Chapitre 25
Se réveillant avant que le réveil ne sonne, Jane ouvrait doucement les yeux tandis que quelques rayons du soleil passaient au travers des rideaux de la chambre. Elle étirait lentement son corps avant de soupirer de contentement. Tournant la tête vers la droite, elle regardait Maura encore profondément endormie. Elle la regardait silencieusement pendant un moment.
Aujourd'hui elle retournerait au travail et Jane ne pouvait contenir cette petite crainte que quelque chose ne leur arrive.
De beaux yeux noisette s'ouvraient lentement et un tendre sourire se glissait sur les lèvres de Maura lorsqu'elle regardait Jane. Bonjour ma chérie ! Elle s'étirait vers l'arrière dans un gémissement, avant de pousser son coussin et se rapprocher de Jane. Tendrement elle embrassait sa belle italienne qui souriait dans le baiser tout en la rapprochant d'elle.
Bonjour mon amour ! Répondait Jane avant de se pencher vers l'avant pour un autre baiser.
Leurs mains caressaient délicatement le corps de l'autre, faisait peu à peu grandir leur désir.
Un mouvement de hanche et Maura passait au-dessus de Jane. Elles se souriaient, avant que Maura ne s'installe sur la cuisse de Jane et ne presse la sienne entre les jambes de celle-ci. La blonde balançait langoureusement son bassin vers l'avant tout en se tenant au genou de Jane.
Leurs gémissements grandissaient avant que finalement elles criaient le nom de l'autre lorsqu'elles atteignaient l'orgasme.
Plus de baisers et de caresses, elles restaient ainsi dans le lit jusqu'à ce que le réveil ne sonne.
Jane avait bu deux cafés déjà et arpentait le salon depuis un moment déjà. La patiente n'était pas son fort et elle commençait à être de plus en plus exaspéré, pourtant en levant les yeux vers le plafond, elle ne pouvait pas s'empêcher de sourire.
Jane savait que Maura était nerveuse de revenir au travail, elle ne pouvait plus cacher sa grossesse, mais en plus elle affirmait maintenant son ventre rond et ces courbes avantageuses avec de beaux vêtements près du corps. Sa fiancée était sexy et très attrayante, la grossesse avait augmenté son sexe à pile et Jane redoutait un peu le comportement de ses collègues. Elles ne travaillaient pratiquement qu'avec des hommes et Jane redoutait l'afflux de policier à la morgue afin de voler un peu de temps de sa bien-aimée.
Des bruits de pas résonnaient dans l'escalier et Jane retenait son souffle en voyant Maura descendre les marches. Un immense sourire se formait sur ses lèvres et elle admirait le docteur Maura Isles dans toute sa gloire. Le médecin légiste avait opté pour une robe courte de couleur prune, elle avait un col en U, elle avait des demi-manches. La jupe était courte, elle s'arrêtait au-dessus de ses genoux. En élasthanne, la robe semblait être une seconde peau sur elle, Maura avait ajouté une chaîne d'argent pour ceinture sous son ventre. Elle portait de beaux talons noirs pour compléter le tout.
Jane l'attirait à elle et l'embrassait passionnément, elle plongeait sa main gauche dans sa belle chevelure d'or qui tombait sur ses épaules librement. Son autre main reposait au bas de son dos et la tenait contre elle. Jane était enivrée par son doux parfum, la vanille et peut-être le caramel.
Avant de se perdre complètement dans sa passion, Jane reculait et souriait tendrement. Tu es absolument magnifique mon amour ! Un doux baiser et elle tirait la blonde vers la porte. Allons travailler avant que je ne puisse plus quitter cette maison. Elle attrapait un gilet noir suspendu dans la penderie pour Maura si elle avait froid à la morgue et ouvrait la porte d'entrée. Maura attrapait son sac et suivait sa belle italienne à l'extérieur, la porte rapidement verrouillée et elles entraient dans la voiture.
