Titre : Golds et soutien-gorges 8

Rating : PG-13

Nombre de mots : 539 mots

Genre : roman feuilleton

Pitch : Les chevaliers d'or ont été transformés en femmes par une divinité hermaphrodite.


"Je veux retourner dans mon volcan !"

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La nuit était tombée dans le sixième temple, et Ikki était seul dans sa chambre d'ami, étendu sur un lit en pierre. Les bras croisés derrière la tête, les yeux clos sous ses gros sourcils froncés, le Ténébreux semblait plongé dans quelque méditation sur la haine et les différentes formes de déni, à moins que ce ne soit le pourquoi du comment une âme mélancolique en vient à repousser l'idée même de la justice…

Quoiqu'il en soit il devait finir par ouvrir les yeux, et son regard se dirigea immédiatement vers le relief central du drap, qui refusait de disparaître.

« C'est pas vrai… »

Il devait y avoir garden-party chez le phénix, ou bien cet ancien jeu de fête populaire qu'on appelle de Cocagne.

On dit parfois également qu'il y a du monde au balcon ; le problème pour Ikki était plutôt qu'on avait relevé le pont-levis.

Il n'y avait pas à tergiverser, le chevalier de bronze devait prendre les choses en main... Aussi tendit-il la droite vers le piquet solitaire. Mais ce faisant son regard rencontra celui de tous les bouddhas qui étaient dans la pièce.

« Oh pitié, je peux pas rester comme ça ! »

Il attendit encore cinq minutes, se concentrant sur toutes sortes d'images répulsives. Mais rien n'y faisait, une dose d'énergie inhabituellement haute s'était mystérieusement accumulée durant la journée et avait atteint le seuil critique.

Le Phénix tendit une deuxième fois la main, résolu à décharger l'engin en mode manuel. Mais cette fois ce ne fut pas la décoration de la chambre qui l'en en empêcha, mais quelqu'un qui frappa à la porte, et entra. Ikki eut juste le temps de poser son oreiller sur son entrejambe, pour en camoufler l'animation.

« Excuse-moi Ikki, j'ai juste oublié de prendre ma chemise de nuit. »

C'était Shaka. En sous-vêtements. Seulement en sous-vêtements…

« Tiens il a le slip assorti au soutien-gorge », pensa Ikki, avant de se demander où il avait bien pu acheter ça.

Le blond alla fouiller dans les tiroirs du petit meuble près du lit de son compagnon d'armes.

« C'est au supermarché après Rodorio », pensa Ikki en détournant la tête. « Il a dû aller acheter ça là-bas. Je n'ose pas imaginer la scène… »

La pénombre avait beau masquer les couleurs et les détails, Ikki essayait de ne pas regarder les contours de la mince et grande silhouette, qui semblaient si mous et doux.

« Tu es bien couché dans ton lit Ikki ? », demanda Shaka de sa voix suave.

« Ah… Euh… Oui… Le lit est un peu dur mais hum… euh… on s'y habitue. »

« C'est bien. Je suis content que tu te plaises ici. »

Shaka avait trouvé sa chemise de nuit, une djellaba d'homme. Il se dirigea vers la porte.

« Mais… on dirait qu'il a du vernis à ongles sur les doigts de pieds ? »

« Bonne nuit Ikki », dit Shaka avant de refermer la porte, les yeux mi-clos.

Le phénix arbora en réponse un sourire idiot et de grands yeux brillants d'adoration. La porte se referma, il souleva son oreiller et s'en servit pour étouffer son cri de désespoir.