Titre Original : Comes Out of Darkness Morn.
Titre en français : À la sortie de l'aube
Auteur : Lightning on the Wave
Bêta Traductrice : Remus James Lupin
Bêta Correctrice : Emmoirel
État de la fic anglaise : Terminé (51)
État de la fic française : 21; Traduit : 44; En cours : 45
Chapitre traduit par : Mealaw
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Disclaimer: Les personnages, événements et lieux reconnaissables de cette histoire ne m'appartiennent pas mais à J. K. Rowling. Je ne compte pas m'approprier les droits d'auteur et ne me fait aucun argent grâce à cette histoire.
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Avertissement : Violence, langage violent, allusion aux viols et tortures, Problème psychologique, mort de personnages plus tard dans cette histoire et dans les autres fics de la série.
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Résumé : Univers Alternatif de Prisonnier d'Azkaban. Harry lutte pour se reconstruire après les événements désastreux de sa deuxième année. Il apprendra finalement les vérités dont il a besoin pour savoir mais qui arriveront de manières peu agréables. 3ème Tome
&
Bonne lecture
Eni et Onarluca
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Chapitre 21 : Pomona et Septimus renouent
Harry pouvait sentir la tension et le choc de Lucius. Il bouillait comme de l'eau sur le feu. Harry observa son visage et le vit frémir légèrement, la manière dont les yeux de Lucius voulaient aller sur le côté et la manière dont il les contrôlait en refusant de les laisser y aller. Quelque chose est parvenu à faire tomber le masque de l'homme, probablement la presque mort de son unique enfant.
Ou peut-être pas, Harry pensa, se souvenant du rêve qui l'avait réveillé et amené à sortir de la salle commune. Une ombre noire se dirigeait vers Draco, qui était calmement endormi sur son lit, inconscient de ça. En premier lieu Harry est simplement sorti dans le couloir pour prendre une bouffer d'air frais, mais quand il s'est rendu compte que Lucius l'attendait là, son rêve avait plus de sens qu'ils en avaient habituellement.
Lucius se repris finalement assez pour répondre. Il releva le menton. « Vous n'avez pas à me dire comment je dois élever mon fils Mr Potter, » répondit-il, sa voix étant si froide qu'Harry n'aurait pas été étonné de voir de la glace apparaître sur les pierres. « Nous avons actuellement une dance-trêve, et je préférerais ne pas avoir à vous blesser. Retirez vous de mon chemin. J'ai invoque l'Officium Auctoris, vous ne pouvez donc rien faire pour m'empêcher de retirer mon fils de cette école."
Harry cligna des yeux. L'officium Auctoris référait au droit qu'a le plus vieux membre d'une famille de sang pur à décider ce qui est le meilleur pour les autres membres. Harry n'a trouvé aucune référence à une invocation depuis au moins cinquante ans, d'autant plus qu'une telle intervention dans la vie d'un autre sorcier est très mal considérée, et le fait d'être obligé d'utiliser une telle arme est un signe extérieur d'échec. Alors que Lucius l'utilise maintenant était réellement surprenant…
Et absolument pas dans son caractère. Harry rétrécit les yeux et attendit, les mains serrées dans son dos.
« Retirez vous de mon chemin, Mr Potter » dit Lucius, sa voix devenant encore plus froide. « Vous savez que vous n'avez aucune autorité en la matière. »
« J'attend, » lui répondit Harry.
Lucius plissa simplement les yeux. Il n'avait pas besoin de ricaner comme Snape le faisait, pensa Harry. Tout son corps démontrait son autorité, ses épaules, ses mains et sa posture au moins tout autant que son visage.
Quoique actuellement, il montrait plus de peur que son habituelle froide assurance, et Harry se trouvait satisfait de ça. Les gens effrayés faisaient des choses stupides, et que Lucius fasse quelque chose de stupide était le seul espoir qu'Harry avait pour qu'il ne soit pas forcé de lui céder.
« Attendre, Mr Potter ? » lui demanda Lucius, une fois qu'Harry eût clairement montré qu'il ne bougerait pas.
« Pour le sel, la fumée et l'argent, » répliqua Harry, attendant encore.
Lucius siffla entre ses dents. « Je n'ai pas besoin… »
"Actuellement si, vous en avez besoin," lui répondit Harry calmement. « Pas si vous souhaitez invoquer votre droit de control sur la vie de Draco. Mais quand vous l'invoquer dans le milieu d'une dance-trêve, vous avez besoin du sel, de la fumée et de l'argent pour créer un espace dans lequel je ne peux pas rentrer. » Il serra ses mains encore plus fort, alors qu'il vit une tempête d'émotions se former sur le visage de Lucius, et il appela sa magie autour de lui. « La trêve est avec toute votre famille, Mr Malfoy, pas seulement avec vous-même. Si vous essayer d'emmener Draco sans les rituels appropriés, je peux tout simplement assumer que vous êtes un imposteur et vous attaquer. Et je serais dans mon droit. En fait c'est justement un de mes devoirs, de défendre les membres de votre famille contre un Officium Auctoris inapproprié. Un vrai Malfoy n'aurait sûrement pas oublié de tels détails. Devrais-je regarder si vous utilisez du Polynectar ? » Harry conserva un ton courtois, certain qu'il était de mener la danse.
Et il le fit. Alors que Lucius se stoppa, les yeux pleins de furie.
