Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.


Merci pour vos reviews ! MERCI !

Merci beaucoup pour l'intérêt que vous portez à mon histoire. Voilà la suite, j'espère qu'elle vous plaira.

Encore une fois merci pour toutes vos reviews ! ^_^

Bonne soirée !


Sur ce :

Bonne lecture !


Chapitre 24 : Julian

Edward passa une main lasse dans ses cheveux. Jasper venait de le laisser seul dans la salle de bain pour rejoindre Alice qui accueillait les forces de police. Le jeune homme ouvrit le robinet d'eau froide et aspergea son visage. Il inspira une nouvelle fois profondément avant de s'essuyer. Tout en évitant de croiser son reflet dans le miroir, Edward attrapa à l'aveuglette des vêtements et les enfila. Il allait se rendre au salon quand il fut pris par un nouveau vertige, il s'appuya contre le mur avant de s'asseoir sur le rebord du lit. Le jeune homme posa ses coudes sur ses genoux avant d'enfouir son visage dans ses mains. Il devait se reprendre, il devait absolument y arriver et faire bonne figure devant les policiers. Alors qu'il allait se lever, la porte de la chambre s'ouvrit pour se refermer aussitôt. Une main douce caressa ses cheveux et il releva la tête. Alice lui sourit avant de s'asseoir à ses côtés.

« -Ils fouillent le salon et le bureau, l'informa-t-elle.

Edward acquiesça. Il s'appuya sur ses avant-bras pour se redresser, mais Alice l'en empêcha.

-Tu dois te reposer, tu es encore pâle, remarqua son amie.

-Je vais bien, assura Edward d'une voix trop tremblante à son goût.

-Allonge-toi, s'il-te-plaît, insista le petit lutin, Maître Rubens et Jasper s'occupent d'eux.

-Je dois…

-Edward ! Ne m'oblige pas à me fâcher !

Le jeune homme soupira et Alice sourit en comprenant qu'elle avait gagné. Edward se leva lentement, il avait l'impression d'avoir vieillit de plusieurs années en quelques heures. Sa meilleure amie rabattit la couette pendant qu'il ôtait le pantalon de jogging qu'il avait enfilé un peu plus tôt, il s'allongea et Alice s'empressa de le border comme pour le dissuader de sortir du lit. Edward ferma les yeux quelques secondes avant de sentir Alice s'allonger à ses côtés, il se blottit contre sa sœur de cœur dont les doigts magiques commencèrent à masser ses tempes. Alors qu'une douce torpeur l'envahissait, du brouhaha retentit au niveau de la porte de la chambre.

-Nous devons fouiller tout l'appartement ! Gronda une voix qu'il reconnut comme étant celle de l'inspecteur Palmer.

-Je le sais et personne ne s'y oppose ! Lâcha Maître Ruben d'un ton sec. Je vous demanderais simplement un peu de calme et…

Edward sursauta et enfouit son visage dans le cou d'Alice lorsque la porte s'ouvrit brutalement, son amie raffermit sa prise autour de son corps.

-Qu'est-ce que vous foutez tous les deux dans ce plumard ? Aboya l'inspecteur Palmer.

-C'est ce que j'essayais de vous expliquer, dit Maître Rubens.

-Docteur Masen ? S'étonna l'inspecteur Jaw. Que faites-vous ici ?

Le jeune homme serra les poings, sa respiration redevenait sifflante au fur et à mesure que le stress augmentait.

-Où vous allez ? Grogna l'inspecteur Palmer en voyant Jasper se diriger vers la salle de bain.

Jasper maugréa une réponse que personne ne comprit, cependant, il revint bientôt de la salle de bain avec la bouteille à oxygène. Edward le remercia d'un regard et attrapa le masque pour le positionner sur son visage pendant que de sa main libre il réglait le débit.

-Docteur Masen ? L'interpella doucement l'inspecteur Jaw. Est-ce que ça va ?

-Oui.

-Que faites-vous ici ? Interrogea le plus aimable des deux policiers.

-Je vis ici, répondit le jeune homme. Carlisle et moi, nous vivons ensemble.

-Oh, lâcha l'inspecteur Jaw surprit.

-Vous comprenez donc pourquoi vos propos de tout à l'heure m'ont offensé et à quel point ils étaient déplacés, croyez-vous que je serais en couple avec un homme qui aurait abusé de moi ? Carlisle n'a jamais fait du mal à qui que ce soit et encore moins à ce jeune garçon !

-C'est à nous d'en juger ! Claqua la voix de l'inspecteur Palmer. Maintenant, sortez de ce lit !

-Monsieur Masen est malade, vous avez pu vous-même le constater, lui rappela Maître Rubens qui ne s'était pas départi de son ton sec, vous pourriez au moins avoir l'obligeance de…

-Qu'est-ce qui me dit qu'il ne cache rien dans ce lit ?

-Je…

-Ca va, Oliver, coupa Edward, Alice, peux-tu me faire passer mon jogging ?

La jeune fille se leva aussitôt et attrapa le vêtement qu'il avait négligemment abandonné sur le sol de la chambre. Il l'enfila rapidement. Jasper vint l'aider à se lever pendant qu'Alice portait la bouteille d'oxygène. Ils gagnèrent donc le salon où il s'installa sur le canapé entre ses deux amis pendant que les policiers poursuivaient leur perquisition. Edward observa la pièce, un léger désordre y régnait.

-Je rangerais après leur départ, annonça Alice en voyant son regard.

-Ne t'en fais pas pour ça, murmura Jasper qui l'observait avec insistance.

-Nous avons trouvé une photo d'enfant dans le bureau du Docteur Cullen, l'informa l'inspecteur Jaw en sortant le cliché dans une pochette plastique, savez-vous qui il est ?

Edward ne put retenir un sourire en reconnaissant la photo qu'il avait offert à Carlisle.

-Tu avais vraiment une bouille à croquer ! S'exclama Alice en prenant le cliché pour mieux l'observer.

-Vous trouvez pas étrange que Cullen garde une photo de vous enfant dans un des tiroirs de son bureau ? Demanda abruptement l'inspecteur Palmer.

-Je lui ai donné cette photo il y a peu de temps car elle lui plaisait et elle se trouvait dans le tiroir de son bureau car personne au Memorial n'est au courant de notre relation.

-C'est pas net, marmonna le policier dans sa barbe.

-Inspecteur Palmer, l'interpella Edward, je vois que vous portez une alliance, je suppose donc que vous êtes marié, ne vous êtes-vous jamais attendri devant une photo de votre épouse alors qu'elle était enfant ? Si, sûrement, répondit-il pour lui face à son mutisme, pourtant, ce n'est pas pour autant que l'on vous considère comme un pédophile ! Ne serait-ce pas plutôt l'orientation sexuelle de Carlisle ou la mienne qui vous pose problème ?

Le policier fronça les sourcils, ses traits se durcirent, mais au moment où il allait répliquer, son collègue lui fit signe de se taire.

-J'ignore à combien se chiffre le salaire d'un chirurgien, reconnut l'inspecteur Jaw, mais cet appartement me semble appartenir à un standing hors de prix.

-C'est exact, reconnut Edward.

-D'où vient l'argent qui sert à payer le loyer ? Questionna l'inspecteur Palmer heureux d'avoir trouvé quelque chose qui lui paraissait louche.

