Titre : Par Merlin !

Disclaimer : L'univers de cette fanfiction est le bébé (qui a bien grandi quand même) de JKR, nous ne faisons que l'utiliser afin d'assouvir nos désirs les plus fous ! Nous ne touchons aucune rémunération pour la publication de cette histoire. Notre salaire ? Vos reviews ! (et c'est gratuit !)

Pairing : Slash, Het, Yaoi. HP/OC, HG/DM et autres.

Rating : T

Nbr de chapitres : 33

Auteures : EpsilonSnape et Pauu-Aya

Beta : AudeSnape

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Chapitre 25

Le fantôme du Poudlard Express

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Résumé de l'histoire :

Merline l'Enchanteresse est apparue à Poudlard, plusieurs centaines d'années après son époque, plongeant le château et ses habitants dans la confusion. Elle décide de guider Draco et d'aider Harry et Hermione dans leur chemin.

Résumé de l'épisode précédent :

Draco, Harry, Hermione et Merline ont trouvé le moyen de détruire le premier horcruxe. Merline et Harry ont décidé qu'ils iraient demande à Dumbledore de leur prêter l'épée dès la rentrée. Draco a utilisé le présent offert par Merline à Noël, une montre, qu'il a lié à Hermione (dans un élan de papillons, d'arc en ciel et de nuages roses digne d'un Malfoy).

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Le quai du Poudlard Express était presque vide quand Harry, Draco, Merline et Hermione arrivèrent en courant, leur bagages miniaturisés dans leur poche, transportant seulement les cages à hibou.

« Dépêchez-vous, » cria Hermione.

Ils passèrent à travers les parents qui faisaient signe à leur enfant, s'attirant des regards douteux et surpris. Sirius les suivait joyeusement sous sa forme de chien. Il reprit apparence humaine juste avant que les adolescents ne montent dans le train.

« Envoyez-moi des lettres, » dit-il en utilisant ses mains comme porte-voix.

Aucun des jeunes hommes ou jeunes filles ne lui répondit, ni lui adressa un regard. Il mit une paume sur son cœur, serrant sa robe de sorcier.

« N'avez-vous aucune pitié pour votre Sirius qui vous voit partir ? »

Cette fois, Draco, qui était le dernier à être entré dans le train, se retourna, le regard froid.

« Tu nous as obligé à prendre le train alors qu'on était à quinze minutes de Poudlard. Tu nous a rendus en retard pour prendre ce même train. Tu nous a fait courir parce que, je cite, tu voulais "absolument prendre le mur de la voie 9 ¾". Ne t'attends a aucune considération de ma part. »

« Ni de la mienne, » marmonna Merline sans même se retourner avant de disparaître dans le couloir.

« Ne compte pas sur moi cette fois-ci, » surenchérit Hermione, sans son sourire habituel.

La tête de Sirius se décomposait au fur et à mesure.

« Parrain indigne, » l'acheva Harry, en criant depuis le couloir.

Les quatre amis disparurent alors de la vue de l'Animagus. Un sourire avait prit place sur ses lèvres, et il se déplaça sur le quai pour voir son filleul et ses amis dans leur compartiment. Quand il trouva la bonne fenêtre, il se colla presque à la vitre et hurla :

« Je sais que vous m'aimez quand même. »

Les regards que lui jetèrent les quatre adolescents le firent hurler de rire. Il ne porta pas d'attention aux regards que lui jetaient les autre parents et se retransforma en chien. Il suivit au petit trot le départ du train, puis décida qu'il irait faire une balade dans le Londres moldu.

« Je le hais, » glissa Draco à ses amis alors qu'il regardait par le hublot le quai de gare s'éloigner.

Des ricanements lui répondirent.

« J'en reviens pas qu'il nous oblige à prendre ce train, » souffla Harry.

Sirius leur avait ressorti les mêmes arguments que l'année dernière, à savoir que prendre le train pour aller à Poudlard était important, comme un rite de passage qui renforçait les liens d'amitiés et créait des souvenirs. Pour Harry, il s'agissait simplement de rester sept heures assis sur une banquette alors qu'il aurait pu "renforcer ses liens d'amitiés" sur le canapé du salon.

La seule qui n'avait pas protesté à l'idée de prendre le Poudlard Express était Merline. Elle découvrait un nouveau moyen de locomotion, devenu si emblématique pour les élèves de Poudlard. A son époque, il n'y avait pas les vacances. Pas de périodes de quelques semaines ou quelques mois durant lesquels les sorciers rentraient chez eux. Ils arrivaient à Poudlard entre onze et quinze ans, et quittaient le château des années plus tard.