« Vous êtes impudent, garçon, » chuchota-t-il. « Retirez vous de mon chemin, maintenant. »
Harry secoua la tête. « Vous n'avez pas l'autorité de me demander de bouger. Nous sommes égaux sur ce point dans cette dance-trêve. »
Lucius attrapa sa baguette mais Harry augmenta son contrôle sur sa magie. Lucius s'affaissa alors soudainement, haleta et lança un regard à Harry que celui-ci s'attendait à recevoir. Starborn lui avait dit que sa magie appelait les sangs purs. Bien qu'Harry n'avait pas imaginé que les résultats seraient si dramatiques.
« Harry ? Qu'est-ce que tu fais ? »
Harry regarda par dessus son épaule. Draco était sortit de la salle commune de Serpentard les yeux encore embués de sommeil. Il s'arrêtât et se passa une main sur le visage.
« Père, vous n'avez pas, » demanda-t-il.
Harry diminua sa magie, la rangea derrière ses barrières. Il n'avait pas voulu mettre Lucius dans cet état de… choc, respect mêlé de crainte, interrogatif sur ce que c'était. Heureusement, Lucius arriva à se reprendre rapidement. Il se redressa, secoua un petit peu la tête et ses yeux redevinrent clair.
« Je ne serais pas menacé par mon propre fils, Draco, » dit-il. Il tremblait encore un peu, pensa Harry, en le regardant. Il aurait normalement été capable de se faire obéir de Draco avec seulement un regard.
Et Draco lui aurait certainement obéis. Au lieu de croiser simplement les bras et de continuer de parler.
« Il ne vous est pas venu à l'esprit que j'étais capable d'avoir ma propre opinion en ce qui concerne mes amis, Père ? » lui demanda-t-il. « Vous m'avez appris à juger le pouvoir par moi-même et pas seulement au nom de la survie. Je suis supposé être un vrai Malfoy. » Ses yeux était remplis d'une émotion que Harry n'y avait vu qu'une seul fois, l'année dernière, quand Draco a sorti son père de la danse. « Et je pense l'avoir été. Vous, par contre, avez la mauvaise habitude de laisser notre honneur de côté et de nous laisser, à Harry et moi, la charge de le conserver. Et maintenant cela arrive encore. » Il plissa les yeux. « Notre honneur est plutôt seul, Père. »
La furie de Lucius était désormais profonde. Harry se tendit alors qu'il fit un pas en avant. Peut-être que c'était ce que le rêve voulait dire. Il paraissait maintenant vraiment prêt à jeter un sort à Draco.
« Je t'ai dit, » lui répondit Lucius, d'une voix tranquille que Snape n'a jamais eu, « Que je ne me ferais pas menacer par mon fils. Je vais te faire transférer à Durmstrang, Draco. Tu seras plus heureux là bas. »
« Plus en sécurité, tu veux dire, » murmura Draco, puis il rigola, d'un ton rempli d'amertume que Harry ne lui avais jamais entendu, et il se demanda ce qu'il avait manqué. « N'est-ce pas évident que je suis plus en sécurité ici, Père ? Vous avez senti la magie d'Harry ? Vous savez qu'il tuerait pour me protéger. Il m'a sauvé la vie du serpent. » Draco rougit et ses yeux brillèrent. « Et vous me dites que ce n'est pas suffisant et que je serais plus en sécurité à Durmstrang, dans un nid de mages noirs ? C'est douté des talents de Harry tout autant que de mon jugement. Combien d'insultes avez-vous encore l'intention de nous lancer, Père ? Ne savez-vous donc pas calmer une situation tendue avec un sorcier puissant ? Ou est ce que cela va toujours être mon foutu job ? »
« Draco, » dit une voix douce derrière Lucius. « Langage. »
Draco se redressa immédiatement, et la rougeur disparut de ses joues alors qu'il inclinait la tête. « Toutes mes excuses, Mère. »
Harry cligna des yeux alors que Narcissa Malfoy contournait son mari et vint se tenir à côté de Draco et lui. Lucius la regardait avec un choc égal à celui qu'il eut lorsqu'il avait sentit le pouvoir d'Harry. Narcissa donnait un gentil regard à son fils et lui murmura, « J'attends de toi que tu t'exprimes mieux que ça dans le futur. »
Puis elle se tourna et donna à son mari un regard qui donna à Harry l'envie de baisser subitement la tête.
« Avez-vous pensé que je ne vous suivrais pas hors de la maison, Lucius ? » lui demanda-t-elle calmement. « Si vous doutez à ce point de moi, vous auriez du me retirer des protections du manoir. Ainsi je n'aurais pas senti que vous partiez. »
« De quoi est-ce que vous parlez, Mère ? » demanda Draco. « Pourquoi devrait-il se méfier de vous ? » Il lança à son père un regard accusateur, que Lucius fit de son mieux pour ignorer.
Harry se recula légèrement. Apparemment, c'était beaucoup plus une affaire de famille privée que ce qu'il pensait, et il était sûr que Narcissa pouvait prendre soin de son fils. Il devrait probablement…
Narcissa le regarda et secoua la tête légèrement, alors qu'elle répondit à Draco. Harry cligna des yeux et resta.
