Bonjour, bonjour !

Tout d'abord, désolée ! Je sais que ça fait un petit moment que je n'ai pas publié ici mais j'ai eu une accumulation de petits problèmes qui ont fait que…

Malgré l'indisponibilité temporaire de ma bêta, j'ai quand même voulu publier pour ne plus vous faire attendre davantage donc si vous voyez des horreurs, ne m'en voulez pas ! ^^

Je ne vous retiens pas plus longtemps, bonne lecture !


Edward POV

Je pris plusieurs grandes inspirations avant de répondre à mon téléphone. Je savais que Carlisle pouvait remarquer toute différence dans le ton de ma voix, il était malheureusement très perspicace, et je ne pouvais pas prendre le risque qu'il remarque quoi que ce soit. Je ne pouvais pas faire ça- j'avais beau être en colère contre Jasper, jamais je ne le dénoncerais à Carlisle, il était mon frère. Je fus surpris que même après tout ce temps, Carlisle n'avait aucune idée de ce qui se passait avec mes frères et leur mariage, surtout avec Jasper et Alice. Apparemment, le gène de secret et de calculateur de Carlisle avait fait l'impasse sur Jasper. Le chanceux.

Je me demande comment Jasper s'en est sorti pour qu'Alice suive une thérapie sans que Carlisle ne le sache. Je me rendis compte que toutes ces virés shopping où il emmenait Alice devait servir de couverture pour leur thérapie. Tout ce temps, j'ai cru qu'elle était simplement accros au shopping. Ils ont été intelligents de cacher ça car il était hors de question que Carlisle approuve cela s'il était au courant. C'était un signe de faiblesse qu'il ne tolérerait pas. Carlisle était vraiment vieux-jeu. Mais pas d'une façon typique- il a modernisé l'idée rétro de la femme au foyer avec Charlie. Elle est réservée, oui, mais entraînée- avant les femmes n'étaient en aucun cas entraînées à la « perfection ». Elles étaient battues jusqu'à la soumission, et les hommes ne les choisissaient pas dans un catalogue. J'avais tellement de pensées contradictoires à l'esprit; tout me paraissait bien et mal à la fois.

Je répondis à mon téléphone au bout de la quatrième sonnerie avant que ça ne bascule vers la messagerie vocale.

« Bonjour, Carlisle, » dis-je. Je soupirai mentalement de soulagement, il n'y avait rien à détecter dans ma voix.

« Edward, où es-tu ? Je voulais déjeuner avec toi et on m'a dit que tu avais quitté l'hôpital pour le repas, » déclara-t-il.

J'aurais dû savoir que cela arriverait aujourd'hui, surtout après mon comportement de ce matin devant lui.

« Jasper m'a appelé et voulait qu'on déjeune ensemble. Je viens de partir du club et je reviens à l'hôpital là. Tout va bien ? »

« Quand tu arriveras passe par mon bureau avant de commencer ta ronde de l'après-midi. On en parlera à ce moment-la. »

Je l'entendis raccrocher. Je posai mon téléphone; reconnaissant d'avoir quelques minutes devant moi pour reprendre le contrôle sur mes émotions contradictoires, avant de faire face à Carlisle. Je devais aussi trouver une excuser valable pour expliquer mon déjeuner avec Jasper. Je ne pouvais pas vraiment dire à Carlisle que Jasper m'avait admonesté pour la façon dont je traitais Bella, qu'il m'avait comparé à un monstre, et qu'il avait menacé de l'emmener loin de moi. Okay, je devais arrêter de penser à ça jusqu'après mon rendez-vous avec Carlisle. Sinon, je ne serais pas capable de m'en sortir sans dénoncer Jasper. Je ne voulais pas penser à ce qui arriverait si cela se savait.

Je frappai à la porte du bureau de Carlisle et attendis une réponse. Je fus surpris que sa secrétaire ne soit pas à son bureau pour lui dire que j'étais là.

« Entrez, » entendis-je sa voix à travers la porte.

J'ouvris la porte et entrai.

« Tu voulais me parler ? » demandai-je.

Il se tenait devant la fenêtre, observant une radiographie.

« Assieds-toi, Edward, » dit-il sans se retourner, sa voix était détachée, indifférente. « Je suis à toi dans une minute. »

Je connaissais ce jeu. C'était pour vous mettre mal à l'aise pendant que vous réfléchissiez à toutes les choses possibles que vous auriez pu faire de mal, avant que vous ne déballiez tout. Et bien, je savais de quoi il voulait parler; alors il pouvait commencer.

Après quelques minutes à observer la radiographie, Carlisle finit par se tourner et s'asseoir à son bureau. Il haussa un sourcil, clairement irrité par le fait que je n'ai pas parlé.

« Edward, tu sais pourquoi je voulais te parler ? » demanda-t-il. Il attendait toujours une confession ou des excuses de ma part pour ce qui s'était passé ce matin.

« Je suppose que cela concerne le rétablissement de Bella ? » demandai-je.