« Et quelle idée de partir au dernier moment "parce que je veux profiter encore un peu de vous" ? » singea Draco en imitant Sirius.

L'organisation avait été telle que les quatre adolescents étaient prêts à partir, bien avant le départ du train. Sirius et Remus auraient dû les faire transplaner sur le quai, d'abord Hermione et Merline, Draco et Harry ensuite. Cependant, quelques secondes avant l'heure prévue, l'Animagus avait déclaré qu'il ne voulait pas les voir partir tout de suite, qu'ils avaient encore un peu de temps.

Finalement, malgré les protestations des plus jeunes et du loup-garou, ils avait quitté Pré-au-Lard à peine quelques minutes plus tôt, étaient apparus dans une alcôve de la gare Moldue et avait couru sous les regards outrés des voyageurs pour passer par le mur magique. Remus, qui était en retard pour l'ouverture de son magasin, s'était contenté de leur faire des grands signes de mains avant de disparaître.

« S'il voulait profiter de nous, » continua le blond. « On avait qu'à aller à Poudlard directement depuis Pré-au-Lard. »

« Laisse tomber Draco, » souffla Harry. « De toute façon, maintenant on est là. »

Le blond grogna une dernière fois pour la forme, puis les quatre amis changèrent de sujet, discutant de la nouvelle année à venir, ce que qu'il avait appelé "la chasse aux horcruxes", des Aspic et bien d'autres choses.

« Vous avez déjà rencontré le fantôme du Poudlard Express ? » demanda Draco, d'un air détaché, bien longtemps après le départ.

Harry et Hermione se regardèrent, les sourcils froncés.

« Le fantôme ? » demanda Hermione en se tournant vers son petit ami.

Draco sembla perdu dans ses pensées un instant, puis un sourire inhabituel fleurit sur son visage. Il fixa du regard Hermione.

« C'est une vieille légende, ma mère me l'a racontée lors de ma première rentrée, » expliqua-t-il sans lâcher les deux prunelles marrons. « Lors du premier voyage du Poudlard Express, il y a bien longtemps, on dit qu'un Moldu serait entré par erreur dans le train. »

Le blond fit une pause dans son discours, attendant la remarque d'Hermione. Cependant celle-ci ne vint pas, la jeune femme lui souriait simplement.

« A l'époque, les protections n'étaient pas aussi efficaces, les créateurs du train ne s'étaient pas attendu à ce qu'un Moldu cherche à y monter. On raconte que ce Moldu aurait erré dans les couloirs, émerveillé par ce qu'il voyait. Quand le Poudlard Express était arrivé à Poudlard, deux jours plus tard, les voyages étaient long à l'époque, il n'en descendit pas. Il observa les jeunes sorciers et sorcières quitter le train, faisant virevolter leurs bagages, danser leur camarade ou chanter leurs crapaud. Quand le train repartit de la gare, personne ne sut ce qu'il devint. Personne ne le vit jamais redescendre. »

Draco fit une nouvelle pause, se perdant à nouveau dans ses pensées. Ses amis attendirent quelques secondes, puis Harry le pressa de continuer.

« Et alors ? »

« L'année suivante, on raconte qu'il guidait les premières années dans les couloirs, les dirigeant de compartiments en compartiments. L'année suivante aussi, et ainsi de suite durant des décennies. Cependant, à une rentrée, il n'était plus la. »

« Il est mort ? » demanda Hermione, émue.

Draco haussa les épaules.

« Personne ne le sait. Pour certains, il s'est retiré, devenu trop vieux et trop fatigué. Pour d'autres, il est simplement mort, » expliqua-t-il la voix basse. « Cependant, la légende dit que ce moldu a fait un avec l'âme du train, et qu'il erre encore aujourd'hui dans les couloirs, invisibles, guidant les premières années vers ceux ou celles qui doivent se rencontrer. »

Un silence suivit la fin de son histoire. Hermione essuya une larme au coin de son œil et attrapa la main de son petit ami, la serrant fort.

« C'est une belle histoire, » conclut Merline.

Draco hocha la tête.