Elles arrivaient 20 minutes plus tard au poste de police, main dans la main, elles entraient en souriant et saluaient leurs collègues tout en se dirigeant vers les ascenseurs. Jane avait retenu son rire lorsque certains avaient regardés la femme à son bras dans la stupéfaction. Elle avait également serré le poing de sa main libre lorsque d'autres l'avaient ouvertement reluqué de la tête aux pieds.
Avant de se séparer devant les boîtes en fer, Maura tirait Jane contre elle et l'embrassait légèrement. Je pense avoir beaucoup de travail à rattraper ce matin, mais pourquoi ne pas se retrouver pour le déjeuner ?
Jane caressait tendrement sa joue, elle se perdait dans son tendre et doux regard noisette. Bien sûr mon amour, envoie-moi un message lorsque tu veux aller manger et je te retrouverai en bas ! un autre baiser et elles allaient à leurs bureaux respectifs.
Deux heures étaient passés depuis qu'elles c'étaient séparées et Jane se demandait comment allait Maura. Assise à son bureau tout en examinant diffèrent extrait de compte bancaire, elle ne pouvait pas s'empêcher de penser à sa fiancée. Elle savait que Maura viendrait à elle si quelque chose n'allait pas, seulement elle se souciait toujours pour elle et pour le bébé.
Jane ne voulait pas paraître trop collante ou envahissante, mais son cœur ne battait que pour Maura et elle voulait s'assurer de sa sécurité. Finalement après c'être réprimandé pendant 10 bonnes minutes, elle se levait et quittait son bureau.
Jane sortait de l'ascenseur et approchait la porte du bureau de Maura, elle trouvait Pike debout au centre de la pièce, qui bougeait nerveusement sur place. Il regardait en direction de la porte de la salle de bain personnel de Maura. Seulement avant que Jane ne puisse lui demander ce qu'il faisait ici, sa belle sortait de la petite pièce dans sa robe mauve, elle tenait sa blouse blanche devant elle tout en essayant de la remettre à l'endroit.
Le docteur Pike se raclait la gorge et se redressait. Maura se figeait et le regardait avec perplexité. Bonjour Docteur Pike, que puis-je faire pour vous ? Demandait-elle poliment.
Le vieil homme se frottait les mains contre son pantalon, avant de replacer ses quelques cheveux blancs qui couvraient encore son crâne. Bonjour Docteur Isles !Sa voix tremblait un peu et il se redressait et inspirait profondément.
Jane retenait son gloussement et elle restait dans l'embrasure de la porte. Une fois, il avait avoué son béguin pour Maura tandis qu'il était ivre et depuis Jane remarquait son regard transit d'amour pour la belle blonde lorsque personne ne le regardait.
Je suis heureux de vous revoir ici, je . . . il baissait les yeux un instant vers le sol avant de revenir sur Maura qui attendait et l'écoutait attentivement. Finalement lorsqu'elle lui souriait doucement, il semblait trouver son courage et bombait la poitrine. Je vous ai toujours trouvé superbe ! La surprise dans les beaux yeux de la petite femme le faisait sourire car il pensait qu'il avait une chance puisqu'elle ne semblât pas repoussée par ses mots. J'aimerais vous inviter à dîner. Vous êtes une femme intelligente avec beaucoup d'élégance. Maintenant rouge, il baissait la tête, attendant sa réponse.
La bouche de Maura s'était ouverte un instant dans la surprise, elle n'arrivait pas croire ce qu'elle venait d'entendre.
Jane profitait de ce moment pour entrer, elle contournait Pike et se plaçait derrière Maura. Elle regardait le médecin légiste avec défi. Je suis désolée de vous déranger, ai-je interrompu quelque chose d'important ? elle pouvait sentir le léger tremblement dans le corps de Maura, son sourire grandissait en réalisant que la blonde retenait son rire de toutes ses forces.
Le docteur Pike semblait maintenant furieux, il foudroyait Jane du regard. Oui vous le fait lieutenant ! Il grinçait presque ses mots. Ne vous a-t-on jamais enseigné la politesse ? Vous devez frapper avant d'entrer et . . .
Jane se plaçait contre le dos de Maura et souriait avec arrogance. Pourquoi devrais-je frapper lorsque je viens rendre visite à ma fiancée ? Demandait-elle tout en refermant ses bras autour de la taille de la blonde.
