Date : 4 juillet 1995
Lieu : Angleterre, Nord du Wiltshire
Je n'ai pas quitté ma chambre depuis que je suis rentrée chez moi, soit hier après-midi. Je n'ai pas envie de voir mon père, quand je suis en sa présence, j'ai l'impression de ne pas le connaître totalement. Quand nous sommes entrés dans notre maison, ma mère m'a dit de monter dans ma chambre et de défaire mes affaires le temps qu'elle prépare le dîner. Mon père, lui, ne m'a pas adressé la parole et il est partit dans son bureau. Je crois qu'il sait que je suis au courant.
Ce matin au déjeuner, c'était le silence, personne ne parlait comme si on n'avait rien à se dire. Mon père à rapidement fini sa tasse de café et il est retourné dans son bureau. J'ai demandé à maman s'il allait bien et elle m'a répondu que oui avec un sourire. Moi, je n'en étais pas si sûr. Ils ne me diront rien et ça me blesse. Je suis tout de même leur fille, c'est vrai qu'ils ont le droit d'avoir des secrets mais pas me cacher ça. Après le déjeuner, je suis montée dans ma chambre et j'ai fini de ranger mes affaires.
J'ai hâte d'aller au Terrier et de revoir Fred. Il me manque, je ne penserai pas qu'il allait autant me manquer en même pas deux jours. C'est d'ailleurs étrange que mes parents ne m'ont pas parlés de ma décision. Peut-être qu'ils allaient m'en parler ce soir lors du dîner. Et c'est ce qu'ils ont fait, à peine assise que ma mère me questionnait déjà.
-On aimeraient savoir pourquoi tu as pris une décision sans nous concerter avant. Nous avons été très surpris de ton choix et nous ne le comprenons pas.
-C'est juste que j'ai envie de passer mes vacances avec la famille de Fred. Il n'y a rien de mal. Leur dis-je.
-Rien de mal ? S'écria mon père en me regardant. Nilin, tu nous a envoyé ta lettre en fin d'année, je pense que c'était pour une autre raison que celle que tu viens de nous dire.
-Oui, c'était si soudain..Dit ma mère.
-J'ai appris quelque chose que je n'aurai sans nul doute pas dû apprendre et cette chose a fait que j'avais envie d'être avec la famille Weasley.
-Une chose ? Laquelle ? Me demanda mon père.
-C'est personnel. Répondis-je en coupant ma viande.
-Nilin, nous sommes tes parents et ont aimeraient bien savoir ce que tu nous caches.
-Je ne suis pas la seule à cacher quelque chose. Marmonnais-je sans lever les yeux de mon assiette.
-Qu'as tu dis ? Demanda mon père.
-Rien.
-Bon Nilin ça suffit ! Si tu as quelque chose à nous dire ou a nous reprocher, dit le nous de suite ! S'époumona mon père et je sursautais. C'était la première fois qu'il me criait dessus ainsi.
-Je..je sais que tu es un mangemort. Lâchais-je en le fixant.
Un blanc s'installe dans la salle à manger, ma mère baisse la tête et mon père se racle plusieurs fois la gorge avant de me regarder. Ses yeux reflétait la colère mais aussi la culpabilité. Il passa sa main droite sur son visage puis se leva de table pour partir autre part qu'ici. Ma mère l'appelle mais il ne revient pas vers nous. Elle s'excuse auprès de moi et va le retrouver. Bon. Au moins, une chose est clair, c'est que c'est vrai car il n'a pas démenti. Je me lève à mon tour et monte dans ma chambre.
Les jours ont passés sans que mon père daigne me parler. Il y a un froid entre nous que jamais il n'y avait eu auparavant. Je ne sais pas quoi faire et j'aimerai parler avec lui de ça. Seulement, je dois partir chez Fred dans trois jours et je ne sais pas encore si je vais y aller. J'ai envie, là n'est pas la question mais je veux pouvoir parler avec mon père avant de partir de la maison et de le revoir je ne sais quand. Ma mère essaie de tout faire pour que ce froid entre nous disparaisse mais rien n'y fait. J'ai envoyé une lettre à Fred pour le lui dire et j'attends sa réponse. J'espère qu'il ne m'en voudra pas trop.
