Un prix pour ce coeur.

Chapitre final - Clairs hasards dans la nébuleuse vie.


Les yeux de Neji s'ouvrirent lentement, il ne se demandait même plus où il était, c'était clair comme de l'eau de roche, à l'hôpital. Mais qui l'avait sauvé ? Qui avait bien pu appeler une ambulance ... ? La vie est parfois pleine de mystères qu'on ne peut pas toujours résoudre... Prenant soudain conscience de sa position, le brun évalua les dommages qu'on lui avait infligé; Il avait des bandages de partout, sur les mains, le visage, le ventre, il était devenu une vraie momie, et cette pensée le fit sourire malgré la souffrance que cela lui causait.

Pourquoi l'avait-on attaqué sans raison ? Sans raison... Non, les pensées déjà assez net dans l'esprit de Neji se replacèrent lentement, comme une grille de neuronnes déplacés, comme le courant d'une rivière pousse les poissons dans la bonne direction. Il cherchait Naruto, cet agresseur. Il le cherchait ! Mais pourquoi ? Oh, c'était lui, le garçon à la pluie, celui de cette froide nuit... La tête de l'Hyuga était très lourde, il avait de la difficulté à lutter contre le sommeil, et quoi que ses pensées soient organisées, il n'arrivait plus à tisser des liens entre elles. Il sombra sans même fermer les yeux, et à son réveil, une infirmière qui semblait d'ailleurs bien gentille, passita près de sa chambre, il l'interpella;

- Madame... Madame..!

La travailleuse se retourna vers la source du bruit, abordant un air candide de surprise, puis elle servit son plus beau sourire au jeune garçon, entra dans sa chambre, qui contenait deux lits séparés par un rideau, en délaissant son chariot dans le couloir.

- Oh ! Mais tu es enfin réveillé ! Tu t'es fait salement amocher dit-donc...

- Où.. Où est...Na..Ru..Na..Nar..Ru..

Neji n'arrivait pas à prononcer un seul mot. Silence radio, il ne pouvait prononcer son nom. C'était impossible pour lui de ressentir un autre sentiment que de l'amitié pour lui, pour ce blond stupide et rieur, rien d'autre... Alors pourquoi ? Pourquoi... ?

L'infirmière émit un petit rire avant de poursuivre la phrase déjà bien écoulé du brun.

- Naruto, c'est ça ? On en parle souvent ici, c'est celui qui a adopté le patient à côté de toi, non ?

Un bruit d'ondes traversa la tête de Neji avant qu'il ne tourne finalement le regard vers sa droite, dévoilant non seulement des rideaux verts pâlit, montant du sol à l'ultime plafond, mais aussi le petit corps frêle de Lee, cet handicapé dont lui parlait souvent Naruto lors de leurs parties de jeu de cartes, celui dont il se souciait tellement. Il était donc retourné à l'hôpital ? Il avait en effet l'air aussi démuni que ce que le blond en disait... Ses joues creuses et ses mains lui donnaient l'air d'un trophé de chasse empaillé, c'était désobligeant.

- Comment est-il arrivé ici... ?

- Oh, un certain Sasuke Uchiwa, possédant sa garde, nous a appelé et dit qu'il ne désirait plus s'en occuper, on a bien voulu lui expliquer le protocole, mais il l'a simplement emmené devant l'hôpital et est parti !

- C'est terrible en effet... Et.. Pour Naruto ? Il va bien ? Savez-vous où il est ?

La jeune femme parut confuse, puis répondit;

- Ton ami vas bien, sauf qu'on parle de sa mésaventure dans tout le quartier, il a été admi en soins psychologiques pour les traumatismes, mais il a refusé... Par contre, ses deux autres amis n'ont pas eu sa chance, ils ne sont pas jolis à regarder...

Piqué à la source même du péché ; La curiosité, Neji l'intima à continuer son récit, son cœur s'emballant à l'idée de ce qui aurait pu arriver au blond.

- Un fou aurait tenter de tuer les trois garçons, c'est tout ce qu'on sait. La police dit que l'accusé nie absolument tout, mais il et une des victimes sont examinés par un psychologue, ils se seraient battus jusqu'à s'arracher les yeux !

Le brun baissa la tête, il en avait assez entendu. Naruto allait bien, c'est ce qui comptait. La femme se releva et, voyant que son patient n'était plus disposé à discuter, retourna à son poste. Lorsque Neji se releva, il posa son regard brun-ambré sur Lee, quel étrange hasard qu'ils se soient retrouvés dans la même chambre, la vie est vraiment pleine de mystères...

Il se retourna sur sa couchette en réprimant sévèrement un cri de douleur au mouvement de son arrière-train, ce roux lui aura laissé de belles cicatrices...

- Dit moi, Lee... Qu'est-ce que tu en pense, de Naruto ? Il n'est pas spécialement intelligent, c'est loin d'être un génie mais, pourtant.. Oh, et pourquoi je te parle, tu ne me répondra pas, je ne suis même pas sûr que tu me comprenne encore...

