Préparez-vous à une bombe mes chéries ;)
Coralie : C'est ce qui fait son charme à Sam je suppose :) Tout va bien au pays des bisounours héhéhé mais pourquoi Adélaïde ? Toujours un plaisir de te savoir aussi fidèle !
Chapitre 25
« Alors c'est elle la connasse ?
- Ce n'est pas une connasse, me prend Moy, c'est juste qu'Angela…
- Qu'elle est conne.
- Elle pense juste que je suis une menace pour son couple.
- Elle est plutôt mignonne quand même ! s'enthousiaste Raph.
- T'es pédophile toi maintenant ? raillé-je,quoi que le QI de ta copine est celui d'une gamine…
- Hé !
- Ne l'écoute pas Raphaël.»
Moira me sort son petit froncement de sourcil réprobateur et parfaitement inoffensif. Elle est parfaitement ridicule. Je lui adresse un ricanement, nullement impressionné par cette démonstration de force. Angela Fernandez ressemble à une de ses gamines qui lisent trop WitchMag, pomponnée comme une pouffe, cheveux bruns lissés et lèvres surglossées. Une belle conne.
« Il est juste pas dans son assiette en ce moment, continue-t-elle.
- Qui est pas dans son assiette ? m'agacé-je en me redressant de ma chaise.
- Pourtant ça avait l'air d'aller mieux avec Blanchet, non ? demande Raph.
- Apparemment il s'est passé un truc pendant les vacances de Noël parce que depuis le mariage de Kelly…
- Non mais j'ai rendez-vous chez un psy ?
- Et Greg m'a dit que…
- Greg ferait mieux de fermer sa grande gueule quand on voit ses goûts en matière de fille, y'a de quoi s'inquiéter de sa santé mentale, grincé-je. »
Moira ouvre grand la bouche, horrifiée que je m'en prenne à son cher et tendre meilleur ami. Je lui lance un sourire narquois, alors qui est pas dans son assiette ? Quand Greg se décide enfin à la lâcher pour nous rejoindre c'est avec un petit sourire plus satisfait de sa prise qu'amoureux.
« Franchement mec, je m'attendais mieux de ta part, tu m'fais de la peine, lâché-je. »
OoOo
« C'était comment alors le mariage ?
- Chiant à crever.
- Quoi t'as pas égayer tout ça d'un peu de poudre à gratter ? arque-t-elle un sourcil perplexe.
- Ca valait même pas la peine que je dépense de l'énergie j'te dis.
- Et Kelly t'aurais tué, corrige Al goguenard. »
S'il croit sérieusement que Kelly Bones m'effraie c'est qu'il a fait un black out total sur son dernier anniversaire. Elle doit se souvenir encore de la couleur de son plafond craquelé de vomis. Les rires stridents de Bianca ont tôt fait d'attirer mon attention sur sa petite personne, évidement accompagnée de Blanchet qui me foudroie du regard. Quoi elle croit que je suis la cause de sa rupture avec ce niais de Karim ? J'l'ai pas touché son p'tit chien-chien. Elle a pas voulu d'un bon clébard qui donne la patte et qui lui lèche les pieds ? Tant pis pour sa gueule, moi j'ai jeté l'éponge. Lilian enroule son bras autour du mien, je la dévisage.
« J'ai pas besoin d'être materné, lâche-moi.
- Hé tu pourrais au moins dire bonjour connard ! aboie Blanchet.
- J'te demande pardon ?! se retourne Lilan.
- On t'a causé à toi ?! »
Al reste prudemment silencieux. Je plisse les yeux sur le visage de Blanchet, son regard méprisant me donne envie de l'étrangler. Lilian campée devant, elle la toise avec arrogance.
« C'est quoi ton problème Blanchet ? J'te fiche la paix, c'est pas ce que tu voulais depuis le début ?
- Ah ouais donc maintenant t'en as plus rien à foutre ? C'est ça ?!
- Laisse tomber Keir, viens on s'en va, la coupe Lilian.
- Non mais tu permets ?! crache Blanchet.
- Non, pas vraiment, rétorque-t-elle.
- Tu vas laisser cette conne parler pour toi maintenant Keir ? Siffle-t-elle.
- Ben écoute, t'envoie bien ma sœur comme porte-parole, grincé-je avec ironie.»
Elle me dévisage, soudainement muette. Aaaaah ça comment à tilter sous sa luxuriante chevelure. Je la fusille du regard.
