Chapitre vingt-cinq : D'anniversaires et de disputes
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J'aurais pu parier tout mon argent de poche que les Serpentard allaient laminer les Poufsouffle lors de leur prochain match. Ces derniers se battraient honorablement, mais à en croire la façon dont Lyra Rinaldi se pavanait dans le château depuis quelques jours, elle était assoiffée de sang.
— J'espère que vous aimez les deuxièmes places, nous nargua-t-elle tandis que son petit groupe d'amies/connaissances/larbins passait près de James et moi sur notre chemin vers le cours de Métamorphose. Une fois de plus, ajouta-t-elle.
— Non, j'espère que toi, tu aimes être deuxième, vu que c'est ce que tu seras, répliqua James par-dessus son épaule.
Les filles grognèrent dans sa direction, mais il les ignora.
— On va gagner, me dit-il fermement. On n'a pas le choix.
— On n'a pas gagné l'année dernière, lui rappelai-je sobrement, repensant aux minuscules points qui nous avaient manqué pour gagner la Coupe l'année précédente.
Il haussa les épaules.
— C'était l'année dernière. Là, on parle de cette année. On a la meilleure équipe des quatre maisons et tout le monde le sait. On n'a juste pas eu de chance à notre premier match. Crétin de Malefoy.
Mon estomac se retourna en pensant à ce que je savais de Scorpius Malefoy et Rose Weasley.
— Ouais. Dis, tu as réussi à savoir qui avait envoyé les fleurs à Rose pour la Saint-Valentin ? lui demandai-je.
Je fis comme si je changeais simplement de sujet, même si en réalité ce n'était absolument pas le cas. Il fronça légèrement les sourcils.
— Non. L'expéditeur a utilisé un hibou de l'école pour ne pas être retrouvé. C'est vraiment sournois, je trouve.
Je lui mis un doigt dans les côtes, ce qui me coûta presque de laisser tomber le livre que je portais.
— Dois-je te rappeler que tu as fait la même chose avec moi ? Non pas que j'aie tenté de savoir d'où venait le hibou, cela dit.
James pouffa d'amusement.
— J'ai utilisé la chouette de Louis. Je savais que tu ne la repérerais pas.
— C'est vraiment sournois, je trouve, le taquinai-je, reprenant ses propres mots.
— C'est différent, insista-t-il en rajustant la sangle de son sac à dos. Je te connais. Je n'essayais pas d'être sournois dans le mauvais sens du terme.
— Peut-être que le gars qui a envoyé des fleurs à Rose ne le voulait pas non plus. Peut-être qu'il a juste peur de son immense famille. Vous pouvez vous montrer assez intimidants.
— Si on apprécie le type en question, alors il n'a rien à craindre, raisonna-t-il.
Je souris de toutes mes dents.
— Je me rappelle pourtant t'avoir entendu dire que tu ne mettrais plus ton nez dans les affaires des autres.
Il répondit à mon sourire.
— Et je me rappelle t'avoir entendue dire qu'il était génétiquement impossible que des membres des familles Potter et Weasley ne se mêlent pas des affaires des autres.
Je secouai la tête, tout en étant incapable de me départir de mon sourire.
— Vous êtes incorrigibles.
— Au nom du clan tout entier, je prends ça pour un compliment, répondit James en ouvrant la porte de la salle de Métamorphose pour moi et les deux élèves qui nous suivaient. À tout à l'heure, poursuivit-il, avant de repousser une mèche de cheveux qui me tombait dans les yeux.
Christine m'attendait à nos places habituelles, mais je restai là à observer James quelques secondes de plus alors qu'il rejoignait ses amis au fond de la salle de classe.
— Vous êtes vraiment le couple parfait.
Bizarrement, je reconnaissais cette voix. Je me retournai et tombai nez à nez avec l'amie de Jonathan, Judith, dont les mains étaient fermement accrochées à son sac à dos. Toute joyeuse, comme d'habitude.
— Oh, fis-je, un peu gênée de parler avec la fille qui était amie avec le mec dont j'avais (accidentellement) piétiné le cœur. Euh, merci.
— Tu as peut-être fait du mal à Jonathan, mais je ne te déteste pas, continua-t-elle avec amabilité. Vous n'étiez pas faits l'un pour l'autre. Ça arrive, c'est comme ça. Mais maintenant, tu as trouvé quelqu'un qui est parfait pour toi, et la même chose lui arrivera.
Eh bien, c'était pour le moins… étrange.
— Oui, euh… Merci, Judith. Ça lui arrivera, j'en suis certaine. Il le mérite.
Elle m'observa un long moment, puis me dit :
— Bon, salut !
— Qu'est-ce que Judith te voulait ? me demanda Christine alors que je m'asseyais à côté d'elle.
— Me dire que James et moi étions parfaits l'un pour l'autre, que Jonathan et moi n'allions pas ensemble, et que Jonathan trouverait quelqu'un parfait pour lui. Ah, et aussi qu'elle ne m'en veut pas de lui avoir fait du mal. C'était vraiment bizarre.
