Chapitre 24 : La famille …

Coucou tout le monde !

Me voilà comme promis avec le chapitre 24 avec moi !

Je suis heureuse de voir que l'histoire vous plait toujours et que vous êtes toutes impatientes d'avoir enfin des réponses aux très nombreuses questions que vous vous posez depuis le début ^^

Bon ce n'est pas encore pour tout de suite les révélations mais cela ne saurait tarder

Je tiens à remercier chacune d'entre vous pour continuer de venir chaque semaine lire un nouveau chapitre et je tiens aussi à dire merci pour les reviews toujours aussi divertissantes !

Allé je vous laisse on se retrouve en bas !

Bonne lecture !


Chapitre 24 : La famille …

PDV Bella

La seule chose dont j'avais conscience, c'est que ma fille me détestait.

L'enfant que j'avais chéri durant ces 15 derniers années, pour lequel je m'étais battu corps et âme me vouait une haine que je pouvais comprendre.

Je savais que cela arriverait un jour où l'autre mais je ne pensais pas que cela prendrait de telles proportions et que ma fille finirait par me vouer une telle haine.

J'avais l'impression que rien ne pourrait endiguer ce sentiment qu'elle ressentait à mon égard. Comment en étions-nous arrivé là ?

Quand elle m'avait lancé ces atrocités à la figure au sujet de ces soit disant hommes que j'avais eu dans ma vie, je n'avais pas pu me retenir et j'avais eu un geste totalement inédit pour moi. J'avais levé la main sur ma fille ce que je m'étais toujours refusé à faire.

Au choc de mon geste, c'était ajouté les paroles froides de Kiara. Mon enfant, celle que j'aimais tant depuis bien avant le jour de sa naissance, préférerait que je sois morte plutôt que vivante. Combien de fois avais-je souhaité que ma propre mère soit à mes côtés pour m'aider dans ma vie, combien de fois avais-je supplié le ciel de me rendre les personnes que j'avais perdues ?

Elle ne pouvait pas être sérieuse, elle ne pouvait pas penser ce qu'elle avait dit. Je savais mieux que personne, ce que s'était de vivre sans parents, sans aucuns repères auxquels se raccrocher et surtout sans personne sur qui compter mis à part soit même. J'avais vécu dans des foyers avec des enfants méchants et vicieux qui m'avaient forcé à m'endurcir dès le plus jeune âge.

J'avais fait des choses dans mon enfance dont je n'étais pas fière pour des caïds de bac à sable qui ne m'avait guère donné le choix et surtout pour ma sœur camée que je pensais pouvoir sauver à l'époque.

C'est donc cette vie que Kiara aurait voulu pour elle et pour ses sœurs ?

Je n'étais pas certaine qu'elle pensait réellement ce qu'elle disait.

J'avais conscience de ne pas leurs consacrer autant de temps que je le voudrais, mais j'essayais au maximum de me libérer afin d'être là pour elles. Je tentais de les éloigner au mieux de la vie que je menais dans ce monde de rapaces, pour qu'elles aient chacune une enfance aussi heureuse que possible, celle que je n'avais pas eu tout simplement.

Etre mère quand on dirigeait une compagnie aussi énorme que la mienne, n'était pas la chose la plus facile en soit mais je pensais que Kiara pouvait comprendre que je faisais le maximum d'effort. Ce n'était visiblement pas le cas.

Vivre dans un foyer faisait partie de mes pires souvenirs et j'avais tout fait pour me sortir de là. Avoir un enfant aussi jeune m'avait aidé à quitter cet endroit que je détestais tant et à me battre pour me sortir de la boue.

Les paroles de Kiara éta ient une lame aiguisée que l'on m'enfonçait dans le cœur afin de me faire agoniser un peu plus. Etais-je une si mauvaise mère ? Ou m'étais-je trompée au juste ?

J'avais conscience que j'avais involontairement fait porter sur les épaules de ma fille une partie de ma douleur mais pourquoi une telle haine ?

La vérité ne soulagerait-elle pas ce chagrin qui nous consumait ? N'était-il pas temps d'avouer enfin à Kiara ce secret que je portais en moi depuis tant d'années ?

Je m'étais toujours juré d'attendre le meilleur moment pour lui révéler ce que je cachais depuis bientôt 16 longues années. J'aurais aimé qu'elle ne pose jamais la question ainsi, je n'aurais jamais eu à affronter ce que j'avais fait.