« Votre père a reçu des lettres, » dit Narcissa, et le visage de Lucius pâli plus encore. « Elles sont de quelqu'un qui est déterminé à ressusciter le Lord Noir, et à menacer votre vie pour faire coopérer votre père. Votre père s'y est habitué, comme je pense qu'il n'a pas trouvé de moyen de s'en sortir. Mais aujourd'hui il est venu à l'école, et a essayé, à ce qu'il semble, de te retirer de Poudlard et de te mettre à Durmstrang. » Narcissa s'arrêta un moment, puis alors qu'elle fixait Lucius, elle dit, « Vous êtes un idiot, mon cher mari. »
Lucius sembla finalement se remettre de son triple choc, la défiance de son fils, l'arrivée de sa femme, et le fait que celle-ci sache tout. Il se redressa et bougea sa main à l'intérieur de sa manche comme s'il voulait attraper sa baguette. Narcissa roula des yeux à ce geste et fit un léger mouvement de poignet.
La baguette de Lucius s'échappa de sa prise et vola vers elle. Narcissa la rattrapa et la rangea dans ses robes alors qu'elle se rapprochait. Harry ne pensait pas que c'était une coïncidence que son corps les protège lui et Draco d'une possible attaque de Lucius.
« N'as-tu jamais pensé, » dit Narcissa, d'une voix qu'elle pourrait utiliser pour parler de la pluie et du beau temps, "que je pourrais être capable de t'aider ? Que je pourrais être capable de mieux comprendre les subtilités de la situation que toi, parce que j'ai été en contact quasi constamment avec Draco ? Que j'aurais compris la menace si tu m'avais montré ces lettres, mais que j'aurais été également capable de penser à un moyen de nous en sortir ? »
Lucius respira difficilement, ses joues pâles rougirent. Harry supposa qu'il pensait qu'il pouvait montrer ses émotions sans crainte maintenant, étant donné que son masque ne s'était pas seulement craqueler mais était tombé.
« Non » continua Narcissa. « Je peux voir que tu n'as absolument pas pensé à tout ça. La question est alors pourquoi ? »
« Tu aurais réagit à l'aveugle si ton fils était en danger Narcissa, » lui répondit Lucius, retrouvant enfin sa voix. Il se mit au même niveau que Narcissa et lui lança un regard qui réconforta quelque peu Harry. Il pouvait donc penser sous le coup du stress. Harry aurait trouvé légèrement énervant que Malfoy soit cassé et qu'il ne puisse plus se relever et combattre. « Stupidement. »
« Comme vous l'avez fait ? » lui demanda Narcissa.
Lucius ouvrit la bouche mais la referma subitement une fois encore. Son regard se porta sur Harry qui le lui retourna calmement. C'était la décision de Lucius de faire ce qu'il a fait. Peut-être que son rêve était faux, et que Lucius n'était pas une menace. Mais s'il apparaissait qu'il en était quand même une, Harry se tenait prêt.
Il sentit Draco s'appuyer contre son épaule droite et, sans le regarder, Harry entoura ses bras autour de l'autre garçon, il le sentit alors se relaxer contre lui.
Lucius plissa les yeux, comme si c'était un signe d'affection et de confiance qui représentait ce qu'il cherchait, et il se retourna vers Narcissa. « C'est un enfant, » dit-il d'une voix cinglante. « Tu as déjà vu de quoi nos ennemis étaient capable Narcissa, se cacher à Poudlard et envoyer un serpent provenant de la magie noire pour menacer notre fils, un serpent qui aurait pu le tuer. »
Narcissa acquiesça lentement. « Et ça montre de quoi nos ennemis sont capable » dit-elle. « Ce qui m'échappe est comment tu as pu manquer de quoi nos alliés sont capable, Lucius. Harry a sauvé la vie de Draco. »
« Ils le voulaient ! » Lucius lui tendit un morceau de parchemin. Narcissa le prit et le lut. Si le contenant l'affecta Harry n'aurait su le dire. Elle releva la tête à la fin de sa lecture et rencontra le regard de son mari.
« Et il ne t'est jamais apparu qu'ils mentaient, qu'ils essayaient de sauver la face après que leur plan est échoué ? »" lui demanda-t-elle. « Qu'ils ont sous-estimé Harry, et qu'ils ne voulaient pas que tu le saches ? J'ai lu une des précédentes lettres, Lucius, qui mentionnait quelque chose à propos d'Harry n'étant pas très puissant. Ce qui est manifestement faux. Alors pourquoi voudrais-tu leur faire confiance ? » Elle replia la feuille en quatre et la lui tendit.
Harry pouvait voir que Lucius essayait de se reprendre. Bien que ce soit comme s'il essayait de tirer Pegasus avec seulement une rêne. Il secoua la tête et reprit ses esprits alors qu'il reprenait la lettre des mains de Narcissa.
« Ce n'est pas la même chose pour toi et pour moi," dit-il. «Et tu sais pourquoi ? » Il fit un petit geste envers son bras droit.
Narcissa grogna. « Oh oui. Parce que tu portes une horrible marque, tu devrais laisser cette marque dominer ta vie et plus important, notre famille. C'est un vrai comportement de gagnant, Lucius. Tu ne l'as pas laissé devenir plus important il y a douze ans ; pourquoi devrais-tu le faire maintenant ? »
« Narcissa, » l'a gronda Lucius, ses yeux se portant sur Harry.