Christine pencha la tête sur le côté et m'envoya un regard effaré.
— Éva… Elle a des sentiments pour Jonathan.
— Ah bon ?
Sans subtilité aucune, je dirigeai mon regard vers Judith, assise à côté de Jonathan. Ils étaient en train de discuter avec animation, riant suite à ce qu'il venait de dire. Elle semblait très heureuse, et lui aussi.
— Tu te souviens du trajet en train au retour des vacances de Noël ? me demanda Christine. Elle lui léchait littéralement les bottes. C'était tellement évident ! Pour tout le monde sauf toi et lui, je veux dire.
L'idée que Jonathan n'était pas très observateur fit un bien fou à mes propres talents d'observatrice. C'était un agréable rappel que même les gens qui étaient observateurs rataient parfois des détails.
— Ah, commentai-je. Ça expliquerait son comportement, c'est sûr.
Le professeur entra à ce moment-là, mais quelque chose dans ce que Judith m'avait dit pesa soudain dans mon esprit. En fait, Judith n'était qu'une énième personne d'une longue liste à me dire que James et moi étions parfaits l'un pour l'autre.
Je repoussai cette pensée quand le cours commença – hors de question de manquer quelque information que ce soit qui serait importante pour mes ASPIC. Je n'avais pas besoin d'excellentes notes pour jouer au Quidditch à un niveau professionnel, mais j'avais quand même besoin d'avoir la moyenne.
Mais plus tard, après le dernier cours de l'après-midi, je conduisis Christine vers l'extérieur, prétendant avoir besoin de prendre l'air près du lac.
— Qu'est-ce qui te tracasse ? s'enquit Christine alors que nous nous installâmes sous le hêtre.
— Comment tu as su ? fis-je, sachant pertinemment que c'était une question bête.
On était meilleures amies. Évidemment qu'elle s'était rendue compte que quelque chose n'allait pas.
Christine leva les yeux au ciel, mais me sourit.
— Tu prends l'air tout le temps. Tu es allée courir ce matin. Et hier. Et avant-hier.
— C'est juste que…, commençai-je, cherchant mes mots. Tout le monde semble penser que James et moi formons un couple parfait. Et j'aime être avec lui. Tout est facile, naturel. Mais tout le monde semble avoir… des attentes. Qu'on se marie, ou quelque chose comme ça. Ça ne fait pas si longtemps qu'on sort ensemble, alors ça me paraît un peu prématuré de dire qu'on est parfaits l'un pour l'autre et qu'on passera notre vie ensemble.
Je bavassais sans m'arrêter, j'en étais consciente. Mais je continuai.
— Et peut-être qu'on restera ensemble. Génial. Mais ce n'est pas un peu tôt pour y penser ? Mais en même temps, je ne veux pas me dire tout de suite qu'on va rompre un jour, parce que ça me semble être un mauvais état d'esprit pour commencer une relation. Tu vois ce que je veux dire ?
Lorsque je relevai enfin la tête de la touffe d'herbe que j'avais fixée intensément jusqu'à maintenant, je vis Christine m'observer, très clairement en train de retenir un sourire.
— Absolument. Cela fait des siècles maintenant qu'on me dit que je vais épouser Kieran, et, enfin… Je l'aime, mais on n'a que dix-huit ans. Mon conseil serait de ne pas te préoccuper de ce qui pourrait ou ne pourrait pas arriver dans le futur. N'aie pas peur de franchir des étapes avant de les voir venir.
— Je me souviens t'avoir dit que toi et Kieran étiez parfaits tous les deux, dis-je, me sentant tout à coup assez mal d'avoir malencontreusement collé l'étiquette « parfait » sur le couple de ma meilleure amie et de l'avoir fait se sentir mal à l'aise. Je suis désolée que ça ait pu te faire paniquer ou quoi que ce soit.
— Juste un peu, admit Christine avec hésitation. Mais ce n'est pas grave, je t'assure, tenta-t-elle de me rassurer aussitôt.
Eh bien, voilà que je me sentais vraiment coupable. Quelle amie je faisais !
— Tu aurais dû me le dire !
Elle haussa vaguement les épaules. Je me penchai pour la prendre dans mes bras.
— Tu es une amie géniale. La meilleure.
— Merci, me sourit-elle en me serrant contre elle. Toi aussi.
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Après avoir lu la lettre que James m'avait montrée, celle que sa mère lui avait adressée à propos de l'épouvantable match de Tristan avec les Tornades, je n'arrivais pas à décider si je devais ou non envoyer une lettre à mes parents. Au final, je ne savais pas quoi dire d'autre que Tristan était un gros nul. Autant dire que je finis par ne rien envoyer du tout.
Cependant, quelques jours plus tard, je reçus une chouette de ma mère durant le petit-déjeuner.
Chère Éva,
Tu as dû lire les articles de la Gazette et de Quidditch Hebdo sur le match qu'a joué Tristan samedi dernier. Depuis que j'ai vu ça, je réfléchis à ce que je pourrais vous écrire, à toi, Gareth et Richard, mais rien ne me vient. Tout ce que je peux vous dire, c'est de ne pas vous en faire. Tristan est un adulte, et ses problèmes restent les siens. Ton père et moi sommes désolés que ce match lui ait servi de leçon d'une telle façon, mais au moins, tu peux apprendre de ses erreurs.
