Miou tout le monde !

Merci pour tous vos retours sur le précédent chapitre, j'étais pas certaine d'avoir réussi à rendre l'effet que je voulais et vos compliments m'ont fait chaud au coeur. Pour la peine je vous offre une pluie de coulis de framboise (parce que c'est trop bon les framboises).

Sinon aujourd'hui on retrouve la FACE et spoiler, Alfred va un peu se faire secouer les puces.

Bonne lecture !

Réponse à guest : Merci beaucoup je suis ravie que ça te plaise autant ! Promis je n'ai pas l'intention de m'arrêter tout de suite^^ (ah et est-ce que tu crois que tu peux signer avec un petit pseudo particulier ? que je sache si c'est toujours la même personne ou non :) )

Disclaimer : Je suis une quiche galactique en japonais et ne peux donc pas être Himaruya.


Toujours dans la même maison mais quelques minutes plus tard, Alfred finissait un résumé de son plan et de la soirée, après s'être fait copieusement hurlé dessus par sa famille pour ne pas les avoir prévenus.

- Vous auriez essayé de m'en empêcher, ça me laissait pas d'autre option !

- On aurait pu trouver d'autres moyens ! contra Matthew.

- Comme quoi, essayer de le virer gentiment en suivant les procédures puis convaincre les lobbies d'arrêter de ne penser qu'au profit ?

- On aurait au moins pu t'éviter d'avoir recours à Natalya ! Bon sang mais qu'est-ce qui t'a pris de lui demander de te tuer !? cria Arthur encore sous le choc.

- Au moins je savais qu'elle hésiterait pas !

- Ah ça pour ne pas hésiter ! grinça Francis avec des éclairs dans les yeux. C'est déjà une chance incroyable qu'elle ait attendu ton réveil pour commencer à te torturer !

- Comme si je risquais quelque chose... Elle avait juste mis des cordes pour me retenir.

Alfred avait répondu avec un haussement d'épaule et personne n'eut rien à redire à son argument. Les trois autres maintinrent encore leur regard furieux pendant quelques secondes, puis abandonnèrent presque en même temps pour aller lui faire un câlin familial.

- On s'est énormément inquiétés pour toi, Al', chuchota le français. Ne nous refait pas un coup pareil s'il te plait.

- Promis. En plus maintenant tout devrait aller mieux.

L'américain s'était tendu imperceptiblement en reconnaissant la phrase qu'Ivan avait employée moins d'une heure plus tôt. Le ton résonnait de la même sincérité. Ils s'éloignèrent finalement, Arthur et Francis s'installant dans les fauteuils pendant que les jumeaux se posaient sur le canapé.

- Au fait, commença Matthew en s'efforçant d'avoir l'air neutre, il m'a semblé voir Ivan partir au moment où on arrivait...

- Ouaip, il est passé.

- Paaaaardon ? fit Arthur dont les doigts s'illuminèrent de scintillements verts.

- Relax, c'était juste par curiosité. Il se demandait juste ce que j'avais en tête et on a un peu discuté. Et il est parti.

- C'est tout ? demanda Francis franchement étonné.

- Disons que j'ai trouvé un moyen de prendre ma revanche et qu'à présent on est quittes lui et moi, répondit Alfred lentement.

Pour le coup, les trois autres ouvrirent si grand les yeux qu'ils auraient pu concurrencer un lapin devant un étalage de carottes. Arthur tenta de déceler la moindre faille de son fils qui indiquerait un mensonge, mais il ne trouva rien.

- Comment tu t'y es pris ? demanda-t-il en haussant un sourcil.

- Secret défense, répondit l'américain avec un clin d'oeil.

L'anglais tenta d'obtenir plus d'informations, mais finit par renoncer devant l'obstination de sa tête de mule de fils. En soupirant, il se leva.

- Tu nous appelles au moindre besoin, d'accord ?

- Je suis censé être mort là tu sais, répliqua-t-il en riant. Je vais me prendre une bonne semaine de vacances avant de retourner à Washington.