Jane ! Avertissait Maura.
Seulement le docteur Pike était maintenant furieux et il rugissait tout à coup. Quel comportement puéril ! s'écriait-il. De votre part lieutenant Rizzoli cela ne me surprend pas, mais vous docteur Isles. Je n'aurais jamais pensé que vous aviez besoin de votre amie pour refuser une invitation. Il se sentait légèrement humilié.
Maura allait protester vivement, seulement Jane posait ses mains sur son ventre et la tirait contre elle. Maura tournait la tête et une fois leurs regards réunis, elles se souriaient. Je suis venu voir comment se passait ta première journée et si mademoiselle était gentille avec toi.
Maura jetait sa blouse sur le dossier de son fauteuil et posait ses mains au-dessus de celles de Jane. C'est une petite fille très sage, elle ne s'est pas agitée une seule fois pendant que je travaillais. Jane aimait le son de la voix de Maura lorsqu'elle était heureuse car même si elle ne voyait pas son sourire, elle pouvait l'entendre.
Jane ne pouvait pas se retenir d'embrasser le cou exposé de Maura et elle inspirait profondément contre sa peau. Elles ne remarquaient pas la fuite du docteur Pike, qui se sentait de trop dans le bureau. S'il avait pensé ne pas avoir ses chances avant, il savait maintenant qu'il ne gagnerait jamais le cœur de Maura. Je suis désolé. Murmurait timidement Jane contre sa peau.
Maura fronçait les sourcils dans la confusion. Pourquoi ? Demandait-elle tendrement tout en caressant la peau des mains de Jane.
Je n'ai pas tenu plus de deux heures avant de venir ici ! soupirait-elle d'exaspération face à son comportement.
Maura souriait grandement, elle s'enfonçait encore dans l'étreinte de son beau lieutenant. Je ne serais pas en colère contre toi pour ton souci de mon bien-être ou celui du bébé Jane ! Elle tirait les bras de Jane et les enroulait autour de ses épaules. J'aime savoir que tu m'aimes et que je compte tant pour toi que tu penses à moi autant et ressente le besoin de vérifier ma sécurité et mon bien-être. Jane l'embrassait sur la joue tendrement et son corps se détendait de soulagement. Personne ne m'a jamais aimé à ce point Jane, personne n'a jamais fait tant preuve d'amour à mon égard. Je me sens encore plus aimer alors ne t'excuse pas s'il te plaît et ne t'arrête pas de m'aimer autant !
Jane retournait la femme dans ses bras, elle attrapait rapidement ses joues et l'embrassait avec passion. Gardant ses lèvres contre celles de Maura, elle parlait avec conviction. Je te le promets mon amour.
Jane remontait à son bureau avec un immense sourire plaqué sur son visage. Elle avait partagé plus de doux baisers avec sa fiancée avant de se décider de retourner faire son travail. Jusqu'à l'heure du déjeuner, elle avait reçu quelques textos de la part de Maura, lui signalant qu'elles allaient bien et combien elle l'aimait.
Vers midi, Jane et Maura quittaient le poste pour aller dans un petit restaurant non loin de là. Les filles prenaient place à une table et une serveuse approchait. Jane examinait rapidement le menu avant de choisir un hamburger et des frites. Maura lisait tout le menu attentivement.
Bonjour, puis-je prendre votre commande ? Demandait la jeune avec un doux sourire.
Je vais prendre un hamburger maison avec des frites et un coca s'il-vous-plaît. S'exclamait Jane avant de regarder sa femme de l'autre côté de la table. Maura ?! Demandait-elle après un long silence de sa part.
La blonde relevait la tête et regardait Jane avec ennuis. Je ne peux pas me décider. Soupirait-elle avant de faire la plus adorable des moues que Jane n'avait jamais sur son visage. Même la serveuse souriait avec tendresse.
Dis-moi ce qui te tente ? Demandait Jane avec amour.