Ton père n'a pas bien pris la nouvelle. On m'a dit qu'il est encore plus dur que d'habitude avec l'équipe de Flaquemare. Il passe également beaucoup de temps sur le terrain du jardin. L'autre jour, je l'ai vu voler là-bas et essayer toutes sortes de figures risquées. Tu sais ce qu'il dit, que ça lui vide la tête. Tristan n'a toujours pas répondu à mes lettres.
Et Éva, ne t'inquiète pas des dénicheurs et des recruteurs. Tu n'es pas Tristan. Laisse les dénicheurs de talent et les directeurs de clubs voir ton dévouement et ton talent, et ensuite ils décideront. Tu mérites une place dans une équipe, alors montre-le-leur. Mais ne raccourcis pas tes nuits pour autant, ma chérie. Va courir ou voler quand tu es stressée et c'est tout.
Bon courage pour tes révisions d'ASPIC, et pour tes entraînements.
À bientôt,
Maman
Ma mère avait mis des mots sur les peurs qui me hantaient depuis que James m'avait montré la lettre de Mrs Potter. Tristan avait rompu son contrat et tourné le dos à son équipe, et il avait ensuite donné une piètre performance lors de son premier match professionnel. Et si ses actions affectaient la façon dont les dénicheurs me regarderaient ? Et s'ils pensaient qu'il ne valait mieux pas y penser, simplement parce que Tristan s'était montré indigne de confiance ? Et s'ils pensaient que moi aussi, j'étais aussi frivole et arrogante ?
Je relus la lettre de ma mère. Une phrase s'en détacha comme si elle était écrite à l'encre rouge : Tu n'es pas Tristan.
Non, je n'étais pas Tristan. Mais la façon dont Tristan s'était comporté cette année ne ressemblait pas au Tristan que je connaissais et avec lequel j'avais grandi. Il avait toujours été arrogant au possible et plutôt autoritaire, mais je ne l'aurais jamais imaginé dans cette situation.
Je ne voulais pas être à sa place. Hors de question que je sois un jour à sa place. Je ne ferais jamais ce que Tristan avait fait, et je n'avais plus qu'à prouver aux dénicheurs de talents, aux directeurs de clubs et aux entraîneurs que je ne ressemblais en rien à mon frère.
Penser aux conséquences que l'immense stupidité de Tristan pouvait potentiellement avoir sur mes chances d'être appelée pour passer des sélections auprès de différentes équipes me donnait envie de jeter quelque chose contre un mur. Mais je me contenterais juste d'aller voler autour du stade après les cours.
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Une fois de plus, je fis en sorte de me lever tôt pour arriver au terrain avant James. Mais cette fois-ci, il y avait une raison derrière cela.
— Joyeux anniversaire ! le saluai-je lorsqu'il entra dans les vestiaires.
Je m'approchai de lui, plaçai ma main sur sa mâchoire et l'embrassai avec enthousiasme.
— C'est mon cadeau ? me demanda-t-il avec un grand sourire. Que tu m'embrasses avec toute cette passion ?
— Non, lui dis-je, avant d'ajouter, pensive : À moins que tu ne veuilles pas du cadeau que je t'ai apporté.
— Je ne peux pas avoir les deux ? s'enquit-il en me volant un bref baiser.
— Bon, d'accord, soupirai-je fortement, faussement résignée.
Il se pencha rapidement pour capturer mes lèvres avec les siennes. Ah, ce qu'il embrassait bien… Je vous assure, parfois, il me coupait le souffle. Peut-être était-ce parce que notre relation était toute nouvelle. Ou peut-être était-ce parce qu'il s'agissait de James. Alors que sa bouche se mouvait tendrement contre la mienne, j'étais prête à parier que c'était la seconde raison.
— Allez, le repoussai-je un peu plus tard. Je dois encore te donner mon autre cadeau.
— Je n'ai besoin de rien d'autre, me dit-il en déposant de doux baisers le long de ma mâchoire.
— On ne va pas avoir le temps de courir avant l'entraînement, soufflai-je sous l'effet électrique que ses lèvres me procuraient en se promenant sur ma peau.
— C'est mon anniversaire.
Et il continua sur sa lancée, embrassant gentiment mon cou.
— J'ai le droit de sécher la course, aujourd'hui.
— J'ai promis à mon père que tu ne me laisserais pas me distraire dans mes objectifs de Quidditch, lui rappelai-je. Tu veux qu'il apprenne que tu es une horrible distraction ?
James lâcha un grognement évasif mais ne bougea pas lorsque je passai mes mains sur ses épaules. Il fallait admettre que je ne faisais pas tout ce qui était en mon pouvoir pour l'arrêter non plus. D'accord, allez, on se concentre, Éva.
— Est-ce que tu veux qu'on perde contre Serdaigle ?