Francis hocha la tête avec un sourire. Il retrouvait dans les yeux de son Alfred quelque chose qui ressemblait à une petite flammèche. Pas les étoiles qu'il y voyait avant, mais un petit quelque chose qui semblait dire que le pire était passé, et que son fils allait enfin retrouver le goût de vivre.

Matthew se leva du canapé, s'étira un peu et fit une proposition avant que Kuma ne revienne dans ses bras.

- Puisqu'on a tous un peu de temps libre, ça vous dirait qu'on se fasse une semaine de vacances juste tous les quatre chez moi ? Il y a plein de coins géniaux pour les randos et on ne croisera personne.

Le canadien souriait, Arthur grogna un peu pour la forme et Francis fut très enthousiaste, mais Alfred ne fut pas dupe pour autant. Sa famille voulait le garder à l'oeil pendant un moment. Après tout, pourquoi pas ? L'intérêt serait des deux côtés et ça lui ferait du bien de passer du temps simplement avec son frère et ses parents. En souriant, il se leva aussi.

- Bon, ben le temps de prendre quelques affaires et on y va ?

- Vous embêtez pas avec ça, rigola le canadien, j'ai tout le matos adapté chez moi.

- Mon trésor, tu as aussi ce qu'il faut pour qu'on ait tous à manger pendant une semaine ? s'inquiéta Francis.

- Heu... Au pire on pourra aller acheter ce qui manque demain matin.

- On s'en fiche de ça frog, c'est un détail.

- Un détail ! Comment oses-tu qualifier mon art de détail ! s'emporta le français en exagérant sa grimace d'horreur.

Au bout de plusieurs minutes de chamailleries diverses et variées, ils réussirent enfin à partir chez le canadien.

Loin de là, à Moscou, Ivan souriait tristement en attaquant une deuxième bouteille de vodka.

-oOo-

Six mois plus tard.

Après quelques jours de panique et quelques semaines d'organisation fiévreuse, les Etats-Unis s'étaient redressés et remis de la fin spectaculaire de la classe dirigeante. Ce qui restait de personnes compétentes à la maison blanche avait abattu un travail formidable et le pays entier avait demandé le retour d'Obama, au moins le temps de sortir de l'épisode de crise. Celui-ci avait accepté de revenir pour six mois et pas davantage, malgré les demandes du congrès. Enfin libéré de la pression des lobbies et des sénateurs véreux, il avait entrepris une modification en profondeur des Etats-Unis avant de relancer des élections.

Ce soir-là, un gala très simple était de mise pour célébrer l'arrivée au pouvoir du nouveau président des Etats-Unis. Ou plutôt de la nouvelle présidente. Alice Anderson, ancienne secrétaire du gouvernement Trump, avait largement prouvé son mérite dans la gestion de la crise, et affichait depuis des positions résolument modernistes. Elle avait bâti son principal argument de campagne sur le besoin évident qu'avait son pays d'écrire une nouvelle constitution, adaptée aux besoins du XXIème siècle et plus à ceux du XVIIIème. Elle avait été élue avec une écrasante majorité face à son concurrent, un des derniers à vouloir continuer dans la voie du protectionnisme à outrance et suivre les traces de Trump.

Quelques nations avaient été invitées à l'évènement, notamment Arthur, Francis et Matthew, chacun représentant le lien historique qui existait entre leur pays et les Etats-Unis. À la fin du discours d'introduction de la présidente, ils applaudirent en souriant.

- À présent, sourit-elle, je cesse enfin de parler et je vous laisse profiter de ce magnifique buffet !

Il y eut de légers rires, et tout le monde se leva pour aller se servir en petits-fours et flutes de champagne. Parfaitement respectueux des convenances, les trois nations allèrent présenter leurs félicitations.

- Je vous remercie. Dites-moi, ajouta-t-elle en baissant la voix avant de les entraîner légèrement à l'écart, vous êtes la famille d'Alfred, n'est-ce pas ?

Ils acquiescèrent et le sourire de l'élue s'élargit.