-L'appartement appartient à Monsieur Masen, répondit Maître Rubens, il en a hérité après le décès de ses parents ainsi que d'une petite fortune assez confortable qui lui permet, à son compagnon et à lui, de vivre confortablement.

-Un héritage ? Répéta l'inspecteur Palmer sceptique.

-Dois-je vous rappeler que votre enquête concerne Monsieur Cullen et non Monsieur Masen, néanmoins, je serais ravi de vous faire parvenir une copie de tous les documents officiels, je gère les intérêts de la famille Masen depuis de nombreuses années.

-Avec plai…, commença l'inspecteur Palmer.

-Cependant, le coupa Maître Rubens, je ne manquerai pas de faire remarquer au juge et au procureur l'acharnement dont vous faites preuve face à mes clients. Je suis sûr qu'ils apprécieront la manière dont vous vous êtes comporté au Memorial ainsi que le fait que vous ayez maltraité un jeune homme malade.

-On a rien trouvé ! Annonça un policier en sortant de la chambre.

-Très bien, je vous prie de bien vouloir nous excuser pour le dérangement, demanda l'inspecteur Jaw avant que son collègue ne dise quoi que ce soit, au revoir Madame, Messieurs, Maître.

-Attendez ! Appela Edward alors qu'ils allaient sortir. Je vous en prie, Carlisle est innocent et à cause de cette histoire il est en danger. Parlez à nouveau au jeune Purdy, je vous en supplie, il ment. »

L'inspecteur Jaw l'observa pendant quelques secondes avant d'acquiescer silencieusement au grand désespoir de son équipier. Les policiers quittèrent ensuite l'appartement aussi bredouilles qu'à leur arrivée. Edward ferma les yeux et s'avachit dans le canapé. Jasper attrapa un plaid qu'il déposa sur son corps en lui faisant remarquer qu'il tremblait. Alice se leva aussitôt pour lui préparer un thé. Maître Rubens ne tarda pas lui aussi à partir, non sans lui avoir assuré une dernière fois qu'il faisait tout son possible pour sortir Carlisle de prison. Le jeune homme resta immobile. Il entendait Alice et Jasper se déplacer dans l'appartement, sûrement pour ranger le désordre mis par les policiers, mais il ne dit rien, il n'avait ni la force de protester, ni celle de les aider.

Edward réalisa qu'il avait dû s'assoupir car une bonne odeur de nourriture avait envahi l'appartement quand il rouvrit les yeux. Jasper était assis dans un fauteuil face au canapé et le couvait du regard. Alice, quant à elle, s'affairait en cuisine.

« -Comment te sens-tu ? Demanda Jasper.

-Ca va, murmura Edward en s'asseyant.

Il disait vrai, la douleur avait presque disparu et il respirait facilement. Le jeune homme coupa l'alimentation en oxygène et retira le masque.

-J'ai dormi longtemps ? Questionna-t-il.

-Deux heures, avoua Jasper, mais je pense que quelques heures de plus ne te feraient pas de mal.

-Oui, mais avant, il faut qu'il mange ! Décréta le petit lutin depuis la cuisine.

Edward grimaça. Il n'avait pas faim et encore moins si c'était Alice qui avait cuisiné.

-Samuel a pris la liberté de nous faire livrer un repas, admit Jasper qui semblait avoir lu dans ses pensées, elle ne fait que le réchauffer.

-Et voilà !

Alice déposa sur la table basse le plateau où elle avait déposé trois assiettes bien garnies ainsi que des couverts et des verres d'eau.

-Non, merci, je n'ai pas faim, dit Edward en refusant son assiette.

-Il faut que tu manges un peu ! Insista Alice. A quand remonte ton dernier repas ?

-Ca ne passera pas, alors, si tu ne veux pas que j'aille vomir dans 5 minutes, fous-moi la paix !

-Tu vas pas faire ton gamin capricieux ! S'énerva la jeune femme. Il faut que tu manges ! Essaye au moins !

-Non ! Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans : je n'ai pas faim ?

-Calmez-vous ! Intervint Jasper avant que la situation ne s'envenime plus. Edward, mange ou bois au moins quelque chose de consistant, s'il-te-plaît, et je te promets qu'Alice te laissera tranquille.

-Je… Je veux bien un potage, accepta Edward.

-Je m'en charge ! Décida Alice en sautillant vers la cuisine.

-Non ! S'écrièrent les deux hommes en même temps car ils connaissaient ses compétences culinaires.

-Il y a des briques de soupe de légumes toutes prêtes dans le placard.

Jasper se leva et tout en déposant un baiser sur le front de sa fiancée, il la remplaça en cuisine. Il attrapa un velouté de légumes qu'il fit réchauffer au micro-onde avant de lui porter la tasse. Edward le remercia et il avala une gorgée sous leurs regards attentifs. Ses amis commencèrent alors à manger tout en discutant entre eux. Il ferma les yeux et but une nouvelle fois. Alors que ses pensées étaient toutes tournées vers Carlisle, une information attira pourtant son attention.

-Vous reportez le mariage ?

-On ne va pas se marier avec tout ce qui se passe, lui apprit Jasper, on va pour l'instant laisser la date en suspens.

-Mais…

-Il n'y a pas de mais, Carlisle et toi, vous êtes nos amis les plus proches, dit Alice, il est impensable pour nous de nous marier sans vous, et puis, je te rappelle que tu es mon témoin !

-Je suis désolé, murmura Edward, je vous rembourserai les frais et…

-Tais-toi immédiatement si tu ne veux pas que l'on se fâche, le prévint Jasper. Et je tiens déjà à t'informer que nous restons dormir ici.

-Jasper, je t'assure que je peux rester seul et…

-Tu n'as pas entendu ce qu'il a dit, on ne bougera pas, lui rappela Alice. »

Edward acquiesça avant de prendre une nouvelle gorgée de sa soupe. Ses amis firent leur possible pour le distraire, mais il n'avait pas le cœur à rire ou à les écouter. Il se leva et alla nettoyer sa tasse dans l'évier avant de l'essuyer et de la ranger. Puis, il leur souhaita une bonne nuit et s'enferma dans sa chambre. Le jeune homme prit une nouvelle et longue douche pendant laquelle il se lava jusqu'à ce que sa peau devienne rouge. Tout en réfrénant ses sanglots, il s'essuya car il se doutait bien qu'Alice et Jasper feraient un tour dans sa chambre avant d'aller se coucher. Il venait de se glisser sous la couette quand ses amis frappèrent à la porte de sa chambre. Ils proposèrent de dormir avec lui comme ils avaient eu l'habitude de le faire lorsque ça n'allait pas, mais Edward réussit à les convaincre de rejoindre la chambre d'amis. Le jeune homme éteignit la lumière et s'allongea dans son lit qui lui semblait trop grand et trop froid sans la présence de son amant. Malgré la fatigue qui menaçait de le submerger, il fit son possible pour rester éveillé. Il ne fallait pas qu'il dorme sinon il risquait de cauchemarder et d'alerter ses amis, il avait eu de la chance tout à l'heure sur le canapé de ne pas avoir revécut son supplice. Alors qu'il se demandait si un somnifère serait suffisant pour lui éviter les mauvais rêves, son portable sonna. Edward lut le message et la minute suivante il s'habillait pour quitter sur la pointe des pieds l'appartement.