« Mmm- oui, c'est a propos de ça. Tu es docteur, Edward. Tu sais aussi bien que moi comment se passe sa guérison. Elle guérit bien. Pas de complications du tout. Encore quelques jours et je pense qu'elle sera entièrement rétablie. Et je le pense quand je dis entièrement rétablie. Ça suffit de la dorloter. Ce n'est pas un morceau de verre fragile qui risque de se briser si tu la touches. Elle peut prendre une raclée; toutes les femmes le peuvent, et devraient en prendre une lorsque c'est nécessaire. C'est ainsi qu'elles apprennent leur place dans ce monde. Tu le sais, Edward. »

« J'ai été un peu surpris par ton comportement avec elle, ce matin. Je commence à me demander si tu es prêt à assumer la responsabilité que constitue Bella. La scène de ce matin m'a donné de sérieux doutes. » Il me jeta un regard mesuré.

« Carlisle, » dis-je sévèrement, « je peux te promettre que je suis plus que prêt. Je lui ai donné quelques libertés à cause de ce qu'elle a vécu. Elle a été agressée, et comme n'importe quel patient dans cet hôpital, elle mérite du temps pour récupérer. Je ne vois vraiment pas pourquoi cela te préoccupe. J'ai fais des progrès avec elle aujourd'hui. Je suis d'accord, je sens qu'elle est prête à recommencer. Ce soir, je reprend l'entraînement avec elle. »

J'essayai d'être aussi bref et précis que possible, il n'y avait pas de place pour la spéculation avec Carlisle. Il examinait les mots et le langage du corps avec complexité. Il pouvait détecter n'importe quoi. Heureusement, j'ai eu des années pour maîtriser mes défenses face à lui.

Carlisle se redressa et m'étudia pendant un moment, « Alors comment était ton déjeuner avec Jasper aujourd'hui ? »

« Bien. Rien de spécial, » répondis-je. « Il attend une grande foule ce soir et il est content du succès de son club. »

Carlisle hocha la tête, en réfléchissant. « C'est bien. Je suis content de voir que mon investissement porte si bien ses fruits. Peut-être que je devrais bientôt lui parler d'expansion. Tu lui as parlé du comportement de Bella ? »

« Oui, » répondis-je précautionneusement, j'allais devoir être très prudent maintenant. « J'ai pensé que son expérience avec Alice pourrait m'aider avec Bella. » Pas question que je lui dise que Jasper voyait les choses complètement différemment de la façon dont il nous a élevé. Qu'il emmenait secrètement Alice à sa thérapie. Ou qu'il m'avait menacé d'emmener Bella loin de moi.

Carlisle secoua sa tête, signe de désapprobation; « Je n'arrive toujours pas à croire qu'il m'ait parlé de l'achat d'Alice. C'était une marchandise endommagée, indigne d'un Cullen. Je m'attendais à mieux que cela de la part de Jasper. »

Il fit une pause au milieu de sa réflexion, en tapotant son menton du doigt. « Bien sûr, il a réussi à l'assainir, c'était une épave. Je suppose qu'il pourra te donner de précieux conseils. Écoute-le, mais ne prend pas 3 mois comme lui. Il n'y a aucune raison de prendre aussi longtemps. Les femmes n'ont pas besoin d'autant de temps pour guérir, lorsqu'on leur dit de cesser de se morfondre... » il soupira en secouant la tête. Il leva ses yeux à mon niveau, en répondant avec intensité, « Elles cessent de se morfondre. Je m'attends à de rapides améliorations de la part de Bella, Edward. »

« Je comprends, Carlisle. Je te promets que tu ne seras pas déçu, » lui assurai-je.

« Ecoute, je sais que tu la veux. Elle à le potentiel pour t'être bénéfique. Mais comprends-moi, je ne tolèrerai pas autre chose que la perfection dans la famille. Fais-lui surmonter cela, maintenant. Ça ne me poserait aucun problème de l'envoyer chez ton oncle en Alaska pour finir son entraînement, et de la donner à un de tes cousins au lieu de te la donner, » me prévint-il.

« Cela ne sera pas nécessaire. » Je luttai à présent difficilement pour que ma colère n'atteigne pas ma voix. Je savais à quel cousin il pensait. Que je sois maudit si je laisse Démétri l'avoir. Lui et moi avons toujours été en compétition, étant du même âge. Si je devais la perdre, ça ne sera jamais pour qu'elle aille avec lui.

