Salut!!
Ça fait une éternité je sais mais me revoilà qui l'aurait cru, et non je ne vous ai pas abandonnés!
Alors voilà la suite (après un siècle) j'espère qu'elle vous plaira, et euh… je crois que je vais terminer cette fiction avant de passer aux autres, histoire d'arrêter d'en écrire un nombre hallucinant en même temps. J'y arriverais p'être pas mais je vais essayer.
Sinon à vous la lecture ! Bai bai !
Chapitre 25 Le temps passe
Neji sur le champ de bataille affrontait la mort jour après jour, jour après jour il luttait contre cette terreur de la voir disparaître dans les flammes d'une attaque comme tant de leurs collègues, mais chaque jour, il remerciait le ciel qu'elle soit là près de lui, endormie, sereine et sienne. Il lui avait demandé sa main devant leurs amis le jour de leur départ et l'avait épousée entre deux retours en guerre. Les mois avaient passé depuis le début de la guerre ; de longs et épuisants mois passés à défendre leurs territoires et leurs vies. Tous les matins Neji se réveillait auprès d'elle, remerciant leur dieu qu'elle y soit toujours, caressant son corps doucement jusqu'à son réveil regardant avec amour l'anneau entourant son doigt. Et un an après le début de la guerre, l'ennemi prit leur convoi en embuscade.
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Sasuke se fit réveiller par des coups puissants frappés à la porte de sa maison, sommant sa conjointe de rester au lit, il descendit répondre au soldat en uniforme devant la maison. Depuis le départ de Shikamaru et Temari et la mort de Naruto et Hinata, le groupe s'était peu à peu séparé se retrouvant pour quelques rares occasions. Sasuke et Sakura s'étaient mariés afin de souligner leur union, et de sceller leurs destins. Ils vivaient dans un petit appartement, simple à l'ouest de ce qui avait été jadis leur ville d'origine. Konoha avait été détruit par les flammes et les explosions et ne représentait plus maintenant que des ruines.
Daichi et Kiba étaient partis vivre au sud, près d'un cours d'eau, dans un grand manoir habité par les cinq elfes gardiens, près du temple des gardiens. Shizuka et Gaara commencèrent à se fréquenter peu avant la destruction de Konoha, ils vivaient désormais à l'est près du désert où le rouquin se trouvait utile pour la société. Shizuka, elle, avait dû arrêter de peindre et se trouver un travail, son caractère insouciant et enfantin avait malheureusement disparu, pas entièrement mais en majorité : il est dur de rester une gamine de cinq ans quand tout autour, des gens qu'on aime souffrent et meurent, cette réalité n'était pas la sienne. Elle peignait toujours parfois dans ses rêves, son don de clairvoyance n'avait pas disparu avec la guerre, réveillant son amant qui la regardait faire et l'aidait à affronter ses cauchemars et ses visions.
Cela faisait un an que la guerre avait débuté, cela faisait un an qu'ils étaient séparés, et c'est un an après le début que leur convoi fut pris en embuscade. Un an après la mort de Naruto et Hinata, Neji et Tenten moururent sous les feux ennemis.
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Les mois passèrent suivis des années, les saisons s'enchaînèrent doucement dans leur progression lente et naturelle comme elle l'avait toujours fait. La guerre ravageait les paysages, et les vies sans jamais faire de distinction aucune, la mort faisait rage là où les gens tentaient de survivre.
Shikamaru regardait la lune commencer son ascension vers les étoiles, dans la nuit. Accoudé à la fenêtre le brun soupira, il détourna son regard de l'astre nocturne pour apercevoir dans l'entrebâillement de la porte de sa chambre la blonde de ses rêves endormie, avec auprès d'elle un gros dragon blanc docile et sur ses gardes. La guerre faisait rage depuis des mois et des mois, Temari et lui s'étaient cachés dans les montagnes du nord et vivait une vie tranquille à l'abri derrière les rocheuses. Le jeune père entendit ensuite un battement d'ailes bien distinctif dans son dos et soupira.
-Kei il est tard, retourne te coucher.
-Mais papa…
-Il n'y a pas de « mais » qui tienne, jeune fille.
-Je veux regarder la lune avec toi! Se buta l'enfant.