Bien sûr, elle savait pour mon changement d'identité tout comme pour la mort de sa tante et de son oncle mais je n'étais jamais entrée dans les détails. Intelligente comme l'était Kiara, je me doutais qu'elle avait fait des recherches sur Internet pour en savoir plus et qu'elle était tombée sur quelques articles de presse.

Elle devait savoir que sa tante était une pute camée et que son oncle n'avait jamais eu la justice qu'il méritait. Quand je lui avais raconté ce pan de ma vie, elle avait parfaitement compris la raison de mon silence. Elle m'avait soutenu dans ma démarche de retrouver le coupable même secrètement.

Les journalistes étaient trop impitoyables avec nous pour que je parle de cette histoire au grand jour.

Mais je n'avais pas pu lui raconter la vérité dans son intégralité, j'en avais dissimulé volontairement une partie. Ainsi elle ignorait que Tanya était responsable de la mort de Quil, et que par sa faute j'avais eu un enfant auquel j'avais voué un amour inconditionnel depuis le premier instant ou j'avais soupçonné son existence.

Je savais qu'elle voulait des réponses sur son père mais la honte et surtout le désespoir qui me rongeaient depuis toutes ces années m'empêchaient de lui avouer ce secret qui devenait un poids pour moi. Si elle savait, j'étais presque certaine qu'elle voudrait le retrouver et s'était une chose trop dangereuse non seulement pour elle mais aussi pour ses sœurs et pour moi.

J'étais prête à tout pour la protéger, même si cela impliqué qu'elle me déteste.

Les larmes coulaient le long de mes joues alors que je prenais conscience de la situation. Kiara ne s'arrêtera jamais avant de savoir.

Sans que je m'en rende compte, de petites mains s'enroulèrent autour de moi pour me serrer contre un petit corps d'enfant.

Lise avait son visage si innocent tourné vers moi et de ses petits doigts elle tentait d'essuyer les larmes de mes joues.

- Tu ne dois pas pleurer maman …, murmura-t-elle de sa petite voix fluette en me souriant.

- Oh mon ange …

Je la pris contre moi et la serrais aussi fort que je le pouvais comme si je voulais la faire entrer en moi. Combien de temps lui faudrait-il à elle aussi pour me détester ?

Un sanglot me prit soudain et je tentais de le réprimer pour éviter d'inquiéter mon enfant.

Lise resta un long moment blottie contre moi, avant de relever sa frimousse et de me sourire de nouveau.

- Je ne veux pas que tu sois triste, moi je t'aime et je resterai toujours avec toi … même quand je serais grande comme toi …

Je reniflais de manière pas très élégante avant de passer ma main dans les cheveux soyeux de ma petite fille. Elle ressemblait tant à son père aussi bien physiquement que mentalement. Sa douceur et sa bonté venait de l'homme que j'avais tant aimé et que pourtant j'avais perdu comme toutes les personnes de ma vie.

- Tu dis cela mon ange mais un jour tu voleras de tes propres ailes afin de construire ta vie …

Elle secoua la tête butée mais je n'insistais pas. Elle n'avait que 4 ans, comment pouvait-elle envisager sa vie dans 15 ou 20 ans ?

- Pourquoi Kiara n'est pas gentille avec toi ?

Ses disputes incessantes qui m'opposaient à mon aînée étaient un poids pour tous. Peut-être que cette école en Suisse était la meilleure solution pour protéger mes filles autant Kiara que Lise et Charlotte. Je ne voulais pas me séparer d'elle mais avais-je encore le choix ?

- Parce que Kiara veut la vérité et que je ne suis pas capable de la lui donner.

Lise parut réfléchir à mes paroles mais elle n'eut pas vraiment le temps de me poser une autre question que Charlotte pointa le bout de sa frimousse.

Elle s'installa sur le banc à côté de nous et se colla à moi. Je passais un bras autour de ses épaules et serrais mes enfants contre moi.

- Tu sais maman, j'aime bien Edward …

J'esquissais un sourire et embrassait ma fille sur le front.

Du haut de ses 8 ans, Charlotte voulait depuis un bon moment que j'ai un amoureux. J'avais peur que ce soit parce qu'elle voulait un papa. Je n'étais pas certaine qu'Edward puisse jouer ce rôle auprès d'elles. Et puis Dimitri était leur père, je ne pouvais pas le remplacer.

- Vraiment ?

Elle hocha vigoureusement la tête.

- Il a dit qu'on pouvait être des amis … et que après plus tard peut –être il sera mon papa et que ce serait un honneur ! J'ai toujours voulu avoir un papa … et j'aime bien Edward …

- Un honneur ? Répétai-je les larmes aux yeux.