« Ne vous inquiétez pas, Mr Malfoy, » lui dit calmement Harry. « Je sais depuis Noël que vous avez été marqué, et que Mrs Malfoy ne l'est pas. » Il s'arrêta un moment, se demandant s'il pouvait exprimer ce à quoi il pensait, et décida qu'il pouvait. C'était mieux que Lucius connaisse exactement la situation. C'était un sujet trop important pour le jouer de manière indirect. « Et je vais faire en sorte que Draco ne soit jamais marqué. »
Il entendit un sifflement à ses côté mais il n'était pas sûr de l'expression de Draco : surprise, gratitude ou espoir. Son regard resta fixé sur Lucius et les émotions que ce dernier exprimait sur son visage. Il y en tout simplement trop pour arriver à les décrypter. Il se demanda pendant combien de mois Lucius avait travaillé seul sous la pression et le stress que représentaient ses lettres. Il se demanda également pourquoi l'homme n'avait jamais pensé à faire confiance à sa femme, mais c'était désormais fini. Et ce qui était important c'était ce qui se déroulait actuellement en face de lui.
« Merci Harry, » continua Narcissa d'une voix chaude. « Et j'ajouterais ma voix à la tienne. » Elle se retourna pour faire face à Lucius. « Tu aurais du savoir, Lucius, » dit-elle avec désinvolture, « qu'aussi longtemps que je vivrais, je ne permettrais pas à Draco d'être marqué. »
Lucius releva la tête. Il ressemblait à un cerf coincé sur le bord d'une falaise devant une meute de loup, pensa Harry avec sympathie. Bien sur, le problème aurait été évident s'il avait auparavant pensé à demander à quelqu'un si c'était mieux de faire confiance à Harry Potter ou de servir le Lord Noir.
« Vous avez donc choisi votre côté. »Lucius prononça prudemment ces mots, tout en regardant Narcissa. Il avait retrouvé le contrôle de lui-même. « Je ne pensais pas que tu le ferais aussi tôt. Il y a encore plein de raison de suivre le Lord Noir, Narcissa. Tu les connais tout aussi bien que moi. »
« Oui » lui répondit Narcissa. « Et si ce n'était pas pour certaines choses qui se sont passées cette année, j'aurais été d'accord avec toi quand au fait que nous devrions les considérer. Mais elles se sont passées. » Elle se retourna et regarda directement Harry, ne semblant pas remarquer le regard que son mari lui lançait en retour. « Harry, » dit-elle. « Je peux sentir ton pouvoir. Et j'ai entendu que tu n'as pas l'intention de devenir un Lord. C'est vrai n'est-ce pas ? »
Harry acquiesça.
Narcissa lui fit un signe de tête en retour. « Donc je suis votre alliée, » dit-elle.
« Ce n'est pas possible, » siffla Lucius derrière sa femme. « N'importe qui ayant la puissance de ce garçon doit devenir un Lord, même s'il ne l'est pas encore et ne le sera pas encore avant de nombreuses années. Il mourrait s'il faisait face au Lord Noir. »
« Il lui a déjà fait face deux fois, Lucius, » Narcissa lui répondit doucement. « Une fois à la fin de la première année, et une autre fois dans la chambre des secrets ? »
Harry cligna des yeux en la regardant. « Comment savez-vous ça ? » Si elle savait que c'était lui et pas Connor qui avait banni Tom Jedusort…
Narcissa montra son Draco. « J'ai écouté mon fils. »
Harry se relaxa. Si Narcissa avait entendu l'histoire de Draco, elle avait alors entendu les versions prudemment modifiées qu'il avait raconté à la plupart des gens, et dans les deux cas, c'était Connor le héro de l'histoire.
« Il mourrait quand même s'il devait affronter le Lord noir quand il est en possession de tout ses pouvoirs, » la contra Lucius obstinément. « Et c'est ce qui arrivera. » Il s'arrêta un instant, comme s'il essayait de retrouver un peu de sa froideur perdue, et repris. « Tu le sais Narcissa, depuis que tu as lu ces lettres. Ce groupe est peut-être petit mais il est déterminé. Il finira par réussir à ressusciter le Lord Noir, et alors comment lui ferez-vous face Potter ? » Il était tout sauf calme. Cela rappela à Harry l'expression qu'il avait quand il avait fait face à ses parents sur Diagon Alley l'année dernière. « Pas les pauvres morceaux de personne qui ont été consigné dans le journal, mais le vrai dans tout sa splendeur ? »
« De la même manière que celle que j'ai toujours utilisé, monsieur ? » lui répondit calmement Harry. « Avec mon frère, qui l'a déjà vaincu une fois auparavant, en étant alors beaucoup plus jeune que je le suis actuellement. » Il décida de ne pas relever le faite que Lucius s'adresse à lui comme à un enfant et de ne pas lui demander de le traiter comme un adulte. Il s'adapterait tout simplement et l'utiliserais à son avantage si c'était nécessaire.
« Vous pensez ça. » Répliqua Lucius. "Personnellement je crois qu'il y a plus de chance que vous mourriez, et que vous entraîniez vos alliés avec vous."
« C'est marrant Père, » lui dit Draco d'une voix assuré. « Je ne pensais pas que vous étiez pressé de me voir mourir. »
Même Harry tressaillit à l'expression qui apparut sur le visage de Lucius aux paroles de Draco. Lucius manqua une respiration comme si quelque chose c'était soudainement bloqué au fond de sa gorge. Puis il se reprit et leva la main. « Draco, » dit-il « Regarde-moi »
Draco s'agita à côté de Harry mais ne fit pas un geste pour bouger et pressa seulement encore plus son visage sur l'épaule de Harry.