Carlisle s'éveilla péniblement. Son corps était courbaturé et le faisait souffrir. Il voulut bouger, mais il en fut incapable, ses mains étaient menottées aux barrots du lit. Il soupira et se laissa retomber sur les oreillers du lit. Des bruits de pas attirèrent son attention, il rouvrit les yeux et croisa le regard froid, indifférent d'un homme en blouse blanche. Sans prononcer un mot, le médecin l'examina avant d'attraper son dossier pour y noter quelques mots. Puis, il sortit de l'infirmerie pour appeler un garde qui après avoir que échangé quelques paroles avec le docteur le détacha. On lui tendit une combinaison orange avec son numéro de matricule. Il se leva et l'enfila péniblement, ses côtes le faisaient souffrir. Le médecin lui donna deux comprimés qu'il avala avec une gorgée d'eau avant que le garde ne le reconduise vers sa cellule.

Le Docteur Cullen avait à peine fait un pas dans l'étroite geôle qu'il sentit le regard glacé de son codétenu se poser sur lui. Un peu étonné et inquiet par le changement de comportement de celui qui avait été jusqu'à présent son protecteur, il se dirigea vers son lit en faisant tout pour passer inaperçu. Un gémissement de douleur lui échappa quand il monta les barreaux menant à sa couche. Carlisle venait de réussir à s'asseoir quand Kurt se redressa et le fixa avec fureur.

« -Un gamin ! T'as touché à un gamin ? Gronda sourdement son codétenu.

-Non, se défendit Carlisle, jamais je n'aurais touché à ce jeune homme ! Il… On m'a piégé !

-Piégé ? S'exclama Kurt sceptique.

-J'ai livré les Volturi au FBI, avoua Carlisle. Ils ont juré ma perte et même s'ils sont maintenant emprisonnés, ils sont toujours très influents comme vous pouvez le constater.

-Les Volturi ? Je suis étonné que tu ais pu bosser pour eux, admit Kurt perplexe.

-Je ne travaillais pas pour eux, murmura le médecin, je suis le fils d'Aro Volturi.

-Oh…, souffla simplement Kurt.

Son codétenu l'observa durant quelques secondes qui lui semblèrent durer des heures, il devait sûrement être en train de juger de la véracité de ses propos. Kurt finit par soupirer.

-T'es vraiment dans la merde, Doc, confia son codétenu, les autres sont au courant que t'es là pour avoir touché à un gamin et crois-moi, ils vont pas laisser passer ça !

Carlisle pâlit et déglutit difficilement en entendant les propos de l'homme. Ses mains se crispèrent d'autant plus sur la couverture du lit quand il comprit ce que cela sous-entendait. Les portes des cellules s'ouvrirent alors pour que tous les détenus de leur quartier se rendent aux douches. Il descendit péniblement du lit sachant qu'il ne pourrait pas faire autrement que de suivre le mouvement. Kurt lui offrit un regard navré.

-Je pourrais rien pour toi, Doc.

Carlisle fit son possible pour maîtriser les tremblements qui parcouraient son corps.

-Dépêche-toi de sortir ! Hurla un gardien à son encontre.

Le médecin fut contraint d'obéir. D'un pas lourd, il suivit les autres détenus aux douches, il ne pouvait ignorer les regards qui pesaient sur lui. Une fois arrivé dans les douches communes, il n'osa se déshabiller. Il attendit dans un coin que la plupart des hommes soient déjà sous la douche pour oser faire bouger. Carlisle aurait aimé aller plus vite, mais ses courbatures l'en empêchaient. D'un coin de l'œil, il surveillait les alentours, Kurt se tenait non loin de lui, le dissimulant un peu à la vue des autres. Une fois nu, il noua rapidement une serviette autour de sa taille.

-Ils t'ont pas loupé, chuchota le black en voyant son corps couvert d'ecchymoses.

Kurt lui fit signe d'attendre quelques minutes, les premiers détenus sortaient des douches quand ils s'y rendirent à leur tour. Carlisle n'osait pas bouger et s'accrochait désespérément à sa serviette qui était son seul et unique bouclier. Un gémissement de peur lui échappa quand il vit un homme à la carrure impressionnante s'approcher de lui.

-Laisse-le, Steven ! Ordonna Kurt.

-Me dits pas que tu protèges les ordures comme lui ? S'énerva le dénommé Steven.

-On l'a piégé, les Volturi veulent sa peau, dit simplement son codétenu.

-Peut-être, concéda Steven, mais cela fait longtemps que nous n'avons pas eu un nouveau aussi appétissant !

-C'est vrai ! Renchérit un homme d'origine mexicaine.

-Carlos ! Steven ! Ne le touchez…

Kurt ne put terminer sa phrase, deux autres hommes venaient de l'empoigner pour l'éloigner de lui. Celui qui ressemblait le plus à un ami ici pour lui se retrouva avec un manche de brosse à dent qui avait été taillé en pointe sous la gorge. Kurt leva les mains en signe de paix et tout en lui adressant un regard désolé, il quitta les douches.

-Comment tu t'appelles beauté ? Lui demanda Steven.

Le médecin ne répondit pas, il recula sous les rires amusés des détenus qui se réjouissaient de son air effrayé. Ses mains se crispaient désespérément sur sa serviette. Malheureusement, son dos heurta le mur et il se retrouva bloqué dans un coin.

-Allez, soit mignon et je te promets qu'on ne te fera pas trop de mal, ricana Carlos en attrapant un pan de sa serviette qu'il tira d'un geste sec.

Avant qu'il n'ait pu faire quoi que ce soit, la main de Carlos agrippa ses cheveux et il l'obligea à se retourner. Une plainte franchit le seuil de ses lèvres quand son torse et son visage cognèrent contre le mur glacé. Il tenta de se débattre, mais Steven immobilisa ses bras de sa poigne de fer. Carlisle trembla quand des mains se posèrent fermement sur ses hanches. Des larmes coulèrent silencieusement le long de ses joues, il mordit violemment sa lèvre inférieure, le goût de sang ne tarda pas à envahir sa bouche lorsqu'il sentit un sexe turgescent contre ses fesses.

-Laissez-le !

Carlisle ne sut s'il devait remercier ou trembler un peu plus quand il reconnut la voix sèche de Démétri. Ses agresseurs grognèrent de mécontentement, mais ne bougèrent pas pour autant.

-A votre place, je ne l'obligerai pas à répéter ! Lança Félix.

Les mains qui se promenaient sur son corps disparurent tout aussi rapidement que les prisonniers. Carlisle se retourna pour faire face aux gardes du corps de son père. Félix se pencha et ramassa sa serviette qu'il lui lança. Le médecin se dépêcha de la nouer autour de sa taille. Il baissa la tête et attendit la suite des évènements, il essayait désespérément de maîtriser les tremblements de son être, mais il n'y parvenait pas ce qui arracha un rire aux deux hommes.

-Je comprends vraiment pas pourquoi Maître Aro tient tant à toi ! Tu ne vaux rien contrairement à James ! Cracha Démétri. Si ça ne tenait qu'à moi, j'aurais laissé ces gars faire joujou avec toi.