Maintenant les joues de Maura prenaient une jolie teinte rose et Jane retenait son rire en sachant qu'elle venait de tomber dans une nouvelle envie de femme enceinte. Maura se raclait la gorge et baissait la voix tout en se penchant vers sa femme. J'ai envie d'un hot-dog et de la choucroute, avec de la moutarde et des oignons.
Tout en parlant, un regard affamé apparaissait dans les yeux de Maura et Jane éclatait tout à coup de rire. Les envies de sa belle blonde étaient particulièrement diverses et si extravagantes que Jane ne pouvait pas s'empêcher de rire. Cette femme si ferme sur le bienfait d'une alimentation saine se dévergondait terriblement lorsqu'une envie la prenait.
En voyant la gêne dans le regard de Maura, celle-ci se ressaisissait rapidement, elle attrapait la main de sa femme et lui souriait tendrement. Pardon d'avoir ri mon amour. Jane se penchait et embrassait le dos de sa main. Tu me surprends toujours ma belle ! S'exclamait Jane, heureuse de voir une rougeur empourprer les joues de Maura et un doux sourire aimant se glisser sur ses lèvres. La lieutenante se tournait vers leur serveuse et demandait sérieusement. Est-il possible de préparer ce que ma femme souhaite ?
La serveuse était touchée par l'amour entre ses deux-là. Je suis sûr que notre cuisinier ne refusera pas. Elle regardait la blonde. Une boisson avec cela ?
Un verre de thé glacé s'il-vous-plaît ! La serveuse disparaissait rapidement et Maura regardait Jane avec amour. Je t'aime, se contentait-elle de dire.
Je t'aime aussi ma chérie. Répondait Jane.
Elles mangeaient tranquillement tout en parlant du tout et de rien. Elles étaient de retour au poste une heure plus tard et chacune retournait à leur travail respectif. Vers 16 heures, elles se retrouvaient sur une scène de crime. Jane était déjà arrivée avec Korsak, elle attendait l'arrivé de Maura.
Une belle Prius se garait non loin de la zone de sécurité et Maura sortait avec grâce de son véhicule puis marchait vers les policiers. Elle montrait son badge à l'officier charger de la sécurité avant de passer sous la bande et rejoindre Jane.
La blonde s'approchait du corps, avec l'aide de Jane, elle se baissait à genoux sur le morceau de cuir qu'elle gardait dans son sac et après avoir enfilé une paire de gants, elle faisait ses premières constatations.
Une fois le corps et toutes les preuves envoyées à la morgue, Maura se retournait et marchait vers Jane qui l'attendait. Alors qu'elle était sur le point de parler à sa femme, quelqu'un appelait son nom. Maura se retournait immédiatement et regardait l'officier s'approcher d'elle rapidement.
Docteur Isles ! C'était un jeune agent, il ne devait pas avoir plus d'une trentaine d'années. C'était un bel homme, brun aux yeux verts, plutôt bien bâti et portant un magnifique sourire. Bonjour Docteur Isles, je tenais à me présenter, Je . . .
À partir du moment où l'homme était assez près d'elle, Maura avait senti une nausée l'envahir. Elle avait un sourire crispé tandis qu'elle luttait afin de garder son déjeuner dans son estomac. Seulement c'était peine perdue, après une profonde inspiration, son nez était envahi par l'odeur de l'après-rasage de l'homme et elle courait le plus rapidement possible vers un coin de la rue.
Jane courait rapidement vers sa femme lorsqu'elle remarquait celle-ci blanchir tout à coup et porter une main à sa bouche avant de fuir. L'officier allait la suivre mais Jane qui passait prêt de lui rugissait tout à coup. Ne t'approche pas de ma femme ! Elle rejoignait Maura qui vomissait près des poubelles, Jane frottait tendrement son dos et attrapait ses cheveux d'or. Ça va aller mon amour.
Maura gémissait de douleur, sa nausée ne semblait pas vouloir se calmer et même lorsque son estomac était finalement vide, elle ne pouvait pas cesser de vomir.