« Je suis venu ici pour te sauver, » lui répondit Lucius calmement. Sa voix contrairement à sa main ne tremblait pas. Harry savait ce que ça devait lui coûter et en était impressionné. « Je te promets Draco que je ne te ferais jamais quitter Poudlard pour mourir. Je veux seulement te garder loin du champ de bataille que cette école va devenir. Tu vas aller à Durmstrang et tu serais sain et sauf là bas. Je te le promets.
« Non, » lui répondit Draco calmement. « Je ne veux pas venir. Je veux rester avec Harry. »
« Je suis ton père, Draco, » lui dit Lucius. « Tu iras là ou je te dirais d'aller. » Harry pouvait facilement dire qu'il essayait de combattre son moment de vulnérabilité. Son visage était crispé, oscillant entre la froideur et sévérité.
« Donc je n'ai pas mon mot à dire dans le destin de mon fils ? » demanda Narcissa. Sa voix très doucereuse était comme un signal d'alarme. Harry recula d'un pas et tira Draco à sa suite.
« Arrête ça Narcissa. » Essaya de lui ordonner Lucius mais ça ne fonctionna pas. « Je prends simplement la seule décision possible pour le bien de nous tous. Nous ne mourrons pas. Nous allons nous tenir au côté des gagnants… »
« Avec tout le respect que je vous dois, Mr Malfoy, » lui demanda Harry, « Comment pouvait savoir que retirer Draco de Poudlard n'est justement pas ce que vos ennemis attendent de vous ? »
Lucius fronça les sourcils en le regardant. « Le Lord Noir va revenir, » dit-il. « Je n'en ai aucun doute. Je ne m'attends simplement pas à ce qu'il revienne de cette manière. »
Harry émit un son partagé entre la surprise et le gloussement plutôt qu'un son de choc. Lucius le fixa intensément. Harry conserva le contrôle de lui même et regarda Draco, ses yeux montraient qu'il pensait à la même chose ? « Tu veux lui dire ou je le fais ? »Lui demanda-t-il.
« Oh vas-y, » le pria Draco. « Je ne pense pas qu'il prendrait ça très bien si cela venait de son fils. Tu as déjà vu à quel point mes insultes le touchent. »
Lucius grogna. Harry acquiesça à son meilleur ami et se fit face à son père, déterminé à garder un sourire et une voix aussi diplomatique que possible.
« Mr Malfoy, » lui dit-il gentiment, « vous avez déjà choisi votre côté. Je sais à quoi le Lord Noir ressemblait pendant les dernières années de son règne, et je l'ai déjà affronté deux fois, comme votre femme vous l'a dit. Pensez vous réellement qu'il vous pardonnerait d'avoir empêché son retour ? »
Lucius s'immobilisa. Sa main s'arrêta de trembler et ses yeux ne montraient aucun signe d'émotion. Mais Harry savait ce que cette immobilité voulait dire, et il continua donc.
« Vous êtes avec nous, » lui dit-il. « Votre inquiétude pour Draco le montre. Je ne peux pas croire que vous voudriez sincèrement aller contre la volonté de votre fils en le faisant quitter Poudlard. C'est pourquoi vous êtes venu ici et avez essayé de l'enlever dans un premier temps, au lieu de simplement utiliser un sort coercitif pour le ramener chez vous. Je ne peux pas vous permettre de le blesser. Mais peut-être que je n'ai pas besoin de m'inquiéter de ça. Je pense que vous avez toujours su de quel côté vous vous teniez. Vous aviez seulement besoin qu'on vous le dise. »
Lucius resta immobile encore un moment puis il commença un respirer frénétiquement. Harry se tendit, prêt à se mettre devant Draco si le besoin s'en faisait ressentir.
« Vous osez m'accusez de vouloir briser la volonté de mon fils? » chuchota Lucius. « Vous osez ? »
Harry fronça les sourcils, se demanda pourquoi c'est ceci parmi tout le reste qui avait fait réagir furieusement Lucius. « Oui Mr Malfoy. » lui répondit-il lentement. « J'ai vu une ombre dans mon rêve juste avant que vous arriviez. L'ombre menaçait Draco. Je ne pense plus que vous alliez le blesser physiquement, mais vous avez essayez de l'enlever de Poudlard alors que ce n'était pas son choix. »
« Et que pensez vous de ce que vous lui avez fait? » lui demanda Lucius en levant progressivement la voix.
« Père, non, ne dit rien, » dit abruptement Draco. Sa voix était faible et désespérée, et fut ignorée.
Harry serra les points. « Qu'est-ce que je lui ai fait ? » Sa propre voix sonna comme un distant gong à ses propres oreilles, faisant compétition aux battements de son propre cœur.
« Vous l'avez changé, » lui répondit Lucius catégoriquement. « Mon fils n'est plus celui qu'il était quand il est arrivé à Poudlard, il a irrémédiablement changé après qu'il vous ait rencontré. Votre magie est trop forte Mr Potter. Vous deviendrez un Lord que vous le vouliez ou non. Vous avez déjà transformé Draco en quelqu'un d'autre, en quelque chose d'autre, remplissant purement et simplement votre désir d'avoir un animal de compagnie. »
« Non, » chuchota Harry.
