- Tu rentres ce soir ? m'interrogea Alice d'un voix pleine de sous-entendus.

Cela faisait maintenant deux semaines que je passai le plus clair de mon temps chez Edward. Il avait commencé à m'apprendre à jouer du piano, mais je progressai tellement lentement que je ne cessai de râler, ce qui faisait toujours rire Masen. Notre relation n'avait pas été au delà de quelques bisous volés, mais cela m'allait très bien comme ça. Au final, j'étais peut-être plus forte que je ne le croyais.

- Je ne pense pas, souris-je timidement à mon amie.

Malgré cela, j'avais dormi cinq jours sur sept chez Edward, profitant du plaisir et du confort que m'apportaient ses bras au vulgaire coussin que j'avais dans l'appartement que je partageai avec Alice. Celle-ci d'ailleurs, m'avait fièrement annoncé trois jours plus tôt que Jasper avait enfin fait sa demande, et qu'elle comptait habiter avec lui. N'ayant plus la peur d'être seule désormais, je m'étais sentie totalement ravie pour elle.

Edward m'avait envoyé un texto quelques minutes plus tôt afin de me demander si je pouvais porter de nouveau la robe bleue marine, qu'il avait adoré. Alice avait juré en maudissant ce garçon dépourvu de sens niveau mode. Pour elle, il était inconcevable de porter des vêtements plus d'une journée. J'avais ris de sa remarque, et avais foncé chercher la robe, le rouge aux joues.

J'entendis la sonnette de la porte retentir et Alice me houspilla en m'enfermant dans ma chambre tandis qu'elle allait ouvrir à Edward. Ce ne pouvait être que lui car Alice devait passer la soirée chez Jasper. Elle allait même dormir là-bas, compte tenu du fait qu'elle avait cours demain - comme tout le monde. Edward s'était inscrit à la fac mais ne commençait pas avant la semaine prochaine, en attendant, il s'installait dans son petit appartement.

J'enfilai rapidement la robe ainsi que des bas fins, et mes escarpins qui me donnaient dix bons centimètres de plus. J'entendis un léger coup à la porte et me hâtai, sortant les cheveux ébouriffés et les joues colorées. Edward me regarda et me lança son petit sourire en coin. Soudain, je me sentis encore plus timide qu'à mon habitude. Il déposa un baiser sur ma joue, et me prit la main. Alice nous souhaita une bonne soirée, et nous partîmes.

J'étais plus à l'aise désormais en sa compagnie, mais cela ne m'empêchait pas de me sentir toute chose lorsqu'il y avait le moindre contact entre nous. Il suffisait que sa peau frôle la mienne pour que je sente une onde de choc parcourir mon corps. Ce n'était pas désagréable, bien au contraire. J'adorais lorsqu'il me prenait la main, ou lorsqu'il m'embrassait doucement, montrant son accord à me laisser du temps.

Il fallait l'avouer, non seulement Edward Masen me faisait totalement craquer, mais en plus de cela, il semblait vraiment avoir des sentiments pour moi. Sa déclaration la semaine passée m'avait totalement chamboulée. Il avait parut si sincère, et pourtant, il y avait toujours ce petit truc qui faisait que j'avais peur de souffrir une nouvelle fois, que je voulais être certaine qu'il était attaché à moi.

- Je n'ai pas osé te le dire l'autre soir, mais... Tu es vraiment la plus magnifique des femmes qui m'ait été donné de voir, surtout dans cette robe, me complimenta Edward d'une voix rauque.

Je le remerciai vaguement et me cachai derrière la barrière de mes cheveux. Évidemment, ce n'était pas parce qu'il me laissait le temps qu'il cessait de me complimenter. Au contraire, chaque jour, il s'évertuait à citer toutes mes qualités. Nous avions bien appris à nous connaître, passant par nos plats préférés, nos matières, nos ambitions... Avec joie, je découvris que la matière fétiche de celui-ci était la biologie. Comme moi.