« Ne me fais pas regretter cet achat, Edward. J'ai proposé de payer beaucoup d'argent pour cette seule fille. Bien sûr, avec la mort de Charlie, je suppose que je peux voir cela comme si je l'avais eu à un prix bradé. Comme les soldes d'après Noël, littéralement. » Il commença à rire à l'ironie de sa blague. Entendre ses pensées me faisait ressentir une sensation étrange en moi, ça me donnait presque mal au ventre. Je savais que Bella était mon cadeau, mais elle voudra aussi de moi…pas vrai ? Je lui offrais moi aussi un cadeau. Elle aura une meilleur vie en étant ma femme qu'elle n'en aurait jamais eu si elle avait été seule. Mais entendre mon père la comparer à un article au rabais me mettait mal à l'aise. Je n'étais pas aussi dur que lui, pas vrai ? Je ne la considérais certainement pas comme un article bradé. Elle était spéciale et sans prix pour moi. Je savais que j'avais moi-même fait référence à elle en tant qu'un cadeau, même directement devant elle. Mais c'était à cause de la frustration; je ne la considérais plus comme une chose, à présent. Je la voyais comme la femme qui faisait bouillir mon sang de désir et de besoin. Je voyais la femme que je possèderais pour toujours. J'entendais la voix de Jasper murmurer dans ma tête, me disant qu'elle était innocente et que je ruinais sa vie…Je balayais rapidement ces pensées. Je fis mon possible pour transformer ma grimace en sourire. « Cela me fait penser que je pourrais même bénéficier d'un remboursement total. Il faut que je parle à M. Jenks. Bella devrait être la seule bénéficiaire de tout ce qui appartient à Charlie maintenant. » Il riait toujours. « Elle commence vraiment à être une bonne affaire; elle est en réalité gratuite et apporte plus de biens. Il faut juste que je trouve où est-ce que Charlie cache tout l'argent qu'il a récolté toutes ces années. » Il appuya sur une touche de son téléphone pour appeler sa secrétaire, toujours en riant.

« Oui, Dr. Cullen ? » répondit sa secrétaire.

« Passez-moi M. Jenks, tout de suite, » dit Carlisle avant de se retourner vers moi.

« Je te promets que tu verras les résultats très bientôt, » dis-je en me levant. Deux fois aujourd'hui, on m'avait menacé d'éloigner Bella de moi, d'abord mon frère et ensuite mon père. Je savais lequel des deux était la plus grande menace pour moi. Il était hors de question que je donne à Carlisle une raison d'emmener Bella loin de moi. La seule idée de la perdre m'était intolérable, me faisait mal à la poitrine.

« Alors, je suppose que je vous verrai tous les deux pour le dîner ce soir, Edward ? » demanda-t-il alors que j'atteignais la poignée de la porte.

« Non, Bella va me servir dans notre chambre pour que je puisse procéder à son entraînement. » répondis-je.

« Heureux de l'entendre. Je suis fier de toi, fils. Tu mérites le meilleur. C'est tout ce que je veux pour toi, tu comprends ça, n'est-ce pas ? »

« Oui, j'apprécie. On se voit plus tard. »

Je partis rapidement avant que quoi que ce soit d'autre ne soit dit. Je l'entendis répondre au téléphone tandis que je fermai la porte.

« Jenks ? J'ai besoin que tu recherches les biens de Charlie Swan. Je veux savoir s'il y a un testament et quels biens reviennent à Isabella maintenant qu'il est mort… »

Je retournai à mon service, mon esprit repensant à tout ce qu'on m'avait dit aujourd'hui. J'avais l'impression d'être à nouveau un étudiant, cours après cours. Si je m'attardais sur chacune des opinions séparément, je ne trouverais jamais quel serait le bon chemin à prendre pour surmonter cela avec Bella. D'après Jasper, je devais faire un trait sur 24 ans de valeurs et de mœurs, et repartir à zéro. D'après Emmett, je devrais être plus créatif pour les punitions, et ne plus me préoccuper du fait que chaque règle ne soit pas respectée. Et enfin, si je ne voulais pas que Carlisle l'emmène loin de moi, je n'avais pas d'autre options que de suivre ses règles. Je savais que je ne la laisserais jamais partir, alors le cours de Carlisle sera le chemin que j'emprunterais. Du moins, jusqu'à ce que j'en trouve un autre.

Je me tenais devant le comptoir des infirmières à remplir un dossier avant de partir lorsque j'entendis de légers pleurs venant dans ma direction. Je levai les yeux; surpris de voir Maddie et sa famille. Ses filles étaient de chaque côté d'elle, la guidant doucement tandis qu'elle pleurait. Je me déplaçai pour les arrêter.

« Maddie ? Demandai-je. « Vous allez bien ? » Question stupide, elle n'allait manifestement pas bien.

Elle me regarda avec ses yeux remplis de larmes. « Mon George est rentré à la maison. Il a retrouvé Jésus, aujourd'hui. » « Je suis vraiment désolé, Maddie. » J'étais choqué. J'étais certain qu'il allait vivre encore quelques jours de plus. « Ça va aller ? » « Ne vous inquiétez pas pour moi, » dit-elle en tapotant la main de sa fille qui la tenait fermement. « J'ai ma famille. George savait que j'étais prête aujourd'hui. C'est pour cela qu'il n'a pas attendu plus longtemps. »

Il s'avança pour m'enlacer et je me penchai tandis qu'elle embrassait ma joue. Elle tint mon visage comme elle l'avait fait plus tôt aujourd'hui et me regarda dans les yeux. J'avais l'impression qu'elle était en train de lire mon âme. Elle dégageait une onde d'autorité, et je ne comprenais pas parce que…parce que, et bien, c'était une femme.