Ses lèvres cessèrent leur mouvement et il se recula.
— Bien sûr que non.
Je souris, fière de moi.
— Bien, maintenant laisse-moi te donner ton cadeau.
Décider de ce que j'allais lui offrir m'avait pris beaucoup de temps. Je le connaissais depuis plus de six ans, mais on n'était amis que depuis cette année. J'avais quand même trouvé quelque chose qui, je crois, lui plairait.
De mon casier, je sortis un paquet enrobé de papier cadeau rouge et d'un gros nœud doré.
— Joyeux anniversaire, répétai-je en le lui tendant. Le 2 avril. Tu n'étais pas loin du 1er.
— J'ai toujours été déçu de ne pas être né trois heures plus tôt, me répondit-il en souriant. Mon oncle George et son frère jumeau, Fred – c'est de lui que mon cousin Fred tient son nom – sont nés le 1er avril. Ça me semblait être un bon jour pour un anniversaire, quand j'étais enfant.
James déchira le papier et, dans son enthousiasme à l'idée de découvrir ce qui se cachait à l'intérieur, le jeta par terre. Il ouvrit la boîte tout en repoussant le reste du papier, et un gigantesque sourire barra son visage.
— Où as-tu trouvé ces photos ? me demanda-t-il en sortant le cadre de sa boîte.
— C'est Christine qui les a prises, expliquai-je. Elle amène souvent son appareil photo aux entraînements ou aux matchs. Je suis nulle pour prendre des photos, alors c'est elle qui en prend pour moi. Elle a toujours trouvé celle-ci très drôle. Je ne l'aimais pas, avant, mais maintenant… oui.
En réalité, avant, je détestais les deux photos que j'avais placées dans le cadre divisé en deux que j'avais offert à James. Toutes les deux bougeaient et avaient capturé la réaction immédiate que l'on avait eue alors que Gryffondor avait gagné contre Serdaigle, lors de notre première année dans l'équipe. Sur la première photo, un jeune James et moi-même nous serrions l'un contre l'autre, aux anges, manquant tomber de notre balai. Lorsqu'il avait attrapé le Vif d'or, je me trouvais être la plus proche de lui sur le terrain, et il avait donc volé jusqu'à moi pour me prendre dans ses bras pour fêter ça. J'étais tellement contente qu'on ait gagné que je lui avais retourné son étreinte.
La seconde image avait été prise directement après la première, au moment où James et moi étions revenus à la réalité et nous étions rendus compte de la personne qu'on serrait chacun dans nos bras, avant de se séparer brutalement. Du haut de nos treize ans, nous affichions tous les deux une expression choquée et dégoûtée, les bras ballants, chacun sur notre balai.
— Je les adore, me dit James en refermant le couvercle de la boîte, avant de la placer dans son casier.
Je fus plus que ravie par mon choix de cadeau. James se remit à m'embrasser, mais cette fois de manière douce et lente.
Finalement, nous ne courûmes pas.
Des petits coups frappés à la porte me poussèrent à m'éloigner de James.
— On ne risque rien en entrant ? nous parvint le voix de Nico.
J'entendis Bree pouffer de rire. Je fis de grands pas jusqu'à la porte et l'ouvris d'un coup sec. Je fixai Nico du pire regard noir que je pus trouver.
— Bien sur que non, ça ne risque rien. Maintenant, entre et arrête de faire l'idiot.
— Je ne faisais que vérifier ! se défendit Nico, les mains en l'air.
Zara entra quelques secondes plus tard.
— Vous m'avez laissée, tous les deux ! se plaignit-elle à Bree et à Nico.
— Pas de problèmes de couple sur le terrain, vous vous rappelez ? la prévins-je d'un air strict de capitaine.
— Ce n'est pas un problème de couple, répondit Zara en pointant un doigt accusateur vers sa meilleure amie. C'est juste qu'ils ont dit qu'ils m'attendraient mais qu'ils ne l'ont pas fait !
À ce moment, Richard et Lily entrèrent et nous sauvèrent sans le savoir d'une dispute entre Zara et Nico.
— On va courir plusieurs tours avant de faire de la préparation physique, comme d'habitude, leur dis-je. Et ensuite on travaillera sur notre stratégie en équipe.
À ma grande joie, la session de stratégie se passa bien. J'utilisai le tableau à craies pour faire de l'effet : je m'étais procurée des craies de couleurs lors de la dernière sortie à Pré-au-Lard, et cela améliorait la qualité de mes complexes schémas.
Suite à ma demande, ils s'étaient préparés. Zara et Nico nous partagèrent d'intéressantes informations qu'ils avaient remarquées sur les batteurs de Serdaigle, et Bree et Lily firent quelques commentaires très utiles sur les poursuiveurs.
— Rappelez-vous, leur dis-je avant de mettre fin à l'entraînement, que cette stratégie est probablement vouée à changer, alors tâchons d'être flexibles. Mais on a vu Serdaigle jouer contre Serpentard et Poufsouffle, donc on sait à quoi s'attendre.