Le lendemain, sa réponse arrive et mon père ne m'a toujours pas parlé, on dirait qu'il m'évite maintenant. J'en ai marre. Je dois lui parler et je trouverai un moyen de le faire avant de partir. Dans sa lettre, Fred me dit qu'il comprend mon choix et qu'il m'attendra avec hâte. Il me dit aussi que ses parents ont tout aussi hâte de me revoir et qu'ils ont prévu tout un tas de chose pour le reste des vacances et qu'on va bien s'amuser. Je n'en doute pas une seconde.
Un soir, il était près de onze heure et j'étais tranquillement allongée sur mon lit à lire un livre de potion trouvé dans la bibliothèque familial quand mon père est entré dans ma chambre. J'ai de suite fermé le livre, me suis assise en tailleur sur mon lit et je l'ai regardé s'asseoir sur la chaise de mon bureau. Les premières minutes, il ne dit rien, il observe ma chambre comme si c'était la première fois qu'il y mettait les pieds. Je le regarde, attendant qu'il parle enfin, chose qu'il fait tardivement.
-Comment l'as-tu appris ?
-Par Harry.
-Je vois. Il baisse la tête. Je pensais que tu ne l'apprendrais jamais mais il faut croire que non.
-Pourquoi ? Demandais-je.
-Parce qu'avant de rencontrer ta mère, j'idéalisais les idées du Seigneur des Ténèbres. Mon père était aussi un mangemort et il voulait à toute fin que je fasse également partit des fidèles de Tu-Sais-Qui. Mais j'ai rencontré ta mère et ça été différent. Sa famille est de sang-pur mais contrairement à la mienne, ils étaient contre la magie noire et tout ce qui s'en suit. Mes parents voulaient que j'épouse une autre femme mais j'en ai décidé autrement et maintenant je regrette ce que j'ai fais.
-Tu..tu as déjà tué des personnes ?
-Oui. Mon cœur se serre et les larmes me montent aux yeux. Mais je n'y mettais aucun plaisir à le faire. Je le faisais pour ne pas mourir.
-Bien sûr..
-Nilin, tu ne sais pas de quoi est capable le Seigneur des Ténèbres. Il pouvait te féliciter un moment et d'un coup te brutaliser parce qu'il était en colère. Si tu ne lui obéis pas, tu en paies le prix et je voulais faire honneur à ma famille, je voulais que mon père soit fier de moi et il l'a été.
-Mais, maintenant qu'il est de retour, tu..tu vas te ranger avec lui ?
-Je n'ai pas le choix, chérie. Il se lève et vient s'asseoir près de moi. Si je veux vous protéger, je n'ai pas le choix.
-Il s'en prendrait à maman et moi si tu ne lui obéis pas ?
-Oui et je ne veux en aucun cas que vous payez pour moi. Il ne t'arrivera rien si je fais ce qu'il me demande. Si je dois tuer, torturer quelqu'un, je le ferai. J'acquiesce. Quand est-ce que tu pars chez les Weasley ?
-Je voulais avoir une conversation avec toi avant de les rejoindre. Dans deux jours je pense.
-C'est une famille bien. Il se lève, embrasse mon front puis se dirige vers la sortie. Reste avec eux le temps que tu veux.
-Merci papa.
Date : 15 juillet 1994
Lieu : Au Terrier ; 09h20
Je me réveille à cause de la lumière qui provient du velux au dessus de moi. Je me mets sur le ventre et essaie de me rendormir mais Ginny m'en empêche en faisant du bruit. Je me redresse sur le matelas et pose mon dos contre le mur derrière moi avant de bailler. La rousse se retourne vers moi et s'excuse d'avoir fait autant de bruit avant de sortir de la chambre. Cela fait neuf jours que je suis au Terrier et je suis heureuse d'y être. Revoir la famille Weasley me fait chaud au cœur et je suis tellement bien avec eux. Ces neuf jours ont été calme mais je crois qu'aujourd'hui nous sortons de la maison, pour aller où ? Je n'en ai aucune idée.
Je me lève, sort de la chambre et comme tous les matins je monte dans la chambre de Fred et George pour voir si mon copain est réveillé. Et, comme d'habitude, il est toujours au lit, la couette sur la tête. George est déjà debout en vue de son lit vide. Je m'approche du lit de mon copain et viens me coucher auprès de lui, sous la couette. Chaque matin, je viens le réveillé avec des bisous et des câlins, chose qu'il adore tout particulièrement. Je me colle contre lui et le secoue légèrement en l'appelant. Dès qu'il émit un petit grognement, je sais qu'il est à moitié réveillé et que je peux commencer à le réveillé en douceur. Je passe d'abord ma main dans ses cheveux court, car oui, lui et son frère se sont fait couper les cheveux et ça m'a fait bizarre de les voir aussi court alors qu'ils les avaient jusqu'aux épaules. Mais ça leur va très bien ainsi, je trouve que ça leur donne encore plus de charme.
