PdV Ron
Nous étions encore de cette infernale machine souterraine. Malgré toute leur technologie, les moldus ne semblaient pas avoir trouvé d'autre moyen de transport que ce train dans un état de délabrement manifeste dont les couloirs étaient encore plus sombres et miteux que que ceux de Durmstrang. Les balais et le monde de la magie commençaient à me manquer, le fait de devoir passer inaperçus, et éviter le monde des sorciers afin de ne pas tomber sur des partisans de Voldemort faisait que l'on vivait au milieu des moldus, et comme les moldus, chose qui aurait beaucoup plus à papa.
En tout cas, vivre comme eux était quand même très compliqué au quotidien, ces gens avaient trop d'habitudes étranges : pourquoi la moitié des personnes de ce train était maquillée, comme s'ils allaient à la guerre ? S'ils y allaient, comment cela se faisait-il que toute l'autre moitié fût indifférente à la première ? Je regardais tout le monde dans le wagon, et j'étais le seul non déguisé à ne pas analyser les personnes qui l'étaient. Hermione regardait sa montre, nous étions partis en retard au rendez-vous qu'avait obtenu Harry. Après avoir demandé des conseils à la famille de ma belle soeur Fleur Delacourt, sur cette mystérieuse femme à la licorne, ils nous avaient conseillé d'aller voir une personne de confiance.
Mais plus que de confiance, cet Homme était énigmatique. Il nous avait donné rendez-vous dans un endroit, dont il avait dit : « Nous serons tellement vus, que personne ne pourra nous voir ».
Le train s'arrêta à notre arrêt, et évidemment, tout le monde qui s'était entassé dans notre wagon se mit à descendre au même moment que nous. Nous quittâmes enfin les souterrains pour nous rendre compte que l'endroit indiqué n'était rien d'autre qu'un immense stade où affluaient des dizaines de milliers de personnes.
_ Ah ! M'exclamais-je, nous allons assister à un espèce de match de quidditch !
_ Cela m'étonnerait qu'ils aient des balais ! Rajouta d'un ton ironique mon ami.
_ C'est un sport très populaire chez les moldus, cela s'appelle le football ! Conclu Hermione
_ Et quelles sont les règles de ce jeu ?
_ Le mieux est que vous le découvriez par vous même, de toute façon, je ne suis pas une experte dans ce sport.
Je comprenais maintenant mieux les peintures, les vêtements et les drapeaux n'étaient en faîte que les déguisements de tous les supporters de leur équipe : le PseuGe !
Après une interminable attente, nous arrivâmes enfin dans le stade où résonnaient des tambours et des chants. Le match avait déjà commencé, et je fus très déçu de voir les joueurs d'aussi loin. Ils semblaient tous petits, et devaient s'essouffler à force de courir autant sans aucun moyen de locomotion.
_ Ces moldus sont courageux, courir autant, je ne sais pas si je pourrais y arriver. J'espère pour eux que le match est bientôt fini.
_ Tu plaisantes ? Me questionna Hermione, le match dure une heure et demie, ils ne sont pas près de s'arrêter.
_ Mais pourquoi n'y a-t-il qu'un seul ballon ? Demanda Harry.
_ Il n'y a que celui qui a la balle qui peut servir dans son équipe, les autres doivent s'ennuyer ! Ajoutais-je.
Hermione avait décidé de ne pas nous répondre, nous devions comprendre ce jeu stupide par nous même.
_ Mais prends la balle avec la main espèce d'idiot ! m'exclamai-je
_ Attends pourquoi, il n'y a que celui avec des gants qui a le droit de le prendre avec la main ? Interrogea Harry de plus en plus perplexe.
_ Peut-être parce qu'il n'a pas le même maillot que les autres, alors pour compenser il a plus de droits que les autres. Supposai-je.
_ En tout cas, il n'a pas le droit de s'éloigner de son rectangle blanc. Constata mon meilleur ami.