Richard hocha fermement la tête et Nico m'envoya un sourire confiant. J'étais contente d'avoir le soutien de tout le monde, mais cela ne m'empêcha pas d'être nerveuse. Une fois que Serpentard aurait joué contre Poufsouffle, on saurait de combien de points on aurait besoin pour battre Serdaigle et gagner la Coupe.
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— C'est le dernier match qu'on va regarder à Poudlard, n'est-ce pas ? observai-je, assise dans les gradins avec l'équipe de Gryffondor, dans l'attente que le match où Poufsouffle allait affronter Serpentard ne commence.
Le ciel était grisaillant et il bruinait. James et moi étions à l'abri d'un grand parapluie d'un rouge Gryffondor. J'avais depuis longtemps lancé un sortilège à mon carnet de tactiques pour qu'il soit imperméable, et c'était une bonne chose.
— Oui, me dit James, les yeux parcourant le terrain. Et dans quelques semaines, ce sera la dernière fois qu'on jouera dans ce stade.
— Pourquoi est-ce que tu prends des notes, alors, si tu ne peux pas les utiliser l'année prochaine ? me demanda Nico.
Bree lui avait proposé de partager son parapluie, mais seulement une fois que ses cheveux s'étaient plaqués à son front. À cause de cela, il ressemblait un peu à une petite souris toute mouillée. Je notai avec satisfaction que Richard et Lily partageaient eux aussi le même parapluie. Avec un peu de chance, l'un des deux ferait bientôt le premier pas.
— Le prochain capitaine pourrait trouver ça utile, répondis-je.
Je ne voulais pas rendre ma réponse énigmatique, mais suite à mes paroles, tout le monde se tut.
— Je n'ai pas encore pris de décision, ajoutai-je alors qu'ils me scrutaient dans l'expectative. Il nous reste un match, et je baserai aussi ma décision là-dessus.
— Donc tu ne sais pas encore qui tu vas choisir ? s'enquit Zara.
Je secouai la tête.
— J'y ai réfléchi, mais il n'y a rien de décidé tant qu'on n'a pas joué contre Serdaigle.
James se tourna complètement vers moi.
— Tu y as réfléchi ?
Je haussai les épaules.
— Après ce qui… Après les vacances, j'ai commencé à y penser, me rattrapai-je, alors que toute l'équipe m'écoutait. J'ai une liste en tête.
— Bienvenue au match d'aujourd'hui, Serpentard contre Poufsouffle ! résonna la voix du commentateur autour du terrain.
Les élèves acclamèrent son annonce tout en faisant virevolter des fanions vert et argent ou noir et or. Alors que les Serpentard parcouraient le stade sur leur balai, comme il était coutume pour les joueurs du jour, j'aurais juré que Lyra Rinaldi m'envoyait un sourire incroyablement suffisant.
— Allez Poufsouffle ! cria Nico tandis que Bree encourageait sa grande sœur, qui jouait comme poursuiveuse chez Poufsouffle.
— Les Serpentard ne vont en faire qu'une bouchée, marmonna James, l'air découragé.
Quinze minutes plus tard, il était clair que mes prédictions quant au fait que Serpentard écraserait Pousouffle s'étaient avérées correctes. Le score était de 80 à 10. Les pauvres Poufsouffle se battaient vaillamment – ils s'étaient clairement beaucoup entraînés depuis leur match contre nous – mais ils n'étaient simplement pas de taille contre les Serpentard.
— Watkins fait une passe à Campbell, qui renvoie le Souafle à Watkins, qui tente un coup de Porscoff, mais se fait intercepter par Rinaldi ! Serpentard est maintenant en possession du Souafle.
— Saleté de Rinaldi, grimaça James. C'est vraiment une emmerdeuse. Dommage qu'elle soit douée pour le Quidditch.
— Allez, Natasha ! cria Bree, se balançant en avant et en arrière sur le banc, alors que sa sœur filait vers Lyra Rinaldi pour tenter de lui faire lâcher le Souafle.
— Faute ! hurlâmes James et moi au même moment, sautant sur nos pieds alors que Rinaldi donnait un coup de coude dans le visage de Natasha.
Même depuis les gradins, je vis le nez de Natasha saigner. Bree s'était levée aussi et criait de toutes ses forces. Tous les élèves de Poufsouffle faisaient de même. Je fus certaine de voir Max et Aristote, les amis de Jonathan, brandir une grande banderole.
— Penalty pour Poufsouffle ! C'est Martin qui s'en charge – j'espère que son nez va bien. Elle vole vers les anneaux – oui, le Souafle passe au travers de la défense de Bank, le gardien de Serpentard ! Poufsouffle marque, 80 à 20 !
Serpentard avait marqué deux fois de plus et Poufsouffle une fois, quand Scorpius Malefoy reçut un Cognard dans l'épaule droite. Il n'avait pas été assez rapide pour éviter le Cognard que le batteur de Poufsouffle, Colin Palmer, avait lancé vers lui. Au moment du choc, la section des Serpentard poussa un cri de surprise, mais acclama Malefoy qui se relevait lentement sur son balai ; il avait dangereusement glissé sur le côté lors du choc. Il donnait véritablement une bonne impression aux dénicheurs de talents qui étaient venus voir le match, bien que je ne savais pas s'il était intéressé par le Quidditch professionnel ou non.