« Edward - puis-je vous appeler Edward ? » demanda-t-elle. J'acquiesçai. « Ne prenez jamais votre jeune femme pour acquise. Traitez-la bien. J'ai le sentiment qu'elle peut avoir de la tendresse de votre part. Suivez votre cœur. Vous trouverez votre chemin. »

« Merci, Maddie, ça a été un honneur de faire votre connaissance. »

Je la regardai, elle et sa famille, entrer dans l'ascenseur et partir. Je sentis un frisson envahir ma colonne vertébrale à ses mots. Ce n'était pas possible qu'elle sache ce qui était arrivé à Bella ou le conflit qui faisait rage en moi.

Je pris l'ascenseur suivant pour rentrer chez moi, retrouver ma Bella. Ce soir, nous irons de l'avant. J'étais prêt. J'étais certain qu'elle l'était aussi. Elle n'avait pas le choix.

Bella POV

Esmé et moi enlaçâmes Rosalie et Alice tandis qu'elles partaient par la porte de la cuisine. Elles prirent le chemin qui ramenait à leur maison, portant chacune un plat couvert contenant de la lasagne pour nourrir leur mari. Lorsqu'elle arriveront chez elles, elles prépareront du pain et de la salade pour accompagner le plat. Ces derniers jours, j'avais appris comment les choses se passaient vraiment dans chaque maison. Moi qui, au début, pensais que cela me submergerait, je trouvais cela plutôt facile avec 4 paires de mains et en travaillant ensemble.

Carlisle, Emmett et Edward pensaient que seule une seule femme s'occupait de chaque maison. Ils avaient tort. Mais je me délectais du fait qu'on les laissaient dans l'ombre. Jasper était le seul à savoir comment les choses se déroulaient vraiment dans les coulisses avec les femmes Cullen. Je découvris qu'il traitait Alice de la même façon que Phil traitait ma mère. C'était un saint, et j'avais tant de respect pour lui, comme toutes les autres femmes. En fait, j'étais épatée par la créativité dont-elles faisaient preuve. Du lundi au jeudi, nous mangions la même chose dans chaque maison car la nourriture était préparée ensemble. Rosalie avait rit lorsque je lui avais demandé si Esmé et elle n'avaient pas peur que quelqu'un découvre leur secret. Elle me demanda si Carlisle et Emmett me paraissaient être le genre d'homme à se soucier de ce que les autres mangent au dîner. Et Jasper était au courant alors Alice n'avait aucune raison de s'inquiéter.

Les lundis, nous nettoyions toutes les quatre la maison de Carlisle et Esmé et travaillions sur les menus et les listes des courses pour la semaine. Je fus choquée de découvrir qu'elles amassaient aussi secrètement des bons de réductions.

Esmé disait que chacune des filles avait besoin de fonds en cas d'urgence, et avec le temps elle apprendrait des façons subtiles de cacher l'argent à Carlisle. Elle m'a dit qu'elle m'aiderait à ramasser mes propres fonds. Elle disait que ça n'atteindra jamais une grande somme, mais on ne savait jamais quand est-ce que nous en aurions besoin.

Les mardis, nous nettoyions la maison de Jasper et Alice, et elles allaient ensuite soit faire les courses séparément, soit ensemble, tout dépendait des emplois du temps de leur mari. On m'avait dit que je devrais toujours aller avec une des filles pour faire mes courses jusqu'à ce qu'Edward décide que je puisse y aller seule. J'avais mon permis de conduire mais Edward ne m'autorisait à conduire nulle part. Trop facile de m'enfuir, je suppose.

Les mercredis, nous nettoyions la maison d'Emmett et Rosalie, et nous nous occupions de tout ce qui n'avait pas été fini pour la semaine. Ça serait aussi le jour où nous nettoierons notre maison à Edward et à moi, lorsqu'elle sera terminée.

Les jeudis et les vendredis, grâce au plan bien réalisé d'Esmé, nous n'avions pas grand-chose à faire. Ces jours étaient à nous. Nous passions la journée à tour de rôle dans la maison de l'autre et nous jouions aux cartes. Esmé passait beaucoup de temps dans son jardin et je lisais les livres qu'Edward m'avait acheté. Il me les avait rendu le soir de mon agression, espérant que j'y trouverais du réconfort. Je fus surprise d'apprendre qu'Alice cousait et que Rosalie fabriquait des voitures miniatures. Rosa avait dit qu'il était trop difficile de cacher à Emmett une voiture sur laquelle travailler dans le garage alors les voitures miniatures feraient l'affaire.

Le vendredi soir, Alice allait au club avec Jasper, et Emmett et Rose sortait alors il ne restait plus que Carlisle, Esmé, Edward et moi pour le dîner. Samedi et dimanche, les hommes allaient et venaient, alors nous étions à leurs ordres.

Les vendredis, il y avait aussi les jardiniers qui venaient pour s'occuper des jardins de tout le monde, sauf celui d'Esmé. Ce jardin était sa fierté et sa joie, et personne n'était autorisé à le toucher, même pas nous. Je ne comprenais pas son comportement, mais elle m'avait dit qu'elle m'expliquerait un de ces jours. Elle disait qu'il restait encore quelques secrets que je n'étais encore prête à apprendre.