Le jeune homme se retourna lentement et regarda sa progéniture bouder devant lui. Kei atteignait maintenant sa cinquième année, ses ailes, qui arrivaient à leur maturité d'enfant, battaient encore bruyamment derrière elle, laissant parfois tomber certaines de leurs jeunes plumes argentées. La petite fille avait de magnifiques yeux vert forêt comme sa mère, et ses cheveux blonds comme l'or possédait de drôles de reflets et mèches foncées. Elle n'avait que cinq ans mais savait déjà lire, compter et commençait à savoir écrire, elle était aussi intelligente et réfléchis que son père mais aussi imprévisible et fougeuse que sa mère. Ses ailes grises avaient rapidement pris une magnifique teinte argentée tout à fait somptueuse, mais n'étaient pas encore assez mûres pour disparaître, lui empêchant de s'éloigner de la maison.
-S'il te plaît!
L'ange noir soupira bruyamment, mais accepta comme toujours, il n'avait jamais rien pu refuser à ces magnifiques yeux verts, peu importe qui les portait.
-Youpi! S'écria t'elle.
-Tu vas réveiller ta mère.
-C'est pas vrai, chuchota t'elle soudainement, je ne fais pas plus de bruit qu'une petite souris.
-Une grosse souris oui, vu le vacarme que tu fais quand tu voles, s'amusa le père.
-Même pas vrai!
Shikamaru rit doucement et prit la bambine dans ses bras. Au chaud contre le torse de son père la petite contempla la lune silencieusement… enfin durant un moment du moins.
-Papa…
-Oui?
-Pourquoi la lune brille?
-Pour éclairer la nuit.
-Pourquoi?
-Tu te souviens ce que je t'ai dit sur les esprits?
-Oui, que l'esprit des morts se retrouve sur la lune afin de veiller sur celui des vivants.
-Oui, sur la lune il y a l'esprit de tout ceux qui sont décédés, et s'il l'éclaire toute les nuits c'est pour guider ceux qui vivent sur terre, pour ne pas qu'il se perde dans la nuit qui serait bien trop noire sans sa lumière.
-Un jour j'irai sur la lune… bailla la petite… j'irai rendre visite aux esprits… et…
-Que leur diras-tu? S'amusa son père.
-Je leur dirai… je leur dirai… merci…
-Moi aussi… Je leur dirai merci de veiller sur nous, et de m'avoir offert une deuxième chance…
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Bien loin de la Gaara se fit réveiller par un mouvement près de lui. La jolie noire aux mèches rouges qui partageait son lit depuis un peu plus de cinq ans se mouvait. Le rouquin ouvrit les yeux et la regarda sortir de la pièce avant de la suivre. En transe la sorcière se rendit dans la pièce adjacente et attrapa ses outils de peintre. Gaara prit place près d'elle et la regarda faire, plus le dessin prenait forme plus son regard se faisait tendre, le sorcier n'eut aucun mal à discerner son ami serrant une petite fille blonde aux mèches plus foncées dans ses bras, appuyé à la fenêtre où se découpait une grosse lune bien pleine.
Après la première peinture cependant l'artiste ne s'arrêta pas, et sur une autre toile, l'on vit prendre forme, une jeune femme brune aux longs cheveux ondulés qui bordait un enfant au berceau, enfant non visible sur le plan outre une main tendue vers un troisième personnage prenant vie en arrière plan. Un grand brun les cheveux retenus en une longue queue de cheval aux yeux de vitre…
Shizuka se réveilla ensuite. Avec amour elle caressa la première de ses toiles du bout des doigts.
-Shizuka…
-Hum?
-Tes toiles se sont toujours réalisées non?
-Oui toujours, lança t'elle le regard triste, pourquoi?
-Tu n'en a pas dessiné qu'une ce soir.
Intrigué la peintre s'approcha de son amant et se figea devant la toile.
-Neji… Tenten…
De grosses larmes roulèrent ensuite sur les joues de la brune alors qu'il la prenait dans ses bras.
-Je suis si heureuse, hoqueta t'elle.
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La guerre faisait rage partout, mais la vie continuait, grand nombre d'enfants virent le jour durant cette période. Grand nombres de vies furent perdues aussi, mais pas autant que certains le crurent.
Dans une maison retirée en campagne un jeune couple vivait heureux depuis quatre ans, dans cette région la guerre n'était pas présente physiquement, il n'y avait pas assez d'habitants en cette région pour intéresser les démons avides de vie humaine. Moralement les habitants ne cessaient de prier pour voir revenir la paix et pour ne pas voir disparaître la tranquillité de leur région. Une petite famille priait cependant plus que les autres, deux anciens soldats avaient élu domicile dans cette région, ayant par le passé vécu la bataille plus près que personne, après avoir fuit d'une embuscade tendue par l'ennemi où tous les hommes de leur convoi avait trouvé la mort, tous sauf eux deux. Ils se cachaient désormais ne voulant pour rien au monde retourner vivre en enfer, loin de leur fils, loin de leur tranquillité.