Edward était également un véritable virtuose. J'avais passé plusieurs soirées à l'écouter me jouer ma berceuse, mais aussi d'autres morceaux d'auteurs connus tels que mozart ou debussy. Le clair de lune joué par cet homme était la plus belle chose à voir sur cette planète. C'était à damner un saint. Nos soirées s'étaient toutes terminées ainsi. Lui jouant du piano. Moi installée confortablement dans le canapé.

Puis, quand il commençait à se faire tard, nous allions nous coucher, nous endormant dans les bras l'un de l'autre sans pour autant qu'il ne se passe jamais quoique ce soit. Mon cœur s'était allégé à l'idée de le savoir patient. Même s'il était vrai que cela me donnait d'autant plus envie de le dévorer tout cru. (N/A : je me demande si Bella pensera à autre chose un jour, même si je la comprends :$).

La volvo se gara enfin dans le parking des étudiants, et Edward me prit de nouveau la main. Je lui souris, et nous montâmes les marches quatre à quatre afin d'accéder à son petit appartement. Je vis mon "ami" sortir les clés de sa poche et ouvrir la porte. Tout d'abord, je n'en crus pas mes yeux. Des bougies avaient été disposées un peu partout dans la pièce, et des pétales de roses jonchaient le sol.

- Edward, c'est magnifique... chuchotai-je.
- Je veux être digne de toi Bella. Tout ça n'est qu'un pâle reflet de ce que peut être la beauté. L'original, la vraie définition de ce mot, je l'ai devant les yeux, me confia-t-il.

Une larme roula sur ma joue, qu'il essuya du bout des doigts. Je me hissai sur la pointe des pieds pour l'embrasser - même si j'avais des chaussures hautes, Edward dépassait le mètre quatre vingts - plus longuement que les autres fois. Nos lèvres se mouvaient de telle sorte à ce que j'avais l'impression qu'elles avaient été conçues pour ne jamais se séparer. Lorsqu'Edward me titilla légèrement de sa langue, je lui ouvris l'accès à ma bouche.

Nos langues s'entremêlaient dans un baiser passionné et doux à la fois. Jamais personne ne m'avait embrassé de la sorte. Jamais cela ne s'était produit, pas même avec Jacob avec qui j'étais sortie pourtant plus de quatre mois deux ans auparavant. Tout cela me semblait tellement loin désormais. Ca ne me faisait plus mal, au contraire, je me moquai de ce qu'était devenu mon ex, me concentrant uniquement sur Edward et notre baiser.

Il mit fin à notre baiser, les yeux brillant d'une excitation non feinte. Je lui fis mon plus beau sourire et nous nous installâmes à table. Celle qu'avait dressé Edward était tout à fait romantique. Malgré la taille de son appartement, il avait réussi à donner un air chaleureux et doux à la pièce. Une jolie nappe ornait la table ainsi que des pétales de fleur et une rose dans un beau vase en cristal.

Il avait fait cela en grand, avec des bougies partout, qui illuminaient tellement la pièce que nous n'avions nul besoin de lumière. Il s'en alla quelques minutes dans la cuisine puis revint avec un plat géant. Il servit chacune de nos assiettes, et nous servit du vin. Je vis avec étonnement que le plat qu'il avait cuisiné avait dû lui demander des heures de préparation. Il avait dû y passer toute sa journée.

- J'ai cru constater que tu appréciais le coq au vin, commenta-t-il en piquant un morceau de la viande avec sa fourchette.
- Ainsi que le vin blanc, tu as bien retenu ta leçon en effet, déclarai-je tandis que nos deux verres tintaient l'un contre l'autre.

Hum tu aimerais que vous soyez ces deux verres, n'est-ce pas Bella ? Je suis certaine que tu n'as qu'une seule envie, celle de lui arracher ses vêtements et de prendre ton pied comme une petite sauvageonne ! Après tout, Edward Masen est le coup le plus merveilleux de l'univers, pas vrai ? insinua Miss C. La ferme ! pensai-je. Coquine ! répliqua-t-elle goguenarde.

