Bon et bien… me revoilà enfin pour le dernier chapitre de cette partie…

Excusez moi du retard mais je bloquais pour conclure ! Voila qui est terminé, je ne suis pas très satisfaite du résultat, mais la suite sera meilleure, promis !

Le chapitre est passé dans les bras de Belette, ma bêta, qui a corrigé toute ma fic ! Je l'en remercie énormément ! Surtout que la pauvre est débordée ! Entre Elyon et moi, elle ne trouve même plus le temps de continuer sa propre fic !

Bref, bonne lecture !


cassiez4ever : Ah, une autre fan de Doctor Who ? L'histoire d'Ahmès est plutôt un indice pour la suite… Sans le vouloir, j'ai truffé tous les chapitres de cette fic d'indices pour la suite !

Belette : Comme toujours, petite référence à Holmes ! Décidément, il me suit partout celui-là ! Tu devrais l'attacher, je te signal qu'il fait partie de ta fic ! (pas de sous-entendu pervers… regard innocent). Les filles plus raisonnables que les gas… à voir… quand on nous regarde…mdr Je l'ai adore tous, les pharaons, toujours été passionnée par l'Egypte ancienne moi ! Et la seule fois où je peut enfin aller visiter une pyramide… je tombe malade et reste clouée au lit…-.-«

klaude : Non en effet, il a toujours été accompagné ! Enfin au début, c'était plutôt par des dinosaures mais bon… c'est déjà ça XD C'est ça le pire dans l'immortalité : assister à la mort de tous les êtres qui nous sont chères… Il s'est endurci à force !

sheltan : Le final est bof… la suite meilleure ! Tu peux me faire confiance sur ce point !

driftchris : Merci, la suite a pris du temps mais bon…

luffynette: les vacances pour nous aussi, ça fait du bien !

zaika : toujours égal à toi-même ! Je vois que tu ne changes pas ! Tu m'as suivi depuis le début, j'espère te revoir pour la partie deux !

Sahada : eu… tu as des dons de voyance ou quoi ? O.o

Chavenda : C'est a moi de te remercier pour ta review ! Normalement, le passé va ressurgir, je n'abandonne pas l'idée des flash-back ! C'est vrai Harry n'a encore jamais rencontré Tom…


Nostalgie des départs

Les maraudeurs et les chimères faisaient route vers la bibliothèque dans un silence presque religieux.

Ils marchaient sur la pointe des pieds, lentement, attentifs au moindre son.

Hors de question se faire attraper. Personne ne devait les surprendre, hors de leur dortoir, à cette heure de la nuit. Le couvre-feu était passé depuis longtemps.

Au bout du couloir, ils tournèrent à droite.

- Attention, prévint James, on est dans le couloir de la salle des profs.

- Les profs sont en train de dormir, non ?

- Oh que non, Lily… Il ne faut pas croire ce qu'on raconte, les profs sont pires que nous…

- Un soir, compléta Sirius, j'ai surpris Mcgonagall en train de danser une valse avec Griffith… Il était trois heures du matin…

- Je me souviens, appuya Remus, tous les professeurs les regardaient faire en les encourageant… Je ne vous raconte même pas la tête qu'on a dû faire en voyant ça…

Julie porta la main à sa bouche pour étouffer son rire, tandis que Mathilde et Lily, les yeux ronds, tentaient de s'imaginer la scène, à leurs risques et périls.

Les sept adolescents continuèrent leur escapade nocturne.

A gauche, à droite, puis de nouveau à droite... Poudlard, de nuit, ressemblait à un vrai labyrinthe. Il eut été facile de s'y perdre.

Arrivé à l'angle d'un couloir, Peter retint la manche de Sirius pour l'empêcher d'avancer d'avantage. Trop tard pour les autres qui s'étaient déjà engagés.

Le reste du groupe ne tarda toutefois pas à revenir sur ses pas en quatrième vitesse.

Dans le couloir, les professeurs s'étaient tous réunis à la lueur de leur baguette.

Mathilde pencha sa tête pour apercevoir l'équipe enseignante au grand complet, Dumbledore y compris.

Fillius et Slughorn s'étaient assis en tailleur sur le sol, les autres étaient restés debout, adossés aux murs.