J'osai lancer un regard à Rose, assise à côté de Roxanne. Son visage était tout pâle, mais elle gardait une expression neutre. C'était un exploit, avec Fred et Hugo assis tout près, en train d'acclamer la blessure de Malefoy.
— Il n'y a pas faute. Excellent coup de Palmer, pour Poufsouffle, nous informa le commentateur.
— Dommage que Palmer n'ait pas une meilleure équipe, nota James. Il est bien meilleur que les autres.
Derrière nous, Bree s'indigna, mais j'étais d'accord avec James. Natasha était peut-être la meilleure poursuiveuse de Poufsouffle, mais Palmer était de loin le meilleur joueur de l'équipe.
Le match s'étira et Serpentard fit son possible pour gagner un maximum de points pour nous dépasser dans la course. J'étais plutôt certaine que Scorpius avait vu le Vif d'or à deux reprises, mais qu'il avait fait exprès de ne pas l'attraper et de ne pas attirer l'attention de l'attrapeur de Poufsouffle dessus, pour que le match continue. Ce n'était pas vraiment difficile. Pour moi, Andra Atkins, l'attrapeuse de Poufsouffle, n'était malheureusement pas une vraie joueuse.
Il était clair que les deux équipes étaient épuisées, après trois heures passées à jouer sous la pluie (et, dans le cas de Scorpius et Natasha, dans la douleur), mais le match ne s'était pas arrêté. Et puis, tout à coup, avec un rapide coup d'œil vers le score, Scorpius fit remonter son balai d'un mouvement sec et s'envola en spirales vers le ciel. Je fis un rapide calcul et poussai un grognement bruyant. Ah, par Merlin.
Andra tenta de le suivre, mais il était trop tard. Peu après, Scorpius réapparut dans le ciel nuageux, les doigts bien refermés sur le Vif d'or brillant, qu'il tenait contre son épaule droite, tout en manœuvrant son balai de sa main droite.
— Malefoy a attrapé le Vif ! cria le commentateur enthousiasmé. Serpentard gagne le match, 450 à 140.
Le visage empli d'une suffisance triomphale, les Serpentard volèrent jusqu'au centre du terrain pour célébrer leur victoire. Alors qu'ils descendaient de leur balai, je fus frappée d'horreur mais également d'amusement en voyant Rinaldi s'approcher de Scorpius, se presser contre lui et l'embrasser sur la bouche.
— Mais qu'est-ce qu'elle fait ?! cria Rose en sautant sur ses jambes, incapable de s'en empêcher plus longtemps.
Je ne pouvais pas lui en vouloir. Si quelqu'un d'aussi détestable que Rinaldi (ou n'importe quelle autre fille, en fait) avait embrassé James, je lui aurais lancé un sort bien cuisant. Et je lui aurais ensuite envoyé mon poing dans la figure pour faire bonne mesure.
Mais Rose n'avait pas à s'en faire. Les lèvres de Rinaldi eurent à peine le temps de rester une seconde sur celles de Scorpius qu'il la repoussa si brutalement qu'elle en perdit l'équilibre. Il semblait qu'il était en train de lui crier dessus. Le reste de leur équipe les observait, clairement incertains de la marche à suivre maintenant que leur célébration avait été interrompue par les cris de leur meilleur joueur et de leur capitaine.
— Ne me dis pas que tu fais partie de ces filles qui trouvent Malefoy bien fichu, si ? fit Fred à l'intention de Rose, l'air grandement déçu.
Il était facile de voir qu'il disait cela pour rire, c'est pourquoi la réponse de Rose choqua (presque) tous ceux qui se trouvaient dans les alentours.
— Si, rétorqua-t-elle avec véhémence, de la colère dans ses yeux bleus. Parce que… Parce que Scorpius est mon petit ami. Alors excuse-moi, mais je vais aller dire à Lyra Rinaldi d'aller se faire voir.
— Quoi ?! hurlèrent James, Fred et Hugo, avec des expressions indiquant différents degrés de choc et de colère.
Tout le monde semblait choqué aussi… Si le risque que la situation devienne sérieuse n'existait pas, je me serais mise à rire.
Rose avait déjà descendu les marches qui menaient au terrain. L'instant d'après, elle le traversait à grands pas vers Rinaldi et Scorpius, qui hurlaient toujours. Rinaldi se tourna vers Rose lorsque cette dernière annonça sa présence, mais elle se détourna rapidement. Puis, soudain, Scorpius s'empara de la main de Rose. Il dit quelque chose à Rinaldi et fit un geste vers Rose. Rinaldi secoua la tête d'un air dramatique, et, en réponse, Scorpius fit quelque chose que je ne l'aurais jamais cru capable de faire : il prit le visage de Rose dans ses mains et l'embrassa en plein milieu du stade de Quidditch. Rose enroula ses bras autour de lui.