_ Tu crois que le but est de faire passer le ballon dans les cages pour le mettre dans le filet ? Demandai-je.
_ Je ne sais pas, mais ces moldus ne doivent pas être doués, parce qu'ils n'y sont pas encore parvenus. Remarqua Harry.
Nous continuions de médire sur ce sport totalement absurde, quand quelqu'un me heurta. Je me retournais pour tomber face à un homme qui dépareillait vraiment avec l'endroit. Il était moustachu et assez âgé, il portait un chapeau melon assez vieux, qui était assorti avec sa tunique.
_ Oh excusez-moi jeune homme, vous avez fait tomber votre livre !
_ Mais ce livre n'est pas à moi ? Lui lançais-je en fronçant les sourcils.
_ Oh merci pour notre livre monsieur, répondit Hermione.
_ Ce n'est rien les enfants, bon match !
L'homme à la moustache nous quitta sans plus de cérémonie pour disparaître dans la foule. Je regardais le livre qu'il m'avait tendu et dont Hermione s'était emparée. Il s'agissait d'un livre sorcier. Nous le dissimulâmes et essayâmes de quitter cet endroit de fou.
Une fois revenus à notre hôtel, nous nous mîmes à parcourir le livre. Sur la première page était inscrit une annotation : « Mes chers amis, je ne sais pas pourquoi vous cherchez des informations sur celle que vous appelez «Dame à la licorne», et je ne pense pas que vous trouviez grand-chose. Cependant, je vous conseille de vous rendre directement à la page 349, vous trouverez tout ce que j'ai pu savoir sur Rosetta Lemaître. Bonne chance à vous.» Nous allâmes directement à la page indiquée, pour tomber sur ces lignes :
«Certains pensent que tout ce que nous savons sur les licornes remonte à la nuit des temps, mais ce serait faire offense aux travaux de Rosetta Lemaître, grande chercheuse en animaux magiques. Sa passion viendrait d'après certaines versions de son enfance, après avoir grandie près d'un bosquet où vivait un troupeau de licorne, elle voulut en savoir plus, et se mit à les étudier. On a appris depuis que les licornes ne sont en réalité pas insensibles aux charmes, mais qu'elles se prémunissent des sorts entre elles.
En effet, la corne de cet animal produit une aura qui interfère avec les sorts pour les rendre inutilisables. Cependant pour que l'effet se fasse sentir, il faut être à une distance donné de la licorne, trop près, et l'aura n'est pas fonctionnelle, trop loin, et elle ne l'est pas non plus. Ceci conforte donc la théorie de Artus Picketto sur le fait qu'un sortilège ne se propage pas d'une baguette vers la cible, mais qu'il apparaît directement au niveau de la cible.»
Je refermais le livre de dépit, nous n'avions qu'une seule piste, et la seule que nous avions était si mince que nous pouvions l'approximer à zéro.
_ Ne t'énerve pas comme ça Ron ! Me fit Hermione.
_ J'en ai marre, cela fait je ne sais pas combien de temps que nous sommes partis de chez nous, et nous n'avons rien appris. Je ne sais pas pourquoi Dumbledort nous a demandé d'exécuter cette tâche, nous serions bien plus utiles aux côtés de nos amis et de nos familles à combattre Voldemort.
_ Ne désespère pas, je suis sûre que si nous suivons une piste jusqu'au bout, nous arriverons quelque part ! Nous n'avons pas vraiment cherché jusqu'à maintenant,et puis au moins maintenant nous savons quelle piste suivre. Tenta t-elle de me raisonner
_ Oui peut-être, mais est-ce que nous suivons la bonne piste, cela ne tient pas la route, nous avons choisi de nous renseigner sur cette dame à la licorne alors que nous savons pertinemment qu'il y a des sorciers plus célèbres et plus anciens.
_ Et qui ? Demanda Hermione.
_ Il y a déjà les fondateurs de Poudlard, répondit Harry.