-Calme-toi, Démétri, lui demanda Félix, il va bientôt être sans protection et devenir la pute la plus estimée de Maryville ! »

Les deux hommes l'observèrent quelques secondes avant de quitter les douches. Carlisle s'appuya contre le carrelage et tenta de reprendre ses esprits. Sa main tremblante se posa sur le bouton de la douche, l'eau tiède coula sur son avant-bras. Il hésita, mais la vue des traces de sang séchées sur son corps dues à son passage à tabac finirent par le convaincre. Rapidement, il se glissa sous l'eau et se lava le plus vite possible. Dès qu'il eut terminé, il s'essuya et retourna dans l'étroit vestiaire pour se rhabiller. Le médecin sursauta en entendant un gardien lui ordonner de se dépêcher.


James ne put s'empêcher de sourire en attendant d'entrer dans le pénitencier, il lui tardait de raconter à son frère le tête-à-tête qu'il avait eu avec son compagnon et dire que son crétin de frangin pensait qu'Edward était parti ! Cependant, quelque chose l'intriguait… Il avait été obligé de s'absenter quelques minutes pour régler une affaire urgente et lorsqu'il était revenu il avait eu la désagréable surprise de constater l'absence du jeune homme. Qui étaient ces hommes encagoulés qui étaient venu le chercher ? Des policiers ? Non, ils ne se seraient pas contentés d'enlever son adorable quatre heures. D'ailleurs, il allait se faire un plaisir de recontacter Edward pour une autre partie, il était resté sur sa faim. James entra dans la prison et présenta ses papiers au gardien avant d'être fouillé. Alors qu'il rejoignait la salle où il allait pouvoir rencontrer sa famille, il se dit qu'il valait mieux omettre de raconter la visite de ces hommes et la disparition d'Edward à son père. En tout cas, le jeune homme allait payer très cher pour être parti sans son accord, à moins qu'il ne fasse payer Carlisle ?


Carlisle entra dans le réfectoire, il se dépêcha de prendre son repas avant de rejoindre Kurt qui était seul à une table. Des regards pesaient toujours sur lui, mais personne n'osait l'approcher, la rumeur que les Volturi le protégeaient avait dû se répandre. Il prit son plateau et s'assit face à Kurt.

« -Je pouvais rien faire, dit simplement son codétenu.

Carlisle ne répondit rien. Il se contenta de pousser son plateau vers l'homme qui haussa les épaules avant de piocher dans sa nourriture.

-T'es sûr que tu veux rien bouffer ? Demanda tout de même Kurt.

-Non, allez-y.

Le médecin ferma les yeux pour tenter de s'évader de l'environnement qui l'entourait et rejoindre son amour. Il retrouvait le visage de son compagnon, il s'imaginait ses bras autour de son corps et se désespérait de pouvoir sentir son parfum si enivrant. Il était presque arrivé à créer une illusion parfaite lorsqu'un garde le sortit de sa torpeur.

-Tu as de la visite, Cullen ! L'informa le gardien.

Carlisle sentit son cœur s'emballer dans sa poitrine, il ne put s'empêcher d'espérer que ce soit son tendre amour. Tout en priant pour qu'Edward ait obtenu un droit de visite, il suivit le gardien dans une salle où avait lieu les visites. La porte s'ouvrit et le médecin se figea. Ses poings se serrèrent quand il croisa le regard narquois de son frère.

-Carlisle, le salua son cadet.

-James ! Cracha-t-il.

Le médecin oublia ses douleurs, la colère coulait dans ses veines et il se précipita sur son frère, les poings serrés, pour le frapper. Des mains enserrèrent fermement sa taille, Démétri et Félix, qu'il n'avait pas remarqué, l'entraînèrent loin de James. La porte s'ouvrit et Aro, Caïus ainsi que Marcus les rejoignirent. Les gardes du corps le lâchèrent et il se recula dans un coin. Il était fatigué, las de toute cette mascarade, il en venait même à espérer que ce jour serait le dernier, il n'en pouvait plus.

-Finissez-en, murmura-t-il, faites cesser tout ceci.

-Tu n'es pas en état de demander quoi que ce soit, se fit un plaisir de lui dire James, et nous continuerons de jouer avec toi aussi longtemps que cela nous distraira. Alors, tu ne me demandes pas des nouvelles de ton cher et tendre ?

-Espèce de salaud ! Hurla Carlisle qui avait retrouvé toute sa rage. Comment…. Comment… as-tu pu…

Une nouvelle fois, Démétri et Félix l'empoignèrent pour qu'il se tienne tranquille.

-Tu sais ce qui est vraiment dommage dans cette histoire ? Questionna James avec amusement. C'est que tout ceci aurait pu évité si ce cher Edward t'avait parlé de la rencontre qu'il avait faite. T'a-t-il parlé de nos rendez-vous ? De nos premiers baisers ?

-Non, non, murmura Carlisle qui ne voulait pas y croire.

-Oh, que si ! D'ailleurs, vous étiez déjà ensemble si mes souvenirs sont exacts, se fit un plaisir de l'informer son cadet, oui, vous viviez ensemble !

Carlisle sentit ses jambes se dérober sous son poids, il tomba lourdement à genoux alors que les phrases de son frère le blessaient plus cruellement que n'importe quel coup ! Alors qu'il sombrait, il se raccrocha pourtant à l'amour qu'il partageait avec Edward, jamais, le jeune homme ne l'aurait trompé ! Il en était certain ! Il ne pouvait pas y croire !

-Relevez-le ! Ordonna Aro.

-Il est pitoyable, s'agaça Caïus, comment peut-il être de notre famille ? Bon Dieu, Carlisle ! Comporte-toi comme un homme !

Le médecin ne répondit pas. Il ne réagit pas non plus quand ils le firent asseoir sur une chaise, ses coudes se posèrent sur la table devant lui et il enfouit son visage dans ses mains.

-Par pitié, tu vas pas chialer comme une gonzesse ? S'écria James dont la joie était perceptible. »

Carlisle était perdu. Il était entouré d'un nuage de souffrance et avait du mal à refaire surface. Guidé par son instinct, le médecin tourna soudain la tête vers la porte quand il entendit celle-ci s'ouvrir. Ses doutes, ses peurs, le poids qui comprimait sa poitrine, tout disparut quand il vit l'ange de sa vie entrer. Malgré ses traits fatigués, sa moitié était magnifique. Ses cheveux étaient toujours en bataille, ses yeux émeraude accrochèrent les siens et il lui offrit un léger sourire. Le froid qui n'avait cessé d'habiter son corps depuis qu'il était entré à Maryville disparut. Il se leva et d'un pas tremblant s'approcha de son amour qui ouvrit ses bras où il se blottit. Carlisle se moquait de froisser son costume noir sûrement hors de prix ainsi que sa chemise blanche dont le col était légèrement déboutonné. Tout à coup, des applaudissements retentirent dans la salle et il se força à quitter les bras réconfortant de son compagnon pour se poster devant lui. Carlisle défia sa famille, dissimulant et protégeant Edward de leurs regards grâce à son corps.

« -Edward ? S'étonna James. Je ne savais pas qu'ils autorisaient les visites conjugales pour les homos ?

Carlisle allait répliquer quand il sentit une main douce se poser sur son épaule. Il se retourna et croisa le regard emplit d'amour de sa moitié.

-Je suis heureux de te voir, murmura Carlisle qui aurait préféré cents fois qu'ils soient seuls, mais que fais-tu ici ? Comment as-tu obtenu un droit de visite ?

-Je n'en ai pas eu, avoua son amour.