-Fred, il faut se lever. Je lui dis en embrassant sa joue plusieurs fois.
-Hummpf..
-Je sais que tu es réveillé. Je lui dis en le positionnant sur le dos mais il garde les yeux fermés.
-Fais moi un câlin. Murmure t-il sans ouvrir les yeux.
Je souris et viens me mettre sur lui pour lui faire son câlin. Je passe mes deux bras sous sa nuque, mon bassin sur le sien, mes jambes entre les siennes et ma tête dans son cou. Tous les matins c'est comme cela et ça ne me gêne aucunement, au contraire. Je dépose quelques bisous dans son cou et remonte jusqu'à sa joue puis vers sa bouche mais je ne touche pas ses lèvres. Il émet un grognement qui me fais rire et je continue ce que je faisais. Prise d'une envie, je commence à suçoter la peau de son cou et mordille légèrement pour laisser une trace.
-T'es sérieuse de faire ça ? Me demande t-il d'une voix rauque.
-Oui. Dis-je en relevant la tête pour admirer mon chef-d'œuvre. J'étais obligée de te marquer mon cœur.
-Alors je vais faire la même chose !
Avant même que je n'esquisse un geste, Fred me retourna et se mit au dessus de moi. Il me coinça avec son corps bien plus fort que le mien et mit sa tête dans mon cou pour me faire un suçon au même endroit que le sien. Il releva la tête et me sourit, fier de lui. Je lui frappai l'épaule et sortit de son lit pour aller dans la salle d'eau en face de leur chambre et me regarde dans le miroir. Je soupire en voyant la taille du suçon mais je souris tout de même. Fred me rejoint, se met derrière moi et on se regarde au travers du miroir.
-Joli suçon, mademoiselle. Ricane t-il.
-Le vôtre est pas mal non plus, monsieur. Je dis en souriant.
-On descend ?
-Je vais m'habiller avant. On sort de la salle d'eau et il me suit jusque dans la chambre de sa sœur.
-Je ne sais pas ce que mes parents ont prévu pour aujourd'hui alors met quelque chose de simple.
-Je ne comptais pas me mettre en jupe ou en robe. Riais-je en fouillant dans ma valise.Bon, tu préfères quoi, avec de la couleur ou juste du noir ?
-Avec de la couleur, tu vas pas à un enterrement que je sache. Dit-il en s'asseyant sur le lit de sa sœur.
-J'aime bien le noir. Je sors des vêtements de ma valise. Regardes pas.
-Quoi ? Il rit. Tu es ma copine, je te verrai bien un jour ou l'autre et sans doute avec moins d'habits sur toi.
-Fred ! M'exclamais-je les joues rouges.
-Je descends, c'est bon. Dit-il en riant avant de se lever et de venir m'embrasser. Mais ce que j'ai dis est vrai, je te verrai..
-Tait toi ! Je lui frappe le bras et le pousse hors de la chambre tandis qu'il riait toujours.
Quand je descends, toute la famille Weasley est dans la cuisine en train de déjeuner. Je dis bonjour à tout le monde puis vais m'asseoir à côté de Fred avant de grignoter quelque chose. Comme d'habitude, il y a toujours beaucoup trop de mets sur la table mais heureusement qu'il y a les garçons pour pratiquement tout manger. Des estomacs sur patte.
-J'espère que vous n'avez rien prévu pour ces trois jours les enfants. Nous dit Arthur.
-A part rester dans nos chambre ou dégnomer le jardin, non nous n'avons rien à faire.Plaisanta George.
-Bien, dans ce cas aller préparer un sac avec quelques affaires pour tenir trois jours, votre mère et moi nous allons vous emmenez quelque part.
-Où exactement ? Demanda Ginny, curieuse.
-Surprise chérie. Arthur lui sourit quand elle râle. Nous partons cet après-midi vers seize heure. Soyez prêt.
Seize heure arriva rapidement et nous étions tous prêt à suivre Arthur et Molly. Nous avons passé pas mal de temps à se demander où est-ce qu'ils nous emmenaient et nous avons essayés de soutirer des informations auprès de la mère de famille sans succès. Ils allaient nous cacher ce petit secret jusqu'à ce qu'on le découvre nous même.
