Wow; j'ai passé de 40 à 48 followers pendant l'écriture de ce chapitre! Je vous aime!
Merci à Kylian12345, Maxine3482 et Fleur d'Ange qui m'avez redonné l'envie d'écrire avec vos si beaux commentaires!
Les paroles de la chanson son le reflet de ce que Draco ressent à ce moment.
Chapitre 25
HELPLESS WHEN SHE SMILES
«Hermione Granger, ouvre-moi tout de suite!»
Elle ouvrit les yeux et regarda Draco qui la tenait toujours dans ses bras. Elle soupira et se dirigea vers la porte close. Harry frappait encore, impatiemment, attendant qu'elle se montre. À peine eut-elle tourné la poignée qu'il entrait en coup de vent. Il détailla la valise sur le lit et l'homme blond dans la pièce avant de se retourner vers elle et de se rendre compte des larmes qui avaient ravagé son visage. Il s'élança vers elle et la serra dans ses bras.
«Je m'en vais, Harry. Je ne resterai pas plus longtemps ici.»
«Hermione...»
«Non, écoute... je vais bien. Tu diras à Minerva que je n'arrivais pas à gérer la stupidité des gens…» Il lui sourit. Il la connaissait par cœur, savait qu'elle mentait, il savait qu'elle n'allait pas bien. Mais il lui laissa l'espace qu'elle avait besoin. Il salua Draco d'un mouvement de tête et sortit de la petite chambre.
She keeps her secrets in her eyes # Elle garde ses secrets dans ses yeux
She wraps the truth inside her lies # Elle cache la vérité dans ses mensonges
«Est-ce que tu viens avec moi?»
«Tu retourne à Magdalen?» demanda le jeune homme en la voyant empoigner son manteau et le revêtir.
«Non, j'en sais rien. Je m'en vais. Loin d'ici! M'accompagnes-tu?»
Just when I can't say what she's done to me # Et quand je ne peux dire ce qu'elle a fait de moi
She's come to me and leads me back to paradise # Elle vient à moi et me ramène au paradis
Il irait où elle ira, s'en était une certitude. Elle poussa la grande porte qui donnait sur le parc de Poudlard et soupira d'aise. Un nuage se forma devant sa bouche et elle sourit au ciel et aux flocons qui tombaient mollement sur leurs têtes. Il la vit fermer les yeux et pencher sa tête vers l'arrière, laissant la fine neige se poser délicatement sur ses joues. Il n'arrivait pas à décrocher ses yeux d'elle, elle le fascinait, le captivait, l'avait ensorcelé. Et comme si ce qu'ils avaient vécu était à des années d'ici, elle se tourna vers lui en souriant et se mit à tourner sur elle-même, les bras grands ouverts, libre.
I'm a house of cards in a hurricane # Je suis un château de carte sous un ouragan
A reckless fire in the pouring rain # Un incendie imprudent sous une pluie battante
Son rire cristallin était le seul son qui brisait l'ardeur du silence hivernal de la cours enneigée. Elle lui empoigna les mains et le tira vers elle en se mettant à courir sur le sentier menant à Pré-au-Lard. Ses yeux pétillaient d'aventure, elle s'épanouissait enfin et il en était témoin. Il se laissa guider, il ne voulait pas la perdre, il la voulait toute entière. Ils se rendirent par delà le village, où leurs pieds les menaient, s'enfonçant peu à peu dans les bois entourant les lieux. Elle se tourna et se jeta dans ses bras.
«Où pourrions-nous aller?» lui demanda-t-elle, insouciante.
«Où t'en as envie!» L'effet fut immédiat et elle sourit de plus belle avant de l'embrasser.
She cuts me and the pain is all I wanna feel # Elle me blesse et la douleur est tout ce que je veux ressentir
Dans un élan soudain, il les fit transplaner au centre du Stonehenge, au sud de l'Angleterre. Les vibrations magiques les envahi, le vent soufflant autour d'eux, le coucher du soleil faisant scintiller la poudreuse à leurs pieds. Ils se blottirent l'un contre l'autre et se laissèrent porter par les fluctuations magiques qui couraient dans ces immenses rochers. L'éblouissement dans ses yeux lui coupait le souffle. Il la rendait heureuse et il aimait ça. Quand il était près d'elle, il se sentait perdre le contrôle et il ne pouvait la laisser lui échapper.
Il empoigna sa baguette et jeta un sort au dessus de sa tête, faisant apparaître ces mêmes lucioles bleues qui volaient dans la résidence le soir où il l'avait emmené dans sa chambre. Émerveillée, elle regarda tout autour, le quittant pour s'approcher des pierres magiquement disposées à la verticale et y glisser ses doigts. Un fourmillement non déplaisant s'activait au contact de sa peau contre l'élément rugueux, lui réchauffant le cœur. Les joues roses, elle se mit à sautiller vers le jeune homme qui n'arrivait à rien d'autre que de l'observer.
She'll dance away just like a child # Elle dansera comme un enfant
She drives me crazy, drives me wild # Elle me rend fou, me rend sauvage
Elle se sentait bien à chaque fois qu'il la touchait. À chaque baiser, elle jurerait qu'elle pouvait s'envoler, son cœur battant la chamade. Elle avait besoin de lui à ses côtés, ses bras devenant son château et son cœur son ciel. Ensemble, ils balayaient toutes les larmes qu'elle pouvait verser. Il la rassurait, l'aidait à traverser les bons et les mauvais moments, lui permettait de s'élever quand elle s'enfonçait. Il était son pilier en force et en puissance. Avec lui, elle pouvait enfin croire qu'elle avait droit, elle aussi, à ses moments de faiblesse. Il ne l'avait jamais jugé dans sa vulnérabilité. Elle lui passa les bras autour du cou et vissa ses yeux aux siens.