- Il est formidable. Même si son acte nous a horrifié au début, avec les explications qu'il a donné et le soutien inestimable qu'il représente depuis, il s'est largement rattrapé. C'est presque à l'unanimité qu'on a finalement renoncé à exercer une sanction malgré la gravité de son acte, c'est vous dire ! Vous n'imaginez pas à quel point il nous est précieux à la maison blanche.

- On en a entendu parler oui, lâcha Arthur en essayant de ne pas trop montrer à quel point il était fier.

- Il semble vous tenir en haute estime, ajouta Francis.

La dirigeante rosit légèrement.

- C'est lui qui m'a poussée à me lancer dans la campagne. Il avait l'air persuadé que j'avais ce qu'il fallait et m'a soutenue tout le temps que ça a duré. Ce poste, c'est en grande partie à lui que je le dois.

- Dommage qu'il n'ait pas pu venir, regretta Matthew. Je suis sûr qu'il aurait aimé être là.

Alice secoua doucement la tête.

- Je le lui ai proposé, mais il pense que l'Amérique n'est pas prête à le revoir officiellement. Même s'il a beaucoup changé son apparence et sa façon d'être, il pense avoir un peu trop marqué les esprits et être trop reconnaissable.

- Il n'a pas tout à fait tort...

- Je sais. En revanche, je pense le renvoyer bientôt en meeting international. Nous avons besoin d'un représentant après tout, fit-elle fièrement, et il a l'air prêt à y retourner.

- C'est aussi l'impression qu'il nous donne, répondit Francis avec un sourire.

- Je vous fait confiance pour qu'il réussisse à s'y sentir bienvenu.

- Ça va de soi, fit Matthew en souriant.

- Merci. Sur ce, si vous voulez bien m'excusez, j'ai une dizaine de sénateurs à affronter ce soir et je crois qu'il vaut mieux que je leur parle séparément.

Les trois nations s'inclinèrent légèrement et s'éloignèrent de la présidente, qui s'approcha avec un sourire amusé d'un homme visiblement ravi du buffet.

- Sénateur Wilson, comment allez-vous ?

-oOo-

Quelques heures plus tard, la famille était rentrée chez Alfred et commentait la soirée.

- Elle a l'air prometteuse, ta présidente.

- Je sais, répondit l'américain en souriant. Elle est du genre motivée et compétente, c'est pour ça que je lui ai filé un coup de pouce.

- J'ai hâte de voir comment elle va s'en sortir, enchaîna Matthew. Certains de ses projets de réformes risquent d'avoir du mal à passer auprès du congrès.

- Le but c'est surtout de faire passer la nouvelle constitution, si elle arrive à faire ça, le reste suivra. Mais je suis confiant, ça va le faire.

- On te le souhaite, intervint Arthur. Il paraît que tu reviens bientôt en meeting ?

Sous une allure enjouée et une curiosité courtoise, la question était sérieuse. L'absence de l'américain se faisait sentir, et mener des réunions internationales sans la présence de la première puissance mondiale se révélait compliqué. Alfred prit un air plus sérieux et hocha la tête.

- J'en ai parlé avec Alice. Je reviens à partir de la semaine prochaine pour la série de réunions exceptionnelles, mais selon le boulot que j'aurai ici, je pourrai difficilement assister à tout.

- Fait à ton rythme, déclara Francis en souriant. Personnellement j'ai surtout hâte de voir la tête des autres devant ton nouveau style, ajouta-t-il en pouffant.

Il eut comme réponse un clin d'oeil amusé.

- Même les héros sont capables d'évoluer.


Petit suspense de fin pour le prochain chapitre, juste parce que... ben j'avais envie x)

Sur ce je vous fait des bisous au chocolat, je vous fais des yeux de chaton Kirkland pour que vous me laissiez un ptit mot (je réponds toujours et je mords pas à travers les écrans, promis) et je m'envole une fois de plus vers d'autres cieuuuuuux !

Plein de brownies pour vous ! (demande de Djodjocute)