Jane qui voyait les jambes de Maura céder, l'attrapait par la taille et la tenait fermement contre son corps. Le corps du médecin légiste tremblait de plus en plus. Après plus de râle, les nausées cessaient et le corps de Maura tombait lâche dans les bras de Jane.
Je te tiens mon amour. Murmurait Jane dans ses cheveux. Korsak qui avait vu toute la scène finalement approchait et tendait une bouteille d'eau à Jane, qui le remerciait d'un signe de tête. Tiens Maura. Elle donnait la bouteille à la blonde qui se rinçait immédiatement la bouche à quelque reprise avant d'avaler quelques gorgées d'eau.
Même si Maura était plus solide sur ses jambes, Jane pouvait sentir son corps trembler. Elle attrapait le bras droit de la blonde et le portait autour de son cou tendit qu'elle enroulait son bras autour de son dos et elles marchaient lentement vers la voiture. Korsak restait près d'elles au cas où.
Finalement assise, Maura soupirait de soulagement, elle fermait les yeux. Jane avait trouvé des mouchoirs dans la voiture du médecin légiste, elle l'avait imbibé d'eau et maintenant rafraichissait doucement le visage, le cou, la nuque et une partie de la poitrine de Maura. Tu vas bien mon amour ? Demandait Jane.
Maura ouvrait finalement les yeux, la fatigue tombait lourdement sur elle. Oui, ça va mieux. Elle souriait à la tendresse de sa dure à cuir de fiancée. L'odeur de son parfum ou après rasage était insupportable. Elle soupirait de contentement. Je ne pourrais pas conduire pour retourner au poste Jane. Avouait-elle dans la défaite.
Ne t'en fait pas mon amour, je vais te ramener. Jane tournait la tête vers Korsak. On se retrouve au poste !
Korsak Acquiesçait immédiatement. Bien sûr Jane, prend soin d'elles et je m'occupe du reste. Sans plus de mot, il partait en direction de son propre véhicule.
Jane aidait Maura à s'installer dans le siège passager et elle prenait place derrière le volant. Moins de cinq minutes de route et Maura c'était endormi paisiblement. De retour au poste de police, Jane se garait dans le parking et se penchait légèrement vers sa femme. Maura, réveilles-toi ma chérie. Elle embrassait tendrement son front et repoussait les quelques cheveux qui étaient tombés sur son visage. Nous sommes arrivés mon amour, ouvre les yeux.
Maura ouvrait difficilement les yeux, avant de sourire en voyant le visage de son amour. Je suis fatiguée. Soupirait-elle. J'espère qu'il réfléchira à deux fois avant de m'approcher à nouveau. Maura fronçait les sourcils en sentant son estomac se contracter à la simple pensée de ce parfum.
Ne t'en fait pas mon amour, je ne pense pas qu'il t'approchera de nouveau. Elle souriait en se rappelant le regard effrayer de l'officier lorsqu'elle lui avait rugi dessus.
Mon héros ! s'exclamait le médecin légiste avec amour. Je vais dormir un moment dans mon bureau avant de revenir à mon travail.
Jane menait Maura vers la morgue, elle la laissait aller dans sa salle de bain privée tandis que Jane informait Suzie que Maura ne devait pas être dérangé pour au moins la prochaine heure et de venir la prévenir s'il y avait le moindre souci avec sa femme.
De retour dans le bureau, Jane aidait Maura à s'installer confortablement sur le canapé et après l'avoir couverte, elle l'embrassait tendrement avant de remonter à son bureau.
Le reste de la journée se passait tranquillement et elles rentraient à la maison pour 19 heures. N'ayant pas envie de cuisiner, elles avaient ramassé à manger sur la route et profitaient de leur repas confortablement installé sur le canapé devant un film. Elles terminaient leur soirée enlacée dans les bras de l'autres allongées sur le canapé avant de monter se coucher.
La journée de vendredi était également aussi calme, Maura avait permis de trouver des indices sur le corps qu'elle avait examiné la veille, permettant à Jane et son équipe d'arrêter le tueur dans la journée.