Arthur nous a fait une autre petite surprise, sa petite Ford Anglia nous attendait devant la maison, déjà rempli de nos bagages. Moi qui pensait que le Ministère de la Magie leur avait confisqué et bien ce n'est pas du tout le cas. Je n'étais jamais monté dans une voiture et j'étais folle de joie à l'idée de le faire aujourd'hui, le seul problème auquel je n'avais pas de réponse est : va t-on tous tenir à l'intérieur ? Nous étions sept alors qu'il n'y avait que cinq places et je ne voyais pas les deux autres sièges à travers la vitre arrière de la Ford.
-On va tous tenir ? Demandais-je tandis que Arthur montait à la place conducteur.
-Bien sûr, sinon on y serai allés en transplanant. Me répond le père de famille. Aller tout le monde en voiture.
-Je suppose que vous prenez les deux places du fond ? Nous demanda George.
-Mais il n'y a pas deux places supplémentaires, George. Lui dis-je.
-Ah bon ? Regardes par toi même.
George m'ouvre la portière arrière et je passe la tête pour voir qu'effectivement, il y avait deux sièges en plus. Alors que j'allais dire quelque chose, Arthur nous pressa de monter et je me retrouvais au fond de la voiture à côté de Fred. Le trajet débuta et j'avais un peu mal au cœur, je n'avais pas l'habitude de voyager dans une voiture. Je passais une bonne partie à dormir, ma tête sur l'épaule de Fred et quand nous fûmes presque arrivés, mon copain me réveilla. Je regardais autour de nous et les seules choses que je vis fut une ferme, des champs et une forêt aux alentours. On allaient passer trois jours dans cette ferme ? La réponse arriva bientôt mais Arthur ne s'arrêta pas à cette ferme, il continua la route vers la forêt.
Une heure et demi plus tard, il s'arrêta sur le bord du chemin et on sortis tous de la voiture. Molly s'occupa des bagages tandis que Arthur nous dit que nous allions camper dans cette forêt mais nous n'étions pas tous très ravie. J'avais un peu peur de rencontrer des animaux dangereux, la dernière fois que je suis restée dans une forêt, un loup-garou était à nos trousses. Je n'en garde donc pas de bon souvenir.
Notre petit séjour touche à sa fin et j'ai vraiment hâte de rentrer. Certes c'était bien mais les moustiques et autres bestioles rampantes ne vont pas me manquer du tout. Le premier soir ça été, j'ai assez bien dormi dans le lit dans notre tente à Fred et moi mais le deuxième a été une catastrophe. Quand je suis entrée dans la tente il y avait une araignée de taille moyenne sur mon oreiller. J'ai hurlé en sortant précipitamment de la tente et je me suis réfugiée dans la Ford Anglia non loin de notre campement. La famille Weasley m'a alors demandé ce que j'avais et quand je leur ai dit ils ont tous rigolé sauf Ron qui avait la phobie des araignées et je le comprenais totalement.
Sinon, les journées ont été sympa. Nous avons fait de la marche et nous avons trouvés une petite rivière et bien sûr Fred et George m'ont poussé dedans sans réfléchir aux conséquences. L'eau étant peu profonde, je me suis entaillé la main et j'ai un léger rhume. Molly n'a pas arrêté de les sermonné jusqu'à ce que nous rentrions à notre campement ou elle me soigna avec le matériel nécessaire. Les jumeaux se sont excusés plusieurs fois mais je leur en voulais quand même un peu. Ça aurai pu être plus grave tout de même. Le deuxième jour, Fred et moi sommes restés au campement tandis que les autres allaient faire un tour dans cette ferme pas très loin. Mon copain et moi sommes restés dans la tente, nous avons parlé de ce qu'il se passera maintenant que Voldemort est revenu puis nous avons somnolé un bon moment avant que le reste de la famille ne reviennent.
En ce dernier jours de camping, nous regagnons la voiture et nous retournons au Terrier. Nous avons passé un bon petit séjour en forêt mais je ne le referai pas toutes les semaines, il n'y a pas grand chose a faire en plus. Mais j'ai été contente de passer du temps avec les Weasley.