Mais il se retourna et rencontra les yeux de Draco et les vit s'élargir. Il su alors qu'il y avait de la vérité dans ce que Lucius venait de dire. Et son esprit comprit pourquoi la voix de Draco avait paru si désespérée.
Hermione me l'avait presque dit...
« Ma magie n'attire pas seulement les autres sorciers, » chuchota-t-il. « Elle les contraint. Et je ne le savais pas. »
« Est-ce que l'ignorance est une excuse ? » Lucius insista violemment sur ces mots. « C'est arrivé Mr Potter. Mon fils n'est plus la même personne qu'il était. Je pari que beaucoup de personnes proche de vous ne sont plus les mêmes personnes qu'ils auraient été sans votre interférence, que dis-je, votre influence. » Il rit sévèrement. « Au moins, le Lord Noir était honnête à propos de ce qu'il était vraiment et de ce qu'il voulait. Il voulait changer notre monde. Vous, vous avez alterné, changé et cassé des esprits sans autre raison qu'un simple désir d'être sauf, confortable ou encore d'avoir des amis. »
« Lucius, » lui dit d'une voix meurtrière Narcissa.
Harry n'entendit pas ce qui se passa après. Son monde venait de s'effondrer, toutes les excuses qu'il s'était trouvé pour se justifier et s'empêcher de paniquer depuis qu'il avait libéré sa magie. Il avait contraint des gens. Toutes ses fulminations à l'encontre de Dumbledore étaient inutiles. Comment pouvait-il être en colère envers le Directeur pour l'avoir contraint alors que lui-même contraignait les autres ? Ne pas vouloir faire quelque chose était différent de ne pas le faire du tout. Il avait pensé qu'il avait du temps avant de commencer éventuellement à contraindre les autres avec seulement sa puissance magique, mais il apparaissait qu'il n'en avait pas. Sa magie a agit alors qu'il était toujours contraint pas la toile du phœnix. Qu'est-ce qu'il allait arriver maintenant qu'il en était libéré ?
Il ramena sa magie autour de lui, l'enroulant aussi près de lui qu'il le pouvait et l'utilisa pour une bonne raison pour une fois, s'envoyant dans un endroit ou la contrainte était employé tout le temps, ou il se sentirait presque à la maison.
Il sentit les sort de protection de Poudlard lui résister franchement, mais Harry manœuvra pour passer au travers, son corps et son esprit se tordirent et la pièce s'évanouie autour de lui.
Lucius ressentit un bref instant de victoire avant que la magie de Narcissa n'atteigne sa joue.
Elle avait choisit la gifle prudemment, il le savait, et elle l'avait frappé d'une tel manière que son empreinte reste très visible et rouge. Il avait entendu le sort de magie sans baguette qu'elle avait dit dans un souffle et il savait que la marque ne s'effacerait pas. Lucius trébucha en reculant et toucha sa joue. Il se sentait idiot. Pendant toutes leurs années de mariage, Narcissa ne l'avait jamais frappé de cette manière. C'était le moyen qu'une sorcière noire utilisait pour montrer que son mari avec fait quelque chose de férocement, impardonnablement stupide. Il porterait la marque jusqu'à ce quelle se décide à la lui retirer.
Narcissa se recula, ses yeux brillants, sauvages et immobiles. Draco était bouleversé, fixant l'endroit ou Potter se trouvait précédemment, ses points se serrant convulsivement en face de lui. Sa femme se déplaça pour cacher complètement son fils de sa vue. Ses yeux brillants le fixèrent.
« J'ai informé Draco de la possibilité d'être contraint par la magie de Harry il y a déjà plusieurs mois, » dit-elle, insistant sur chaque mot. « Il a prit le recul nécessaire avant de décider qu'il était assez libre pour pouvoir continuer à être ami avec Harry. Mais il voulait attendre de trouver les mots pour le raconter à ce dernier. Et maintenant que tu as tout révélé Lucius, tu as très certainement bouleversé l'esprit fragile d'un jeune sorcier très puissant et instable. » Elle s'arrêta, dans un silence pesant. « Félicitations » dit-elle pour finir.
Lucius ne dit rien, il ne baissa pas les yeux devant sa femme mais il ne rajouta rien. Il sentait le reste de la magie que Potter avait utilisé pour disparaître, clapotant en vague de douleur et de puissance autour de lui.
Le garçon était plus fort que tous les sorciers qu'il avait pu précédemment rencontré, incluant le Lord Noir la nuit avant d'aller détruire les jumeaux Potter. Lucius se sentait comme s'il se baignait dans un ressac noir. Chaque partie de son corps étaient touchées et commençaient à le faire souffrir, d'une manière qu'il ressentait habituellement quand il était en présence d'un autre sorcier dont la magie était libérée.
Lucius commença à ce rentre compte de ce qu'il avait fait.
Des bruits de pas se firent entendre dans le couloir, et Severus arriva en courant, sa baguette sortie. Il s'arrêta quand il vit les trois Malfoy, mais ses yeux passèrent les deux adultes pour s'arrêter sur Draco.
« Ou est Harry ? » demanda-t-il brusquement.
« Il a transplané, » chuchota Draco. « Père l'a bouleversé. »
Severus se retourna et lança un regard à Lucius qui lui rappela celui qu'il avait reçu l'année dernière, quand Severus avait rapporté Potter à l'école en le tenant dans ses bras. Lucius releva la tête et rencontra son regard. Ils n'étaient plus des Mangemorts. Severus ne pourrait plus rien lui faire.