Mao Hyûga aurait trois ans bientôt, les cheveux de son père mais les yeux de sa mère, il était encore jeune et insouciant quant aux horreurs qui se déroulaient ailleurs, ses parents ne voulaient pour rien au monde qu'il affronte cette dure réalité, du moins pas maintenant. Du fond de la pièce Neji Hyûga regarda sa femme border leur fils, il avait pris en habitude durant la guerre de s'attacher les cheveux en une queue de cheval haute retenue par un ruban blanc, ce style particulier et le sabre attaché à sa ceinture lui avait valu le titre de samouraï parmi les habitants du village. Tenten de son côté s'était radoucie avec la guerre, bien plus féminine qu'autrefois elle portait désormais ses cheveux relâchés et des vêtements dans le style de toute celles vivant dans leur petit village, un style un peu paysanne, un peu fermière, tout en restant typiquement japonais.
-Aller au dodo petit monstre, murmura la brune. Tu es bien le fils de ton père toi, quand tu as une idée en tête impossible de te faire changer d'avis, soupira t'elle.
-Aller Mao il est l'heure de dormir, lança une voix derrière elle, maman a besoin de se reposer.
-Maman va très bien, lança la brune amusée.
-Hum mais si ce petit veut une sœur ou un frère avec qui jouer il ferait bien de vite s'endormir, la taquina le jeune père.
-Neji! S'indigna la brune.
-Sœur! Mao veut sœur!
-Tu as vu ce que tu lui as mis dans la tête, s'énerva la mère.
-Tu vas pas lui refuser ça, lança le brun coquin.
-Toi alors…
-Aller bonne nuit Mao
-Nuit…
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Un petit garçon blond courait dans un petit appartement de toute évidence, il s'amusait bien à éviter l'heure du coucher.
-Naruto Uchiwa reviens ici immédiatement tu m'entends! Ordonna sa mère.
-Na! Veux pas aller au lit! Rechigna le petit blond.
-Naruto! Appela à nouveau sa mère.
-Naruto! Tonna la voix de son père.
-Oui papa… répondit le garçonnet piteux.
-Écoute ta mère et va au lit immédiatement.
-Oui papa…
La jeune mère soupira et alla coucher son jeune garçon. La couleur des cheveux du bambin en avait étonné plus d'un, ses parents les premiers, le nom du garçon avait alors surgi, comme une évidence, une destinée, Sasuke lui avait alors offert le prénom de son meilleur ami, le prénom du seul et unique Naruto Uzumaki. Très tôt il s'était révélé que l'enfant possédait et de loin le même caractère que le défunt, ce qui n'avait pas fini d'étourdir ses parents. Il était leur rayon de soleil en ces jours sombres et gris de guerre…
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Les années passèrent, comme toujours les enfants grandissaient et voyaient le jour, les vies continuaient d'avancer ou alors s'éteignaient, les soldats se battaient, les autres priaient. Kei, elle, atteignit bientôt sa onzième année, et comme toutes les petites filles de son âge, elle eut envie de voir du monde. Son père et sa mères bien que toujours là pour elle et très amusants, n'avaient pas son âge et la petite en avait plus qu'assez d'être enfermée seule chez elle.
-S'il te plaît papa laisse moi aller jouer avec les autres enfants.
-Nous t'avons déjà expliqué que c'est compliqué Kei.
-Mais papa je ne suis plus une gamine je suis assez grande, c'est bon j'ai compris que je dois cacher mes ailes, s'il te plaît!
-Non, c'est bien plus compliqué Kei.
-C'est parce que grand-père a fait toute ces choses horribles? Je suis pas bête je sais qu'il était méchant mais c'est pour ça que moi je dois vivre enfermée et être punie!
La jeune fille courut alors s'enfermer dans sa chambre en pleurs. Shikamaru soupira longuement, il savait bien qu'il la faisait souffrir, si seulement elle savait combien ça lui brisait le cœur. Le brun sentit la présence de sa belle près de lui.
-Ne t'inquiètes pas, elle comprendra, laisse lui un peu de temps elle est si jeune.
-J'ai toujours su que mes origines feraient souffrir mes enfants.
-Elle comprendra Shikamaru, tu es le meilleur père qu'elle aurait pu rêver avoir.
-Je vais lui parler…
-Suis tes intuitions, mais comprends-la elle n'est qu'une enfant.
Shikamaru s'approcha de la chambre de la jeune fille.
-Kei, ma puce laisse moi entrer.