-Quoi ? Mais… Mais que fais-tu ici ? Questionna-t-il perdu.

-Je suis venu te chercher, Carlisle.

-Quoi ?

-C'est fini, assura Edward en le prenant dans ses bras, tout est terminé. Le juge a ordonné ta libération, Julian a avoué que James et ses sbires l'ont contraint à mentir. Tu es libre.

-Non ! Cria James. Le gamin…

-Julian est en lieu sûr, coupa Edward d'une voix tranchante et chargée de haine qu'il ne lui connaissait pas, tu ne pourras plus lui faire de mal. Tout comme vous ne pourrez plus faire de mal à Carlisle.

Edward défia sa famille du regard et il ne put s'empêcher de prendre la main de son amant, le jeune homme ne savait pas où il mettait les pieds !

-Intéressant, susurra Aro en observant avec attention son compagnon, je vois pourquoi vous fascinez autant mes fils, jeune homme, cependant, vous ne savez pas qui vous menacez !

-Ce n'est pas parce que nous sommes enfermés ici que vous êtes à l'abri, leur rappela Caïus.

-Exact, acquiesça Edward, cependant, quelle sera votre marge de manœuvre avec vos comptes à sec ?

Tout comme les Volturi, Carlisle se tourna vers son amant pour le dévisager. Que venait-il de dire ?

-Comme vous l'avez dit un peu plus tôt, il faut savoir à qui vous vous attaquez ! Je pense que votre séjour en prison risque d'être dorénavant beaucoup moins agréable, sourit Edward. Quant à toi, James, des policiers t'attendent, Julian a porté plainte contre toi.

-Tu racontes n'importe quoi ! Grogna James. Jamais ce morveux ne…

-Oh que si ! Coupa Edward. Et personne ne le touchera, il est sous ma protection, tout comme Carlisle ! Ne vous avisez plus jamais de vous approcher de nous !

Carlisle raffermit sa prise sur la main de son compagnon alors qu'il voyait son oncle Marcus pâlir, ce dernier avait pris le téléphone portable de James et pianotait frénétiquement sur ce dernier.

-Nous n'avons plus rien, annonça Marcus d'une voix tremblante, toutes nos actions ont été rachetées ou alors elles ont perdu leur valeur ! Quelqu'un a piraté nos comptes pour les donner aux fédéraux ! Notre argent a soit été saisi, soit été détourné ! »

Carlisle observa avec incrédulité sa moitié quand il comprit ce qu'il avait fait, il avait frappé là où ça faisait mal tout en en profitant pour rendre les Volturi impuissants. Ses yeux s'emplirent de larmes de joie quand il conçut que tout était vraiment terminé, il allait pouvoir rentrer avec son compagnon ! Le médecin tira sur le bras de son amant pour l'attirer à lui, Carlisle enfouit son visage dans le cou du jeune homme tout en inspirant profondément pour s'imprégner de son odeur qui lui avait tant manqué.


Edward était nerveux quand, Maître Rubens et lui, se présentèrent devant la prison de Maryville. Il avait eu un mauvais pressentiment et cela le rendait nerveux. Son avocat posa une main rassurante sur son épaule pour qu'il se calme. Ils entrèrent enfin dans l'établissement pénitentiaire et suivirent un garde jusqu'au bureau du Directeur qui devait avoir reçu depuis peu l'ordre de relâcher Carlisle. Ils arrivèrent enfin dans le bureau de l'homme qui fut étonné par le motif de leur visite, apparemment, il n'avait pas encore reçu l'ordre du magistrat !

Edward se retint pour ne pas s'énerver. Maître Rubens se dépêcha d'appeler le tribunal pour que la demande de libération leur parvienne au plus vite. Le jeune homme ouvrit pour la première fois la bouche pour demander d'une voix anxieuse où se trouvait son compagnon. Le Directeur appela l'un de ses subordonnés et Edward n'apprécia pas de le voir froncer les sourcils en entendant la réponse qu'on lui donnait.

Quelques minutes plus tard, Edward courrait dans les couloirs de la prison escorté par des gardes qu'il pressait d'ouvrir les portes. Une fois arrivés devant la salle réservée aux visites, il demanda aux gardiens de rester devant la porte pendant qu'il rejoignait son compagnon. Edward fit son possible pour rester impassible lorsqu'il croisa brièvement le regard de James. Heureusement, son attention fut vite attirée par Carlisle. Son cœur se serra quand il remarqua son visage tuméfié, il ouvrit les bras et son compagnon se dépêcha de s'y réfugier.

Le jeune homme ne put dissimuler son plaisir quand il révéla aux Volturi qu'ils ne possédaient plus rien. Il avait eu raison de faire ça. Il n'aimait pas utiliser ses capacités et la MI comme une arme, mais là, ils ne lui avaient pas laissé le choix. Maintenant, ils étaient pieds et poings liés, par ailleurs, il s'était assuré que Julian soit en sécurité. En effet, après avoir été chez le juge, Samuel s'était empressé de conduire le jeune homme dans un endroit calme où il serait entouré et pourrait se reconstruire. Edward y veillerait. Il se souvenait encore avec effroi de sa rencontre avec le jeune homme.

Flash back :

Edward était allongé dans son lit à tenter de repousser le sommeil lorsque Samuel l'avait prévenu par message qu'il avait retrouvé la trace du jeune Julian Purdy. Edward avait discrètement quitté l'appartement pour rejoindre Samuel et ses hommes. Ils montèrent dans un tout terrain et filèrent vers l'un des quartiers mal famé de New-York qui se trouvait non loin du Volterra. Ils se garèrent devant un immeuble vétuste. Samuel lui demanda de rester à ses côtés quoi qu'il advienne. Ses gardes du corps fouillèrent les étages et finirent par trouver le jeune homme recroquevillé dans un coin d'un appartement insalubre, il se tassa un peu plus sur lui lorsqu'il les vit.

« -Chut, tout va bien, murmura Edward en s'approchant doucement de lui, on ne te fera pas de mal. Je m'appelle Edward. Tu es Julian, n'est-ce pas ?

Le jeune garçon opina vaguement de la tête tout en l'observant du coin de l'œil.

-Tu as froid, remarqua le médecin en ôtant son manteau pour le poser sur les épaules du garçon. On va te sortir de là, je vais prendre soin de toi.

-Qu'est-ce… Qu'est-ce que vous voulez ? Bredouilla Julian.

-Rien, je ne veux rien si ce n'est la vérité, mais en attendant, on va aller dans un endroit plus propre, chauffé et surtout il faut que je te soigne.

Le jeune garçon voulut protester, mais il était tellement faible qu'Edward l'obligea facilement à se relever et à le suivre. Quelques minutes plus tard, ils étaient au chaud dans la voiture qui roulait en direction d'un des foyers financés par la Fondation MI. Edward tentait de rassurer son protégé qui leur jetait des coups d'œil apeurés. Dès qu'ils furent arrivés, il présenta rapidement le jeune garçon à la Directrice et aux éducateurs qui étaient présents pour s'occuper des jeunes adolescents ou enfants. Edward emmena ensuite Julian dans une chambre qui avait été préparée pour lui, Samuel les rejoignit et lui donna sa mallette avant de les laisser seuls.

-Assieds-toi, demanda-t-il doucement au jeune homme qui observait la pièce d'un œil intrigué.