- Qu'est ce qu'ils font ? questionna Julie en chuchotant.

Elle ne tarda pas avoir sa réponse.

- Alors, Harry ? fit Jones. C'est à ton tour ! Action, chiche ou vérité ?

- Hum… bon, bah, action…

- Ok alors voyons voir… Qu'est-ce que je pourrais te demander ? Je sais ! Tu pourrais tester ma nouvelle recette ?

Ce faisant, l'auror fit apparaître un bol dans ses mains, qu'il tendit à Harry.

Ce dernier, méfiant, découvrit le met.

D'un air dégoûté, il utilisa la fourchette pour explorer la composition du plat.

- Mais qu'est ce que c'est que ce truc ?

L'auror, tout sourire, fit donc, à sa demande, la liste des ingrédients.

- Tu as des œufs de grenouille, du sang de chauve-souris, un magnifique coulis de caramel, aromatisé à la bave de Magyar, le tout sur un lit d'épinards et saupoudré de poudre de dragées surprise de Bertie Crochue… Bon appétit !

Harry fit la grimace. Les étudiants le virent approcher son nez de la mixture répugnante, avant de rejeter rapidement la tête en arrière, le plus loin possible du plat.

Les professeurs piquèrent un fou rire et les adolescents profitèrent de l'instant pour passer de l'autre côté, sans se faire voir.

Sans prononcer le moindre mot, ils s'éloignèrent rapidement de leurs professeurs.

Au bout d'un quart de marche, ils jugèrent la distance parcourue assez conséquente pour se mettre à discuter.

- Dites moi que j'ai rêvé ! fit soudain Julie, encore sous le choc.

Lily avait, elle aussi, du mal à y croire.

- Ils étaient en train de se faire un « action chiche vérité », là ? Des profs !

- Et oui… des profs, confirma Sirius hilare.

- Il ne faut pas se fier aux apparences ! Si vous saviez ce que font les profs, chaque soir…, compléta James.

- Jamais je n'aurais été m'imaginer de telles choses, à leur sujet ! s'exclama Mathilde. On m'aurait directement interné à St Mangouste !

- Et le coup du baiser, vous vous en souvenez les gars ? Quand Dumbledore…

- C'est bon Peter, je ne veux pas savoir, passe les détails ! le coupa Julie, incertaine de pouvoir supporter ce qui aller suivre.

Hilares, les sept camarades pénétrèrent dans la bibliothèque. Le temple des livres semblait désert. Pas trace de Mme Pince.

James se retourna vers Peter, l'interrogeant muettement.

L'animagus rat se pencha sur la carte des Maraudeurs qu'il tenait entre ses mains.

- C'est bon, il n'y a personne.

La troupe, détendue, s'enfonça dans la bibliothèque, parmi les rayonnages, sans prendre garde.

Remus sortit de sa poche le livre et le déposa sur l'étagère, à sa place.

Avant qu'ils ne puissent se retourner, la lumière s'était faite. Quelqu'un venait de pénétrer dans la pièce et avaient allumé une lanterne.

Les sept amis firent volte-face pour bondir de surprise.

Dans l'allée, devant eux, assit à une table, le professeur Griffith les regardait, calme et serein, le sourire aux lèvres. Posé devant lui, la lanterne.

Peter consulta une nouvelle fois sa carte. Il cligna plusieurs fois des yeux, sans comprendre, avant de la fourrer dans la poche de sa robe.

Les adolescents restèrent bouche bée, ne sachant que faire ni que dire pour s'en sortir. Ce professeur-ci n'avait pas la réputation d'être un tyran, ni même de punir. En faite, tout au long de l'année, la seule punition qu'il donna, fut la colle des Maraudeurs et des Serpentards, qui s'étaient battus dans les couloirs, la nuit. Depuis, plus rien.

Mais, ce qui inquiétait le plus les élèves, ce fut Sirius qui le formula à haute voix.

- Mais, comment vous avez fait pour nous coincer ? Vous étiez en train de jouer.