Samedi arrivait bien vite et l'excitation de Maura était monté en flèche depuis son réveil jusqu'à son départ de la maison pour retrouver l'agent immobilier en début d'après-midi. Jane n'avait pas cessé de glousser pendant tout le trajet en voiture en voyant l'excitation à peine contenue de sa future femme.
Elles arrivaient devant la première maison où un homme les attendait. Il leur souriait en les voyant approcher. Bonjour, je suis Marc Stanton. Il reluquait les filles de manière flagrante avant de se concentrer sur Jane.
Maura trop excité par la maison devant elle qui se trouvait à 10 minutes de la sienne, n'avait pas remarqué le comportement de l'homme. Bonjour, je suis Maura Isles. Cette maison est magnifique ! S'exclamait tout en regardant partout autour d'elle.
Jane quant à elle, avait parfaitement vu le regard de l'homme accroché à son corps, elle se raidissait rapidement et se rapprochait de sa compagne. Seulement avant qu'elle ne puisse parler, Maura attrapait sa taille et la tirait contre elle.
Voici ma fiancée, Jane Rizzoli. Elle tirait la belle brune vers la porte d'entrée et indiquait les barrières de chaque côté. Regarde mon cœur, Lara et Tj ne pourront pas sortir du jardin ainsi ! Ses yeux brillaient de joie pure et Jane l'embrassait tendrement sur la tempe. Sa femme était un vrai rayon de soleil de plus le regard déconfit de l'agent immobilier aux mots de sa belle blonde l'avait presque fait rire à haute voix.
Seulement la maison ne leur plaisait pas une fois à l'intérieur, elles en visitaient trois autres qui finalement ne correspondaient pas à ce qu'elles recherchaient.
À la fin de l'après-midi, l'agent immobilier commençait à craindre de perdre ces clientes importantes. Lorsque le nom Isles avait été donné, il avait fait tout ce qu'il pouvait pour s'assurer qu'il obtiendrait le contrat mais plus le temps passait et plus il redoutait de perdre cette opportunité.
Maura soupirait alors qu'elle quittait la dernière maison, son enthousiasme disparaissait à chaque nouveau refus et la fatigue commençait à la gagner.
Jane qui remarquait la défaite dans le regard de sa fiancée, l'enlaçait tendrement et embrassait délicatement ses lèvres. Nous allons trouver la maison parfaite pour ta mère mon amour. Voyant des larmes emplir son beau regard noisette, Jane la tenait plus fermement contre elle.
Maura avait de plus en plus de mal à contrôler ses émotions. Comme les montagnes russes, elle passait du rire aux larmes en une fraction de seconde et elle n'arrivait pas à retenir ses larmes. J'espérais vraiment trouver la bonne maison et lui dire qu'elle pouvait revenir près de moi ! Dans un soupir, elle blottissait son visage dans le cou de Jane.
Elle reviendra près de toi Maura, même si tu n'as pas trouvé de maison pour elle mon amour. Jane caressait son dos tendrement.
Je sais. J'espérais juste trouver cette maison. Maura sentait ses émotions se calmer peu à peu, elle se détendait dans les bras forts et aimant de son amour.
Voyant le désarroi de sa cliente, Marc s'approchait et se raclait la gorge. Lorsqu'il avait l'attention des deux femmes, il parlait calmement. J'ai peut-être une maison qui pourrait correspondre à ce que vous cherchez.
Jane fronçait les sourcils. Pourquoi ne pas nous avoir emmené à celle-là d'abord ? Sa frustration grandissait.
L'agent immobilier se grattait la tête et semblait nerveux face au regard dur de Jane. Elle n'est pas encore en vente, la propriétaire hésite à la vendre. Suivez-moi.
Ils reprenaient tous la route et Marc les conduisait jusqu'à une maison à seulement une rue de celle des filles. Ils descendaient de leurs véhicules respectifs et l'homme frappait à la porte d'une imposante maison.
Une vieille femme ouvrait la porte et regardait surprise l'agent immobilier et les deux femmes qui l'accompagnaient.
Bonsoir madame Hyst, pardon de vous déranger à cette heure mais j'aimerais discuter avec vous. La vieille femme acquiesçait et les laissait entrer. Elle les menait jusqu'au salon ou ils prenaient place. Je vous présent Maura Isles et Jane Rizzoli.
