AN : Hey, désolée ça fait longtemps, je sais, mais c'est la période chargée de l'année scolaire (TPE, oraux blancs, divers concours, etc etc). Me revoilà tout de même, le chapitre n'est pas très long, mais je voulais couper à un moment bien particulier. Sur ce, merci beaucoup à tous les reviewers et à tous les lecteurs. Et, je viens de me rendre compte en voyant vos reviews que je n'ai pas posté depuis l'année dernière… j'ai honte, je pars me cacher, non sans vous souhaiter une très heureuse année (je sais, normalement c'est jusqu'à la fin du mois de janvier, mais c'est l'intention qui compte comme on le dit).
Bonne lecture, on se voit en bas.
Caroline avait presque eu tout à fait raison lorsqu'elle avait assuré à Nik que tous ses tableaux seraient vendus dans la mesure où tous avaient été achetés sauf un. Pourtant, un vieux couple l'avait demandé pour un très bon prix, mais le jeune homme n'avait pu se résoudre à le vendre, ce qui lui avait valu l'incompréhension de son frère Finn.
« Je ne comprends pas pourquoi tu as refusé de le vendre. » Lui avait confié son aîné.
« C'est le premier tableau que j'ai peint de Caroline. » Avait déclaré Nik et une lueur de compréhension éclaira soudain le visage de Finn.
« Oh, j'aurais dû me douter que l'ange aux cheveux blonds ne pouvait être qu'elle. » Objectivement, il n'y avait aucun moyen de savoir qui était la femme centrale, puisqu'elle était de dos. Quand on connaissait Nik aussi bien que Finn, cependant, il ne fallait pas être un génie pour le deviner.
Le tableau trônait maintenant au-dessus du lit, accroché par Caroline dès qu'elle avait été mise au courant du refus de la vente (qui avait valu un câlin à Nik, pour son plus grand plaisir).
Quelques mois avaient passé depuis l'anniversaire de Nik, et tout allait pour le mieux : la galerie avait du succès et les Mikaelson avaient mis un terme au business, ce qui n'était pas pour déplaire à notre chère shérif. Une seule ombre subsistait au tableau : New-York n'était pas Mystic Falls. Je m'explique : travailler dans les forces de l'ordre était beaucoup plus dangereux à Big Apple que dans la petite ville natale de Caroline, puisque la criminalité y était beaucoup plus présente. Elle était revenue de nombreuses fois avec quelques égratignures qu'elle tentait de dissimuler tant bien que mal. Toutefois, Nik n'était pas dupe et finissait toujours par les remarquer, ce qui finissait irrémédiablement par l'inquiéter.
« Ce n'est rien Nik, je me suis cognée sur une porte. » Essayait parfois Caroline.
« Ah bon, tu t'es cognée l'œil sur une porte… c'est original… » S'en suivait, la plupart du temps, un regard noir du jeune homme, qui se demandait si elle le prenait réellement pour le dernier des imbéciles.
C'était maintenant à son tour de s'inquiéter pour la sécurité de sa moitié, qui le réprimandait à son tour de s'en faire autant.
Caroline devait d'ailleurs partir en mission le soir-même, une affaire très importante pour déceler le réseau de la mafia New-Yorkaise.
« Je pars en mission ce soir. » Annonça Caroline, qui attendait toujours le dernier moment pour prévenir Nik.
« Quel genre de mission ? » Demanda le jeune homme, ce qui fit soupirer son interlocutrice, qui espérait éviter les inquisitions.
« Genre, éradiquons la mafia de cette ville. » Répondit-elle avec une voix faible, essayant malgré tout de prendre un ton enjoué et motivé.
La couleur disparut de la peau de Nik qui devint soudainement pâle comme la mort. Il fixa dans le vide un moment, sous le choc et finit par articuler :
« Tu ne peux pas y aller. »
« Je vais me gêner. » Rétorqua Caroline, résolument contre l'idée de se laisser dicter sa conduite : elle était une femme libre et indépendante.