— Qu'est-ce que c'est que ça, bordel ?! cracha James, les yeux rivés sur la scène qui se déroulait devant nous.
Autour de nous, dans les gradins, les élèves observaient Rose et Scorpius. Fred était bouche bée, ce qui était plus que comique. Un groupe de filles de Serdaigle dans les gradins proches des nôtres trouvèrent la scène tantôt mignonne, tantôt bouleversante, en fonction de la façon dont on pouvait interpréter les soupirs et les mains sur le cœur.
— Écoute, ils sont fous l'un de l'autre, dis-je à James, tentant de le calmer. Et tu ne peux rien y faire.
— J'ai tellement hâte de voir la tête d'oncle Ron quand il va l'apprendre ! s'exclama Fred avec joie. Mais Malefoy, quoi… À quoi elle joue ?
— Qu'est-ce que tu en sais ? demanda James, ses yeux marron rivés sur moi tout en se rétrécissant imperceptiblement.
Euh… Encore une fois, voilà une preuve que j'aurais fait une Auror épouvantable. Mince.
— Regarde-les ! fis-je en levant le bras en direction du stade, où Rose et Scorpius étaient encore en train de s'embrasser. Personne n'embrasse quelqu'un comme ça sans en être fou !
James émit un reniflement dédaigneux, les yeux toujours fixés sur la scène qui avait lieu au milieu du stade, l'air révulsé.
Rien à faire, je ne pouvais pas me taire à ce propos. J'avais juré de ne rien dire à James, mais maintenant que j'avais accidentellement ouvert ma bouche, j'étais obligée de continuer.
— James, Rose sort avec Scorpius depuis plusieurs mois, et ils se plaisent depuis plus longtemps que ça.
James tourna lentement son regard vers moi. Ce que je vis dans celui-ci ne me plut pas.
— Tu étais au courant ? fit-il d'une voix grave, remplie de colère.
— Oui, répondis-je avec défiance. Je les ai vus s'embrasser un jour, et je leur ai promis de ne rien dire.
— Tu n'aurais pas pu me le dire, à moi ?
— On ne sortait pas ensemble à ce moment-là ! protestai-je furieusement. Et c'était à Rose de le dire à sa famille, pas à moi.
Je me rendis vaguement compte que James et moi avions à présent des spectateurs. Richard, Gareth, Lily, Al, Roxanne, Louis, Hugo, Zara, Nico et Bree nous regardaient tous nous disputer avec appréhension. Chacun portait une expression qui suggérait qu'ils ne savaient pas quoi choisir entre intervenir et nous laisser gérer le problème par nous-mêmes.
— Super façon de l'apprendre pour nous ! répliqua-t-il.
Ses doigts se serrèrent, comme s'il était tenté de sortir sa baguette pour lancer un sort à Scorpius depuis les gradins. Ou peut-être voulait-il m'en lancer un à moi. Difficile à dire.
— Elle l'a dit à Roxanne et à Lily pendant notre soirée filles. Et comme Al était déjà au courant, elle allait finalement vous le dire à v…
— Al est au courant ?! répéta James, ses yeux lançant encore plus d'éclairs.
Oh, mince, mince, mince. J'aurais dû m'arrêter de parler à ce moment-là, mais, malheureusement, je continuai.
— Prends-en-toi à lui, pas à moi ! criai-je à James.
Derrière James, je vis Al écarquiller les yeux tandis que Hugo se tournait vers lui, le regard légèrement meurtrier. Al déglutit difficilement, puis murmura quelque chose à Hugo.
— Oh, c'est ce que je vais faire, ne t'en fais pas, siffla James, avant de me demander : Comment est-ce que tu peux trouver ça normal ? C'est l'attrapeur de Serpentard ! C'est à cause de lui qu'on a perdu !
— Toi aussi, tu as participé à notre défaite, tu sais, lui dis-je sans vraiment réfléchir.
James n'aurait pas pu arborer expression plus choquée si j'avais sorti ma baguette et lui avais lancé un sortilège Doloris.
— Je suis désolée, dis-je, terriblement honteuse, bien que, techniquement, ce que j'avais dit était vrai. Je ne le pensais pas.
— Je crois que si, rétorqua-t-il d'une voix froide.
Je soupirai et croisai les bras.
— Écoute, James… Scorpius est quelqu'un de sympa. Rose l'apprécie, et Al aussi. Enfin, pas de la même façon. Bref, ce que je veux dire, c'est que je les ai vus ensemble, et je lui ai dit qu'il n'avait plutôt pas intérêt à se jouer des sentiments de Rose. Et tu sais ce qu'il m'a dit ? Qu'elle lui plaisait depuis longtemps et qu'il n'allait pas laisser filer quelqu'un comme elle.
— Ah, donc pour Malefoy, il te suffit de quelques minutes pour décider qu'il est sympa, mais pour moi, tu as besoin de plusieurs semaines ? Tout le monde, et je veux bien dire tout le monde, n'arrêtait pas de te dire qu'on serait bien ensemble, que je n'étais pas si terrible, et tu ne les croyais pas. Mais tu es prête à croire les bons commentaires sur Malefoy immédiatement ?