-Où sommes-nous ? Questionna timidement Julian.

-Nous sommes ici dans un foyer qui accueille des jeunes en difficulté, les éducateurs veillent sur eux, ils sont scolarisés, habillés, dorlotés, bref c'est une grande famille.

-Pourquoi je suis ici ?

-Parce que tu pourrais faire partie de cette famille, tu as besoin d'aide et je, enfin, nous pouvons t'aider. Personne ne te demandera rien en contrepartie, si ce n'est de respecter quelques règles qui régissent la communauté, mais nous parlerons de tout ça plus tard, je vais d'abord te soigner.

Edward lui offrit un sourire rassurant tout en le guidant vers la salle de bain, il ouvrit le robinet de la douche pour régler la température. Il sortit ensuite une serviette et du gel douche d'un placard, puis, des vêtements propres que la Directrice avait déposés à sa demande.

-Tiens, prends ton temps, je te laisse te doucher, je suis juste à côté.

Le jeune homme sortit de la salle de bain après lui avoir sourit une dernière fois. Il ne ferma pas totalement la porte et alla s'asseoir sur le rebord du lit. Edward écouta l'eau couler. Il se détendit et aussitôt la fatigue revint l'assaillir. Il se leva et hésita un instant avant de prendre sa décision, s'il voulait aider Julian et par la même occasion Carlisle, il devait avoir les idées claires. Il sortit rapidement de la chambre et alla se chercher un café, il prit aussi un chocolat chaud pour son protégé ainsi que quelques friandises. Quand il revint dans la chambre, Julian était de retour et avait enfilé les vêtements qu'il lui avait donné.

-Assieds-toi, lui demanda Edward alors que le jeune garçon obéissait.

Le médecin tendit le chocolat chaud à son protégé qui le prit d'une main tremblante. Il pouvait sentir le regard de Julian peser sur lui, le garçon surveillait le moindre de ses gestes et il pouvait lire la crainte sur son visage. Edward prit la chaise de bureau et l'approcha du lit. Il s'assit et prit une gorgée de café, invitant ainsi Julian à faire de même.

-Je t'ai pris quelques douceurs, dit-il en posant sur le lit une corbeille remplie de gâteaux. Mange.

Edward pouvait voir l'envie dans le regard de son protégé, mais il ne se servit pas pour autant. Il attrapa alors un muffin au chocolat et mordit dedans. En voyant cela, Julian osa en prendre un aussi. Ils mangèrent en silence, mais Edward avait du mal à avaler la nourriture. Il posa discrètement le muffin et se contenta de boire son café. Après que le garçon ait terminé de manger, Edward se leva pour attraper sa mallette.

-Julian, il va falloir que je t'examine, tu sembles avoir reçu pas mal de coups récemment.

Malgré l'effroi, le jeune homme acquiesça. Edward s'assit à ses côtés sur le lit et l'aida à ôter son pull. Il examina les ecchymoses qui s'étalaient sur son torse, le médecin attrapa un tube de pommade pour l'étaler sur ses blessures. Il examina ensuite la plaie à peine cicatrisée à l'arcade sourcilière du garçon.

-C'est James qui t'a fait ça ? Demanda doucement Edward en désinfectant la blessure.

-…

-Je comprends que ce soit difficile pour toi d'en parler, mais ça te ferait du bien, conseilla le médecin, tu sais que ce soit ses hommes ou lui, personne ne te fera de mal.

-Vous ne pouvez rien contre lui, murmura Julian d'une voix tremblante.

-Ca se voit que tu ne me connais pas, le rassura Edward, je te promets qu'il ne te touchera plus jamais. Tu es en sécurité ici.

La plaie au niveau de l'œil était plus profonde qu'il ne le pensait, il allait devoir la suturer. Le médecin lui expliqua ce qu'il allait faire pour ne pas l'effrayer. Une fois qu'il eut terminé, Edward aida Julian à s'allonger, il rabattit la couette sur son corps et reprit sa place sur la chaise. Le jeune garçon l'observait toujours, mais il paraissait moins méfiant.

-As-tu de la famille ? Quelqu'un que je pourrais prévenir et qui s'occuperait de toi ?

-Non, murmura Julian en ravalant ses larmes.

-Hey, n'ai pas peur, tu peux rester ici aussi longtemps que tu le souhaites. Tu verras tout le monde est très gentil.

-Pourquoi… Pourquoi vous m'aidez ?

-Nous avons quelque chose en commun, chuchota Edward dont le regard s'était voilé.

-Quoi ?

-Je veux t'aider, se reprit le jeune homme, et puis, j'aimerais que tu réfléchisses à ce qui s'est passé. Tu n'es pas la seule victime de James, il y a aussi ce médecin que tu as accusé à tort.

-Le médecin…

-Oui, Carlisle est quelqu'un de bien et il ne mérite pas ce qui lui arrive. Tu dois m'aider à le sortir de prison.

-Alors, c'est ça ? Gronda Julian en tentant de se lever. Je suis vraiment trop con, comment ai-je pu croire que quelqu'un pourrait simplement m'aider ?

-Je veux t'aider, assura Edward en l'obligeant à se rallonger, et je vais le faire, mais tu comprends que l'on ne peut pas laisser un innocent en prison, n'est-ce pas ? Carlisle ne t'a pas fait de mal, non ?

-Non… Il… il a même été gentil… Je… Je crois qu'il a compris… Mais… Mais James et Laurent… ils ont dit… ils ont dit que si … je ne leur obéissais pas… ils … ils…

-Chut, calme-toi, souffla Edward. »

Julian ne put retenir plus longtemps ses larmes. Doucement, Edward s'allongea à ses côtés et malgré le geste de recul de son protégé, il le prit dans ses bras pour le bercer. Le jeune garçon pleura pendant un long moment jusqu'à ce qu'il tombe de fatigue. Edward continua de caresser son dos en un geste apaisant, les mains de Julian était fermement agrippée à sa chemise comme s'il craignait de le voir partir. Le médecin s'autorisa à sommeiller plusieurs minutes par heure, mais il luttait toujours pour ne pas s'endormir et se laisser envahir par ses cauchemars.

Aux premières lueurs du jour, Julian commença à s'agiter dans son sommeil. Edward fredonna une berceuse qui avait réussi à apaiser le jeune garçon durant la nuit, cependant, cette fois, elle n'eut pas la même efficacité. Julian s'éveilla en sursaut, ses yeux effrayés inspectèrent la chambre avant de se poser sur lui. Edward le rassura du mieux qu'il le put et le jeune garçon revint se blottir dans ses bras. Ils restèrent plusieurs minutes enlacés avant que Julian ne lui chuchote quelques mots qui l'emplirent de joie. Il observa son protégé pour juger de son état, la détermination qu'il lut dans son regard le rassura. Ils se levèrent. Il obligea Julian à manger un peu pendant qu'il appelait Maître Rubens et Samuel. Bien encadrés par les gardes du corps et l'avocat, ils ne tardèrent pas à arriver au bureau du juge qui grâce aux relations d'Oliver les attendait.

Fin du flash-back

Edward se tourna vers son amant et lui sourit, il l'entraînait vers la sortie lorsque James s'interposa. Il repoussa violemment Carlisle qui chuta sur le sol tout en poussant un cri de douleur. Son agresseur le plaqua brutalement contre le mur et il se débattit.