-…
-Kei, mon ange je suis désolé…
-…
-Kei?
-…
Commençant à s'inquiéter le brun entreprit d'ouvrir la porte, celle-ci résista faiblement, mais un simple tour de passe-passe lui permit de forcer le verrou sans trop de difficulté. Si l'ouverture de la porte avait été facile rien ne prépara jamais ce jeune père à ce qui l'attendait dans la chambre de sa fille. La pièce vide de présence humaine était emplie d'un énorme courant d'air venu tout droit de l'extérieur par la fenêtre grande ouverte…
-Non!
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Plus loin une jeune fille tournoyait dans les airs, ses ailes argentées tendues à leur maximum, la gamine se laissait porter par les courants d'airs contournant les montagnes. Si seulement ses parents comprenait à quel point elle désirait plus de liberté, virevolter entre les nuages, effectuer des figures entres les monts ou encore effleurer la terre et l'eau du bout des doigts, qu'est-ce qu'elle pouvait aimer ces sensations, si réelles, si vivantes. La jeune fille trouva rapidement une grande prairie où jouaient à la balle trois garçons de son âge. Elle descendit derrière une falaise afin de faire disparaître ses ailes et d'aller les rejoindre.
Kei fut accueillie dans le jeu avec enthousiasme, ils jouèrent longtemps jusqu'à l'arrivée des adultes. Arrivèrent alors les ennuis; en fait, tout aurait très bien été si les adultes en question n'avaient pas possédé de grandes et superbes ailes blanches derrière leurs dos, et si en les voyant arriver les gamins n'avaient pas déplié les leurs. Hommes comme femmes devant elle, tous ces anges possédaient de sublimes ailes d'une blancheur immaculée.
-Qui es-tu? Lança l'un d'eux.
-Personne… Je… je voulais juste… juste jouer un peu…
-Elle est pas méchante maman laisse-la, clama alors l'un des petits garçons.
- Montre-moi tes ailes! Claqua alors un autre.
-Je…
-A moins que tu ne sois déchue, supposa la troisième.
-Ton odeur n'est pas celle d'un ange!
-Je… je voulais juste jouer… j'ai pensé qu'on pourrait devenir…
-Ami? Avec un monstre!
-Mais… tenta à nouveau la gamine au bord des larmes.
-TES AILES !
Le cri de la femme fit si peur à l'enfant que celle-ci déplia instinctivement ses ailes. Kei recula alors devant le regard que lui lançaient les trois femmes qui cachèrent possessivement leurs fils derrières elles. Reculant elle se prit les pieds et tomba sur le sol terrifiée, la petite tremblait comme une feuille.
-Maman laisse-la elle est gentille.
-Tais toi idiot! Ordonna ensuite sa mère, gentille? Ce démon sorti de l'enfer ?!
Un sourire sadique s'étira ensuite devant les gémissements de peur de la blondinette. Alors qu'elle levait vers elle une paume chargée d'énergie, un trou se forma à ses pieds. Kei vit atterrir à ses pieds son père suivit de sa mère.
-Ne vous avisez pas de lever la main sur ma fille, gronda l'ange noir.
-Je comprends mieux pourquoi ses ailes sont si monstrueuses. Son père est un paria.
-Son grand-père est un paria et elle et son père n'en sont que les victimes, corrigea Temari.
-Maman, Papa, gémit la fillette au bord des larmes.
-Ne bouge pas Kei, ordonna son père.
-Je voulais juste jouer avec eux, pleura la petite.
-Je sais mon ange, se radoucit Shikamaru
-Un ange ça?
-La prochaine fois que tu parles de ma fille de cette façon c'est à moi que tu auras affaire, cracha la blonde.
-Comment peux-tu défendre et même oser appeler cette créature ta fille.
-Shika prend Kei avec toi et partez, je m'occupe de ces insolentes.
-Fais attention à toi Temari.
-Et toi fait attention à vous deux
Sans laisser le temps à sa fille de dire un mot le brun s'était déjà envolé.
Oh my god j'aurais jamais cru arriver à continuer cette histoire et me voilà entrée dans l'histoire si bien que je n'ai plus envie de la laisser, comme de fait le prochain chapitre devrait arriver dans les jours prochains si tout va bien en attendant laissez-moi votre avis sur celui-ci.
Vous avez eu peur? Avec Tenten et Neji, avouez, vous pensiez que je les avais tués non? J'en connais une qui l'a pensé en tout cas XD ne vous inquiétez pas le destin n'est pas sceller, du moins pas pour l'instant j'ai encore besoin d'eux.
Aller à bientôt j'espère!
Maaya-san