Pourquoi de simples mots me faisaient autant de bien ?

Edward était un homme parfait. Jamais je n'avais rêvé qu'une telle chance pouvait encore s'offrir à moi. J'entrevoyais un autre futur et l'espoir revenait.

Ma fille hocha la tête avant de poser une main sur celle de sa petite sœur.

- Il a dit qu'il t'aimait, qu'il t'aimait de tout son cœur …

Je restais un moment choquée avant de comprendre les paroles de Charlotte.

Edward m'aimait et il l'avait dit à ma fille de 8 ans ?

J'étais presque certaine qu'impliquer autant les filles dans notre couple n'était pas une très bonne idée mais les mots que Charlotte me répétaient, me réchauffaient de l'intérieur. Il avait avoué ces sentiments tout en sachant que la fillette pouvait le répéter à n'importe qui, c'est qu'il devait les penser.

- Peut-être qu'un jour, nous formerons une famille, hein maman ?

- Nous sommes déjà une famille Charlotte …

Elle secoua la tête pas prête à démordre.

- Pas comme les autres … je n'ai jamais eu de vrai papa …

Ses paroles me blessèrent un peu mais elles étaient vraies. Dimitri n'était qu'un père fantomatique que l'une n'avait jamais connu et que l'autre ne se rappelait que très vaguement.

Les fillettes cherchaient désespérément une figure paternelle à laquelle se raccrocher. Edward était le premier homme à entrer dans ma vie depuis des années.

- Laisse nous du temps ma chérie … il faut qu'Edward et moi on apprenne à se connaitre et que vous aussi vous passiez du temps avec lui, qu'on essaye de voir si nous 5, ça fonctionne.

La petite hocha la tête.

- C'est comme Edward a dit … on doit devenir ami avant et que peut-être après on verra …

J'avais des petites filles particulièrement intelligentes et j'étais fière d'elles.

J'embrassais chacune de mes enfants avant de me lever.

- Et si nous allions trouver Edward ?

- Il est avec Kiara, m'annonça naturellement Charlotte.

Je restai de nouveau interloquée avant de m'élancer vivement sans vraiment savoir pourquoi, vers le premier étage demandant aux filles de rester dans le jardin.

Je vis très bien Edward sortir de la chambre de Kiara et refermer la porte.

- Alors comme ça tu te mets à copiner avec ma fille ?

Je ne comprenais pas vraiment pourquoi j'étais si en colère mais le fait est que j'avais du mal à me contenir.

PDV Edward

La colère d'Isabella n'avait pas vraiment de sens pour moi, mise à part si elle avait entendu la proposition que j'avais faîte à Kiara. Peut-être n'acceptait-elle pas que je m'approche trop près de ses enfants.

- Je ne faisais que discuter avec elle, je ne voulais pas te mettre en colère …

Elle ouvrit la bouche avant de la refermer et de la rouvrir de nouveau. Elle croisa les bras sur sa poitrine avant de me jauger de la tête comme pour juger si je mentais ou non.

Je levais les mains en l'air comme l'aurait fait un coupable devant un flic qui venait de l'arrêter.

- Tu as discuté avec elle ?

Elle paraissait interloquée et je pouvais comprendre la raison.

Doucement pour ne pas la brusquer, je baissais les mains et m'approchais d'elle.

- Je ne voulais pas te blesser, je voulais juste … essayer de t'aider …

Et j'aurais sans doute mieux fait de m'abstenir parce que provoquer les foudres de Bella n'étaient la meilleure chose à faire.

La jeune femme baissa la tête avant de prendre une profonde inspiration et de poser sa tête sur mon torse.

- Elle t'a parlé ?

- Oui.

Elle renifla et je la serrais contre moi.

Je comprenais sa réaction. Sa fille parlait à un étranger et elle refusait de le faire avec sa mère depuis des mois.

Au bout d'un long moment elle releva la tête et me regarda droit dans les yeux.

- Je suis contente qu'elle ait pu parler … Excuse-moi d'avoir réagi de cette manière …

Ses mots lui coûtaient et je savais qu'elle avait du mal à les prononcer parce qu'elle avait mal. La situation était entrain de la miner ce que Kiara avait oublié.

- Tu n'as pas à t'excuser, c'est normal … Kiara est ton enfant …

Ses yeux papillonnèrent sous l'effort intense qu'elle déployait pour ne pas pleurer. Même si elle m'avait dévoilé un pan de sa vie, elle continuait à mettre des barrières entre nous pour se protéger. Qui aurait pu lui reprocher ?

