Bonjour,

RAR :

Inuko : Tu m'en laisses une maintenant, c'est déjà bien ! Merci beaucoup ! Bisous

Merci à Steph pour sa review !

Bonne lecture à tous !

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Lorsque l'appartement du Survivant fut vidé des aurors et de son propriétaire, Draco se retrouva seul, désemparé. Il aurait aimé pouvoir discuter avec son amant avant d'affronter sa mère. Il aurait voulu avoir son soutien. Mais Harry n'avait pas pu le lui donner, il s'était fait embarquer comme un criminel tout ça parce qu'il ne respectait pas les voeux de la société à son encontre.

Alors que le blond allait se laisser retomber sur le sol, on frappa à la porte. Celui-ci se retint donc et sortit sa baguette.

- Harry, cria une voix féminine. Tu es là ?

L'ancien préfet reconnu Granger. Partagé, il hésita entre quitter les lieux en transplanant ou ouvrir. Finalement, il se décida pour la seconde option. Les amis du brun avaient le droit de savoir que ce dernier était entre les mains du ministère. Il se dirigea donc vers la porte et tourna la poignée. Il tomba alors sur Weasley et sa petite amie. Etonnés, ceux-ci restèrent silencieux. Draco soupira puis prit la parole le premier.

- Harry a été emmené par des aurors au ministère. Ils veulent vérifier que je ne l'ai pas envouté, empoisonné ou tout ce qu'ils veulent encore...

Le ton était lassé. La brune perdit son air interloqué et pénétra dans l'appartement, le roux à sa suite.

- Je vois, Malfoy. Mais il s'est laissé faire ?

Le blond garda la tête droite mais répondit de mauvaise grâce.

- Ils ont menacé de revoir mon jugement, grinça-t-il.

Weasley se tourna vers sa petite amie.

- Il faut y aller tout de suite ! Ils n'ont pas le droit de le maintenir contre son gré, Malfoy ou non !

Granger continua de fixer Draco mais répondit.

- Non, laissons les faire leurs examens. Nous n'obtiendrons rien avant. Malfoy, est-ce que tu as un moyen de prouver que vous étiez vraiment ensemble lors de la cinquième année ?

- En dehors de mes souvenirs que je refuse de dévoiler, non.

- Harry refusera de prendre du véritaserum, affirma-t-elle.

Elle regarda ensuite enfin le roux.

- Il faut nous porter garants d'eux. Faisons croire que nous étions au courant dès le début.

- Je ne peux pas, s'outra Weasley. Ginny va m'en vouloir toute ma vie si elle croit que je ne l'ai pas prévenue.

Le blond fronça les sourcils en entendant le nom de sa rivale. Il se renfrogna et croisa ses bras. Du coin de l'oeil, la brune l'observa faire, réfléchissant.

- Bon, finit-elle par décider. Je serai donc la seule. Elle me fera peut être la tête un moment mais elle sera bien obligée de comprendre que Harry est mon meilleur ami avant tout. Faisons comme cela. J'irai en fin de journée.

Draco hocha la tête, approuvant, puis s'apprêta à faire demi-tour. Il fut arrêté par une interrogation de la née moldue.

- Malfoy, j'aimerais juste te poser une question.

Soupirant, ce dernier se tourna, faisant malgré lui un effort.

- Oui ?

- Est-ce vraiment sérieux entre vous ? Je veux dire, du point de vue de Harry, visiblement oui, mais je ne voudrais pas qu'il perde son énergie pour rien.

- A ton avis, Granger, toi qui es si intelligente ? D'après toi, là je m'apprête à affronter ma famille et mes proches pour rien ?

- Nous avons juste un peu du mal à y croire, dit Weasley en s'avançant. C'est tellement sorti de nulle part... Vous vous détestiez et même si vous vous êtes mutuellement sauvé la vie, ce sont des sentiments forts et...

- Personne n'aurait cru cela, l'aida Granger. On n'arrive pas à se l'expliquer.

- Et moi je ne m'explique pas ce que vous vous trouvez mutuellement, répliqua Draco, froid. Je n'ai pas changé, je pense toujours que la famille Weasley est pauvre et mal élevée et que tu es une mademoiselle je sais tout insupportable. Seulement, je veux être avec Harry et aujourd'hui c'est une des seules choses qui comptent à mes yeux. Même si je dois apprendre à vous apprécier pour cela. Maintenant, je suis désolé mais ma famille m'attend.