« Lors de sa première montée dans le train, le chapeau que portait ma mère s'est envolé et a disparu entre les portes d'un compartiment. Quand elle y est entrée pour le récupérer, elle a rencontré mon père, qui discutait avec ses amis. Il s'est baissé, a récupéré son chapeau et lui a tendu, avec un sourire. »

« Sirius m'a raconté que dans le premier compartiment qu'a ouvert mon père, il y avait ma mère, » dit Harry, un étrange sourire sur les lèvres. « Il s'est assis à côté d'elle avant de se faire rembarrer parce qu'il n'avait pas demandé la permission. »

« Et lors de notre première année, » continua Hermione. « Quand je cherchais le crapaud de Neville, je ne suis rentrée dans aucun compartiment…

«… Sauf celui de Ron et moi, » finit Harry, voyant où la jeune femme voulait en venir.

La brune hocha la tête.

« Et quand j'ai appris que Harry Potter était dans ce train, » reprit Draco. « Les autres de mon compartiment ne voulaient pas venir voir. Mais, je ne me l'expliquais pas à l'époque, moi j'avais besoin de le faire. »

Un nouveau silence s'étendit, chacun réfléchissant à sa propre histoire, aux rencontres qu'ils ou elles avaient fait.

« Finalement, il n'y a que moi qui n'ait pas d'histoire avec ce train, » termina Merline.

En face d'elle, Draco secoua la tête négativement.

« Tu ne crois pas si mal dire, c'est en songeant à toi que cette histoire m'est revenue en tête. »

Son amie l'interrogea du regard, attendant qu'il s'explique.

« C'est toi qui a choisi le compartiment n'est-ce pas ? » demanda Draco.

Merline confirma d'un geste silencieux.

« C'est dans ce compartiment précis que je me suis assis lors de mon premier voyage. »

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Dans les profondeurs de la terre, dans les couloirs les plus profonds de Gringott, une silhouette se mouvait dans les douces lumière des torches. Les ombres des cavités, des colonnes de pierres et même du gros dragon ronflant, servaient de refuge à la silhouette qui se faufilait, prenant son temps pour réaliser son dessein.

Le dragon émit un bruit rauque, comme un soupir, et la silhouette s'immobilisa un instant pour ne pas être repérée. Elle la regarda un instant et sembla hésiter, comme si elle souhaitait libérer ce dragon qui avait été asservi par les gobelins et était forcé de rester sous terre pour les milliers d'années à venir. L'ombre détourna cependant le regard.

« Tu n'es pas là pour ça, » murmura-t-elle si bas qu'on aurait dit un simple souffle. « S'évader à dos de dragon n'est pas une option. »

La silhouette reprit sa marche silencieuse et passa derrière le dragon, enjambant élégamment la pointe de sa queue. Elle continua plusieurs minutes dans une valse gracieuse pour éviter les railles du chemin de fer, les trous et les bosses, jusqu'à ce qu'elle arrive devant l'un des plus vieux coffres de Gringott, intouché depuis plusieurs dizaines d'année maintenant.

L'ombre s'adossa sur l'une des colonnes devant la grande porte en fer forgé et ferma longuement les yeux. Après plusieurs minutes d'un silence profond, la silhouette tomba lourdement au sol telle une poupée de chiffon.

Pendant un temps indéfini, elle resta sur la pierre froide, son torse ne bougeant pas au rythme de ses respirations lorsque, subitement, elle se redressa, prenant une immense inspiration. Le plus silencieusement possible pour alerter personne, elle tenta de reprendre son souffle, puis se redressa péniblement, une main sur sa tête.

Avec difficulté, et bien moins de grâce qu'à l'aller, la silhouette rebroussa chemin, se fondant à nouveau dans les ombres. Lorsqu'elle fut enfin à l'air libre, elle respira profondément et émit un rire de soulagement. Elle alla tranquillement jusque dans la ruelle adjacente et disparut dans un petit son étouffé.

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Les deux Gryffondors et les deux Serpentards descendirent de la calèche. Ils s'arrêtèrent un instant, scrutant le château.

« Notre dernière rentrée à Poudlard, » déclara Harry plein de nostalgie en passant une main sur les épaules d'Hermione alors qu'elle se serrait contre son torse.

Ils avaient commencé cette aventure ensemble après tout. Draco n'avait été leur ami que récemment et Merline ne venait même pas de leur temps. Ceux-ci restaient d'ailleurs en retrait, préférant laisser ce moment émouvant aux Gryffondors.

« Tu te souviens de ce Ron a dit sur ces marches en première année ? » demanda Hermione.

« Comment manger convenablement une chocogrenouille ? » répondit Harry avec un sourire.

« Non idiot, » gloussa Hermione en lui frappant légèrement le bras. « Il nous a dit que les années à Poudlard seraient notre plus grande aventure… »

« Un grand philosophe… » ricana Harry.