Il se souvint de la rumeur qu'il avait à moitié lue dans le journal comme quoi Severus avait adopté le garçon, ou tout du moins avait accepté le rôle de gardien légal pour d'obscures raisons.
Severus aurait alors parfaitement le droit de le blesser pour avoir blessé le garçon.
Lucius sentit sa tête commencer à le faire encore plus souffrir.
« Je ne vais pas te tuer, » dit Severus. « Harry n'aimerait pas ça. Je te laisserais seulement contempler ta propre stupidité, Lucius, et te laissez expliquer au directeur ce que ce souffle magique était, quand il viendra voir. Je vais chercher Harry. » Il se retourna et repartit d'où il était venu, ses robes volant autour de lui. Draco se détacha de Narcissa et courut après lui.
Lucius resta seul avec sa femme. Narcissa n'avait pas bougé d'un pouce alors qu'elle se tenait debout et ses yeux ne faisaient pas le moindre signe.
« Tu ne mérites pas une seconde chance Lucius, » finit-elle par dire, d'une voix froide et sans pitié. « Tu aurais dû me consulter dès que la première lettre est arrivée, et au moment même ou tu t'es rendu compte que Draco était tenu par la force magique de Harry. Tu as interféré dans l'amitié de notre fils et contrait mes mots. J'ai promis que personne ne blesserait Harry ou Draco, aussi longtemps que Draco était sur que son amitié était de sa propre volonté.
« Tu ne le mérites pas, toute choses considérées, » continua-t-elle pensivement après un moment, « mais tu l'auras, parce que tu es le père de Draco et mon mari, et comme l'a dit Harry, son allié par tes propres actions. » Elle tendit la main.
Lucius regarda la paume. Osera-t-il la serer ? Il n'avait jamais été aussi humilié qu'aujourd'hui, et normalement il aurait du imaginer une vengeance à l'encontre des personnes qui en étaient la cause. Maintenant, cependant, il ressentait seulement un désagréable froid, le goût de la honte au fond dans la gorge.
« Pour une fois Lucius, » lui dit Narcissa d'une voix forte et sereine, « retiens ta fierté mal placée. Je peux t'aider mais seulement si tu me laisse faire. »
Lucia tendit la main à son tour et la lui serra.
Harry était assis sur le lit dans la cabane hurlante et regardait fixement le mur, pendant que ses pensées tournaient et retournaient dans sa tête. Il n'a jamais songé qu'il aurait justement à penser à ce problème.
Mais cela avait du sens maintenant qu'il y réfléchissait, il se souvenait de la manière dont le comportement de Draco avait changé en première année. Il était froid et assuré dans le Poudlard express et après seulement quelques nuits auprès d'Harry à Serpentard, il était devenu un ami dévoué. Et pourquoi ? Il n'avait pas eu le choix. Même là, Harry était rentré dans son esprit, et avait construit sa propre toile, utilisant sa magie pour obtenir la réaction qu'il attendait de Draco.
Et Snape en première année ? Snape était un Occlumens. Et Harry était sur qu'il pouvait sentir l'intrusion de sa magie dans ses pensés et l'empêcher d'agir. Ca expliquerait certainement son attitude volatile. Mais il a tout de même réussit à s'adoucir alors qu'il s'habituait à la présence d'Harry.
Ou alors la magie l'a adouci pour moi.
Harry ravala un gémissement. Il voulait faire confiance à quelqu'un n'est-ce pas ? Et sa magie le lui a offert sur un plateau. Sa magie essaierait probablement de lui donner ce qu'il voulait des autres s'il la laissait faire.
Je ne peux pas la laisser faire.
Hawthorne, Adalrico, Dumbledore, ses parents, Sirius, Remus... Combien de ses relations ont-elles été altérées par la faute de sa magie ? Combien de personne a-t-il changé par le simple fait de sa présence ? S'est-il appuyé sur l'esprit fragile de Sirius pour le casser encore plus ? A-t-il rallié des familles de sang pur à lui, alors qu'elles auraient préféré se tenir au côté du Lord Noir, qui au moins représentait le monde qu'elles avaient toujours connu et les idéaux pour lesquels elles combattaient plus naturellement ? A-t-il commis des crimes encore pires que ceux de Dumbledore, bien que ne sachant pas qu'il les faisait ?
Ses parents…
Il a lancé le Fugitivus Animus, un sort de magie noire sur eux sans presque y penser, seulement pour atténuer sa propre douleur, parce qu'il voulait sortir de Poudlard et mourir pendant la libération de sa magie. Et il ne l'a pas levé depuis, malgré toutes les opportunités qu'il avait eu. Il pourrait l'avoir retiré à n'importe quel moment pendant l'été, n'importe quand jusqu'à ce qu'ils quittent Poudlard pendant le match de Quidditch. A la place il l'a probablement seulement renforcé quand sa magie se libérait.
Et ce qui est horrible c'est qu'il sait que si ses parents n'avaient pas été sous l'influence de ce sort, s'ils avaient fait attention à lui, il les aurait probablement tués ou mutilés.
Peu importe comment je retourne la situation, pensa Harry, il n'y a aucun réconfort. Peu importe ce que je fais, je blesserais quelqu'un. Snape et Draco peuvent s'inquiéter pour moi, mais c'est moi-même qui les y force. Ce n'est pas naturel. Ma magie est entièrement contre nature. Dumbledore avait raison, et que Starborn me dise que je pourrais être un leader est risible. Est-ce que je ne serais jamais autre chose qu'un Lord, privant les gens de leurs propres ambitions et libertés ?