_ Exactement ! Fis-je, pourquoi n'irions-nous pas enquêter en Angleterre, au moins nous serions chez nous !
_ Mais Dumbledore nous a demandé d'enquêter dans un autre pays, dit Hermione. Il doit savoir quelque chose !
_ Nous supposons, ajouta Harry, je fais confiance à Dumbledore, mais est-ce qu'il nous a envoyé sur la bonne piste ? Et à supposer que ce soit le cas, est-ce que nous la suivons selon ses plans ?
_ Je n'en sais rien, fit Hermione exaspérée, mais essayons au moins ! Si nous ne trouvons rien, retournons en Angleterre !
_ De toute façon, conclu Harry, connaissant Dumbledore, il doit être en train de mener son enquête en ce moment même, et s'il y avait quelque chose à trouver du côté des fondateurs de l'école de Poudlard, qui d'autre que le directeur de cette école pourrait mieux le trouver ?
_ OK, je suis d'accord avec vous deux, mais pourquoi allons-nous nous intéresser à cette sorcière, et pourquoi pas à cet Artus Picketto ou je ne sais pas trop qui !
_ Parce que c'était une sorcière assez importante pour que l'on ait gardé des traces d'elle exposée dans un musée, et donc elle devait être puissante, et elle possède peut-être un arbre généalogique digne de l'étudier !
Hermione devait savoir ce qu'elle voulait faire ! Et devant toute cette obstination, je ne pouvais faire d'autre que de suivre.
Nous rouvrîmes le livre en quête d'autres indications, mais nous n'en avions aucune, si ce n'est qu'un long descriptif des licornes, la très délicate façon de pouvoir les approcher et surtout pouvoir les dompter.
Nous décidâmes de joindre à nouveau notre contact, et il fut cette fois d'accord pour nous recevoir afin que l'on puisse une s'entretenir avec lui. Après avoir suivi tout un protocole qu'il nous avait indiqué, qui consistait encore et toujours à prendre ce maudit «métro», nous sortîmes cette fois-ci par une autre station, nous fûmes vraiment surpris par le décor qui nous attendait, le bâtiment qui se dressait devant nous portait une grosse inscription rouge et lumineuse : «SEXODROME», quant au reste, il s'agissait de plusieurs autres boutiques vouées au sexe, des magasins, des spectacles, des cinémas, des vêtements, des jouets... Tout avait le même point commun ! Nous fûmes amusés devant le spectacle qui s'offrait à nous, et nous ne pûmes pas nous empêcher de rentrer dans une de ces boutiques. Personne ne faisait attention à nous, et surtout à notre jeune âge, je compris maintenant pourquoi dans les papiers fournis, nous avions tous eu des cartes attestant que nous avions 18 ans. Harry était le plus décoincé d'entre nous, et semblait même oublié qu'il y avait ma petite copine, il prenait des sculptures en plastique représentant des phallus de toutes les couleurs, et dont l'artisan s'était manifestement appliqué à représenter le moindre des détails. Nous nous esclaffions de rire devant tout cet étalage grotesque.
_ Regarde comme les veines sont bien dessinées ! S'émerveilla t-il en riant.
_ Il y a même des machines qui peuvent te sucer ! Tu as vu ça ? M'exclamai-je.
L'absurde atteignit sont paroxysme lorsque nous passions devant un rayon dont l'entête clamait «Films pornos» en parcourant le rayons nous vîmes qu'il s'agissait de boitier portant des image explicites et des titres cocasses tels que : Les trois petites cochonnes, Tant Qu'il Y Aura Des Zobes, Le da vinci gode, un gros paquet dans ta boite ... Nous n'en pouvions plus, mais la plus hilare était étrangement Hermione :
_ Regardez celui-là : cyrano de vergerak, Nous signala t-elle en pouffant de plus belle.
_ Mouais, fis-je, ce n'est pas le plus drôle, ces moldu on vraiment une sacrée imagination ! Constatais-je.