- Oh, je me suis échappé avant de devoir goûter la recette de mon cher camarade, fit Harry en souriant. D'ailleurs, ça, il va me le payer ! Je n'avais donc pas rêvé ! J'avais bien entendu le souffle de sept petits espions en herbe… Qu'est-ce que vous faites à cette heure dans la bibliothèque ? Moi, à votre place, si je décidais de me balader la nuit dans Poudlard, ce ne serait pas la bibliothèque que j'irais voir en premier ! Il y a plein d'endroit, au château, beaucoup plus intéressant que celui-ci ! dit-il en observant la salle aux livres de son regard émeraude. Vous avez déjà visité le sous-sol numéro quatre de l'aile gauche ? Un peu dangereux, mais magnifique !

- Le sous-sol numéro quatre ? demanda Sirius, les yeux brillants d'excitation. Qu'est ce qu'il y a au sous-sol numéro quatre ?

Harry sourit, heureux de l'intérêt que portait le jeune Black à ses paroles.

- Des salles magnifiques… Par exemple, dans une de ses salles, le sol est effondré. Tous les étages inférieurs sont inondés. Cela forme un lac souterrain où vit une drôle de bestiole… Une autre salle est sculptée, avec une telle finesse… des arches monumentales, on se croirait dans une ville troglodyte. C'est merveilleux. Dans une des roches, par contre, il y a un drôle de pentacle dessiné… Avec de drôles d'inscriptions dans une drôle de langue… Je suis quand même parvenu à traduire. Cela raconte l'histoire d'un dragon, un dragon qui protègerait le château et qui vivrait dans cette « grotte »…

- Le dragon des fondateurs… chuchota Lily.

- Vous connaissez, miss ?

- Oui, le dragon est mentionné dans le livre de Poudlard, mais je pensais que ce n'était qu'une légende !

- Je pourrais vous y emmener, un de ces jours… Après les vacances, peut-être…

- ça serait génial ! fit James, plein d'espoir.

- Oui ? Ça vous tente réellement ? Ça vous intéresserait ?

Tous, très enthousiastes à l'idée de leur future escapade, hochèrent la tête de façon affirmative.

- Marché conclut, je vous y emmènerai, leur promit Harry.

Tandis que les jeunes adolescents laissaient exprimer leur joie, le professeur se leva, toujours souriant et, leur souhaitant une bonne nuit, s'en retourna à ses appartements retrouver Estelle.

- On s'en sort plutôt bien ! jubila Mathilde.

- Carrément ouais ! s'excita Sirius. Je l'aime ce prof ! Il est génial !

- Toi par contre, James, tu n'as pas l'air de l'apprécier… fit Julie avec une petite moue.

- Ce n'est pas ça, Julie, c'est juste que… Je vous l'ai déjà dit, quelque chose me dérange chez lui… et puis, je ne lui fais pas confiance ! On ne le connaît pas ! C'est un parfait inconnu ! Il se pointe à la rentrée, tout le monde l'accepte, il y a quelque chose de louche ! Pourquoi tous les autres lui font confiance, ce n'est pas normal !

- Oui, tu as raison, il a dû les ensorceler, leur mettre à tous un filtre d'amour, se moqua Sirius.

Pour tout vengeance, James lui asséna une pichenette derrière la tête.

- Il autre chose de bizarre, fit Peter attirant l'attention de ses camarades. il n'apparaît pas sur la carte…

Ses amis sursautèrent. Mais un réagit plus vite que les autres :

- Quoi ? Comment ça il n'apparaît pas sur la carte ? Tout le monde apparaît sur la carte ! protesta vivement James.

- Non, j'ai regardé la carte au moment où il nous a trouvé, il n'y était pas…

- Tu en es bien sûr ? interrogea Sirius.

Pour toute réponse, le maraudeur sortit la carte et la déplia. Ensemble, ils cherchèrent l'étiquette indiquant « Harry Griffith ». Rien à faire, il ne la trouvèrent pas.

- Mais on l'avait vu en début d'année, il y apparaissait ! protesta l'un des maraudeurs.

- La carte est peu être défaillante…, supposa Julie.

- Impossible ! objecta Remus, piqué au vif. Totalement impossible ! Ça fait deux ans qu'on s'en sert, elle nous a toujours tout indiqué !

- Hey, regardez ! s'exclama Mathilde. Là !

De son doigt, elle pointa une partie de la carte. A cet endroit, le nom de leur professeur venait d'apparaître.