Esmé m'aida à porter la nourriture à l'étage, ainsi que la vaisselle dont j'aurais besoin pour dîner avec Edward, avant de retourna en bas pour elle aussi se préparer pour l'arrivée de Carlisle. Je dressai tout sur la table basse du salon et reculai; analysant mon travail pour m'assurer que c'était parfait et présentable. Je quittai la pièce pour aller retrouver Edward à la porte. Sur un coup de tête, j'avais pris les coussins sur les chaises et les avais posé en face de la table pour que nous puissions nous asseoir par terre.

Je m'assis sur un siège près de la fenêtre dans la salon, surveillant l'arrivée d'Edward. Esmé m'avait dit que c'était le point de vue parfait pour voir l'allée, et me laissait amplement le temps de me rendre jusqu'à la porte lorsqu'il arrivera.

Je repensais à la journée que j'avais eu. J'apprenais à cloisonner mes pensées et mes sentiments entre la vraie moi et Barbie Bella. Esmé m'a dit que ça deviendra plus facile à faire avec le temps. Ça sera bientôt aussi simple que d'appuyer sur un interrupteur pour « me » mettre en marche ou en arrêt. Elle disait que c'était pour ça que les femmes étaient si proches et passaient autant de temps ensemble, de façon à ne pas perdre nos identités. Rosalie disait qu'au début, son « interrupteur » était ses chaussures. Lorsqu'elle était pieds nus, elle était elle-même. Dès qu'elle enfilait ses talons, elle devenait Barbie Rosalie pour Emmett. Elle disait qu'elle n'avait plus autant à se cacher aujourd'hui qu'elle le faisait au début. Elle m'avait dit qu'Emmett ne la punissait plus physiquement. Elle souriait, et disait qu'elle avait découvert l'avantage de se disputer avec lui. Ce qui la frustrait la plus chez Emmett, c'était sa ferme position sur la place de Rosalie dans leur mariage. Elle disait en riant qu'elle se répugnait à faire les travaux ménagers, si elle pouvait le faire à sa façon, elle serait dans la garage toute la journée à bricoler des voitures. C'était quelque chose qu'elle avait appris pendant le temps où elle avait fugué, et avait découvert que ça lui venait naturellement, un talent inné.

Je fus tirée de mes pensées par le bruit d'une voiture roulant sur l'allée. Je ne pouvais pas encore la voir car les arbres la cachaient. Lorsqu'elle prit enfin le dernier virage de l'allée, je vis avec inquiétude que c'était une Mercedes noire, et non la Volvo grise qu'Edward conduit. Carlisle était arrivé. J'entendis les talons d'Esmé claquer sur le parquet en chêne, se précipiter vers la porte d'entrée pour attendre que Carlisle entre. Je me dérobai devant la fenêtre, me recroquevillant sur le canapé et les coussins, priant pour qu'il ne me remarque pas lorsqu'il entrera. Je regardai furtivement, priant pour qu'Edward soit juste derrière lui. Même si Carlisle ne m'avait plus approché depuis la fois dans son bureau, j'étais toujours terrifiée par lui. Je le vis sortir de sa voiture et marcher vers la porte d'entrée.

« Bonsoir, chérie, » J'entendis sa voix dans l'entrée, saluant Esmé en l'embrassant sur la joue.

« Bonsoir, Carlisle, » répondit-elle.

« Où est Bella ? » demanda-t-il. Je sentis mon cœur commencer à marteler dans ma poitrine. Je regardai à nouveau vers l'allée. « S'il te plait, dépêche-toi, Edward, » murmurai-je silencieusement.

« Elle est dans le salon, elle attend Edward. »

J'entendis ses pas venant vers la pièce. Je me levai rapidement et retenais ma respiration lorsqu'il entrait dans la pièce.

« Bella, » dit-il.

« Bonsoir, Carlisle, » répondis-je.

« Comment te sens-tu aujourd'hui ? » demanda-t-il. Il me balaya du regard, étudiant mon apparence. J'eu un haut le cœur; j'avais tellement de sympathie pour Esmé, étant mariée au démon en personne.

« Je vais bien, merci de demander, » dis-je poliment. Je tendais l'oreille pour entendre le bruit de la voiture d'Edward.

« C'est bon à savoir, Bella. »

Mes yeux s'écarquillèrent légèrement en remarquant un ton différent dans sa voix. Il me regardait précautionneusement et souriant, sachant que j'avais entendu. Il inclina légèrement sa tête vers moi. Je comprenais ce qu'il était en train de me dire. Il n'avait pas oublié la menace qu'il m'avait faite dans son bureau. Il attendait juste le bon moment.

Je jetai un coup d'œil à Esmé, à côté de lui. Elle ne savait rien de ses intentions. D'après tout ce que j'avais entendu et vu, il n'avait jamais touché Rosalie, ni Alice. Il était seulement une menace pour moi.