« Ca te revient en mémoire tout de suite hein ? »
Je tourne les talons et sans attendre Lilian ou Alain, m'en vais rejoindre le cachot. Ursula et son chaudron vont passer un mauvais quart d'heure, et Gendrik va encore devoir récurer sa salle de classe. Un sourire sardonique se dessine sur mon visage.
La journée ne fait que commencer.
OoOo
Connaître les mots de passe des salles communes où en théorie un poufsouffle n'est pas le bienvenu, n'a jamais été réellement un problème. Suffit de montrer un peu les dents et les gamines de première année vous lâchent le morceau. Pourquoi aller racketter des cinquièmes années quand à chaque rentrée un nouvel arrivage de petits enfants tout apeurés est prêts à tout vous dire. La fillette à qui j'ai demandé ça aura trop peur de représailles si elle avoue me l'avoir donné. Ma réputation me précède.
La salle commune des Serdaigles est déserte, à midi toute l'école est dans la Grande Salle. J'ai vite fait de repérer le couloir qui mène aux dortoirs des filles, la deuxième porte est pour la chambre des deuxièmes années. Le troisième lit, celui de Angela Morrison, me tend les bras. Je sors de ma poche une boîte, remplie de cafards indiens volés dans l'armoire à Gendrick. Réputés pour vous faire gonfler comme une baudruche à la moindre piqure. Un petit ricanement m'échappe alors que je soulève le matelas pour installer cette charmante colonie dans les draps de cette peste. S'en prendre à Moira c'est clairement de l'abus, ce bébé est pas capable de se défendre toute seule.
Voilà qui devrait lui remettre les idées en place.
Collis déposé, ne reste plus qu'à rejoindre la salle de Sortilèges et racketter son goûter à Moira au passage. Avec ces conneries j'ai même pas pu manger ! Je sors de la pièce, referme la porte pour tomber nez-à-nez avec Jennifer Baxton cheveux humides et chemise à moitié boutonnée.
« Qu'est-ce que tu fous ici MacFarlan ?
- C'est dingue ça ! J'étais persuadé d'avoir tourné à gauche tout à lh'eure et... aaaah, sourié-je, j'ai dû entrer dans la mauvaise salle.
- Et donner le bon mot de passe ? Qu'est-ce que tu fiches dans les dortoirs des filles ?
- Ah ton avis... ricané-je d'une oeillade suggestive, ou faut que j'te montre ?
- Dégage de là ! Crache-t-elle. »
Je sens son regard suspicieux sur ma nuque alors que je sors de la salle. Elle ne sait rien, mais elle sait très bien que je ne me promène pas dans les salles communes pour le tourisme. D'un sourire narquois je passe la tête dans l'encadrement de la porte pour lui lâcher un :
« Oh fait ! Sympa ton soutif Baxton !»
OoOo
« MacFarlan ! aboie Jennifer en entrant dans la Salle Commune.
- Baxton ! Y'avait longtemps !
- T'es convoqué dans le bureau du directeur. »
Le niveau sonore de la pièce baisse d'un coup, la préfète-en-chef se poste devant moi, les bras croisés et me toisant avec mépris. Je lui adresse un sourire ravi, tout le monde fait mine de ne pas nous écouter mais nous épie. Je m'enfonce plus confortablement dans le canapé.
« Et qu'est-ce qu'il veut ?
- Ca te dit quelque chose des cafard indiens dans le lit d'Angela Morrison ?
- Alors, ricané-je, elle a pleuré ?
- Lève-toi on y va. »
Je prend le temps de refermer et de plier soigneusement mon journal avant de me décider à me lever et la suivre. Son petit air pincé me dit tout ce que j'ai envie de savoir et je ne résiste pas à la tentation de lui dire une fois debout.
« Ben alors ? Je t'attends moi. »
Elle préfère se taire et m'emboite le pas dans le couloir dehors. En silence, on se dirige jusqu'à la tour où est le bureau et montons deux étages avant de se retrouver devant la gargouille en pierre. Jennifer murmure le mot de passe : «Rapeltout» . Hum, toujours bon à savoir. J'entre dans le bureau circulaire, seul. Le tintement de milles et un objects assaillent mes oreilles, je pose mes yeux sur d'étranges spécimens. Je me demande si je pourrais pas en emprunter un ou deux, histoire de me diversifier.
« Bonsoir M. MacFarlan. Asseyez-vous je vous prie. »
Je m'affaisse sur la chaise à cet effet, le dévisageant ouvertement. Il a une robe d'un verte bouteille très sobre et me fixe derrière des lunettes aux imposantes montures.