Ils se regardèrent sans comprendre la signification de tout cela.

C'est la tête remplie de questions qu'ils retournèrent à leur dortoir, silencieux comme des ombres.

Le lendemain, dernier jour au château, les étudiants avaient carte blanche pour s'amuser et se préparer au départ.

Les sept amis, maraudeurs et chimères s'allongèrent au bord du lac, dans un coin reculé et au calme, pour se prélasser au soleil d'été.

Pénard, ils alternaient entre jeux et discutions.

Vers quinze heures, ils aperçurent au loin les professeurs, sur leurs ballets, s'affronter dans un match de Quidditch.

James fut sur pied la seconde suivant sa découverte.

- On peut y aller ? proposa-t-il en trépignant d'impatiente. Allez dites, on peux ?

L'excitation excessive de leur camarade amusa grandement les six autres, qui finirent par céder.

Courant comme un déluré à travers le parc, le jeune Potter criait la nouvelle.

C'est ainsi qu'en moins d'un quart d'heure, les trois-quarts des élèves se retrouvèrent réuni dans les tribunes, pour assister au match.

Les professeurs remarquant leur arrivée se posèrent au sol.

Minerva, tout sourire, avait semble-t-il eu une illumination.

Pointant sa baguette sur sa gorge, elle s'exprima haut et fort, la voix amplifiée par son sort.

- Je propose un championnat entre professeurs et élèves. C'est simple, deux équipes de professeurs et les quatre équipes de Serpentard, Griffondor, Poufsouffle et Serdaigle vont s'affronter à tour de rôle sur le terrain.

Enchantés à cette idée, les joueurs de chaque équipe descendirent dans leur vestiaire respectif pour se changer et s'équiper.

Les matches commencèrent.

L'équipe enseignante avait été scindée en deux, de manière la plus équitable possible.

D'un côté, on retrouvait Estelle, Fillius et Minerva comme poursuiveurs. Horace Slughorn et Arthur Lemauve tenaient les postes des batteurs, tandis que Septima Vector gardait les buts. Harry conservait son poste d'attrapeur.

L'équipe avait revêtu les robes mauves, laissant à leurs collègue les sobres tenues noires.

Pomona Chourave, Rolanda Bibine et Klaus Geschwafel s'occupaient du Souafle. Rolanda Bibine et Liva faisait équipe pour envoyer les cognards à l'adversaire. Klaus Geschwafel avait revêtu le rôle du gardien. Enfin, Jones allait devoir affronter Harry pour la capture du Vif.

Les matchs s'enchaînèrent, les Poufsouffles et les Serdaigles furent rapidement éliminés par les enseignants.

Les Serpentards furent vaincus au terme d'un long match contre l'équipe de Griffith, alors que les Griffondors ployèrent sous la force de leurs adversaires.

Ne resta, pour la finale, que les deux équipes d'enseignants.

Epuisés, vaincus et malgré tout heureux, les élèves joueurs remontèrent dans les gradins pour assister au match du siècle.

Les deux équipes pénétrèrent sur le terrain, balais en main, prêts à livrer bataille.

Sous les yeux des étudiants silencieux, les chefs d'équipe se présentèrent devant l'arbitre qui n'était autre que le directeur, le professeur Albus Dumbledore.

Comme le voulait la tradition, Harry et Jones se serrèrent la main, un sourire sur leurs lèvres. C'est deux là étaient prêts à en découdre.

Un coup de sifflet et les deux équipes enfourchèrent leurs balais. Les cognards furent libérés.

Les deux balles teigneuses partirent à vive allure vers les cieux, impatients de jouer leur rôle.

Le vif d'or déploya ses ailes, nargua un instant les deux attrapeurs avant de disparaître au loin.

Le souafle dans la main, le sifflet dans l'autre, le vénérable directeur s'avança au centre du terrain, où étaient rassemblés les joueurs.

Deuxième coup de sifflet : Albus lança le souafle. Au même moment, les quatorze joueurs prirent leurs envols, tapant de leur talon sur le sol sec.

Les deux attrapeurs montèrent en chandelle, pour surplomber le terrain et en avoir une vue d'ensemble.

Estelle avait attrapé le souafle la première et filait déjà vers les trois cercles d'or de ses adversaires.