Elles se seraient les mains avant de s'assoir. Souhaitez-vous boire quelque chose ? Demandait la vieille femme.
De l'eau s'il-vous-plaît ? Demandait poliment Maura et Jane demandait la même chose.
Une fois servie, la vieille femme examinait attentivement les deux femmes assises en face d'elle. Elle savait qu'ils étaient là pour sa maison puisque Mr Stanton les avait conduites ici, elles cherchaient une maison. Charlotte était bonne juge de caractère. La grande brune était une femme forte et protectrice, elle pouvait le dire par la manière qu'elle tenait la main de la petite blonde. Pourtant elle était également aimante et attentionnée par la façon dont elle caressait délicatement le dos de sa main avec des mouvements lents de son pouce.
La blonde d'autre part semblait plus fragile, mais Charlotte savait que cela était trompeur car son regard montrait une force intérieure immense. Elle semblait plus élégante et raffinée dans ses manières en opposition avec sa compagne qui était légère plus brute. Madame Hyst était curieuse de savoir comment deux femmes fondamentalement si opposées c'était trouvé.
J'imagine que vous êtes là pour ma maison ! Annonçait-elle directement.
Alors que Marc allait parler, la petite blonde le devançait. Mr Stanton a pensé que votre maison correspondait à ce que nous cherchons. Maura regardait autour d'elle avant de rencontrer le regard bleu de la vieille femme devant elle. Il serait prématurer de dire qu'elle correspond à nos critères avant d'avoir tout vu. Affirmait Maura franchement.
Jane voulait soupirer, la franchise de Maura était ce qui lui avait toujours plus. Elle trouvait ce trait particulier de la blonde adorable et unique, mais elle savait que d'autres prenaient parfois mal son honnêteté.
Un rire riche emplissait la pièce et Charlotte regardait la petite blonde avec plaisir. Je dois dire jeune femme que je trouve votre franchise rafraichissante !
Maura regardait la vieille femme, puis Jane dans la confusion. La belle brune lui embrassait le front tendrement avant de lui sourire chaleureusement. Nous sommes ici pour peut-être acheter cette maison mon amour et Mr Stanton nous à affirmer que madame Hyst hésitait à la vendre alors sous-entendre qu'elle pourrait ne pas nous plaire ne fait pas forcément pencher Madame Hyst de notre côté.
Maura regardait sa femme, puis l'homme déconfit et enfin la vieille femme, avant de revenir vers Jane. Je ne dis que la vérité Jane, tu sais que je ne mens pas. Elle se tournait vers la femme qui la regardait avec un grand sourire et comprenait que ses mots auraient pu être mal interprétés. Je ne dis pas que votre maison à quelque chose de mal, seulement qu'elle pourrait ne pas correspondre aux attentes que nous avons.
Charlotte faisait un mouvement de la main pour effacer les craintes de cette femme. Ne vous inquiétez pas très chère, j'avais parfaitement compris. Un soupir de soulagement se glissait de ses lèvres et un doux sourire apparaissait. Charlotte se trouvait charmée par les deux femmes. De plus j'aime votre honnêteté. J'hésite actuellement à vendre cette maison pour cette raison. Mon mari et moi l'avons acheté après notre mariage et nous y avons vécu toute notre vie. Je ne souhaite pas la vendre à n'importe qui, elle est importante pour moi.
Maura et Jane souriaient tendrement à la femme. Nous cherchons une maison pour ma mère. Expliquait Maura. C'est une artiste et une femme d'affaires importante, elle voyage énormément. Maura inspirait profondément.
Jane qui sentait les émotions envahir rapidement Maura l'entourait de ses bras et reprenait pour elle. Nous avons annoncé très récemment notre engagement et la grossesse de Maura. Sa mère souhaite s'installer près de nous et pouvoir accueillir sa famille chez elle.
C'est son premier petit enfant ? Demandait Charlotte touchée par l'amour inconditionnel qui brillait dans leurs yeux.