Je sais à quel point Esmé à travaillé dur pour rendre cette supportable pour nous tous. Je savais la raison pour laquelle elle était restée avec Carlisle toutes ces années, c'était pour le bien de ses enfants. Elle a subtilement essayé d'inculquer la décence à chacun d'eux pour contrer l'influence de Carlisle. Elle savait que Carlisle l'aurait pourchassé si elle avait essayé de partir avec ses fils lorsqu'ils étaient plus jeunes, mais elle ne serait jamais parti sans eux. A présent, elle restait pour aider à nous rendre la vie supportable. Je ne lui ferais jamais de mal en lui racontant cela. Elle ne méritait pas ça en plus de toutes les autres choses auxquelles elle avait affaire avec Carlisle. Elle était la seule parmi nous qui n'avait aucun espoir quant au changement de son mari. Bien que les choses ne se présentaient pas très pour moi non plus; Edward avait, je ne sais comment, réussi à céder facilement au style de vie de Carlisle, et l'avait accepté sans réfléchir.

Esmé toucha la manche de Carlisle pour attirer son attention. Elle avait remarqué mon malaise, mais je savais qu'elle pensant que c'était à l'égard des hommes en général à cause de mon agression. Il détourna le regard de sur moi et baissa les yeux vers elle.

« Je t'ai préparé le dîner dans la salle à manger, Carlisle. Si tu es prêt ? » dit-elle, tentant de le conduire hors de la pièce.

Il fronça légèrement les sourcils à son attention et ouvrit la bouche pour dire quelque chose. Il fût interrompu pour le bruit d'une voiture qui s'arrêta dans l'allée. Je soupirai de soulagement. Edward était rentré.

« S'il te plaît, excuse-moi Carlisle. Je devrais aller à la porte pour accueillir Edward. » dis-je en marchant rapidement pour m'éloigner de lui.

Il éclaircit sa gorge. « Oui. Esmé, je suis prêt à manger. » Il se retourna vers moi. « Bella, nous parlerons plus tard. »

J'arrivai à la porte juste au moment où on tournait la poignée. Edward ouvrit la porte et ma seule pensée fut qu'il m'avait sauvée de son père. Je me jetai dans ses bras, le surprenant, alors qu'il tendit instinctivement les bras pour me rattraper.

« Edward ! Tu es rentré ! » m'exclamai-je. J'avais envie de rire. Le soulagement m'avait envahit, sachant que je pourrais éviter toute autre interaction avec son père ce soir.

Tandis que j'essayais de m'éloigner d'Edward, embarrassée par mes agissements, ses bras se resserrèrent, me gardant collée contre lui. Son visage s'illumina avec ce sourire en coin qui faisait toujours accélérer mon pouls. C'était mon sourire, lorsque j'avais ce soupçon d'espoir pour lui.

« Quel accueil, » dit-il en souriant. « Je devrais te faire m'accueillir ainsi tous les soirs. » Je réfrénai le froncement de sourcils qui voulait prendre sa place sur mon visage. Il avait tout gâché. Il agissait toujours de façon possessive et dominante sans même s'en rendre compte. Ça lui venait tellement naturellement. Il m'embrassa légèrement avant de me relâcher, se reculer et regarder au-dessus de moi. « Bonjour, Carlisle, Esmé. »

Je rougis en réalisant que mes agissements avaient été vu, et Carlisle savait ce qui en était la cause.

« Bonjour Edward, mon chéri. » dit Esmé tandis qu'elle s'approchait pour l'enlacer et l'embrasser sur la joue. Elle me regarda avant de se retourner vers Edward. Je savais qu'elle était curieuse de la raison de mes actes. Il était hors de question que je lui explique. Carlisle me regardait avec désapprobation.

« Edward, » Carlisle hocha la tête. « Esmé, je suis prêt pour le dîner. Bella doit aller faire dîner Edward. Je crois qu'il a des plans pour ce soir qu'il aimerait mener à bien. » indiqua-t-il en me fixant.

Je pouvais sentir la peur recommencer à m'envahir et mes yeux s'écarquillèrent. Il était subtilement en train de me punir pour m'être éloignée de lui. Il se tourna et guida Esmé vers la salle à manger, me laissant là avec Edward.

« Bella, le dîner est-il prêt ? » demanda Edward.

Je me tournai pour le regarder, me forçant à sourire. « Oui, Edward. Tout est prêt dans notre chambre, comme tu l'as demandé. » répondis-je. J'avais peur de ce que le commentaire de Carlisle signifiait pour moi.

« Bien, allons manger, je meurs de faim, » dit-il en me guidant vers les escaliers.

Je suivis Edward dans notre chambre. Il remarqua les coussins sur le sol et me regarda en haussant un sourcil avec interrogation.

« Qu'est-ce que c'est que ça ? » demanda-t-il.

« Je pensais que ça pourrait être sympa de s'asseoir par terre. On avait beaucoup l'habitude de faire ça chez moi lorsqu'on regardait des films. » Je me dépêchai de ramasser les coussins et de les remettre à leur place. « Je suis désolée. »

Il s'approcha et posa sa main sur mon bras pour me stopper. Il me regarda. Il prit doucement les coussins de mes mains et les reposa au sol.