« Mais il a eu raison, » contra la jeune fille. « Chaque année nous avons eu quelque chose de nouveau et chaque année nous sommes devenus plus adultes. Poudlard a fait ça ! »

« C'est vrai, » murmura Harry en embrassant le sommet de son crâne

« Allons-y, » souffla Draco, caressant brièvement le dos de sa petite-amie avant de les dépasser pour entrer dans le château.

Il fut rapidement suivi par Merline et leurs deux amis. Après avoir traversé le hall, ils pénétrèrent dans la Grande Salle et regardèrent les élèves affluer joyeusement. Ils allaient se séparer en deux groupes, les Serpentards et les Gryffondors, mais Draco attrapa Hermione par le poignet avant qu'elle ne se dirige vers sa table. Il l'attira contre lui et, après quelques secondes à regarder son visage, se pencha en avant pour déposer ses lèvres sur les siennes. Ce fut un baiser chaste et simple, plein de douceur, mais ce fut surtout leur premier baiser en public.

Depuis le début de leur couple, ils ne s'étaient jamais montrés leur affection devant qui que ce soit d'autre qu'Harry et Merline. Bien évidemment, leur relation n'était pas secrète, ils restaient simplement discrets, même si les bruits couraient vite à Poudlard et les ragots faisaient rage.

Par ce baiser, Draco annonçait au monde sorcier - ou en tous cas à la population Poudlarienne - qu'il sortait avec Hermione Granger, une Gryffondor, une née-Moldue. Autour d'eux, beaucoup s'étaient arrêtés, certains applaudissaient, d'autres sifflaient, mais aucun de ces sons ne parvenaient jusqu'au couple, toujours enlacé au milieu de la Grande Salle.

Lorsqu'ils se détachèrent, sans pour autant se reculer, Hermione regarda son petit-ami avec une expression mi-rêveuse, mi-émerveillée. Elle colla son front au sien, un sourire sur les lèvres.

« Vraiment ? » souffla-t-elle. « Tu es sûr de toi ? »

« Je n'ai jamais été plus sûr de moi que maintenant, » murmura-t-il en retour, avant de prendre à nouveau ses lèvres.

Un nouveau concert de sifflements retentit et Hermione, rougissante, se détacha du Serpentard avec un sourire timide. Draco ne l'aurait avoué pour rien au monde, mais en cet instant, il la trouvait adorable. Elle lui fit un sourire à faire fondre Voldemort en personne et Draco lui caressa légèrement la joue avant de la pousser gentiment vers Harry et de partir à sa table en compagnie de Merline qui lui ébouriffa les cheveux.

Hermione, quant à elle, chancela légèrement jusqu'au banc et se laissa tomber sans grâce, un sourire béat sur le visage.

« Alors tu sors vraiment avec Malfoy ? » demanda un Gryffondor sans cacher son dégoût.

« Alors tu n'as toujours que la moitié d'un cerveau ? » questionna Hermione en retour, gardant toujours son air rêveur.

Harry ricana et fit un geste vers le Gryffondor pour lui demander de déguerpir. A côté d'eux, Seamus, Dean, Neville et Ginny riaient à gorge déployée, se moquant gentiment de la mine hagarde de la jeune fille et de sa répartie mordante.

Quelques minutes plus tard, les premiers années entrèrent et les anciens s'amusèrent de leur mine tantôt ébahie, tantôt émerveillée, tantôt craintive. Ils furent tous répartis et acclamés comme il se devait à chaque fois qu'ils se dirigeaient vers leur table.

« Mes chers enfants, » déclara le directeur une fois le cérémonial fini, captant l'attention de tout le monde. « Une nouvelle année commence et j'espère qu'elle vous réjouit autant que moi. Pour les anciens, je vous informe d'un changement un peu particulier dans le corps professoral : l'échange de matière entre le Professeur Snape et le Professeur Samara. En effet, cette année, le Professeur Snape enseignera la défense contre les forces du mal tandis que le Professeur Samara s'occupera des potions. »

Les élèves applaudirent timidement sans vraiment trop savoir quoi faire de cette information. Le Professeur Dumbledore gloussa et reprit son discours :

« Je dois vous informer également qu'un nouveau club va s'ouvrir. Il sera tenu par le Professeur Chourave et concernera les sorts ménagers, les sorts qui sont utiles au quotidien pour les sorciers. Ce club sera ouvert pour tout le monde à partir de la cinquième année. Il n'y aura pas de devoirs et pas de notes. Nous vous proposons cette option uniquement pour votre confort après Poudlard. »

Un concert de murmures se répandit très vite dans la salle et Hermione sortit complètement de son état de béatitude.

