Voilà, mon histoire se termine; merci encore pour toutes vos reviews. Comme c'était la fin de mon histoire, j'ai eu envie de me "lâcher" un peu dans la toute dernière scène.. J'espère que cela vous plaira.


Epilogue

La circulation était très dense comme chaque vendredi soir à cette heure là et la moiteur ambiante l'avait forcée à mettre en marche la climatisation de la voiture. La semaine avait été chargée et la jeune femme n'était pas mécontente d'être enfin en week-end. Elle avait dû enchaîner ses consultations puis les réunions de synthèse au centre médico-psychologique, où elle travaillait notamment auprès d'enfants en difficultés scolaires.

Elle n'avait pas eu de vacances depuis Noël et malgré tout le plaisir qu'elle éprouvait dans ses nouvelles fonctions, elle attendait ces trois semaines de repos avec une certaine impatience.

Elle finit par arriver près du quartier résidentiel où elle logeait depuis neuf mois maintenant, mais au lieu de tourner pour prendre la direction de sa maison, elle poursuivit sa route encore pendant quelques kilomètres, puis bifurqua finalement dans un petit chemin privé. Elle roula au pas sur deux cent mètres environ, jusqu'à atteindre une maison de style victorien, situé dans un quartier ancien qui avait su gardé toute son authenticité.

Elle savait que William y serait et qu'il aurait passé l'après-midi à travailler sans relâche, malgré la chaleur étouffante de ce début du mois d'août. Elle se demandait encore si ces derniers mois passés ensemble n'étaient pas un rêve, comment il avait pu quitter Toronto pour venir la rejoindre, comment elle avait pu se laisser convaincre d'acquérir une telle demeure. William avait insisté pour qu'ils aillent la visiter ensemble un soir après leur journée de travail et elle était tombée sous le charme de cette maison si pittoresque. Ils n'avaient pas sitôt franchi le pas de la porte qu'elle s'y était sentie étrangement bien, comme si cette maison lui était familière, malgré ses volets rouillés, ses tapisseries défraîchies, sa cuisine démodée et tous les travaux nécessaires pour la remettre au goût du jour...

Mais c'était la maison qu'ils avaient choisie ensemble, et c'était là toute la différence. Celle où ils vivraient le reste de leur vie, celle où ils pourraient fonder une famille. Malgré ses réticences du départ, plus les semaines passaient, plus elle savait qu'elle avait fait le bon choix en accompagnant William dans ce projet audacieux.

Elle se gara dans l'allée gravillonnée, coupa le moteur puis gravit le perron qui menait à la porte d'entrée. Elle glissa le double de la clé dans la serrure et poussa lentement la lourde porte, puis pénétra dans le hall d'entrée vide. Des coups de marteau résonnaient à l'étage et elle sourit en imaginant le jeune homme mettant tout son cœur à l'ouvrage.

Elle posa son sac en bas du grand escalier et ôta ses sandales, puis grimpa les marches sur la pointe des pieds, bien décidée à lui faire la surprise, mais l'une d'elle craqua malgré ses précautions. Elle s'arrêta net et soupira, levant les yeux au ciel.

Julia Ogden, dans quoi est-ce-que tu t'es embarquée ?...

Elle se dirigea vers la pièce d'où provenait le bruit et une fois arrivée sur le seuil de leur future chambre, elle observa le jeune homme toujours concentré sur sa tâche. Il était occupé à empiler des planches au sol et lui tournait le dos, mais elle pouvait voir les muscles de ses bras qui saillaient sous son tee-shirt. Elle s'approcha alors doucement pour venir se poster juste derrière lui. Elle marqua un temps d'arrêt puis l'encercla de ses bras et lui déposa un baiser dans le cou.

- Vous ne devriez pas surprendre un inspecteur de police de cette façon, Docteur Ogden... Je pourrais être armé, vous savez, ce n'est pas prudent...

- Aucun risque, souffla-t-elle dans sa nuque, on devine très bien que vous n'êtes pas armé, Inspecteur Murdoch... dit-elle d'une voix suave, ses doigts voyageant le long de son torse.

- Hum... En êtes-vous vraiment sûre ? murmura-t-il, troublé, le dos toujours tourné.

- Laissez-moi vérifier, dans ce cas, continua-t-elle en laissant cette fois-ci ses mains glisser vers les jambes de son pantalon.

Elle accentua ses caresses tout en lui mordillant le lobe de l'oreille et il ferma les yeux, savourant ce moment de plaisir... Julia savait comment attiser son désir, même quand le moment n'était pas vraiment approprié. Elle avait le don de faire disparaître sa timidité et de le libérer de sa retenue habituelle pour faire ressurgir l'homme qui était en lui.

Incapable de résister plus longtemps, il se retourna pour lui faire face et l'enlacer, cherchant ses lèvres pour l'attirer dans un baiser passionné. Il glissa une main sous la jupe légère de Julia et remonta le long de sa cuisse, jouant avec ses doigts sur sa peau douce, puis de l'autre commença à défaire les boutons de son chemisier qui glissa au sol. Il la sentit se raidir et pousser un petit soupir de contentement, tandis que sa main remontait un peu plus haut.

- Hum, chuchota-t-elle, je vois que tu es en forme ce soir...

- Tu sais bien que je ne réponds plus de rien quand c'est toi qui commences, répliqua-t-il, le souffle court, sans desserrer son étreinte.

- Je crois que tu aurais besoin d'une bonne douche, tu es en sueur, dit-elle en repoussant une de ses mèches couverte de poussière...

- Il fait trop chaud, pourquoi pas... Que diriez-vous de m'accompagner, Miss Ogden ?

- Avec plaisir, mais avant, laissez-moi vous aider, répondit-elle en lui déboutonnant son pantalon.

- Ooooh, vous allez finir par causer ma perte, Docteur... grogna-t-il.

- Je sais, dit-elle d'un air coquin, je sais, répéta-t-elle en dégrafant sa jupe.

Il la souleva dans ses bras et l'emmena dans la petite salle de bains attenante, où ils jetèrent leurs vêtements au sol. William ouvrit le robinet de la douche et ils se glissèrent avec plaisir sous le jet d'eau tiède, savourant l'eau qui coulait le long de leur peau nue.

William poussa Julia contre le carrelage ruisselant, admirant les courbes parfaites de son corps, caressant du regard ses seins, son ventre et sa féminité qu'elle lui offrait sans retenue.

Il se rapprocha pour effleurer du bout des doigts chaque partie de son corps, jusqu'à atteindre un point sensible sur lequel il déposa de brûlants baisers, lui arrachant un nouveau gémissement de plaisir.

Il se redressa pour se laisser aller sous les caresses de la jeune femme puis, lorsqu'il sentit que son désir devenait incontrôlable, il la souleva et entra en elle tout doucement, savourant la chaleur de son intimité.

Il lui montra une nouvelle fois à quel point elle le rendait fou, à quel point il l'aimait, à quel point il savait lui faire perdre pied, jusqu'à ce qu'ils succombent enfin à leur plaisir devenu trop intense...

Merci plus particulièrement à mes fidèles lectrices, Laetitia, Jeanne, Nathalie, Gwen et Julia pour votre soutien.

Petite dédicace spéciale à Laetitia, à qui j'avais promis cette scène depuis un moment déjà.