Je piquai un fard et Edward arqua un sourcil. Je piquai rageusement dans la viande, évitant soigneusement le regard de l'homme qui se trouvait en face de moi. Miss C avait totalement raison. Je n'avais qu'une envie, qu'il me prenne sauvagement sur cette table. Le coq au vin était un vrai régal pour les papilles, mais les papillons dans mon ventre commençaient vraiment à me faire sentir mal à l'aise.

Je posai alors ma fourchette, gênée. Edward semblait vouloir me poser une question mais avant qu'il ne puisse faire quoique ce soit, je m'emparai avidement de ses lèvres, forçant le barrage de celles-ci de ma langue. Je fourrageai sauvagement dans ses cheveux, et il me porta rapidement jusqu'à la chambre. Il semblait avoir envie de moi autant que j'avais envie de lui (N/A : bande de pervers !).

Il me posa délicatement sur le lit tout en évitant soigneusement de décoller ses lèvres des miennes. Il commença par enlever mes escarpins tandis que je m'attelai à déboutonner sa chemise. Je frôlai son torse de mes mains. Chaque centimètre carré de sa peau sous mes doigts me procurait une satisfaction extrême, provocant en moi un désir si intense que j'avais l'impression de perdre le contrôle de moi-même.

- En es-tu sûre ? me demanda-t-il en posant son front contre le mien, essoufflé par notre baiser endiablé.
- Certaine. Prends-moi Edward, gémis-je suppliante, tandis que sa main se chargeait d'enlever le string en dentelles que je portais.

Il caressa mon entrée déjà humide, et me sourit.

- Non Bella, je ne vais pas te prendre. Je vais te faire l'amour...

Il m'embrassa avidement dans le cou et je poussai un grognement guttural. Je lui défis sa chemise, et il m'enleva la robe d'une main, caressant toujours mon intimité de l'autre. Je lui défis habilement son pantalon, et sentis son érection à travers son boxer. Il le retira de lui-même et m'enleva mon soutient-gorge en quelques secondes. Il fut rapidement sur moi mais s'attela à embrasser chaque partie de mon corps. Chaque centimètre carré de ma peau.

Sa tête s'arrêta à quelques millimètres de mon intimité, et il passa sa langue. J'émis un petit cri, semblable à celui d'une souris, et il réitéra l'expérience plusieurs fois de suite, me faisant frémir de plaisir. Je sentais toute la frustration de plusieurs mois entiers à attendre cet instant s'évanouir enfin, et après seulement quelques minutes, je vins dans sa bouche. Edward avala tout mon jus goulument, les yeux noirs de désir.

D'un regard coquin, je le fis passer en dessous de moi et pris son sexe dans ma bouche. Je suçai son gland avec passion. Je n'avais jamais pratiqué la fellation, trouvant cela répugnant. Pourtant, avec lui, cela me semblait parfaitement naturel. Edward grogna plusieurs fois, et je continuai à le pomper, plaçant bien mes lèvres sur mes dents pour éviter de le mordre.

Je commençai à faire tourner ma langue autour de sa queue, et caressais ses bourses que je trouvai si agréable. Je le regardai dans les yeux et quelques secondes plus tard, il vint en plusieurs giclées dans ma bouche. J'avalai chaque goutte de son sperme et il repassa sur moi, m'embrassant fiévreusement. Il hésita quelques instants devant mon entrée, puis enfonça délicatement son gland en moi.

Je gémis de plaisir, et bientôt, nous fûmes transportés dans un élan d'amour, de désir et de passion. Il fit des va-et-vient plus frénétique, et je ne cessai de hurler son prénom. Nous atteignîmes le septième ciel en même temps, symbiose parfaite de nos deux corps qui se réclamaient l'un l'autre. Je m'affalai sur Edward et traçais des cercles sur son torse, cherchant à retrouver ma respiration. Il m'embrassa sur le front et nous nous endormîmes quelques minutes plus tard, un sourire béat aux lèvres.