Surement pas moi.

Toute cette histoire était trop rapide. Venir ici aujourd'hui n'était pas une bonne idée.

Les enfants avaient maintenant des espoirs qui ne seraient sans doute jamais réalisés et j'avais de la peine pour eux.

Aimer ces trois filles ne seraient en aucun cas un poids pour moi puisque c'était déjà le cas.

Je ne les connaissais pas vraiment mais elles étaient toutes une part de cette femme merveilleuse qui se tenait devant moi. Et je les aimais. Je voulais les protéger autant que leur mère.

Bella se battait depuis des années pour leurs bonheurs et se rendre compte qu'elle avait échoué dans certain domaine ne devait pas être simple pour cette femme habituait à tout contrôler.

Si les choses avaient été différentes, je me serais battu à ses côtés pour apaiser les tensions entre Kiara et elle et leurs apprendre enfin à se parler.

J'avais envie de pleurer en comprenant qu'à travers mon attitude j'allais les faire souffrir plus encore.

Bella faisait tomber ses barrières les unes après les autres et m'accordait une confiance que je ne méritais en aucune façon.

Comment allait-elle réagir le jour où elle finirait par apprendre la vérité ?

Je ne voulais pas la faire souffrir. Comment est-ce que je pouvais encore me regarder dans une glace sachant que tôt ou tard, cette femme allait encore se plier en deux sous le poids de la souffrance que cette fois je lui infligerais en toute connaissance de cause ?

Je fus secoué d'un tremblement que je tentais de réprimer pour éviter qu'elle ne s'en rende compte.

Je fermais les yeux aussi forts que je le pouvais et serrais la femme de ma vie dans mes bras. La seule chose que j'avais envie de lui dire, c'est à quel point je l'aimais et que je voulais être près d'elle pour l'aider à affronter tout ça.

Je voulais être à ses côtés et la soutenir.

J'ignore combien de temps nous restâmes ainsi mais se sont deux fillettes qui nous forcèrent à nous séparer.

Au contraire de ce début chaotique, la suite de la journée fut beaucoup plus calme. Le repas se déroula dans une ambiance chaleureuse, rythmée par les bavardages de deux chipies.

J'avais déjà eu auparavant un aperçu de leur espièglerie mais j'étais quand même loin du compte.

Charlotte et Lise étaient débordantes de joie et les voir avec ce sourire si doux et innocent me conforta dans ma volonté à vouloir réconcilier Kiara et sa mère avant que James ne se charge de moi.

J'avais presque l'impression d'avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête. J'attendais juste mon sort comme un condamné à l'échafaud. La seule chose que je pouvais espérer, c'est que Bella et ses enfants souffrent le moins possibles.

Kiara ne fit aucune apparition de la journée et j'en fus peiné. Elle resta dans sa chambre alors que nous étions dans le salon.

Ce n'était guère étonnant mais je n'avais pas pu m'empêcher de la guetter.

Il était particulièrement tard quand je rentrais chez moi. Quand je m'étendis sur mon lit, je me rendis compte que les draps étaient imprégnés du parfum de Bella. Je humais l'odeur pendant de longues minutes savourant sa présence fantomatique.

Il était particulièrement tard le lendemain quand j'ouvris les yeux.

En jetant un regard sur le radio réveil, posé sur la table de chevet, je me rendis compte que si je ne me dépêchais pas j'allais être en retard.

Je devais passer prendre Bella et les filles chez elle afin de les emmener chez mes parents.

Je sautais au bas du lit et me préparais en un temps record.

Zappant le petit déjeuner, je me précipitais dans le garage afin d'aller chercher la voiture.

Une fois au volant de ma Volvo, je pris la direction de la maison de Bella en me demandant si Kiara serait de la partie aujourd'hui ou non.

J'aurais aimé que ce soit le cas mais je pouvais comprendre si elle décidait de ne pas venir.

C'est avec plus de 10 minutes de retard que j'empruntais le chemin qui menait à la villa.

Bella était sur le perron aussi magnifique que d'habitude. Elle avait enfilé une robe noir simple qui mettait en valeur ses formes ainsi que des escarpins vertigineux dans les mêmes teintes. Afin de se protéger de la fraicheur de ce début de matinée, elle avait noué un foulard de couleur rouge autour de ses épaules. Ses cheveux, quant à eux, étaient tressés et rabattus sur une de ses épaules. Elle était apprêtée sans toutefois en faire trop. Parfaite comme d'habitude.