Sans un mot de plus pour les amis de son amant, l'ancien préfet se détourna et passa enfin la porte afin de transplaner au Manoir Zabini.

Le hall était vide. Cependant, lorsqu'il s'avança vers le salon, ses chaussures glissant sur le marbre, il commença à entendre des voix. Il s'arrêta alors, écoutant. Sans difficulté, il reconnut celle de sa mère.

- Mais de quoi te mêles-tu ? Il s'agit de mon fils ! Quand son père va apprendre cela, il va vouloir le remettre en place et il aura bien raison !

- Lucius n'est pas en état de faire quoique ce soit aujourd'hui, répliqua Helena. S'il ne t'obéit pas, que vas-tu faire ?

- Je...

Draco courut, il ne voulait pas entendre la fin de la phrase prononcée sans lui. Il ouvrit en grand les portes du salon et s'exclama :

- Alors ? Qu'allez-vous faire, mère ?

- Draco ! fit celle-ci en courant vers lui afin de se saisir de ses mains. Ce n'est pas vrai, n'est ce pas ? Tu n'es pas réellement avec... un homme ?

Son fils, peiné, baissa la tête.

- Si, mère.

- Mais c'est impossible, tu le sais ! Comment veux-tu poursuivre notre lignée ainsi ? Ta lignée !

- Je veux être avec lui, c'est tout ce qui compte pour moi, insista-t-il, les yeux toujours au sol.

- Nous ne t'avons pas éduqué ainsi, mon fils. Jamais, au grand jamais, nous n'avons pu mentionner une possibilité pareille. Je ne nie pas que tu puisses avoir des sentiments pour... ce jeune homme, mais ce n'est qu'une illusion. Tu dois t'en défaire, tout de suite.

Elle se recula, lâchant les mains du blond, et continua de murmurer :

- Peut être est-ce la faute de la guerre et de tous les malheurs qui se sont abattus sur notre famille. Je reconnais que Lucius et moi ne t'avons pas donné un cadre idéal ces derniers temps, mais... Tu as un devoir à accomplir, tu le sais ?

Draco osa enfin relever la tête et affronter le regard peiné et déçu de Narcissa.

- Je ne veux plus obéir à vos ordres ainsi. Je suis devenu mangemort pour ma famille, j'ai tué pour ma famille, et je consacre aujourd'hui la plupart de mon temps à mon père, mais je refuse de gâcher mon futur en plus.

- Gâcher ton futur ? s'outra sa mère. Mais, au contraire, je ne te souhaite qu'un avenir sain. Une femme, un enfant et du bonheur dans ta vie.

- Vous n'avez pas été de très bons modèles concernant le bonheur familial alors je préfère tenter ma propre voie et faire mes propres expériences.

La claque sur sa joue cassa l'ambiance pesante qui régnait dans la pièce. Draco n'eut que faire de la brûlure. Il ne vit que les larmes qui coulaient sur les joues de Narcissa alors qu'elle quittait la pièce, plus déçue que jamais. Helena osa s'avancer alors. Elle déposa une main compatissante sur l'épaule du blond.

- Je ne suis peut être pas non plus un très bon modèle à tes yeux, mais je ne pense pas que tu choisisses la bonne voie. Marie-toi, aie une descendance et ensuite tu pourras faire ce que tu voudras. Les sentiments ne sont que des fantasmes éphémères qui vont et viennent. La famille, les enfants, c'est ça qui dure et ne s'en ira jamais.

- Vous n'avez jamais été amoureuse, Helena, répliqua l'ancien préfet.

- Si, je l'ai été. Le père de Blaise a été une vraie bouffée de bonheur. Il a été le seul qui n'est pas mort...celui dont je n'ai jamais voulu qu'il disparaisse. Enfin...

Elle passa une main dans ses cheveux et se redressant, reprenant contenance.

- Quoiqu'il en soit, si par la suite ta mère souhaite te renvoyer, ce foyer te sera toujours ouvert. Et si tu as envie de parler, je serai là. Je n'ai jamais eu d'ami homosexuel. Même si j'ai déjà partagé la couche de deux hommes en même temps, ils ne se... Enfin, bref, je serai très curieuse d'apprendre à mieux connaitre vos pratiques.