When she look at me, I get so weak # Quand elle me regarde, je me sens si faible
But I'm helpless when she smiles # Et je suis impuissant quand elle sourit
Par chance elle le tenait… ou se l'imaginait-il? Il ferma les yeux et l'embrassa en transplanant de nouveau jusqu'au devant d'une petite chaumière cossue. Il l'entraîna à l'intérieur et de dirigea prestement vers un box libre en chêne vieillis. Il commanda alors deux chocolats chaud à la serveuse et reporta toute son attention à Hermione.
«Merci Draco.»
«Pourquoi?»
«Pour cette belle journée. Pour me rendre heureuse.»
Elle lui prit les mains par-dessus la table et se perdit dans ses pensées alors que son cœur battait la chamade. La chaleur soudaine et étouffante du feu de cheminée les amortis considérablement. Draco paya une chambre à l'aubergiste et monta l'escalier jusqu'à l'atteindre. La réalité les rattraperait bien assez tôt, mais pour le moment ils voulaient profiter de l'instant présent, du premier moment où ils pouvaient enfin être qui ils étaient véritablement face au monde. Ils se blottirent l'un contre l'autre dans le minuscule lit à deux places et s'endormirent sans demander leur reste.
Le bruit d'un point frappant à répétition contre la porte de leur chambre les tira de leur sommeil. Hermione se frotta les yeux et regarda par la fenêtre; il y faisait encore nuit. Le bruit persistait.
«Laisse-les… ils finiront par s'en aller!» souffla Draco, le visage dans l'oreiller en la retenant contre lui.
Elle abandonna son étreinte lorsqu'elle entendit prononcer son nom au travers de la cloison. Une demande qui semblait si urgente qu'elle en réveilla totalement Draco. Elle empoigna une couverture et se recouvrit avant d'aller ouvrir. Elle fut surprise d'y reconnaître l'aubergiste, qu'elle croyait Moldu, avec un exemplaire de la Gazette du Sorcier du matin même en main.
«Pardonnez-moi Miss…»
«Quelle heure est-il?» bougonna Draco qui s'approchait à son tour de entrée de la petite chambre.
«Quatre heure trente, monsieur.»
«Qu'y a-t-il de si important pour nous tirer du sommeil aussi tôt?!» poursuivi le blond sur un ton qui se voulait déplaisant à souhait.
«Ceci, monsieur.» Et il tendit le journal devant lui, première page bien en évidence et en gros titre POUDLARD ASSIÉGÉE. Le cœur d'Hermione manqua un battement et Draco rit nerveusement.
«C'est une mauvaise blague, c'est ça?» demanda-t-il soudainement.
«J'ai bien peur que non… lisez plus bas; le ministère vous demande en renfort!»
Elle arracha presque le journal des mains de l'homme moustachu pour lire l'article. Selon les informations préliminaires, les mangemorts qui avaient été emprisonnés à Azkaban seraient les auteurs de cette prise d'otage. Et ils la demandent expressément, ainsi que Draco… elle releva les yeux du papier froissé et remercia l'aubergiste. La porte de nouveau close, Hermione s'habilla en quatrième vitesse, suivi de Draco, et descendirent ensuite au rez-de-chaussée pour emprunté la cheminée que le gérant avait mit à leur disposition. Une poignée de poudre magique lancée dans l'antre et ils avaient quitté le sud de l'Angleterre. Ils réapparurent quelques instants plus tard dans la salle animée de la Tête de Sanglier. Abelforth les accueilli et les mit rapidement au courant des dernières nouvelles.
«Donc, vous n'avez eu aucun contact avec eux depuis…» questionna Draco.
«Dison, il y a près de quatre heures… Soyez sûr que nous ramèneront tout le monde sein et sauf, vous n'aurez pas à vous y rendre!»
«Mais, Monsieur Dumbledore; on nous a demandé spécifiquement, ici. C'est qu'on a besoin de nous!»
«Miss Granger, la demande inscrite dans le journal est celle de Yaxley. Mot pour mot ce qu'il a demandé.»
«Et alors?»
«Non, mais vous ne tenez vraiment pas à la vie jeune fille! La guerre est terminée, ce siège est l'affaire des aurors. Vous ne trouvez pas que vous en avez fait assez?»
«Et vous; vous ne comprenez pas que mes amis sont là-bas?!»
Draco la tira soudainement par les épaules, la déstabilisant suffisamment pour que les choses ne s'enveniment plus qu'elles ne l'étaient et demanda; «Pourquoi nous?».
«C'est évident, non? Ils veulent réunirent ceux qui ont fait tomber Voldemort.» Abelforth surprit le questionnement silencieux d'Hermione quand elle regarda Draco et expliqua; «Vous, Miss, c'est parce que vous avez détruit des Horcruxes. Pour monsieur Malfoy, c'est parce que sa mère a menti à Voldemort.»
Backstreet Boys – Helpless when she smiles
Avez-vous trouvé la seconde?
Il est un peu plus court, mais je trouvais qu'Abelforth concluait bien mon chapitre! Joyeuses fêtes à tous, on se revoit l'an prochain!
AimCy -xx-