Date : 25 juillet 1994
Lieu : Terrier ; Chambre des jumeaux ; 18h30
Allongée sur le lit de Fred, je lisais les lettres que Hermione et Harry m'ont envoyé cet après-midi. George était en bas, à dégnomer le jardin avec Ron et Ginny. Fred est avec moi, il écrit sur un parchemin mais je n'ai aucune idée de ce qu'il fait. A chaque fois que je m'approche de lui, il cache son bout de parchemin et me demande de ne pas regarder. Comme je ne veux pas me disputer avec lui, je me suis mise sur son lit pour lire les lettres de mes amis.
Nilin,
Je n'ai pas grand chose à te dire, à part que je m'ennuie à mourir.
Je passe mon temps soit dans ma chambre, soit dehors dans le
parc non loin de chez mon oncle. Heureusement qu'il fait
beau sinon je crois que je déprimerai pour de bon.
Je pense beaucoup à ce qu'il s'est passé lors du Tournoi.
Je pense souvent à ce qu'il va se passer maintenant
qu'il est de retour. J'écoute souvent la radio ou
les informations à la télé pour voir s'il ne
s'en prend à personne que je connais.
Sinon j'espère que tes vacances au Terrier se
passe bien. Mais je ne me fais pas de souci
pour ça. Je pense qu'on se reverra que
dans le train. Je ne pourrai pas venir
au Terrier cette année mais je vous
tiens au courant pour ça. Bisous.
Harry.
C'est dommage qu'il ne vienne pas au Terrier maintenant, il serai bien mieux ici qu'avec son oncle, sa tante et son idiot de cousin. J'en fais rapidement part à Fred mais il ne m'écoute pas, trop plongé dans son parchemin. J'espère qu'il n'écrit pas à Angelina en cachette..Je soupire et prend la lettre de Hermione.
Coucou ma Nilin,
J'espère que tout se passe bien pour toi mais je
n'en doute pas une seconde. Les Weasley sont
des gens tellement gentils et généreux !
En tout cas, moi mes vacances sont géniales.
Je t'avais dis que mes parents allaient
m'emmener chez mes grands parents
et c'est vrai mais je ne savais pas
qu'ils allaient m'emmener à
la mer !
C'était juste génial, les paysages sont merveilleux
et j'ai un peu bronzé. J'aurai aimé les partager
avec toi. J'espère que l'année prochaine
ont pourra y aller ensemble. Pourquoi
pas avec la famille Weasley ? On
verra bien plus tard.
Autrement, comme c'est bientôt ton anniversaire
je t'ai acheté tout un tas de petites choses qui
devraient te faire plaisir. Je ne sais pas quand
est-ce que je viendrais au Terrier mais
je pense que je serai là le jour de ton
anniversaire. A bientôt,
Hermione.
Je me demande déjà ce qu'elle m'a acheté et c'est vrai que mon anniversaire est dans quelque temps. Je suis née le cinq août donc c'est vrai que c'est dans peu de temps et je me demande également ce que Fred va m'acheter et s'il est prévu que je le fête chez eux. Peut-être que mes parents aimeraient le fêter avec moi. Il faudrait que je leur envoie un hibou pour savoir ce qu'ils ont prévu de faire.
-George remonte quand ? Demandais-je à Fred en me levant pour venir poser mes lettres sur son bureau.
-Je ne sais pas. Je lui ai dis de ne pas venir nous embêter jusqu'à ce qu'on descendent dîner.
-Donc nous avons la chambre pour nous tout seuls ? Dis-je en venant derrière lui pour poser mes mains sur ses épaules.
-C'est ça. Pourquoi, que voulez-vous faire exactement mademoiselle ? Je ris et approche ma bouche de son oreille.
-J'aimerai passer un moment sympa avec vous, monsieur. Si vous n'y voyez aucun inconvénients.
-Oh non, aucun.
Il se lève rapidement, me tire contre lui et m'embrasse. Je me sens prête pour passer un cap avec lui. Nous n'allons pas faire l'amour mais juste..je ne sais pas trop, je n'ai jamais rien fait de ce genre alors je lui fais confiance. Il doit savoir comment faire lui. Enfin je suppose. Il me couche doucement sur le lit et vient se mettre au dessus de moi tout en m'embrassant. Je passe mes bras autour de son cou et le rapproche un peu plus de moi, son corps est collé au mien, ses mains caresse mon corps par dessus mon t-shirt. Ses lèvres descendent dans mon cou, je ferme les yeux pour savourer ce moment. Des frissons me gagne petit à petit et quand il mordille la peau de mon cou, un léger gémissement sort d'entre mes lèvres. Je rougis, n'ayant pas l'habitude de faire ce genre de bruit mais Fred n'y fais pas attention et continue à torturer mon cou de ses baisés mouillés.