« Vous savez pourquoi je vous ai fait venir ?
- J'ai bien une idée... ou deux, répliqué-je narquoisement, alors laquelle ?
- Laquelle en effet ! Fait-il en agitant sa baguette qui déroule un immense parchemin. Cette année vous en êtes à votre 287ème heure de colles, je dois dire que c'est un record absolu.
- Vraiment ?
- Vous ne semblez pas comprendre la situation Keir, et vraisemblablement les retenues ne vous aident pas à stopper vos incartades, fait-il avec gravité. Miss Baxton m'a dit que vous vous êtes introduit dans le dortoir des filles de Serdaigle pour mettre des cafards dans le lit de Miss Morrison. »
Il pousse un soupir, pose ses lunettes sur le bureau pour me dévisager. Je soutiens son regard sans broncher. Un record, hein ? Une pointe de satisfaction menace de laisser s'échapper un petit sourire ravi.
« Vous avez dépassé les bornes M. MacFarlan. »
Vraiment ? C'est pourtant pas la première fois que je m'incruste dans les dortoirs de filles, Bianca en a fait les frais ya à peine quelques mois. Je suis sûr que son matelas sent encore le jus de poubelle. Il a pas l'air au courant... si on comptabilise toutes les infractions qu'il connait avec celles qu'il ignore je me demande à combien on peut arriver... Le directeur s'appuie sur son bureau et assène avec force.
« J'ai envoyé une lettre à vos parents, ils seront là d'ici quelques minutes. Vous êtes renvoyé.»
- Renvoyé ? Je fronce les sourcils. Avant de sourire : c'est parfait.
OoOo
« Renvoyé ? S'écrie Raph, sérieusement ? Pendant combien de temps ? »
Je referme ma valise, mon étagère est libérée et j'ai vidé mes affaires. Mes parents m'attendent dans le bureau du directeur. Je me retourne sur Raph, la nouvelle l'a douché. Il en a même lâché sa copine, c'est dire !
« Vieux, tu peux pas partir !
- Reprend le flambeau okay ? lui tapoté-je l'épaule avec détachement, fais-moi honneur.
- Keir ! S'écrie Moira en déboulant dans le dortoir pour garçon. Il paraît que tu t'en vas ? Qu'est ce que c'est que cette histoire ? Tu peux pas partir comme ça ! Que vont dire papa et maman ? Tu vas revenir ?
- Le dirlot m'a renvoyé, haussé-je les épaules, faut que j'y ailles. Et te mets pas à chialer pitié...
- Mais... tu... tout ça c'est à cause de moi, renifle-t-elle, tu serais jamais allée dans le dortoir d'Angela si... »
Elle lève sur moi des yeux larmoyants, je lui tapote gentiment le sommet du crâne en soupirant. C'qu'elle peut être sensible franchement. Je vais avoir droit à des vacances supplémentaires, faire la grasse mat', sortir tout les soirs et prendre mon pied sans qu'on vienne me les briser. Poudlard était trop petit pour moi de toute façon. Je laisse ma grosse malle, les elfes libérés s'en chargeront, et attrape mon gros sac et mon manteau avant de sortir du dortoir.
« C'est pas ta faute Moira ! »
La salle commune grouille de monde quand j'y reviens. Un air narquois se glisse sur mes lèvres. Je repère Scarlett qui me dévisage visiblement sous le choc. Elle semble vouloir ouvrir la bouche, éberluée, je la coupe d'un geste théâtral et sarcastique.
« Allez pleure pas ma p'tite, lui sourié-je, va plutôt consoler Moy. »
Dans le couloir dehors m'attend le directeur et Miss Banx la directrice de Poufsouffle. Ainsi que mes parents. Ma mère a les cheveux en désordre et se tord les mains nerveusement. Mon père pourtant guère plus grand qu'elle me toise avec hauteur.
« J'espère que tu as une bonne explication !
- Cal, le reprend ma mère, pas maintenant.
- Crois pas t'en tirer comme ça jeune homme, fait-il avec colère.
- Allez, on rentre à la maison.
- Monsieur et Madame MacFarlan, je suis désolé du dérangement, s'excuse Londubat en leur serrant la main.
- C'est nous qui nous excusons, se désole ma mère. Vraiment.
- C'est une honte, me siffle mon père. »
Et après les banalités d'usage Londubat nous amène hors du château pour nous permettre de transplaner. Je surplombe le château tout illuminé dans la nuit. Avant de me détourner. J'ai vraiment envie d'une bonne glace de chez Mady's.