« Caroline, s'il te plaît, n'y va pas ! Je connais ce milieu, ces gars ne reculent devant rien, tu pourrais être blessée… ou pire. » Son ton suppliant et son air abattu eurent presque raison de la détermination de la belle blonde… presque.
« Je suis désolée mon chéri, mais je vais y aller quoi que tu dises. Je ne peux pas me défiler dès que les choses se corsent un peu. »
Nik baissa les yeux et ne répondit rien, toujours en désaccord totale avec l'idée de la laisser partir.
« Tout va bien se passer Nik, ne t'en fais pas. Et puis, moi non plus je ne voulais pas que tu partes en mission et, et ce que ça t'as empêché de le faire ? » Demanda-t-elle.
« Non… mais ce n'est pas la même chose. » Contesta Nik.
« Oh, et en quoi est-ce différent je te prie ? Parce-que je suis une femme ? » Questionna de nouveau la blonde.
Nik, sachant qu'elle marquait un point, détourna le regard une nouvelle fois et soupira bruyamment.
« Je ne vais pas continuer à essayer de te faire changer d'avis, parce que je sais que ça ne mènera à rien mis à part à une dispute, ce dont je n'ai aucune envie. Cependant, saches que je suis toujours en désaccord totale avec tout ça. »
Caroline leva les yeux au ciel aux paroles du jeune homme. Celui-ci posa sa main sur sa joue pour qu'elle le regarde dans les yeux et fit une requête, sur un ton désespéré :
« S'il te plaît love, sois prudente, je t'en prie, ne te jette pas dans la gueule du loup, ne fais rien d'irréfléchi, s'ils vous échappent, n'essaie surtout pas de les poursuivre. »
« Oui maman. » Plaisanta Caroline pour alléger l'atmosphère.
« Je suis sérieux Caroline, s'il te plaît, promets le moi. » Implora le jeune homme.
Ayant conscience de son désespoir, la jeune femme l'embrassa délicatement et chuchota d'une voix douce :
« Je te le promets. » Puis, elle le serra dans ses bras.
Kol fit irruption dans le salon et annonça :
« Le dîner est servi les tourtereaux. » Il avait constaté qu'il interrompait un moment d'intimité, mais avait pensé qu'un peu de légèreté ne ferait pas de mal aux deux jeunes gens après une entrevue si chargée en émotions.
Après le repas, pendant lequel Nik n'avait pas dit un mot, Caroline partit pour sa mission et le jeune homme resta assis devant une émission télévisée stupide, ne prêtant aucune attention à ce qui se passait, tout occupé qu'il était à se ronger les ongles.
Vers la fin de soirée, alors que Caroline était déjà partie depuis plusieurs heures, le téléphone sonna. Le temps que Nik ne sorte de sa torpeur, un de ses frères aînés avait décroché. Elijah vint donc le chercher dans le salon et lui annonça qu'on le demandait. Nik, se faisant un sang d'encre, se précipita vers le téléphone :
« Allo, Niklaus Mikaelson ?
_Oui, c'est pourquoi.
_C'est pour miss Caroline Forbes, nous l'avons emmenée à l'hôpital…
_Quoi ?! Quel hôpital ? Coupa immédiatement le jeune homme.
_Monsieur détendez…
_Ne me demandez-pas de me détendre ! Quel hôpital ?
_Neuvième rue, se contenta de répondre son interlocuteur, ayant compris que ce n'était pas le moment d'engager une conversation. »
Nik avait raccroché immédiatement et s'était hâté vers la voiture, sans un mot pour sa famille inquiète.
Une fois arrivé à l'accueil, Niklaus demanda le numéro de chambre de Caroline, sans même un regard pour la réceptionniste.
« Je regrette mais ce n'est pas l'heure des visites, monsieur.