« Ça va, Bella. En fait, c'est une bonne idée. Je suis content que tu y ais pensé, » dit-il en souriant.

Je lui rendis son sourire, soulagée qu'il ne soit pas en colère.

« Merci, Edward. Si tu veux bien t'asseoir, je vais te servir ta boisson. » Je désignai la table d'un geste.

Il s'assied par terre en déplaçant le coussin pour se mettre à l'aise tandis que je m'approchai de lui. Je mâchouillai ma lèvre en le regardant. Je n'avais pas pensé à comment j'étais supposée m'asseoir sur ses genoux pour lui servir sa boisson et ensuite me relever tout en tenant le pichet ?

Il jetai un coup d'œil vers moi et ria doucement.

« Y'a-t-il un problème, Bella ? » demanda-t-il gentiment. « Tu n'y avais pas réfléchi, n'est-ce pas ? »

Je pouvais sentir les larmes me piquer les yeux dû à ma frustration. Il savait que ça n'allait pas marcher et il était en train de me le prouver.

« Je suis désolée, Edward. Je ne referais plus ça. » dis-je doucement.

Il se releva rapidement et vint me prendre dans ses bras.

« Shh, Bella, je ne voulais pas te faire de la peine. » Il releva mon menton pour que je le regarde. « J'étais juste en train de te taquiner, mon amour. »

Ma lèvre inférieur tremblait et il se pencha pour m'embrasser doucement. C'était triste, je n'arrivais même pas à voir quand est-ce qu'il plaisantait et quand est-ce qu'il était sérieux.

« Pourquoi ne pas retirer tes chaussures et poser le pichet à côté de mon assiette. Ensuite, viens me voir et je te montrerais comment nous allons nous y prendre ce soit. D'accord, mon amour ? » Il me sourit, me montrant qu'il n'était pas fâché.

J'acquiesçai et souris tandis qu'il me relâcher. Il tira la coussin un peu plus loin de la table et s'assit en se mettant à l'aise. Je posai le pichet près de lui et allai dans la chambre pour retirer mes bottes. Je revins et me mis près d'Edward. Je lui donnai ma main alors qu'il me tendait la sienne et m'attirait sur ses genoux.

Il tourna mes jambes de façon à ce que je sois assise entre les siennes en faisant face à la table comme lorsque nous étions dans le bain, le premier soir. Il enroula doucement ses bras autour de ma taille et posa son menton sur mon épaule.

« Maintenant, » dit-il, « essayons comme ça. » Il tira mon assiette à côté de la sienne. Je le regardai avec interrogation.

« J'aime te tenir dans mes bras, Bella, » sourit-il. « Pourquoi ne resterais-tu pas juste ici pour manger ? »

J'inspirai en tremblant et acquiesçai. « Oui, Edward. »

Je versai nos boissons et attendis qu'Edward me donne mon assiette après qu'il y ait mis la nourriture qu'il voulait que je mange. Nous mangeâmes en silence pendant un moment. Edward se réajuster un peu pour trouver le moyen d'atteindre son assiette et de manger avec moi sur ses genoux, mais il refusa de me laisser partir. Il finit par me placer de biais sur ses genoux pour qu'il puisse manger plus confortablement tout en gardant un bras autour de moi.

Il disait que le fait de me prendre dans ses bras lui avait manqué ces dernières semaines et qu'il rattrapait le temps perdu. Je frissonnai en me demandant pourquoi il ne me prenait pas dans ses bras. J'étais mal à l'aise dans cette position. Ce matin, c'était la première fois qu'il me touchait en 3 semaines et je n'étais toujours plus très sûre de ce qu'il pensait de moi. Je jouai avec ma nourriture tout en méditant à cela.

Je fus surprise lorsque je sentis son souffle contre mon cou. « Bella, tu dois manger, » murmura-t-elle.

« Je suis désolée. Je n'ai pas très faim. »

« Mange ton dîner, Bella. » gronda-t-il. « Je te dis uniquement cela pour ton bien. Je ne veux pas que tu tombes malade. Maintenant, mange. »

J'acquiesçai et me forçai à finir la nourriture dans mon assiette. Je me sentis un peu nauséeuse après. Je ne savais si c'était à cause de tout ce que j'avais mangé ou du fait que je mangeais assise sur ses genoux.

Lorsqu'il décida que nous en avions fini, il me laissa me lever pour débarrasser la vaisselle. Edward travaillait à son bureau pendant que je débarrassais et rapportais tout dans la cuisine. Cela me prit 3 allers-retours jusqu'à la cuisine pour tout nettoyer. Je détestais le fait de devoir remettre mes chaussures pour faire ça, mais Edward me rappela que j'étais autorisée à être pieds nus uniquement dans notre chambre. Si seulement il savait, souris-je. J'ai été pieds nus dans la maison entière. Nous l'avons toutes été.