Pomona se mit au travers de son chemin et la jeune auror laissa volontairement tomber la balle de cuir que Fillius rattrapa sans difficulté.

Il volait rapidement lorsque Rolanda et Klaus firent irruption à ses côtés.

Le petit professeur fut bientôt prit en sandwich par ces adversaires. Il envoya la balle vers Minerva, sa coéquipière, mais le Souafle fut intercepté par Pomona.

Le professeur de botanique se présenta aux buts adversaires, tira, mais rata l'anneau. Septima Vector, maître d'arithmancie y faisait barrage.

Ainsi se déroula le match. Les buts étaient difficiles, si bien que les scores, au bout d'une demi-heure, n'étaient encore que de 10 à 20 en faveur de l'équipe noire.

Perché sur son balai, Harry, tout sourire, regardait Estelle égaliser.

Au cours de sa longue vie, il n'avait pas réellement eu l'occasion d'y jouer. Il avait bien essayé d'apprendre les règles du jeu aux sorciers romains, trois siècle avant sa création, mais ils n'avaient strictement rien compris.

Il y avait donc joué très rarement, pour son plus grand malheur.

Il se rappelait, toutefois, d'un de ses rares matchs. Un match joué contre l'équipe de France, en 1699, dans la cour du château de Versailles. L'affrontement avait duré plus de neuf heures.

Neuf heures, debout sur son balai, à chercher le vif sans le trouver. Au cour de la rencontre, il avait reçut un cognard en pleine tête, l'assommant une heure durant.

La magie l'ayant soigné, il avait pu remonté sur son balai. Trois heures de chasse avait alors été nécessaire pour mettre la main sur la balle dorée.

Au final, son équipe avait été gagnante.

Mais finit le passé, il devait se concentrer sur le présent.

Il enchaîna les tours de piste, scrutant de ses yeux perçants les cieux.

Jones vint à sa hauteur, un sourire sur le visage.

- Qu'est ce qui te fait sourire ?

- Je suis simplement heureux de me battre contre toi ! Depuis le temps que j'attendais ça ! On raconte partout au château que tu es un excellent attrapeur. J'ai hâte de voir ça. Je sens que la lutte entre nous deux va être difficile. Tant mieux, ça va mettre un peu de piquant !

Harry tourna un regard pétillant sur son adversaire. Lui aussi, il avait hâte de se confronter à l'auror. Il avait peut être enfin trouvé quelqu'un de son niveau. La lutte s'annonçait périlleuse et ce n'était pas lui qui allait s'en plaindre !

Une autre demi-heure se passa et toujours pas trace du vif.

Le match battait son plein, les deux équipes se livraient une lutte sans merci pour le plus grand plaisir de leur public. 50-50, les scores n'auraient pas pu être plus serrés.

Harry fit un saut sur le côté pour éviter un cognard adroitement envoyé par Liva.

C'est à cet instant qu'il aperçut, au loin, un éclat doré. L'attrapeur en robe mauve fila à toute allure dans cette direction. Il fut vite repéré par Jones qui ne tarda pas talonner son adversaire.

Les cris du public augmentèrent de volume, encourageant les deux joueurs.

Bibine et Liva prirent tous deux Harry pour cible, lui envoyant simultanément les cognards.

Harry du piler net pour éviter les deux balles hargneuses.

Jones en profita pour prendre les devants.

Lorsque le vif décida de piquer vers le sol, l'auror suivit la trajectoire un maximum, mais ne pu descendre aussi loin que le faisait la petite balle.

Harry rattrapa son retard à cet instant.

S'en suivit une véritable course poursuite, ponctuée par l'arrivée intempestive des cognards lançés par les batteurs de deux équipes.

Le vif tenta de semer ses deux poursuivants, mais rien à faire, ils tenaient bon.

Arrivé à deux mètres de leur cible, les deux attrapeurs se mirent d'un même mouvement debout sur leurs balais.

Lorsque le vif entama une monté fulgurante, ni Harry ni Jones ne prirent la peine de se rasseoir sur leurs balais. Ils donnèrent simplement un coup de talon sur la queue de leurs balais pour l'incliner et attrapèrent, d'une seule main, le manche.

Leur ascension fut longue et impressionnante. Chacun retenait son souffle, s'attendant à voir l'un des deux glisser et tomber.