Oui. Répondait Maura.
Jane se penchait en avant et embrassait tendrement les lèvres de la blonde. Mais surement pas le dernier ! Affirmait le lieutenant tout en faisant sourire sa fiancée. Elle regardait la vieille femme de nouveau. Êtes-vous prêtes à nous donner une chance ? Demandait Jane.
Charlotte regardait les deux femmes silencieusement un moment avant de parler à nouveau. Comment deux femmes comme vous se sont connu et soient devenues un couple ?
Jane fronçait les sourcils. Maura souriait tendrement en se rappelant leur rencontre, puis leur amitié et enfin leur amour. Jane est lieutenant de police dans la section homicide et je suis médecin légiste en chef. Son regard brillait maintenant d'amour. Charlotte inspirait de surprise et d'émerveillement face à des sentiments si profonds. Elle est la première personne à m'offrir son amitié si librement et sans arrière-pensée. Elle m'a accueilli comme je suis, elle aime chez moi toutes ses choses que les autres ont toujours trouvées étranges ou risibles. Elle n'a jamais cherché à me changer. Maura regardait finalement sa fiancée qui lui souriait chaleureusement.
Maura posait une main sur sa joue et caressait délicatement sa peau avec son pouce. Tu m'as fait découvrir l'amitié forte et indéfectible. Tu m'as donné une place dans ta famille et fait découvrir l'amour inconditionnel. Je me sens belle lorsque tu me regardes. J'ai l'impression d'être spéciale et unique. Tu m'aimes plus que j'aurais pu rêver l'être et je suis la femme la plus chanceuse d'avoir l'honneur de devenir ta femme ! Une larme roulait sur sa joue.
Jane la tirait vers elle et l'embrassait avec tout l'amour et la dévotion qu'elle possédait pour cette femme. Elles se regardaient intensément. C'est moi qui ai la chance de pouvoir t'aimer et te chérir mon amour. Maura se penchait pour un autre baiser lorsqu'elle riait doucement contre les lèvres de Jane.
Celle-ci se reculait et souriait tendrement à Maura qui baissait les yeux sur son ventre. Elle frottait son ventre rond et s'arrêtait au-dessus du bébé qui frappait cet endroit. C'est bien ta fille ! Maura regardait Jane et lui souriait grandement. Elle semble ne pas aimer que l'on devienne trop émotionnel.
Jane gloussait doucement tout en frottant le ventre de la blonde. Je ne suis pas sûr, lorsque je vous dis combien je vous aime, elle semble aimer cela.
C'était au tour de Maura de glousser. Elle aime autant que moi t'entendre nous parler d'amour ! Elles s'embrassaient doucement à nouveau avant de regarder la vieille femme.
Que diriez-vous de visite ma maison ? Demandait Madame Hyst. Avec un immense sourire Maura acquiesçait avec joie. Charlotte aimait l'étincelle dans le regard de la petite blonde tandis qu'elles faisaient le tour de sa maison. Elle ne pouvait pas trouver meilleure famille pour reprendre sa maison et elle savait que leur souhait de faire de cette maison un foyer aimant, serait tenu avec ces deux femmes.
Après un accord et les papiers faits avec l'agent immobilier, elles se séparaient. Maura rayonnait de joie pendant tout le trajet de retour à leur maison. Je ne peux pas croire que nous avons trouvé la maison de maman ! Elle possède tout ce que maman souhaitait et elle est seulement à deux rues de chez nous !
Jane sortait de la voiture et retrouvait sa fiancée de l'autre côté du véhicule. Elle passait un bras autour de sa taille et la tirait contre elle. Je suis heureuse mon amour que nous avons trouvé ce qu'elle cherchait.
Je suis épuisée, cet après-midi a été long et fatiguant. Soupirait-elle.
Elles entraient dans la maison et étaient heureuses de trouver un plat laissé par Angéla sur la cuisinière pour elles. Pourquoi tu ne t'installe pas sur le canapé le temps que je nous prépare deux assiettes ? Un baiser sur son front et elle allait à la cuisine.
Maura allumait la télé et s'installait confortablement.