Blanc, Draco hocha la tête avec raideur. Il l'observa ensuite s'en aller, essayant de ne pas l'imaginer avec deux hommes dans le même lit. Quand la porte fut refermée, les paroles de sa mère lui revinrent. Elles l'avaient atteint plus qu'il ne l'aurait cru. Il espérait sincèrement que Narcissa ne comptait pas rompre les liens...

Le blond se dirigea ensuite sa chambre. Il commença à grimper les escaliers lentement, s'inquiétant pour ce qui pouvait se passer avec Harry au ministère, puis arriva dans le couloir. La porte de la chambre de Blaise s'ouvrit alors et ce dernier apparut, le journal en main. L'air sombre, il demanda :

- C'est vrai ?

- Oui.

- Pourquoi ne nous as-tu rien dit ? Je croyais qu'on était tes amis. Tu as su pour ce que je ressens pour Pansy...

Draco soupira.

- J'ai pensé que vous ne voudriez plus me voir alors, que cela t'aurait trop gêné, perturbé.

Le noir fit la grimace. Sa main se crispa sur le papier fin. Finalement, il murmura :

- Tu n'as pas totalement tort. C'est étrange... Il n'y a que les moldus et les sangs de bourbe pour faire cela. C'est une pratique... Enfin deux hommes dans un lit...

Il eut un violent frisson tandis que sa bouche se tordait de dégout.

- Ca va, j'ai compris, coupa Draco, lassé. Je ne te demande rien, Blaise, si tu ne veux plus me voir à cause de cela, tu ne seras qu'une personne à ajouter sur la liste de ceux qui me jugent déjà et qui ont honte de moi.

- Je n'ai pas honte ! s'écria le noir. Je... Laisse moi juste un peu de temps, d'accord. Peut être qu'après...

- C'est aujourd'hui que j'ai besoin d'un ami, Blaise, alors que ma famille va me tourner le dos. Si tu n'es pas capable d'être là maintenant, ne le sois jamais.

Sans attendre de réponse, Draco poursuivit son chemin et s'enferma dans sa chambre. Là, il fit sa valise, rangea ses affaires et réduisit le tout. Une heure plus tard, il ressortit de la pièce vidée et retourna dans le salon. N'y voyant personne, il laissa un mot simple à Helena pour la remercier de son hospitalité puis se dirigea vers le hall.

Narcissa était là. Figée et droite, elle l'observa arriver. Ses yeux étaient toujours humides.

- Tu t'en vas ? fit-elle d'une petite voix.

- Je ne changerai pas d'avis, mère. Et je sais que si je ne le fais pas, je ne serai plus le bienvenu.

- Tu as un endroit où aller ?

- Oui.

- Ton père va vouloir fermer tes comptes. Ouvres en un autre. Les Black te verseront toujours une rente.

Draco hocha la tête en remerciement. Narcissa s'approcha ensuite de lui. Avec douceur, elle le prit dans ses bras.

- Je t'en prie, mon fils, ne me fais pas ça... Il ne me reste plus que toi...

- C'est à vous d'en décider, mère, je ne demande qu'à rester auprès de vous.

Elle recula, la tête basse.

- Nous verrons... Mais réfléchis, je t'en prie. Ne gâche pas tout pour un amour de jeunesse.

- Auriez vous quitté père si vos parents vous l'aurez demandé ?

- Je ne sais pas, fit-elle avec honnêteté. Il n'en a jamais été question. J'y aurais au moins réfléchi longuement.

- Cela fait plus de deux ans que cela occupe mes pensées. Mais quand bien même je n'aimerais plus Harry, mon choix se portera toujours sur des hommes.

Narcissa frissonna. Elle s'éloigna encore de quelques pas.

- Bon, vas-y alors. Je t'écrirai dès que j'aurai vu ton père.

- Au revoir, mère.

Quitter le Manoir Zabini lui fit mal. Il ressentit une brûlure au niveau de sa poitrine lorsque la porte claqua derrière lui. Il savait aussi qu'il n'allait sûrement pas retourner dans son propre Manoir, lorsque celui-ci serait rendu. Il venait de faire une croix sur sa famille et une partie de ses amis...