Charlotte et Lise étaient à ses côtés, vêtues elles aussi de robes, la première d'un rouge rubis éclatant, la deuxième d'un violet profond.

Leurs cheveux étaient noués de la même manière que leur mère et je trouvais le clin d'œil super mignon.

Elles étaient toutes les deux aussi magnifiques que Bella. Charlotte était son portrait en plus jeune quand à Lise, elle ressemblait vraiment à son père, mais avec des touches de Bella par ci par là.

Subjugué devant ce spectacle, je marquais un temps d'arrêt avant de descendre de voiture et de rejoindre ses trois sublimes créatures. Les deux fillettes feraient surement des ravages d'ici quelques années.

Bella m'adressa un petit sourire que je lui rendis immédiatement. J'embrassais les deux fillettes sur les joues. Elles me répondirent un grand bonjour avant de me relever et de déposer un doux baiser sur les lèvres sucrées de ma petite amie.

- Bonjour, murmurai-je en plongeant mon regard dans le sien.

Elle me répondit du bout des lèvres mais son sourire valait toutes les paroles du monde.

Je m'écartais d'elle et regardais autour de nous comprenant que Kiara ne viendrait pas.

Bella parut comprendre ce que je cherchais et baissa la tête.

- J'ai essayé de la convaincre mais … elle n'a rien voulu savoir …

Je voyais comme l'attitude de sa fille lui coûtait mais je ne pouvais pas forcer l'adolescente à nous accompagner.

- Ne t'inquiète pas … tout finira par s'arranger …

Elle n'en était pas persuadée et s'était bien normal parce que moi-même j'avais du mal à croire à mes propres paroles.

Je la serrais brièvement contre moi.

- Allez tout le monde, en route !

Les petites crièrent de joie avant de se précipiter vers la voiture ou j'avais installé les rehausseurs de mes neveux. Chacune s'installa et je guidais Bella jusqu'à l'avant.

Au moment où je rabattais la portière sur elle, j'entendis la porte d'entrée s'ouvrirent derrière moi.

Je me tournais pour voir apparaitre Kiara.

Je me tournais vers Bella et lui demandais silencieusement de rester dans la voiture avant de m'approcher de sa fille ainée qui avait l'air particulièrement mal à l'aise.

En deux enjambées je la rejoignis.

- Avant que vous ne me posiez la question, je préfère vous répondre que je ne viendrais pas.

Elle était têtue et buttée. Elle ne comptait pas venir avec nous et rien de ce que je pouvais dire ne la ferait changer d'avis.

- Ce n'est pas ce que j'allais te demander …

Elle croisa les mains sur sa poitrine et leva les yeux vers moi.

- Passez une bonne journée …

Elle se retourna pour partir mais je l'interpellais avant qu'elle ne disparaisse.

- Kiara … si tu changes d'avis … nous sommes chez mes parents à une heure d'ici. Je suis certain qu'avec un peu de recherche tu arriveras à dégoter l'adresse …

Elle ne dit rien et retourna à l'intérieur.

Quand je montais dans la voiture, je vis parfaitement la peine sur les traits de Bella bien qu'elle tentait de le cacher.

J'enroulais mes doigts autour des siens afin de lui faire comprendre que j'étais là et que je me doutais de ce qu'elle pouvait éprouver. Le trajet dura plus d'une heure et il était plus de 11h 30 quand je me garais enfin devant chez mes parents. Les voitures de mon frère et de ma sœur étaient déjà garées sur le parking indiquant que tout le monde était arrivé. Nous étions donc les derniers ce qui ne me surprit guère.

J'aidais tout le monde à sortir. Bizarrement Charlotte et Lise étaient soudain beaucoup plus calmes et ne paraissaient pas en mener plus large que leur mère.

- Tes parents ont une très belle maison, complimenta-t-elle.

- Disons qu'ils en sont assez fiers.

Je voyais la tension dans le beau regard chocolat de Bella. Elle n'était pas rassurée à l'idée de rencontrer ma famille de manière officielle. J'étais presque certain que la veille je devais avoir la même tête à l'idée de rencontrer ses enfants.

- Détendez-vous toutes les trois … vous allez voir que d'ici 10 minutes vous rirez d'avoir stressés !

Les deux petites me tirèrent la langue et Bella me lança un regard noir qui me fit rire. Elles n'étaient pas mère et filles pour rien.

J'attrapais la main de Bella et les fillettes nous suivirent.