« Ce club à l'air passionnant ! » s'extasia-t-elle.

« Et nous avons bien assez à faire cette année 'Mione, » répondit Harry avec un regard significatif.

« Mais… » gémit Hermione. « Un nouveau club pour- »

« Non, » la coupa Harry avec un ricanement. « Je suis sûr que Remus ou Sirius pourront t'apprendre tout ce que tu veux. Mais cette année, c'est les ASPIC. »

Hermione pâlit considérablement face à cette réalisation et se concentra à nouveau sur le discours du directeur.

« - est bien évidemment interdite comme le prouve son appellation. Monsieur Rusard m'a aussi demandé de vous faire part de la nouvelle réglementation au sujet des farces et attrapes qui sont interdites dans l'école. La liste, longue liste, des articles interdits est affichée sur la porte de son bureau. Je crois que pour la première fois depuis des années, je n'ai aucun nouveau professeur à présenter, alors il ne me reste plus qu'à vous souhaiter bon appétit ! Sans oublier flizwiz, zigzag et dragonmoule ! »

Un tonnerre d'applaudissements retentit alors dans la Grande Salle pendant que le directeur au sourire joyeux reprenait sa place entre les professeurs McGonagall et Flitwick. Au moment où il frappa un fois dans ses mains, les plats les plus succulents apparurent sur chacune des tables, faisant grogner les estomacs des adolescents affamés.

« Par Merline, je meurs de faim ! » soupira Harry en prenant une cuisse de poulet à la main.

« On dirait Ron, » ricana Seamus, jetant un coup d'oeil inquiet à Ginny.

« Non… » dit sombrement la jeune fille. « Il manque ceci… » dit-elle ensuite en aspergeant Harry d'un jet de sauce tomate à travers le visage avec un immense sourire. « Là on dirait Ron ! » gloussa-t-elle.

Harry avait la bouche ouverte, les yeux écarquillés, l'air complètement hagard de la sauce dégoulinant sur sa joue.

« Oh c'est tout à fait ça ! » s'écria Hermione en tapant dans ses mains.

« Tu vas le payer rouquine ! » grogna Harry, sortant de sa torpeur.

Il leva son verre pour l'asperger de jus de citrouille, mais arrêta son geste lorsque Ginny sortit un grimoire de sous la table. Il arqua un sourcil avant de lancer d'un ton moqueur :

« Tu crois vraiment qu'un bouquin va m'arrêter ? »

« Non, je ne pense pas, » répondit la jeune fille. « Mais elle, si ! » ajouta-t-elle en montrant Hermione du doigt.

Harry se tourna vers elle et la vit pointer sa baguette sur lui. Il sursauta et recula légèrement sur son banc. Hermione était terrifiante lorsqu'elle le voulait et à cet instant, alors qu'elle le regardait avec les sourcils froncés, elle lui faisait peur.

« N'espère pas abimer un livre Harry James Potter ! »

Le Survivant jeta un regard faussement furieux à Ginny avant de prendre sa serviette pour s'essuyer le visage. Il grimaça de dégoût en voyant la quantité de sauce qui le maculait et la jeta dans l'assiette de Ginny.

« Tu me le payeras Ginevra Weasley et pour ça, je demanderai de l'aide à Draco Malfoy ! » grogna-t-il.

La jeune fille pâlit considérablement et jeta un coup d'oeil craintif à la table des Serpentards avant de revenir sur Harry dont le sourire sadique s'étalait sur les lèvres. Harry éclata finalement de rire, vite suivi par Ginny. Autour d'eux, tout le monde riait et s'amusait, tout en dévorant les merveilleux plats cuisinés par les elfes.

La soirée se passa parfaitement bien. Jusqu'à la chanson de Poudlard, les rires et les exclamations de joie emplissaient la Grande Salle et lorsqu'il fut l'heure d'aller se coucher, les élèves rejoignirent leurs dortoirs pour un sommeil paisible.

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Bonjour à tous et à toutes !

Désolée pour le retard de publication, c'est (comme toujours) assez compliqué en ce moment ! Voyez le bon côté des choses : ça vous fait moins de temps à attendre jusqu'au prochain chapitre !

Encore une fois, désolées de ne pas avoir répondu aux reviews ! Mais nous lisons chacune d'entre elles avec attention, et elles nous fait très plaisir !

A bientôt,

Aupaupsi