croisés derrière le dos. Il avait les pieds à plat et orientés vers l'extérieur, la tête penchée à droite, il avait l'air d'un homme confiant et fier et il s'avança d'ailleurs sans crainte au milieu du camp. Les Terriens l'encerclèrent presque immédiatement, mais la présence d'objets mortels pointés vers sa gorge n'émut pas Daemon un seul instant. Il se contenta d'écarter du revers de la main une lance trop proche de son visage et de faire quelque pas en avant, son allure fut délibérément lente et contrôlée, il montrait qu'il n'était pas effrayé et en pleine possession de ses moyens.
_ Je dois parler aux différents représentants de vos clans.
_ Qui le demande ? grogna un guerrier en armure.
_ Quelqu'un que tu ferais mieux de compter parmi tes alliés, affirma Daemon.
_ Je ne reçois d'ordre que de …
_ Pleni !
Lexa arrivait sur les lieux en compagnies de chefs des clans des îles et ceux de la montagne Daemon l'accueillit en ouvrant les bras comme s'il s'attendait à ce qu'elle l'étreigne. Enfin, la phase trois pouvait commencer.
_ Je me permets de rappeler notre accord à votre bon souvenir, déclara Daemon.
_ Je m'en souviens Comte, répondit Lexa avec un demi-sourire. J'attendais ce moment avec impatience.
_ Le clan des Steppes se joint volontiers à votre cause, assura son représentant.
_ Les clans des îles font de même.
_ Le clan du Volcan s'y refuse, proféra le grand guerrier roux, nous ne nous plierons pas à vos règles absurdes ! Il faudra employer la force pour nous y contraindre et vous y perdriez beaucoup de vos hommes, je vous l'assure.
_ Je vous crois, répondit Daemon. Et sachez que telle n'a jamais été mon intention, vous êtes tout à fait libre de refuser mon offre.
Une fois que ceux qui se joignaient au Comte se furent rangé derrière leur Heda, un pacte de sang fut scellé entre les différentes parties. Chaque représentant - Daemon inclut – s'entailla l'avant-bras et serra celui de ses voisins à la manière des guerriers, mélangeant ainsi littéralement leur sang. Avant que l'effet de son apparition et de la cérémonie ne retombe, Daemon embrassa du regard les membres du clan du Volcan ainsi que ceux des autres clans qui s'étaient désistés. Puis, sans tourner la tête il ordonna à ceux qui lui étaient fidèle :
_ Tuez-les tous.
Après les Terriens ce fut au tour du peuple du ciel de recevoir la visite du Comte, cette fois-ci encore sans arme mais avec une armée derrière lui. Il leur demanda cependant de rester à l'écart et ne fit entrer avec lui que Lexa, Amarok le chef des îles et Ez des Steppes. Comme il l'avait fait précédemment, Daemon traversa d'un pas calme et assuré le campement en direction des personnalités en charge. Quand il se retrouva face à Bellamy et Abby, il sourit, cependant rien dans ce sourie ne laissait paraitre qu'il ressentait une quelconque joie. Ses yeux étaient aussi sombres et aussi froids que les abysses et son sourire aussi faux et aussi effrayant que celui d'un carnassier devant sa proie.
_ Où est votre fille, Chancelière ?
_ En quoi cela concerne-t-il la présente affaire ? demanda l'intéressée d'un air hautain.
_ Je suis juste curieux.
_ Dans le couloir de la mort, lâcha Bellamy.
_ Vraiment ? Quel dommage…
_ Vous n'avez pas l'air vraiment attristé, fit remarquer le leader d'un ton cinglant.
_ On ne peut rien te cacher à toi, railla Daemon, un vrai petit chef. J'aimerais, si vous le permettez, rendre une petite visite à Clarke avant de continuer.
_ Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée de …
_ Non, en fait je vais rectifier. Je me contre-fiche de votre permission. Emmenez-moi à elle ou je m'y rends tout seul.
_ Suivez-moi, soupira tristement Abby.
_ Merci. En général, j'apprécie fortement les visites guidées.