En poussant la porte d'entrée, je m'étais attendu à des cris mais la maison était anormalement calme ce qui était étrange puisqu'Alice et ma mère étaient là.

Je fis avancer tout le monde jusqu'au salon et la réponse à mon interrogation m'apparut très clairement. Huit paires d'œil étaient braqués sur nous.

Je ne pus m'empêcher de jeter un coup à Bella et aux filles qui ne semblaient pas très à l'aise.

- Bonjour tout le monde ! Me sentis-je obligé de m'exclamer pour leur faire comprendre qu'il fallait se remuer.

Tout le monde cligna des yeux et parut se reprendre mais un cri perçant nous fit tous sursauter.

- Je n'y crois pas ! S'exclama mon gros boulet de frère. MAMAN ! EDWARD A RAMENE UNE FILLE !

Le silence suivit cette déclaration avant que mon père et mon beau-frère n'éclatent de rire suivit par Alice. Ma mère et Rosalie se contentèrent de mettre une claque sur l'arrière de la tête d'Emmett.

- Ce que tu peux être bête ! S'écria Rosalie en attrapant Liam dans ses bras.

J'étais tellement collé à Bella que je sentis parfaitement les tressautements de sa poitrine indiquant qu'elle essayait de se contenir de rire à son tour.

Une fois tous remis de nos émotions, ma mère et mon père s'approchèrent de nous.

- Maman, papa, je vous présente ma … mon …

- Son amoureuse !

Charlotte avait visiblement trouvé le mot qui me faisait défaut. Quand je lui jetais un coup d'œil elle m'adressa un sourire innocent.

Ma mère et mon père se mirent à rire de nouveau face à la remarque de l'enfant qui était caché derrière nos jambes.

J'étais certain que sa timidité allait vite s'envoler quand elle connaitrait tout le monde.

- Mon amoureuse … Isabella.

- Contente de vous revoir Madame Cullen, Monsieur Cullen.

Bella, visiblement peu habituée à rencontrer la famille de son petit-ami et encore moins ma famille, fut choqué quand ma mère dédaigna sa main et la serra contre elle.

- Contente de vous revoir aussi, mais je vous en prie nous ne sommes pas au travail, vous pouvez m'appeler Esmée et mon mari c'est Carlisle.

Bella resta un moment sans voix à jauger mes parents. Pas aussi sereine que d'ordinaire, elle tordait ses doigts dans tous les sens sans réelle raison prouvant qu'elle était nerveuse et peu à l'aise ici. J'avais du mal à comprendre la raison de son état.

Après tout elle n'était pas entrain de négocier le moindre contrat, ni même de parler d'argent, de logement ou de quoi que ce soit d'autre. Serait-il possible que rencontrer mes parents était plus stressant pour elle que son travail ?

- Très bien … Esmée …

Ma mère lui sourit chaleureusement. Elle avait visiblement compris dans quel état se trouvait Bella et elle essayait au maximum de la détendre.

Je la reconnaissais bien là.

- Nous pouvons vous appeler Isabella ? Demanda mon père aussi soucieux que ma mère de voir ma petite amie à l'aise avec eux.

Il y eut un silence pendant lequel je vis Bella tenter de fuir le regard bleu azur de mon père. Puis elle parut se reprendre et se redressa.

- Bella … sera suffisant.

Elle essayait de les faire entrer dans son cercle.

Je savais que plus personne n'employait son surnom depuis des années et elle avait demandé à mes parents de le faire. L'émotion me gagna et je tentais de la contenir en faisant avancer Charlotte et Lise.

- Maman papa, je vous présente deux princesses. Charlotte et Lise.

- Bonjour !

Les petites levèrent les mains en signe de salut.

- Et bin, voyiez-vous ça, je n'avais jamais eu l'occasion d'accueillir deux princesses chez moi ! Qu'est-ce que nous en avons de la chance ! S'exclama mon père qui s'était mis à la hauteur des enfants.

Qu'est-ce que vous diriez de venir avec Jade Seth et moi dans le jardin ? Il y a pleins de jeux, je suis sûr que nous allons pouvoir nous amuser !

Le papy gâteau venait d'être mis en marche pour le plus grand bonheur de Charlotte et de Lise apparemment peu habituées à ce que quelqu'un joue avec elles.

Elles demandèrent l'accord de leur mère qui bien entendu leur donna avant de suivre mon père à l'extérieur. Bien avant que la porte ne se referme sur eux, on entendit les cris des quatre enfants se mettre à retentir.