-Tu veux faire quoi exactement ? Me demande t-il en me regardant dans les yeux.
-Je ne sais pas, ce n'est pas moi l'experte. Répliquais-je en souriant et en caressant sa joue.
-Tu me fais confiance ? J'acquiesce. Alors laisse moi faire.
Il m'embrasse avant de retirer mon t-shirt. Je rougis une nouvelle fois tandis qu'il regarde ma poitrine cachée par mon soutient-gorge. Je me racle la gorge, mal à l'aise et je regarde partout sauf dans sa direction. Il me caresse la joue en me disant de ne pas être mal à l'aise devant lui puis il m'embrassa avec douceur et amour. Je répondis à son baiser alors que sa main gauche se posa sur mon sein toujours couvert. Il le pressa et dirigea ses lèvres à mon cou pour descendre doucement vers la naissance de ma poitrine. Fred garda sa main gauche sur mon sein tandis qu'il descendait sa bouche sur mon ventre, m'embrassant ou mordillant ma peau, ce qui me faisait soit gémir, soit sursauter. Fred remonta tout en me fixant et alors qu'il allait me demander quelque chose, la porte de la chambre s'ouvrit.
-Oh ! Pardon, pardon, pardon. Je n'ai rien vue, faîtes comme ci je n'avais pas ouvert la porte. S'excusa George avant de sortir précipitamment.
-Bon. Souffla Fred en se relevant. Désolé, j'aurai dû verrouiller la porte.
-C'est pas grave. Je préfère que se soit George que ta mère..
-C'est sûr, ria t-il puis il me donna mon t-shirt. Je pense que George va nous charrier pendant un bon moment.
-Malheureusement. Dis-je en soupirant tout en remettant mon t-shirt. Fred vient ensuite s'asseoir près de moi.
-Tu as aimé ?
-C'était court mais..oui, c'était bien. Je lui sourit en prenant sa main. Je t'aime.
-Je t'aime.
Il m'embrasse puis nous sortons de la chambre pour retrouver George appuyé contre le mur près de la porte de la salle de bain. Il souriait en nous fixant et Fred lui fît remarquer que la prochaine fois, il fallait qu'il toque avant d'entrer, surtout s'il était avec moi. Comment être encore plus mal à l'aise..George s'excusa une nouvelle fois avant de nous dire que Molly nous attendaient dans le salon pour nous annoncer quelque chose.
-Bien, dit-elle après que tout le monde se soit installés. Sirius Black nous a envoyé une lettre, que je viens de lire. Il nous raconte brièvement la trahison de Peter Pettigrow et son innocence avant de nous faire part qu'il est de retour à Londres.
-Mais, ce n'est pas dangereux pour lui ? Demandais-je, assise sur les genoux de Fred.
-Il a trouvé un endroit ou se cacher et ou personne ne pourra le trouver.
-Où ? Demanda t-on.
-Et bien vous le saurez demain car il nous a demandé de l'aide pour restaurer cette maison et votre père et moi sommes d'accord. Cela ne t'ennuie pas Nilin ?
-Non. Non pas du tout. Je souris.
-Nous y allons quand ? Questionna Ron, les bras croisés.
-Vendredi soir. Je vais d'ailleurs envoyer une lettre à Sirius pour lui dire. Elle partie vers la cuisine.
-Je vais écrire à Hermione. Dis-je en me levant mais Fred me retient par la taille.
-Non reste ici, il pose sa tête dans mon cou et je souris.
-Ne faîtes pas de cochonnerie sur le canapé. Plaisanta George avant de partir en riant.
Date : 29 juillet 1994
Lieu : 12 Square Grimmaurd ; 20h00
Nous venions d'arriver dans la demeure de Sirius par le Magicobus et j'étais encore ballonnée du trajet. Après être entrés sans se faire voir, l'ancien prisonnier nous a chaleureusement accueillis. Un long couloir nous faisait face et l'intérieur de la maison était vraiment sale et poussiéreuse. Je comprends pourquoi il a besoin d'aide pour nettoyer tout ça. Sirius nous fait vaguement visiter le rez-de-chaussée puis il monta un escalier en bois qui craquait sous nos pieds pour nous montrer nos chambres.
-Est-ce qu'on peut avoir une chambre pour nous deux ? Demanda Fred en nous désignant du doigt.