Quelques minutes de silence à l'état pur comme on n'en entend pas souvent passèrent, les ombres grises-clairs s'étallaient sur les murs de la double chambre, passant par la fenêtre qui ne donnait vue que sur le blanc terne de l'extérieur, encore une journée pluvieuse.

- Je... Je peux te parler sincèrement, Lee ? Tu ne répéteras à personne, ça c'est pour sûr ..!

Le patient eut un sourire amusé et il se surprit à espérer que Lee trouvait aussi sa plaisanterie amusante, puis, soucieux de ne pas le blesser, s'excusa.

Neji se confia à lui, cet humain incapable d'interagir avec son environnement, toute la soirée. Sans dormir, toujours et toujours en lui parlant, parfois-même en pleurant. Il avait certes l'air bête, mais Lee était une vraie source de réconfort, il émanait de lui des émotions que les mots ne sauraient expliquer, cela lui était propre.

Après sa convalescence, Neji prit exemple sur Naruto et adopta le quadraplégique, l'emmenant chez lui, ils passèrent de longs moments ensembles sans jamais que Neji ne se lasse, ils sortaient dehors souvent, l'infirme poussé par le brun, et lentement, Neji retrouva un semblant d'ordre dans sa vie. Il revoyait parfois Naruto, qui passait chez lui accompagné de Sasuke, qui s'en était remit, heureusement pour l'uchiwa, Kiba c'était interposé juste avant que son sexe ne soit sectionné, ils en rient bien aujourd'hui... tout les quatre, Neji, Lee, Sasuke et Naruto, se voyaient fréquemment, et même si l'uchiwa desservait parfois des regards à en glacer le sang au pauvre Lee, qui confiné dans son corps immobile, ne pouvait lui rendre le reflet de sa tristesse, restait de marbre. Naruto continuait de l'apprécier, mais il sentait qu'un lien très fort s'était tissé entre Neji et l'autre, aussi ou sinon plus puissant que celui qu'il unissait avec Sasuke. Neji s'était rendu compte aussi, de ce lien... Il ne pourrait plus vivre une seule seconde de sa vie sans savoir Lee à ses côtés pour l'apprécier, il s'était surtout rendu compte de la fragilité de l'existence, et cela avait touché Neji au plus profond de son âme. Un soir, juste avant que la nouvelle horrible sur Kiba ne se répande dans les journaux, il était tard, le soleil qui se couchait lentement déployait ses ombres géantes et flamboyantes d'orangées dans la demeure de l'Hyuga, ce dernier parlait comme à son habitude à Lee, lui assis sur le canapé, et l'infirme placé devant dans sa chaise roulante. Le brun se releva et se plaça derrière le fauteuil, sa conversation palpitante qu'il portait seul avec le garçon terminé, il s'apprêtait à porter Lee au lit lorsqu'il vit quelque chose qui le foudroya, sur son mur, l'ombre de Rock Lee se dessinait clairement, et on pouvait y voir lentement se dessiner, une forme... son doigt, bouger. Produire de grands arcs, comme s'il se réveillait d'un coma trop long.


La nuit était brillante dans une cellule, se dit Kiba. Si brillante, cela lui faisait plaisir de voir enfin Pain souffrir, tellement plaisir de voir que ce monstre sans cœur pouvait sentir la douleur comme la sale chienne qu'il avait toujours mérité d'être ! Il avait voulu blesser Naruto, le blesser, LUI , LE NARUTO ! C'était horrible, non ? Et voilà qu'ils se retrouvaient à la suite d'un examen psychiatrique non concluent, tout deux dans la même cellule, de retour à la prison d'ame.. Le hasard fait parfois bien les choses, et de façons mystérieuses, non ? D'ailleurs ce Pain, légendaire tueur, n'était plus qu'une breloque oubliée depuis qu'il avait pris conscience de sa folie. Surtout depuis qu'il sait que Naruto le déteste, oh, ça oui, ça lui a fait mal ! Très mal ! Et ce soir, c'était le soir, il faisait si sombre et humide, ce soir là... Kiba s'était approché lentement du lit du Roux, qui avait l'œil exorbité, fixant le vide, il parlait, à qui ? Le mur ? C'était clairement son genre, il dessinait le portrait de Naruto avec son doigt, dans les airs, dans le vide absolut. Il devait le faire au moins cent fois par jour, ça. Soudain, il se retourna vers le visage de Kiba, leurs âmes se croisèrent, s'entrechoquèrent, et ils se reconnurent chacun dans l'autre dans un coup foudroyant, leurs yeux étaient les mêmes, des yeux de sang, de violence et de folie, aussi absurde que cela puisse vous paraître, à vous, lecteurs sains d'esprit, Kiba aurait voulu plonger dans l'œil acide de Gaara, plonger tout entier dans sa folie et s'offrir à elle, s'offrir à lui. À sa chaire pourrie jusqu'à la moelle, cette erreur humaine. Oui, c'est ce qu'il aurait voulu, mais il ne pouvait pas, son cœur appartenait à quelqu'un d'autre, Naruto, et c'en était de même pour eux deux. Séparés par un pillier qui divisait leurs coeurs pourtant si proches de fusionnés, dans l'absurditée et l'imnolation de toute lois, ce pillier blond, un ange tombé du ciel et descendut dans leurs mondes imaginaires des deux protagonistes. Les mots magiques se formèrent pourtant sur les lèvres douces de Pain, des mots aussi fins que des lames coupant doucement se firent entendre et le cœur de Kiba s'arrêta de joie lorsqu'il les reconnus :