Ses points se crispèrent et la maison trembla abruptement autour de lui comme si elle voulait combattre. Harry reprit le contrôle de sa rage. Il ne pouvait pas se permettre d'être en colère et donc de perdre le contrôle, même si c'était à cause de sa propre stupidité.
Qu'est-ce qui lui restait ? Le suicide ?
Il s'arrêta sur l'idée assez calmement. Il avait toujours su que ses chances de survie étaient plutôt faibles. S'il ne mourrait pas pendant la guerre pour sauver Connor, alors il mourrait très certainement de ses propres mains pour s'empêcher d'influencer les personnes d'une mauvaise manière. Il préférait mourir plutôt que de contraindre. Il l'avait dit. Il l'avait ressentit. Mais voulait-il vraiment le faire ?
Puis le monde continua de tourner et refit sens.
Connor.
La respiration d'Harry devient plus facile. Il ne pouvait pas se suicider. Il se devait de rester vivant dans l'intérêt de son frère. Connor ne serait pas seulement laissé sans protection si Harry décédait, mais il serait également dévasté par le chagrin. Harry tressaillit à la penser de blesser quelqu'un d'autre comme ça.
Es-tu sur que tu ne l'as pas contraint à s'inquiéter pour toi aussi ?
Non, pensa Harry, il ne l'avait pas fait. Il pensa que c'était plutôt invraisemblable. L'amour que lui et Connor ont l'un pour l'autre avait commencé pendant l'enfance, quand la toile de phœnix était encore là pour protéger les autres de son influence magique. S'il y avait la moindre relation dans la vie d'Harry qui était libre de toute sorte de magie, c'était son lien avec son frère.
Et peut-être…
Harry s'assit et expira, calmement. Il se permit de ressentir de l'espoir, et c'était douloureux, mais depuis quand était-il effrayé par la souffrance ? La douleur des autres l'avait toujours plus effrayé que la sienne et de loin.
Connor a appris à contraindre sa magie, pensa-t-il. Il peut m'apprendre ses techniques, je pense ? Il peut m'apprendre comment contrôler ça, comment limiter mon influence magique sur les autres.
Parce que c'était le problème, le point crucial, le cœur du sujet, et pourquoi ne pouvait-il pas tout simplement remettre la toile du phœnix comme quand il était enfant. Mais Harry admit finalement à lui-même que lié sa magie avait seulement causé plus de problème. Et il savait que Snape et Draco lutteraient et argumenteraient avec lui s'il essayait de le faire, parce que ça prendrait certainement du temps avant que leurs personnalités ne reviennent et qu'ils arrêtent de s'inquiéter pour lui. Il préférait ne pas leur causer la douleur qu'ils ressentiraient obligatoirement s'il devait enlever la contrainte.
Et il y avait les promesses qu'il avait faites à Peter, à Snape, même s'il était à l'origine des sacrifices de Snape tel que diminuer sa haine vis-à-vis de Sirius, et qu'il ne l'a même pas remarqué, et à Remus, qu'il se devait de libérer de l'Oubliette. Il y avait également les promesses implicites aux créatures de la forêt, même s'il ne savait pas encore ce qu'elles étaient, et aux Détraqueurs et à Fumseck.
Pour tout cela, il avait besoin de sa magie.
Je ne peux pas la lier, décida Harry tout en descendant du lit. Je ne peux pas ignorer la manière dont je dois agir. Je dois faire les choses les plus dures. Je dois leur faire face. Je dois apprendre à l'utiliser, de la manière dont Starborn m'a suggéré de le faire.
Il se souvint de l'histoire de Falco Parkinson, qui était mort en essayant de passer à travers sa magie, et ce que Starborn lui avait dit dans sa lettre, comme quoi d'autres sorciers puissants étaient décédés ou étaient devenus fou en essayant de ne pas devenir un Lord.
Harry rigola et était content d'entendre que ça sonnait sinistre plutôt qu'abattu.
Depuis quand est-ce que quelque chose dans ma vie devrait être facile ?
Mais pour gagner du temps et de l'espace pour s'entraîner, ainsi que de donner du temps à Draco et Snape pour se remettre de ce qu'il leurs à fait, il aller devoir s'assurer qu'il s'éloigne d'eux pendant un moment.
Et Harry connaissait le moyen parfait.
Neville le laissa rentrer dans la tour de Gryffondor sans lui poser la moindre question, et le dirigea vers le dortoir des troisièmes années quand il lui demanda où se trouvait Connor. Harry trouva son frère à l'intérieur, prétendant travailler sur un essai de Charme mais parlant plus avec Ron qu'autre chose. Les deux s'arrêtèrent et le regardèrent.
Harry prit une profonde respiration et rencontra les yeux de Connor. « Je t'ai promis une fois que nous passerons Noël ensemble, » dit-il. « Et je n'ai pas pu tenir ma promesse l'année dernière. Alors j'aimerais le faire cette année. Puis-je rentrer à la maison pour Noël ? »
Quand un grand sourire apparut sur le visage de Connor et qu'il sauta sur Harry à travers le lit, le serrant dans ses bras, Harry su qu'il avait pris la bonne décision.
À suivre