Abigail conduisit docilement Daemon à la cellule minuscule de Clarke. Contrairement à ce qu'il s'attendait à voir, il ne trouva pas la jeune femme blonde assise en silence, le yeux bleu-gris fixé sur la porte, et prête à fusiller du regard le premier qui ferait un pas dans sa cellule. La condamnée à mort se tenait debout, raide, le front contre le mur froid et désespérément lisse, les yeux occupés à détailler les cinquante nuances de gris que s'étalaient sur la paroi. Daemon s'avança vers elle, tendit le bras et posa la main sur son épaule, à son contact, Clarke sursauta et se retourna.
_ À un moment donné, il faut savoir ouvrir les yeux. Et là, il est plus que temps mademoiselle Clarke Elizabeth Griffin.
_ À quel sujet ?
_ Tu n'es pas une héroïne ! Tu n'as pas non plus de mission secrète ou une liste de mauvaises personnes dont tu dois débarrasser le monde. Tu n'es rien de tout ça, ce n'était qu'une illusion, un mensonge, un délire de ton esprit rendu malade par le Mirakuru.
_ Comment êtes-vous au courant ?
_ Il y a différentes sortes de troubles de la personnalité, l'un d'entre eux est induit par une substance. Les malades sont dans l'incapacité de se conformer aux normes, ils violent les droits ou les sentiments d'autrui, les manipules. Ils mentent et escroquent, ils manquent de jugement, son irritable et irrationnel, perdent tout remords, empathie et sens morale. Et encore, j'en passe. Et parmi ce que je passe il y a la paranoïa et les hallucinations. Des substances comme ton propre sang Clarke, ton propre sang que tu viens de boire.
_ Non, j'ai une mission et je dois amener la paix. C'est ce dont le monde a besoin, il a besoin que notre unité réduise à néant ceux qui veulent amener la destruction. Nous avons été choisis parce que nous étions dignes du sérum miracle.
_ Digne ? Comment pouvez- vous être digne, vous n'êtes que des tueurs ! Dis-moi, de quelle manière comptez-vous apportez la paix sur le monde ? Hein ? L'unité Deathstroke est un instrument de destruction de plus, encore plus dangereux que ceux que vous prétendez combattre. Vous croyez bien faire, sans doute, mais vous avez-vous-même généré les affrontements et les guerres auxquelles vous prétendez mettre fin. On raconte que l'être humain finit toujours pas créer ce qui lui fait le plus peur et le plus de mal. Il doit y avoir du vrai…
_ C'est le problème, je ne suis pas humaine.
_ Si tu l'es, du moins tu l'as été. Nous l'avons été, reviens-moi Clarke, pour ce que nous avions autrefois. Je ne veux pas te perdre une deuxième fois.
Daemon mena là le plus dure combat de sa vie, il lutta pour guider la jeune femme blonde jusqu'à son armée, il fallait qu'elle soit de son côté ou tout était perdu. Il avait définitivement besoin de Clarke à ses côtés pour vaincre sur le champ de bataille et sauver cette planète qui était la leur. Mais bien que sa mère et son amante aient toutes deux choisis de se joindre à lui, rien de ce que Daemon ou Abby puissent dire ne la convainquit et Clarke changea de nouveau d'avis à la sortie du camp Jaha. Elle voulut faire demi-tour et retourner dans ses quartiers ce fut alors au tour de Lexa d'intervenir :
_ Le Comte nous accepte, nous n'aurons plus à nous cacher ou à mentir. Le Comte a établi de nouvelles règles : ses propres codes. Je peux être une guerrière, une Commandante et ressentir, il m'a ouvert les yeux. Il a fini ce que tu avais commencé, Clarke, maintenant laisse-moi une chance, laisse lui une chance. Laisse-nous une chance.
_ Tu veux faire quoi, demanda la blonde en haussant les sourcils, me tenir la main en public ?
Daemon vit la blonde tendre la main, un air interrogateur et provocateur sur le visage, Lexa y glissa la sienne sans hésiter. Elle attira Clarke contre son corps et colla ses lèvres sur les siennes avec une certaine brusquerie. Daemon sourit, il n'était pas attendri, loin de là, mais il savait qu'il venait de gagner une bataille. Il embrassa la scène du regard, bien évident tous les habitants du camp Jaha ne s'étaient pas joins à lui. Pour la deuxième fois aujourd'hui il ordonna :
_ Tuez-les tous !