-Je ne sais pas si c'est une bonne idée. Dit Molly en faisant la moue et j'entendis George ricaner derrière moi.
-Chérie, c'est normal s'ils veulent avoir un peu d'intimité.
-Si ça vous gêne, je partagerai ma chambre avec Ginny ce n'est pas grave..Dis-je en souriant alors qu'intérieurement j'étais dégoûtée.
-Non il n'y a aucune gêne. Nous affirma Arthur. Donc, il est décidé que Fred et Nilin partagent une chambre.
-Un lit double je suppose. Dit Sirius en nous faisant un clin d'œil tandis que Molly rouspétait gentiment.
Sirius nous donna une chambre qui se trouvait au deuxième étage et nous le remercions avant de poser nos affaires près du lit. Je m'allongeais sur celui-ci et une voile de poussière s'envola autour de moi, me faisant éternuer et rire Fred. Après quelques sorts, la pièce est nickel et grâce à une bougie que je viens d'allumer, elle ne sent plus le renfermé.
Le mois de juillet venait de se terminer pour laisser place au mois d'août. En deux jours nous avons bien avancé dans le nettoyage de la maison mais il nous restait tous les étages à faire et c'était vraiment long. Samedi soir, nous avons appris que cette maison allait être le Quartier Général de l'Ordre du Phénix, à savoir, une organisation créer par Dumbledore qui permettait de combattre Voldemort. Cette organisation avait été fondée dans les années soixante-dix lors de la première prise de pouvoir du Seigneur des Ténèbres.
En ce premier lundi de août, nous étions tous dans la large cuisine, sauf Arthur qui a dû aller au Ministère pour une affaire urgente, à parler de ce qu'il restait à nettoyer en bas quand un hibou tapa contre la vitre de la cuisine. On se regarda tous, n'osant plus bouger ni faire du bruit. Molly se leva de sa chaise, ouvrit la fenêtre et le hibou s'envola près de Ron et Hermione. Deux lettres pendaient du bec de l'oiseau, Ron les prit et en donna une à Hermione.
-C'est de Harry. Dit Hermione. Il dit qu'il vient d'être attaqué par des détraqueurs et qu'il va peut-être se faire renvoyer de Poudlard.
-Quoi ? Disons-nous, abasourdie.
-C'est pour cela que papa est allé au Ministère ! Dit George.
-Vous croyez qu'il va être renvoyé ? Demandais-je en n'y croyant pas. Et il a été attaqué chez lui ?
-On verra cela plus tard, votre père nous éclairera quand il reviendra. Monter dans vos chambres, la réunion ne va pas tarder à commencer et tout cela ne vous regarde pas.Nous dit Molly et c'est en soupirant que nous rejoignons nos chambres.
Je laissais Fred avec George et allait dans la chambre de Hermione, qui était arrivée plus tôt dans la journée. Directement elle se renseigna si il était possible que Harry soit renvoyé de Poudlard tandis que Ron et moi étions assis sur son lit sans parler. C'était impossible et encore une fois, l'année ne sera pas de tout repos si elle commence comme cela.
-Je me demande qui il y a ce soir à la réunion. Questionna Ron en entendant du bruit en bas, signe que la réunion allait commencer.
-Ceux de d'habitude je suppose. Dis-je en haussant les épaules. Je n'y crois pas, Harry a été attaqué par des détraqueurs chez lui.
-La question principal est : pourquoi les détraqueurs étaient-ils si loin d'Azkaban ? Nous dit Hermione.
-Harry ne sera jamais tranquille. Soupirais-je.
Plus tard dans la soirée, alors que j'étais allongée sur le lit de mon amie à somnoler tout en jouant avec mes cheveux, la porte s'ouvrit et Hermione se précipita sur Harry qui venait d'entrer. Ron se leva du fauteuil près de la coiffeuse pour aller près de notre ami. Je me redressais sur le lit et sourit en voyant Harry entrer dans la chambre.
-Ça va ? Lui demanda Hermione. Il faut que tu nous racontes ce qu'il s'est passé.
-Hermione laisse le respirer. Dit Ron.
-Ils ne peuvent pas te renvoyer, j'ai vérifié. C'est totalement injuste !
-Oui..Souffla Harry. Il y a beaucoup de chose injuste en ce moment. Il s'approche du lit.Salut Nilin.
-Salut Harry.
-On est où ici ?
-Au quartier général. Lui répond Ron.
-De l'Ordre du Phénix. Ajouta Hermione.