Lorsque j'eu enfin fini et que j'étais retournée dans la chambre, Edward se leva et alla s'asseoir sur le canapé. Il me fit signe de m'asseoir à côté de lui.

« Bella, tu es d'accord sur le fait que j'ai été patient avec toi ? » demanda-t-il.

« Oui, Edward. » répondis-je. Même si c'était des questions, c'était en réalité juste des affirmations auxquelles on m'avait « entrainé » à être d'accord avec, sans poser de questions.

« Je suis content que tu sois d'accord. Carlisle pense que tu es suffisamment guérie pour aller de l'avant. Alors il est temps de rétablir les règles pour toi. »

J'étais assise silencieusement, attendant, me forçant à éloigner la peur de ce que cela voulait dire.

« Je reviens dans notre lit, ce soir. Je t'ai fait des faveurs pendant que tu guérissais. Maintenant, il n'est plus nécessaire que je dorme sur le canapé. »

« Tu n'as plus besoin de dormir en t-shirt, Bella. Je te l'ai autorisé pendant que tu te rétablissais parce que je savais que cela t'apportait une sensation de sécurité. Je suis ta sécurité, à présent. Je ne t'obligerai pas à te débarrasser de ce t-shirt. Il signifie manifestement beaucoup de chose pour toi, mais je ne l'autoriserai plus dans notre lit. J'ai décidé que je ne voulais pas de vêtements du tout entre nous, dans notre lit. Tu pourras utiliser les nuisettes que je t'ai acheté les nuits où je suis à l'hôpital et où tu dors seule. Tu comprends ? »

« Oui, Edward, » répondis-je la gorge serrée.

« Je verserai de l'argent deux fois par semaine sur un compte pour que tu l'utilises pour répondre à nos besoins. Tu devras me montrer un relevé de l'argent que tu dépenses pour que je sache si tu gères ton budget judicieusement. »

« Je me suis aussi entretenu avec l'administration de l'école et t'ai inscrite pour que tu commences lundi. En plus de tes cours principaux, je t'ai inscrite aux cours de Développement de l'Enfant et d'Horticulture pour tes options. »

« Je voulais prendre Philosophie et Justice Criminelle cette année, » lui dis-je.

Quel coup de poing dans le ventre. Développement de l'Enfant et Horticulture ? Vraiment ? C'était ridicule; je me demandai brièvement pourquoi une école proposait de tels cours.

« Bella, qu'est-ce que je t'ai dit à propos du manque de respect ? » me prévint-il. « Tu n'es pas autorisée à remettre en questions mes décisions, Isabella. Je sais ce qu'il y a de mieux pour toi et tu respecteras mes règles. C'est compris ? » Sa mâchoire devenait de plus en plus serrée, à présent.

« Oui, Edward. Je suis désolée. » répondis-je. Je redevenais Barbie Bella.

« Comme je disais, tu commenceras les cours la semaine prochaine. Quand tu seras à l'école, tu ne diras rien de notre vie ensemble à part que tu as été adoptée après la mort de Charlie. Il n'y a aucune raison d'entrer dans les détails avec qui que ce soit. Tu ne parleras pas de notre relation. Ça serait trop déroutant pour les autres, pour le moment. Plus tard, tu pourras dire que nous nous sommes rapproché l'un de l'autre, lorsque vous deviendrez plus proches avec le temps. Tu pourras te faire des amis, mais tu n'encourageras aucun adolescents à montrer de l'intérêt pour toi. »

Il m'attira sur ses genoux tandis qu'il terminait sa phrase et me fit adosser contre son bras. « N'oublie jamais, Bella. A qui appartiens-tu ? »

Je répondis mon discours que j'avais répété pour ne pas le contrarier davantage. « Je suis uniquement tienne, Edward. Je n'appartiens qu'à toi.

Il sourit et se pencha pour murmurer contre mes lèvres. « Ouvre ta bouche pour moi, Bella. Je veux que tu oublies toutes tes peurs ce soir. Tu es mienne, et je ne laisserais jamais plus personne te faire du mal. Ce soir, c'est juste toi et moi. Il n'y a personne d'autre entre nous. Je ne veux plus qu'il y ait qui que ce soit entre nous. Je ne serais plus contesté. »

Je revalais mes peurs et me forçai à répondre convenablement. Après tout, je savais que cela allait arriver. Esmé, Rosalie et Alice ont passé la plupart du temps durant ces 3 dernières semaines à me parler. Elles m'ont aidé à trouver la force en moi pour faire face à mes terreurs et les combattre. Je n'ai jamais su que j'avais une telle force intérieure. Je n'en avait jamais eu besoin auparavant. Maintenant, je savais que j'avais un réservoir inexploité de force qui m'aiderait à traverser cette vie. Je l'utiliserais pour maintenir mon équilibre mental et garder mon identité. J'en aurais besoin si je devais faire face à Carlisle seule. Cela serait ma seule peur que je ne pourrais partager avec personne.

Je fermai mes yeux tandis que je lui ouvrai ma bouche. Ce soir, mon entraînement continuait. Qui sait de quoi demain sera fait ?