La chute tant attendue n'arriva heureusement pas.

Ils volaient à plus de trente mètres du sol lorsqu'Harry, bien décidé à remporter la victoire, sauta de son balai pour attraper le vif.

Son saut fut fort bien calculé car lors de sa chute, Harry parvint, en effet, à attraper de sa main gantée, la petite balle dorée.

Il ne put toutefois pas se rattraper à son balai.

Commença alors une chute vertigineuse sans que personne ne puisse le stopper.

Il gardait pourtant le sourire aux lèvres, pas le moins du monde inquiété, sa cape mauve virevoltante autour de lui.

Il se rattrapa finalement à l'un des anneaux d'or qui servaient de buts.

Son bras céda pourtant, face à l'énergie cinétique accumulée durant sa chute.

Un petit gémissement de douleur passa sur ses lèvres closes, il lâcha sa prise.

Sa chute reprit donc de plus belle.

Cette fois, il n'y avait plus rien à quoi se tenir. Il tombait, tombait irrémédiablement.

Le sol se rapprochait dangereusement. Dix mètres, cinq mètres, trois mètres, deux mètres, un mètre…

Bientôt les mètres devinrent centimètres…

Tous crurent à la chute. Certains, effrayés et soucieux de leur professeur, se levèrent de leur siège, les yeux ronds.

Dumbledore lui-même avait sorti sa baguette et la pointait sur son collègue, prêt à intervenir.

Personne n'avait vu le grand sourire qu'arborait Harry. Ce dernier riait même de voir le sol se rapprocher.

Au moment où il allait percuter le sol, il généra avec aisance un champ de force qui le maintint en suspension dans les airs. Il annula l'effet et sauta les quelques cinquante centimètres qui le séparaient de la terre ferme.

Avec un petit soupir de soulagement, le directeur abaissa se baguette et la rangea. Décidément, pensa le directeur, Harry était la personne la plus étrange qu'il n'ait jamais rencontré. Et ce n'était pas peu dire !

Les elfes de maison s'étaient une nouvelle fois surpassés. Le banquet fut plus que délicieux. Tous parlaient, s'amusaient, rigolaient, mais, quoi qu'il en fût, une touche de nostalgie, la nostalgie des départs, flottait ce soir là, dans la grande salle du château. Avec un brin de tristesse, lorsque le directeur eu finit ses adieux, chacun remonta à son dortoir pour, morose, finir sa valise.

Les élèves s'endormirent, cette nuit, plus triste que jamais, la larme à l'œil.

Le lendemain, Harry accompagna les élèves à la gare en compagnie d'Hagrid.

Il se fit interpeller par des septième année, plus nostalgique que les autres.

Puis, tous montèrent dans le Poudlard Express, après avoir jeté un dernier regard à la silhouette imposante du château. Certain ni remettrait plus jamais les pieds.

Puis le train s'ébranla pour un dernier voyage vers Londres, ils n'en reviendraient pas avant la rentrée prochaine.

En une année, Harry était devenu professeur à Poudlard, avait donné cours à ses parents et à leurs amis, avant de partir en voyage en Roumanie, retrouver la terre de ses ancêtres.

Comme si cela n'avait pas suffit, il y avait retrouvé Dracula, et, par la même occasion, son statut d'assassin.

Il avait découvert l'entrepreneur des meurtres affreux, un vampire rendu fou par l'amour et la douleur de l'éternité. Puis, il l'avait tué, libérant ainsi la Roumanie d'un assassin. Ce faisant, il perdit son « grand-père », le dernier vampire, se rendant coupable de génocide.

L'année avait été plus que chargé en émotion.

A présent, il était temps de quitter le château…

Le temps avait été changé, l'Histoire n'était plus la même et ce n'était que le début.

Harry, assit sur un banc de la gare, sombra dans ses souvenirs alors qu'au loin, le Poudlard Express disparaissait pour ne revenir que l'année prochaine…


Fini pour le moment… J'espère que ça vous a malgré tout plu !

Je reviendrais aussi vite que possible !

Merci à tous ceux qui ont pris le temps de me lire, merci à tous mes reviewers !

En espérant vous retrouver pour la suite,

Skarine.