_Mais je n'en ai rien à faire ! » D'accord, Nik ne faisait aucunement avancer les choses et aggravait probablement son cas. Toutefois, vous devez bien imaginer qu'il n'était pas en état de réfléchir.
Il n'eut pas le temps de poursuivre son dialogue captivant avec la jeune standardiste, qu'un homme assez corpulent s'approcha de Nik :
« Niklaus Mikaelson ? »
Nik reconnut de suite la voix de l'homme qu'il avait eu au téléphone et acquiesça.
« Lieutenant Jones, je suis un collègue de votre compagne. » Se présenta-t-il en serrant la main de son jeune interlocuteur.
« Comment va Caroline ? » Demanda instantanément ce dernier, que les formalités intéressaient encore moins qu'à l'habitude.
« Elle va bien, elle s'est juste évanouie en revenant de notre mission… cependant, elle a fait des analyses et… enfin, c'est délicat… je crois que vous devriez aller la voir. »
« J'aimerais bien, seulement on refuse que je la vois sous prétexte que ce n'est pas l'heure des visites. » Déclara Nik, agacé et mort d'inquiétude (ce qui n'arrangeait en rien son agacement).
« Je vais m'occuper de ça. » Assura l'agent Jones, avant de montrer son badge à la réceptionniste, qui autorisa la visite en soupirant. Être dans la police avait du bon.
Les deux hommes arrivèrent devant la chambre 208 et Jones laissa Nik seul, lui accordant un moment en privé avec sa belle.
Il entra sans frapper et, voyant que Caroline était assise sur un lit, avec un sourire sur le visage depuis qu'elle l'avait aperçu, il fut soulagé et alla la serrer dans ses bras.
« Je ne te laisserai plus jamais aller travailler. » Affirma le jeune homme.
« N'exagère pas Nik, je vais bien, et puis je me suis évanouie sur le chemin du retour, je ne me suis pas faite agressée à l'arme blanche, il n'y a pas de quoi dramatiser. » Rassura Caroline.
« J'ai eu la peur de ma vie. Tu aurais très bien pu te faire agresser, c'est un signe du destin, il faut que tu changes de métier. » Renchérit Niklaus, ses bras encerclant toujours la jeune femme.
« De toute façon, ça ne devrait pas poser de problème avant un moment… » Chuchota Caroline, ce qui n'empêcha aucunement Nik de l'entendre et de s'écarter d'elle avec un air confus.
« Que veux-tu dire ? » Questionna-t-il, de nouveau inquiet, en se rappelant les paroles du collègue de Caroline.
« C'est à propos de tes analyses c'est ça ? Tu es malade ? Tu as un cancer ? Tu…
_Nik, détends-toi, je n'ai rien de tout ça… mais c'est bien à propos de mes analyses. » La jeune femme laissa un petit blanc, pour plus de suspens, et reprit la parole avec une voix qui semblait à la fois traduire l'excitation et la nervosité :
« Voilà, je suis tombée dans les pommes, comme tu le sais… on m'a donc fait faire des analyses : prise de sang et tutti quanti et… » Caroline eut un moment d'hésitation.
« Crache le morceau ou je vais faire une crise cardiaque ! »
« Je suis enceinte ! » Rétorqua aussitôt la belle blonde, toute trace d'hésitation envolée. Nik en resta bouche bée, comme si on venait de lui annoncer la nouvelle la plus improbable qui fût… ce qui était pourtant loin d'être le cas. Heureusement qu'il était assis, ou ses jambes n'auraient pu le porter plus longtemps.
AN : Voilà les enfants, si ce retournement de situation déplait à beaucoup de gens, je pourrais toujours refaire le chapitre. Je préviens tout de suite, si la situation reste la même, je vais passer l'accouchement avec une phrase très vague, je ne vais pas le décrire, de toute façon, vous savez déjà comment ça se passe. Voilà, bonne journée (ou nuit) à tous,
Claire.