Quand le calme revint, ma sœur Alice, s'approcha de nous.

- Bonjour, je suis Alice, la sœur d'Edward et également sa styliste personnelle ! Moi aussi je peux t'appeler Bella ?

Comme à son habitude, le débit de paroles de ma sœur était plus élevé que la moyenne. Elle ne reprenait même pas son souffle entre les mots.

Ma sœur était débordante de joie et de vie et il était parfois difficile de la suivre mais il n'y a rien que je ne ferais pas pour elle.

Bizarrement, l'exubérance d'Alice, ne parut nullement choquer Bella qui souriait toujours.

- Je t'en prie …

Un grand sourire répondit à ses mots avant que Rosalie ne s'avance à son tour.

- Moi c'est Rosalie, se présenta la femme de mon frère et tendant la main, la belle-sœur d'Edward, la femme du gros lourdaud de tout à l'heure et la mère de Jade, Seth et Liam.

- Contente de se rencontrer enfin … j'ai eu l'occasion de passer du temps avec vos enfants et je tenais à dire que vous avez de merveilleux bout de choux …

La fierté maternelle sur le visage de Rosalie était parfaitement visible.

- Je vous remercie beaucoup mais je pense que nous pouvons nous tutoyer. Il semblerait que nous risquons de nous voir souvent à l'avenir …

Bella acquiesça de bon cœur et j'en fus ravie. Jasper se présenta ensuite. Plus réservé que les autres membres de ma famille, mon beau-frère se contenta d'un geste de la main.

Je ne m'en formalisais pas du tout et j'espérais qu'il en allait de même pour Bella. Jasper était ainsi, les grandes embrassades et les effusions prolongées, ce n'était tout simplement pas son truc. Parfois s'était à se demander comment Alice et lui arrivaient à s'entendre, ils étaient l'exact opposé de l'autre.

Mon sourire ne tarda pas à fané quand Emmett s'avança. Qu'allait-il encore nous ressortir celui-là ?

- Salut salut ! Moi c'est Emmett ! Musclor pour les intimes ! Je suis le frère de cette planche de bois !

- Ah parce qu'il s'agit de muscles ? Demanda Bella me clouant sur place. Je pensais plutôt à un abus de sucre et de gras !

Sous nos regards ébahis, Isabella Masen Voltury d'ordinaire si calme et maîtresse d'elle-même venait de clouer le bec à mon frère, chose que peu de personne avait expérimenté jusque-là.

Sous le coup de l'impulsion, je ne pus m'empêcher de l'embrasser sur la joue et de la serrer contre moi.

- Bella, tu es mon héroïne !

Emmett de son côté n'avait pas l'air d'apprécier tant que ça que ma petite amie ait de la répartie face à ses bêtises. Peut-être allait-il trouver adversaire à sa taille pour une fois et j'étais plus que fier que ce soit Bella qui s'en charge.

Mon frère qui avait tantôt haussé les sourcils tantôt froncé le nez cherchait apparemment quelque chose d'intelligent à dire.

Je mis vite fin à ses idées de vengeance et entrainais Bella jusqu'à la table ou ma mère ne tarda pas à appeler tout le monde pour le dîner.

Les enfants installés sur une table à part, produisaient énormément de bruit et nous dûmes les rappeler à l'ordre plusieurs fois. Liam et Lena étaient entrain de dormir et avec leurs cris, ils allaient les réveiller. Finalement plus rapide que nous ils se dépêchèrent de gagner de nouveau le jardin.

Plus au calme, nous pûmes enfin déjeuner en parlant de tout et de rien.

Bella, assise à côté de moi, était entrain de discuter avec ma mère ainsi que ma sœur et ma belle-sœur. Gardant toujours une oreille avec elles, je savais qu'elles avaient abordés à peu près tous les sujets mise à part la compagnie.

Le travail des trois femmes de ma famille avait été évoqué mais pas celui de Bella. Je comprenais en partie pourquoi. Contrairement à Rosalie, Alice et ma mère, la compagnie n'était nullement la passion d'Isabella Masen Voltury. Elle était PDG parce qu'elle n'avait guère eu le choix mais si le choix était à refaire, sans doute n'aurait-elle pas fini sur le fauteuil doré.

Jamais au cours de leur conversation, Bella n'évoqua sa villa immense, les milliards de son compte en banque ou encore sa place dans le monde.

Même en évoluant depuis plus de 10 ans dans un monde de richesses, de protocoles et d'extravagances, elle avait gardé cette simplicité qui la caractérisait.