-C'est Dumbledore qui l'a fondée lors de la première prise de pouvoir de Tu-Sais-Qui. C'est une société secrète. Commentais-je en m'asseyant en tailleur sur le lit.
-Vous ne pouviez pas le dire dans une lettre, j'imagine ! Nous dit-il et on voyaient bien qu'il était en colère. J'ai passé l'été sans la moindre nouvelle, à part Nilin de temps en temps.
-On voulait t'écrire, j't'assure..Commença Ron.
-Mais Dumbledore nous a demandé de ne rien te dire. Termina Hermione, mal à l'aise.
-Ils vous a demandé ça ? Dis-je tout aussi ahuri que Harry. Pourquoi ?
-Oui c'est vrai, pourquoi ? Je pourrai aider, après tout c'est moi qui est vu Voldemort revenir. C'est moi qui l'ai combattu et moi qui ai vue Cédric se faire tuer ! S'écria Harry avant qu'un PLOP sonore ne retentisse et que les jumeaux apparaissent de chaque côté de Harry, qui sursauta tout comme moi.
-Bon sang, ne faîtes plus jamais ça ! Leur dis-je en jetant un cousin à George.
-Harry, nous avons entendu ta douce voix. Dit celui-ci en m'ignorant.
-Ne refoule pas ta colère, laisse la sortir. Dit Fred avant de s'asseoir sur le lit comme son jumeau.
-Et si tu as fini de hurler, est-ce que tu veux entendre des choses plus intéressante ?
-Qu'allez-vous encore faire tout les deux ? Questionna Hermione en les voyant sortir des oreilles à rallonge.
-On va juste écouter de loin la réunion d'en bas. Vous êtes partant ?
Après avoir donné notre accord, nous allons sur le pallier du premier étage et Fred fit descendre une des oreilles vers la porte de la cuisine. Avec l'autre oreille, on entendaient tout ce qu'il se disait. Sirius disait que Harry avait le droit de savoir parce qu'il était impliqué dans cette affaire mais Molly ne voulait pas qu'il sache car il n'était encore qu'un gamin. Mon ami fût étonné d'entendre la voix de Rogue et nous l'avons tous été quand nous l'avons vue sortir précipitamment de la maison hier. Mais alors qu'on allait en savoir plus, le chat de Hermione se jeta sur l'oreille avant de détaler avec celle-ci sous notre frustration.
Peu de temps après, Molly nous appela pour dîner. C'est à la file indienne que nous descendons les escaliers pour rejoindre la cuisine. Fred et George transplanèrent à ses côtés, la faisant méchamment sursauter et bien sûr, elle rouspéta après eux en leur disant que la prochaine fois qu'ils recommençaient, ils étaient privé de dessert. Je riais en entrant dans la cuisine mais mon rire s'éteignit quand je vis Maugrey debout près de la cuisine. Il me faisait toujours autant peur et j'essayais de l'éviter le plus possible. Déjà à table, il y avait Remus Lupin, Kingsley Shakelbolt un Auror et Nymphadora Tonks jeune Auror vraiment sympathique qui peut se métamorphoser à volonté. Je m'assois près de Fred et j'observe Nymphadora changer son nez en cochon puis en bec de canard pour amuser Ginny tandis que Arthur parlait de l'audience de Harry avec celui-ci, Lupin, Sirius et Maugrey. Molly intervint alors qu'ils parlaient de Voldemort et d'une possible armée de créatures en tout genre.
-Cette fin de journée a été éprouvante. Dis-je en me mettant au lit.
-Tu es fatiguée ? Me demande Fred, déjà couché en me regardant.
-Oui je le suis, pourquoi ? Il me fixe et je comprends ou il veut en venir. Tu veux qu'on..comme l'autre jour au Terrier ?
-J'aimerai finir ce que j'ai commencé oui. Il sourit et je me colle contre lui. Si tu es d'accord.
-Je le suis.
Et c'est ainsi que j'eus, pour la première fois, du plaisir. Nous nous endormons l'un contre l'autre, à moitié nu et comblé. Je l'aime vraiment et j'espère que notre amour ne sera pas que de passage. Une simple amourette d'adolescent. Moi j'aimerai plus. Qu'on vive ensemble après Poudlard, qu'on fasse notre vie ensemble et surtout qu'on est un ou plusieurs enfants qui iront également à Poudlard. J'espère aussi qu'on gagnera définitivement contre Voldemort et que la paix régnera dans le monde magique.