« -Carlisle, Edward t'a-t-il raconté notre…

Le jeune homme ne lui laissa pas le temps de terminer sa phrase, son genou heurta sans aucune hésitation l'entrejambe de James qui hurla de douleur.

-C'est de la part de Julian et de la mienne ! Cingla Edward à son oreille.

Sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit d'autre, le jeune homme saisit la main de son compagnon et donna un coup dans la porte. Cette dernière s'ouvrit aussitôt et les gardiens les laissèrent sortir avant d'entrer pour s'occuper des Volturi. Edward marcha d'un pas vif jusqu'à une petite salle d'attente, traînant derrière lui un Carlisle encore déboussolé par les derniers évènements. Une fois dans la pièce, Edward referma la porte et prit son amant dans ses bras.

-C'est… C'est vraiment fini ? Murmura Carlisle en le fixant.

-Oui, mon amour, regarde je t'ai apporté des vêtements propres.

Tout en déposant des baisers sur le visage de son compagnon, Edward fit glisser la fermeture éclair de l'horrible combinaison orange. Carlisle sembla alors comprendre et se dépêcha d'ôter tous ses habits pour les remplacer par ceux qu'il avait portés.

-Merci.

-Je t'en prie, comment te sens-tu ?

-Ca va mieux depuis que tu es là.

-Laisse-moi regarder tes blessures.

Edward guida son compagnon jusqu'à un fauteuil où il le fit asseoir, le jeune homme s'agenouilla devant lui et ses doigts se posèrent doucement sur le visage de Carlisle qui grimaça légèrement. Heureusement, il avait pensé à apporter sa mallette qu'il ouvrit pour prendre la pommade cicatrisante qu'il étala sur les ecchymoses et le torse douloureux du blond. Le jeune homme sortit ensuite une petite bouteille d'eau et deux comprimés d'antalgique qu'il lui fit prendre.

-Je vais vraiment pouvoir sortir ? Demanda Carlisle une fois qu'il les eut pris.

-Oui, Oliver règle les derniers papiers et je te ramène à la maison. Comme je te l'ai dit, Julian a dit la vérité et il est en sécurité maintenant. James l'a forcé à mentir, il l'a menacé et lui a fait beaucoup de mal. Il était terrorisé.

-Tu as vraiment spolié ma famille ?

-Oui, il doit leur rester quelques centaines de dollars et James va devoir rendre des comptes pour Julian, il semblerait aussi que la police surveillait ses agissements au Volterra.

-Le Volterra, murmura pensivement Carlisle avant de plonger son regard acéré dans le sien. James a dit que vous vous connaissiez.

Edward se leva tout en soupirant discrètement, il passa une main dans ses cheveux, il n'était pas très fier d'avoir caché ça à son compagnon surtout que cela aurait pu éveiller les soupçons de Carlisle et empêcher tout ceci.

-Je suis désolé. J'ai rencontré James peu après nos retrouvailles. J'admets avoir été sensible à son charme, mais je me rends compte maintenant que c'était uniquement parce qu'il faisait tout pour accentuer sa ressemblance avec toi, il ne s'est jamais montré sous son vrai visage, si ce n'est peut-être lorsque nous sommes allés au Volterra, admit Edward. Après ce soir là, j'ai coupé les ponts, il a continué à m'envoyer des messages, mais je ne l'ai jamais revu. Je suis un crétin, j'aurais dû te parler de lui, tu aurais alors compris que quelque chose se tramait.

-Edward, tu n'as pas à t'en vouloir, le rassura Carlisle, même si tu m'en avais parlé je n'aurais sûrement pas fait le rapprochement avec mon frère. Je le croyais en prison en Italie.

Le jeune homme s'agenouilla à nouveau face à lui et posa ses mains sur son visage, doucement, il s'approcha pour effleurer ses lèvres. Il vit Carlisle fermer les yeux pour savourer leur baiser, il l'imita. Leurs lèvres bougèrent à l'unisson l'une contre l'autre, Edward laissa sa langue caresser les lèvres de son amant pour qu'il les entrouvre. Leurs langues se rencontrèrent, elles jouèrent avant de s'enlacer. Malheureusement, ils durent se résoudre à se séparer quand Maître Rubens, Samuel et le Directeur de la prison entrèrent. Ce dernier avança vers eux et tendit un sac à Carlisle.

-Voilà vos affaires, Docteur Cullen, je vous demanderai de bien vouloir signer ce reçu. »

Edward se redressa et aida son amant à en faire autant. Il prit la poche que tenait le Directeur, il jeta un coup d'œil à l'intérieur pour vérifier que tout était là pendant que son compagnon signait les papiers de sa libération. Ils ne tardèrent pas à sortir des murs austères. Edward prit la main de son amant et l'entraîna vers la voiture qui attendait pour les ramener chez eux. Le jeune homme se sentit apaisé quand il vit le sourire qui éclairait le visage de Carlisle. Ils se blottirent l'un contre l'autre à l'arrière du véhicule, oubliant tout ce qui les entourait, tout ce qui n'était pas eux.

Rapidement, ils arrivèrent devant leur immeuble. Samuel descendit du tout-terrain et vint leur ouvrir. Toujours en tenant fermement la main de son compagnon qui paraissait être dans un état second, ils gagnèrent leur appartement. C'est seulement quand ils franchirent le seuil de ce dernier qu'il sentit son amant se détendre. Alors qu'il allait l'entraîner vers le salon, Carlisle le força à s'arrêter. Le jeune homme croisa le regard embué de son amour, il le prit aussitôt dans ses bras.

« -C'est fini, lui répéta-t-il, il ne t'arrivera rien.

-Embrasse-moi, supplia Carlisle d'une voix qui le fit frémir.

Edward prit le temps d'essuyer ses larmes avant de se pencher pour ravir ses lèvres pour un baiser emplit de douceur. Ils ne se séparèrent que lorsqu'ils furent à bout de souffle. Puis, tout en restant étroitement enlacés, ils rejoignirent le salon où ils furent surpris de trouver la table mise, un petit déjeuner digne des plus grands palaces les attendait.

-Coucou, les salua timidement Alice.

-Bonjour.

Le jeune homme perçut la gêne de son amant, doutait-il de la réaction de leurs amis ? Il ne devait pas, Jasper et Alice étaient mal à l'aise car ils avaient simplement peur d'être de trop. D'ailleurs, son petit lutin ne tarda pas à rompre la glace en se jetant au cou de Carlisle.

-Je suis tellement contente de te revoir, avoua Alice qui s'accrochait désespérément à son compagnon.

-Alice, laisse-le respirer, la gronda doucement Jasper en desserrant sa prise.

La jeune femme finit par réagir, elle relâcha Carlisle et tout en reniflant bruyamment, elle vint se blottir dans ses bras.

-Ils ne pouvaient que te relâcher, assura Jazz en fixant Carlisle. Je suis content de te revoir, Cullen.

Edward laissa échapper un léger rire quand il vit son meilleur ami enfermer Carlisle dans une étreinte aussi serrée que celle d'Alice.

-Vous avez décidé de me l'étouffer ou quoi ? Gronda gentiment Edward.

-C'est bon, on te le rend ton Carlisle, dit Jasper en le relâchant.

Dès qu'il fut libéré de l'étreinte du psy, Carlisle s'approcha de lui, ses mains cherchèrent les siennes.