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Lucien l'accueillit avec un sourire triste. Il devina sans effort que les choses s'étaient déroulées difficilement avec la famille de Draco. Il ne commenta donc pas et, lorsqu'il le laissa à nouveau pénétrer chez lui, lui dit simplement :

- Je pense que tu pourras transformer mon canapé en lit, ce sera plus confortable.

Le blond hocha la tête et alla sans un mot s'asseoir dans le salon. L'avocat le laissa seul, retournant à ses dossiers. L'ancien préfet en profita pour se relâcher et fermer ses yeux. Il n'avait qu'une hâte : que Harry sorte. Il voulait le voir, il en avait besoin.

Bien vite, il alla donc fouiller dans ses poches de robe à la recherche du petit appareil moldu. Le portable en main, il hésita. Il prit cependant rapidement une décision. Ses doigts tapèrent un court message.

Dis moi quand tu es sorti. Je t'attends.

Aucune réponse ne lui parvint. Draco se retrouva donc immobile sur le canapé, les yeux fermés, sa main crispée sur l'objet, attendant désespérément que celui-ci vibre.

Bien plus tard, Lucien vint le voir. Sans un bruit, il se déplaça jusqu'à son salon et fixa son invité. Il parut hésiter avant de le déranger mais le fit malgré tout.

- J'ai préparé un dîner, viens.

- Je préfère attendre ici, murmura le blond.

- S'ils l'ont emmené, il ne va pas sortir de sitôt. Tu as besoin de te nourrir, viens.

- Je n'ai pas faim.

L'avocat tortilla ses mains, partagé. Il retourna finalement dans sa cuisine, seul. Quelques instants après son départ, le portable vibra.

Où es-tu ?

Chez mon avocat. Et toi ?

Je viens de sortir, Kinsgley m'a aidé. Quelle est son adresse ? Je viens te chercher.

Pressé et excité, l'ancien préfet la lui donna. Il alla ensuite rejoindre son ami et lui annonça la nouvelle.

- Ils viennent de le relâcher. Apparemment, Kingsley le lui a permis. Il vient me chercher.

La fourchette en main, Lucien sourit.

- Bon, les choses s'arrangent donc.

Il posa ensuite l'ustensile sur son assiette et croisa ses bras.

- Je dois te dire, j'ai reçu une lettre aujourd'hui m'annonçant que le ministère arrivait à la fin des tests sur le journal. Le procès va reprendre bientôt. Tu viendras, n'est ce pas ?

- Je ne sais pas, hésita Draco. Je ne pense pas que mon père voudra me voir...

- Viens. Tu as le droit d'y assister. Je peux aussi essayer de t'arranger un entretien avec lui juste avant le procès. Tu auras sûrement envie de lui parler en privé.

- Comment ferez-vous ?

L'avocat lui adressa un clin d'oeil.

- Un de mes contacts t'y amènera. Ce sera court cependant.

- D'accord, opina l'ancien préfet. Merci.

On toqua alors à la porte. Le blond courut presque jusqu'à elle. Il l'ouvrit en grand. L'air fatigué, Harry sourit tendrement.

- Draco, souffla-t-il.

Ne résistant pas plus de temps, ce dernier se rapprocha et le prit dans ses bras. Serrant fort, il respira son odeur.

- Tout s'est bien passé ?

- Oui... Plus ou moins. Heureusement que la plupart d'entre eux ont peur de moi.

Le blond en aurait presque ri s'il n'avait pas été aussi occupé à le maintenir au plus près de lui. La main du brun vint caresser ses cheveux et celui-ci chuchota :

- On rentre ? Tu viens chez moi ?

- Je veux bien, oui, répondit sur le même ton son amant.

Un raclement de gorge les sépara ensuite.

- Monsieur Potter, salua poliment l'avocat.

- Monsieur Thomson, bonsoir. Désolé pour le dérangement.

- Aucun souci.

Lucien s'adressa ensuite à Draco.

- Je suppose que tu t'en vas.

Le blond confirma d'un hochement de tête.

- Merci pour votre hospitalité.

- Reviens quand tu veux, répondit simplement son ami en lui serrant la main.

Les deux amants quittèrent ensuite l'appartement, refermant la porte derrière eux. Harry glissa alors un bras autour de la taille de son compagnon et les fit transplaner directement chez lui. Là, il le relâcha, embrassa brièvement sa joue et sourit :

- Bienvenue chez nous.

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J'espère que cela vous a plu.

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