— Ce n'est pas ça !
— Et pourquoi est-ce que tu ne pouvais pas me le dire ? On ne sortait peut-être pas ensemble, mais on était amis, et il se passait clairement quelque chose entre nous. On se racontait certaines choses, tu as versé plein de larmes sur mon T-shirt, on s'est tenus dans les bras… Ça ne voulait rien dire, tout ça, pour toi ? Tu ne me fais pas confiance ?
— Bien sûr que si ! hurlai-je, de plus en plus exaspérée au fil de la conversation. Mais ce n'était pas à moi de te le dire ! Par Merlin, pourquoi est-ce qu'il faut que tu sois si… si… Je ne sais même pas pourquoi je suis attirée par un idiot dans ton genre !
— Très bien ! beugla James en retour.
Il tourna les talons et dévala les marches.
Fred et Hugo suivirent James et disparurent, non sans m'avoir envoyé des regards acerbes. Presque tout le monde quitta les gradins à contre-cœur. Zara et Bree m'offrirent un regard plein de compassion, et Nico un sourire encourageant.
Une partie de moi était contente de voir que mes coéquipiers me soutenaient – qu'on était vraiment amis, et pas simplement membres d'une même équipe. Mais d'un autre côté, je leur avais servi un discours sur les relations amoureuses il n'y a pas très longtemps. J'espérai que la dispute entre James et moi n'interférerait pas avec le Quidditch, alors que notre match contre Serdaigle et notre chance de gagner la coupe étaient si proches.
— Ça va ? me demanda Richard en apparaissant sur le côté.
Lily se tenait à l'écart, l'air inquiète.
— Je ne me suis jamais disputée comme ça avec lui…, fis-je, perdue.
Par Merlin, que lui avais-je dit… Pourquoi est-ce que je lui sortais toujours les choses qui lui feraient le plus de mal ? Comme si j'avais un talent pour ça. J'imagine que ce qu'on dit est vrai : ceux qui te connaissent le mieux savent comment te faire du mal.
— Tu veux que je lui lance un sort ?
Je ne pus m'en empêcher ; je pris mon frère dans mes bras. Richard, d'habitude si timide et discret, et qui était du côté de James depuis le début, me proposait maintenant d'utiliser sa baguette contre mon petit ami car il voyait que j'étais blessée.
— Non, ça ira, répondis-je avec un léger sourire, avant de blaguer ; Enfin… Peut-être un petit maléfice du Croche-Pied dans un couloir ?
— Ça va aller entre vous, me dit Lily. James peut être buté et peut dire des choses blessantes, mais il finit toujours par s'excuser quand il a tort. À un moment donné.
— Il n'est pas le seul à devoir s'excuser, soupirai-je en fermant brièvement les yeux.
Je savais que je devais dire à James que j'étais désolée, mais je n'étais pas prête à le faire tout de suite. Il fallait qu'il s'excuse aussi, et aucun de nous deux n'allait très bien pour le moment. J'avais la sensation qu'essayer de lui parler maintenant finirait simplement en une autre dispute.
Un gros bruit provenant du stade attira l'attention de tout le monde. Je jetai un coup d'œil par-dessus la rambarde et vis que Hugo avait lancé un sortilège à Scorpius. Stupéfaite, je vis Rose sortir sa baguette de la poche de sa robe et la pointer directement vers le visage de son frère. Fred s'approcha lentement, les mains levées devant lui dans une position non-menaçante, l'air de vouloir calmer le jeu.
Derrière Hugo et Rose, Lyra Rinaldi sortit elle aussi sa baguette et lança un sort à Fred, qui n'eut pas même le temps de bouger un doigt. Madame Bibine siffla, tandis que plusieurs professeurs s'approchaient en courant. Les élèves criaient et les membres de l'équipe de Serpentard pointaient leur baguette sur Fred, Hugo et Rose. Comme si la scène entre Rose et Scorpius n'avait pas causé assez de raffut, le stade tout entier semblait maintenant hors de contrôle. Les Gryffondor et les Serpentard remplissaient le terrain et des sortilèges se mirent à voler de toute part.
Le monde devenait fou.
Note
Bonjour à toutes et à tous,
Nous nous approchons dangereusement de la fin avec cette histoire ; en effet, il ne me reste que cinq chapitres à traduire. Cependant :
- je ne vous mentirai pas, les chapitres qu'il me reste à traduire sont plutôt longs, ils font presque le double des chapitres du début, donc si en nombre de chapitres on est presque à la fin, en nombre de pages on n'y est pas ;)
- il est possible que je traduise ensuite certains OS que l'auteure a écrits autour des mêmes personnages.
Je vous remercie de votre lecture et de vos réactions, et je remercie particulièrement Marie Lapiz pour sa correction de ce chapitre !
-DNP
Réponse à la review de Marie la petite : Merci pour ta review ; j'espère que ce chapitre aura été plaisant à la lecture.