-Bon, maintenant que l'on sait que tout va bien, on va vous laisser tranquille, annonça Jasper.

-Prenez soin de vous, demanda Alice.

-Et mangez !

-Ca a l'air délicieux, merci, merci d'avoir été là pour lui, pour nous, remercia Carlisle.

-C'est normal, assura Jasper, et vérifie qu'il mange et dorme, il a oublié de faire l'un ou l'autre ces derniers temps.

-Je m'en assurerai, promit Carlisle.

-Ca vaut aussi pour toi, ajouta Alice.

Leurs amis les embrassèrent une dernière fois avant de quitter leur nid douillet. Dès que la porte fut refermée, Carlisle l'attira dans ses bras pour l'embrasser. Les mains de son compagnon caressèrent son dos avant de descendre sur ses fesses. Edward ne put s'empêcher de se raidir et il repoussa son amant avant que celui-ci ne remarque quoi que ce soit.

-Et si on mangeait ? Proposa le jeune homme. Je meurs de faim.

Carlisle lui sourit et s'installa sur une chaise, alors qu'il allait prendre place sur une autre, son compagnon l'attira à lui et le fit asseoir sur ses genoux. Edward leur servit un verre de jus d'orange pendant que Carlisle attrapait un croissant, le jeune homme sourit en le voyant mordre avec appétit dans la viennoiserie. Son amant sembla remarquer son amusement car il coupa un bout du croissant pour le lui faire manger.

-Il faut que tu manges toi aussi, lui rappela Carlisle.

-Je vais manger, maintenant que tu es là, tout ira mieux.

Carlisle lui sourit et ils se firent manger tout en échangeant des baisers. Lorsqu'ils eurent terminés, Edward se leva, il vola un énième baiser à son compagnon avant de gagner la salle de bain. Il ouvrit les robinets de la baignoire et versa du bain moussant. Le jeune homme sursauta en sentant deux bras l'enlacer.

-Un bain ? Bonne idée, murmura son compagnon en mordillant son cou.

Edward laissa échapper le flacon de gel moussant en sentant l'érection naissante de son compagnon contre ses fesses. Il se dégagea rapidement en prétextant chercher la bouteille, seulement, son compagnon sembla se rendre compte de son malaise.

-Tout va bien ? Demanda Carlisle. Tu me sembles nerveux.

-Nerveux ? Non ! Répondit-il en faisant son possible pour que son sourire soit naturel. Pourquoi ne profiterais-tu pas de ton bain pendant que je vais ranger les vestiges du petit-déjeuner ?

-Tu me rejoints ?

-Dès que j'ai terminé, promit Edward.

Le jeune homme effleura ses lèvres avant de quitter précipitamment la salle de bain tout en priant pour que Carlisle prenne sa fuite pour de l'impatience. Une fois dans le salon, il empila les assiettes vides et les porta jusqu'à l'évier. Malheureusement, ses mains tremblaient tant qu'elles lui échappèrent. Edward s'agenouilla pour ramasser les débris, son regard se posa sur ses mains. Il inspira profondément pour essayer de calmer ses tremblements, mais il n'y parvint pas. Pourtant, il devait se ressaisir, Carlisle l'attendait. D'ailleurs, ce dernier ne tarda pas à se manifester.

-Tout va bien, Edward ? S'enquit son compagnon depuis la salle de bain.

-Oui.

Le jeune homme se maudit en entendant sa voix tremblante et Carlisle l'avait remarqué car il pouvait entendre l'eau du bain remuer. Son compagnon ne tarda pas à apparaître dans l'embrassure de la porte en peignoir.

-Tu t'es blessé ?

-Non, ça va. »

Carlisle vint le rejoindre et l'aida à tout nettoyer. Alors qu'ils rangeaient, Edward tentait de reprendre contenance, il n'avait rien à craindre, il était avec Carlisle, son compagnon, son amant, son amour. Pourtant quand sa moitié prit sa main pour l'entraîner vers la salle de bain, son esprit fonctionna à toute vitesse pour chercher un moyen d'éviter ce moment d'intimité. Le jeune homme fit son possible pour rester stoïque quand les mains du blond se posèrent sur sa chemise pour la lui retirer avant de faire de même avec son pantalon. Edward ne sut s'il était soulagé ou non quand il se retrouva nu sans avoir laissé transparaître sa peur ou sa répulsion. Tout en l'embrassant tendrement, Carlisle l'entraîna dans la baignoire. Son compagnon s'allongea et le fit asseoir entre ses jambes, son dos reposant contre le torse du blond. Ils restèrent ainsi durant de longues minutes, savourant le fait d'être l'un avec l'autre. Edward commençait à se détendre quand l'une des mains de son amant se mit à caresser tendrement son torse tout en descendant toujours de plus en plus bas. La respiration de Carlisle se fit un peu plus saccadée, elle caressait son cou et il pouvait sentir la virilité de son amant grossir contre son postérieur. Ses mains agrippèrent le rebord de la baignoire et la seconde suivante, il sortait du bain, il avait eu beau se répéter qu'il s'agissait de Carlisle, il n'y arrivait pas.

« -Edward ? L'appela son compagnon perdu.

-Je… Je suis vraiment fatigué, mentit le jeune homme. Tu… Tu n'as qu'à profiter de ton bain pendant que je vais m'allonger.

Carlisle l'observa quelques secondes, ses sourcils s'étaient froncés et Edward tourna la tête pour qu'il ne puisse pas deviner la peur qui l'habitait. Sans un mot de plus, il s'essuya et partit dans leur chambre. Le jeune homme enfila rapidement un boxer et un tee-shirt. Il venait à peine de se glisser dans le lit que Carlisle apparut dans la chambre. Edward ferma les yeux pendant que son compagnon s'allongeait à ses côtés. Il essaya de se détendre quand Carlisle le prit dans ses bras.

-Je t'aime, murmura le blond à son oreille.

-Je t'aime aussi.

Edward chuchota ces mots en se tournant pour faire face à son amant. Le blond lui sourit et ils échangèrent un baiser empli de douceur. Les mains de Carlisle se glissèrent lentement sous son tee-shirt.

-Carlisle, je suis fatigué, le repoussa tendrement Edward.

-Oui, nous sommes tous les deux fatigués, reconnut Carlisle. Dormons un peu. »

Carlisle l'embrassa une dernière fois avant d'échanger leurs places, le blond se blottit contre lui, sa tête reposant dans le creux de son cou. Edward caressa ses cheveux et observa son amour sombrer dans le sommeil. Il était heureux de le retrouver, heureux de l'embrasser, heureux de sentir son corps contre le sien, cependant, il savait qu'il n'arriverait pas à lui offrir plus pour le moment. Néanmoins, il allait devoir arriver à faire patienter son compagnon sans que celui-ci ne trouve son comportement suspect. Il avait aussi un autre problème, s'il dormait, il risquait de faire des cauchemars et Carlisle devinerait tout. Edward tendit son bras et attrapa la boîte de somnifères qui se trouvait sur la table de nuit. Il attrapa un comprimé et l'avala en espérant qu'il serait suffisamment puissant pour l'empêcher de rêver et de cauchemarder. Edward enfouit son visage dans les cheveux de son compagnon, il inspira sa douce odeur avant que ses paupières ne se ferment rapidement. Il s'endormit…