Nous parcourûmes ensuite la pièce des tenues sexys, celle des jeux érotiques et celle des accessoires en tous genres. Mais l'heure de notre rendez-vous s'approchait à grands pas, et nous décidâmes de quitter l'endroit pour aller jusqu'à notre lieu de rencontre. Nous suivîmes le protocole à la lettre, nous prîmes une ruelle indiquée pour tomber dans un cinéma à pièces privées, après avoir présenté nos fausses pièces d'identité, Hermione demanda le film Terminatouze, que nous avions déjà réservé. Elle parcourut son agenda des yeux, s'arrêta sur une ligne et nous annonça que l'autre personne nous y attendait déjà. Nous pénétrâmes dans l'établissement plus que glauque, les murs étaient sombres, et tout ce qui était là suintait la perversité. Nous franchîmes la porte qui nous avait été indiquée quand l'homme à la moustache verrouilla la porte derrière nous.
_Vous avez trouvé facilement ? Demanda-t-il.
_ Euh oui, hésita Harry rouge de rire et de confusions, mais vous n'avez pas pu trouver un endroit encore plus louche ?
_ Plus louche ? Mon pauvre ami, je ne crois pas qu'il en existe dans toute la ville. Bref, vous vouliez me voir, vous vouliez de la discrétion, nous y voilà.
_ Voici notre problème, fit Hermione sortant le livre qu'il nous avait donné précédemment de son sac. Nous sommes à la recherche d'une femme, qui apparemment se prénomme Rosetta Lemaître. Mais nous aurions besoin d'en savoir plus sur elle, en particulier sur sa famille.
_ Sur elle ? Mais comment pourrais-je en savoir quoi que ce soit mes pauvres enfants. Il faudrait trouver un livre qui parle d'elle, mais ce n'est pas monnaie courante, je dirais que c'est même impossible ! Vous savez qu'il n'existe pratiquement aucun livre sur l'histoire de la magie !
_ Nous savons, et nous nous demandions si on ne pouvait pas en apprendre un peu plus sur son arbre généalogique, a-t-elle un descendant connu ?
_ Un descendant connu ? Non je ne vois pas !
_ Et vous ne saurez pas où nous pourrions en savoir plus ?
_ Si ce n'est ici ? Mes pauvres amis, je ne crois pas !
Face à nos mines déconfites, il ajouta une dernière phrase :
_ Je vais essayer de trouver quelque chose dans la grande bibliothèque, si je trouve quoi que ce soit, je vous le ferais parvenir par la poste, et non par chouette. Attention, lisez bien une ligne sur deux.
Nous le remerciâmes pour ses efforts et surtout pour sa grande discrétion. Nous sortîmes de cet endroit sans avoir envie de continuer de nous amuser.
Après avoir regagné notre hôtel, nous nous disputâmes de nouveau pour savoir ce que nous devions faire. Les mêmes arguments fusaient entre Hermione et moi, tandis que Harry était indécis. La dispute dura une semaine, quand Hermione remonta avec une enveloppe où l'on pouvait lire ceci :
Mes chers enfants
Après quelques jours de recherches intenses, j'ai enfin pu mettre la main sur
la recette de la tarte à la noix de coco de ma grand-mère. Elle était dans
le livre où tout ce qui vous intéresse est écrit dedans. Il précise notamment que
ce qui est important, pour obtenir précisément la délicieuse saveur qui est
celle que vous cherchez désespérément et en vain depuis trop de temps,
vous devez vous rappeler que la noix de coco est un fruit qui
ne se trouve pas sur Paris, vous devez donc aller à l'endroit d'où elle est originaire,
et en acheter une directement là bas. Je vous rappelle que ce doit être
dans le sud, et plus précisément dans une région que l'on appelle
la Malaisie. J'ai appris l'origine du fruit grâce à un ami natif de la
région Avignonaise.
A bientôt.