" Kiba, tue moi. "

La violence régna ce soir dans la cellule. Le sang explosa et implosa, l'œil restant de Pain partit en voleté sous les petits gloussements amusés de Kiba, son sourire était là, il l'avait sur les lèvres alors qu'il étripait Pain, qui abordait lui aussi un air des plus ravis, son Naruto ne l'aimait pas, à quoi bon... Oui, Naruto voulait le voir mourir, il serait content, non ? Et enfin la joie la plus folle règnerais dans son coeur ! Et ils seraient enfins réunis ! Dans le même monde ! Le monde écarté ! Le monde de l'absurdité !

Les orbites des deux fous se rencontrèrent au dernier moment, entre la vie et la mort, l'esprit dans les abysses, Kiba lut en Gaara ses dernières pensées, c'était lui, quand il était jeune, le vrai lui, un moment précis, dans un bus scolaire... il ne restait que lui et le blond, ils allaient se séparer quand Kiba plongea ses doigts dans les deux trous béants qu'il avait causé, autrefois des yeux, cette vision n'était pas la sienne, il ne devait que profiter de ce meurtre gratuit, de cette abysse de folie offerte, de cette nuit de plaisirs charnels peux communs, où les corps froids et chauds se rencontrèrent.


Naruto était troublé, mais il refusait l'aide psychologique offerte, tout était allé si mal dans sa vie qu'il ne voulait plus rien savoir du monde. Il vivait avec Sasuke simplement, passant voir Neji et Lee. Même au delà des apparences, Naruto savait qu'il n'y avait rien de plus que de l'amitié entres-eux, car Neji ne jouait pas dans ce camps là, dommage pour lui, car il aurait sans doute été son amoureux, si c'était le cas. Les jours passèrent, et le meurtre violent de Pain se fit entendre. Naruto ne pouvait se détacher de la photo de Kiba dans le journal, il n'était plus lui-même, comment était-ce possible, quelqu'un de si bon, ce changement... La vie est parfois étrange... Les jours passaient et la neige retomba, Sasuke et Naruto retournaient souvent à des lieux marquants de leur histoire; L'école de Konoha, le banc sous le cerisier, mais aujourd'hui, c'était différent, c'était les premières neiges, et Naruto n'en avait pas vu depuis longtemps, cette vision l'apaisait mentalement, il en avait besoin. Sasuke le conduit dans sa porche noire jusqu'à un endroit précis ; La maison de ses parents. Au bord des larmes, le blond lui demanda pourquoi, et en descendant du véhicule, il observa la demeure enneigée, plus personne n'y allait depuis... Leurs mort. Perdu dans ses pensées, le blond ne vit pas cette boule de neige s'approcher à toute vitesse et lui heurter le visage, faisant tomber des morceaux de neige dans son manteau, il avait froid, mais ce froid lui rappela qu'il était vivant. Un sourire radieux se dessina alors sur ses lèvres, et il se pencha pour faire une boule de neige à son tour, il la lança sur l'Uchiwa de toutes ses forces, et à sa grande surprise, sa victime l'évita comme si de rien n'était. Contrarié, Naruto se jeta dessus, et ils se disputèrent dans la neige. Personne ne remarqua le petit sachet qui était tombé sur le sol. Il ne restait que deux ou trois pilules dedans, Naruto allait devoir s'en procurer de nouveau... avec toute cette agitation, c'était dur de décrocher, très dur... Mais il y arriverait, avec l'aide de Sasuke, avec l'aide de Neji. Avec l'aide de tout le monde. Il vivait les instants les plus beaux de sa vie, et ses parents seraient fier de lui.


- FIN.


Merci à Eavy Alias Roger pour ses conseils, ses corrections et d'avoir empêché la mort de Naru au onzième chapitre !

Merci à lykoslupus et sa fiction " L'amour d'un Renard et d'un chat " qui m'a donnée envie de me lancer aussi dans l'aventure, et qui m'y a rejoint par le plus pur des hasards, la vie est étrange... non ? ;)

Et merci à vous, vous tous qui m'avez laisser des review ou pas, à toi qui lit ces lignes, ce petit 1 que tu viens d'ajouter au compteur de vues de ce chapitre me remplis le coeur de joie, vraiment. Au revoir pour de prochaines aventures, peut-être ! Qui sait, il pourait naître " Un rabais pour ce coeur ", avec un peu d'espoir !

- C'était Kyraito, fin de transmission.