Au certes, elle pouvait se montrer très hautaine et adopter un air supérieur mais seulement quand elle sentait que s'était nécessaire afin de garder le contrôle.

Elle aurait pu, après tout ne dominait-elle pas le marché mondial ?

La seule à la connaître au travail était ma mère et je savais par son regard qu'elle voyait la très nette différence entre Isabella Masen Voltury et la Bella que nous avions aujourd'hui.

Elle discutait de bon cœur avec ma mère, Rosalie et Alice, riait même à certaine de leur parole. Elle racontait des anecdotes sur ces enfants ou sur certain épisodes de sa vie, elle souriait et parfois me prenait même la main pour la serrer distraitement. Elle souriait plus que je ne l'avais jamais vu sourire.

A la fin du repas, elle se leva même pour aider ma mère à débarrasser suivit par ma sœur et ma belle-sœur.

N'écoutant plus du tout, les paroles de mon père, je me contentais de la suivre du regard alors qu'elle disparaissait dans la cuisine avec les plats salles dans les mains.

- Et bien on dirait que tu es bien accroché frangin ! Me lança Emmett assis juste en face de moi.

Pour une fois, il ne semblait pas se foutre de moi. Il semblait étonnamment sérieux et je l'en remerciais.

- Je crois aussi …

Faisant sa réapparition, Bella m'adressa un sourire éblouissant avant de poser une main sur mon épaule de me caresser le haut du dos, me procurant des frissons.

Elle rassembla ensuite les assiettes en une pile et prit de nouveau la direction de la cuisine.

- Toi qui te moquais de l'air nier de Jasper et Emmett, je peux t'assurer, fils que tu as le même air en ce moment, me lança mon père en me balançant des miettes de pain dans la figure pour que je me concentre sur eux et non pas sur les ondulations de Bella.

Je crois que le choix des chaussures de cette femme était vraiment une des choses que j'appréciais tout particulièrement chez elle. Lui donnant des jambes superbes, elle avait une démarche qui la mettait tout particulièrement en valeur.

Que voulez-vous, je ne suis qu'un homme et rester insensible à un spectacle pareil était impossible.

- Que voulez-vous quand on trouve la femme de sa vie, je ne vois pas pourquoi on se priverait de sourire !

Je scotchais littéralement mon père ainsi qu'Emmett. Jasper lui avait un sourire satisfait sur les lèvres.

Mon beau-frère était psy, il avait sans doute compris depuis bien longtemps les sentiments que je nourrissais.

Mon père qui s'était remis du choc, me pressa l'épaule en un geste paternel.

- Je suis vraiment heureux pour vous mon fils, et je serais très heureux, tout comme ta mère, d'avoir deux merveilleuses petites filles en plus.

Je savais que mes parents avaient un cœur d'or et que si un jour Bella et ses filles entraient dans la famille, il ne ferait pas de différence sous prétexte que Kiara, Charlotte et Lise n'étaient pas mes filles biologiques. Si elles voulaient bien les accepter alors ils seraient heureux de jouer le rôle de grand-père et de grand-mère. D'après ce que je savais, aucune des trois n'avaient connu leurs grands-parents et je trouvais ça particulièrement triste.

- Trois, papa. Bella a une fille aînée, Kiara. Elle a 15 ans …

Aucun des trois hommes ne fit de commentaire. Bien sûr qu'ils savaient compter et j'étais certain qu'ils en déduisaient les conclusions adéquates.

- Pourquoi n'était-elle pas venue aujourd'hui ?

La question était légitime et je comprenais sa surprise mais je ne pouvais décemment pas révéler les secrets de Bella et de Kiara. Je ne m'en sentais aucunement le droit, même si il s'agissait de ma famille.

- Disons que Kiara est une adolescente rebelle …

Mon père parut comprendre et je n'eus rien à ajouter. Les quatre femmes étaient entrain de revenir et je ne voulais pas que Bella se sente mal à l'aise face à notre conversation.

PDV ?

Visiblement Cullen n'avait pas pris mes menaces au sérieux.

Personne ne s'était jouait de moi depuis des décennies et personne n'allait commencer aujourd'hui.

Au face à une femme comme la bella Isabella s'était compliqué de résister. Elle était le symbole de la tentation et j'avoue que j'étais pressé de moi aussi goûter à sa chair. Et dire que quelques années auparavant j'aurais pu m'occuper d'elle et je n'aurais pas attendu si longtemps pour enfin profiter de cette douceur.

Cette femme n'était pas comme sa frangine, ouvrir les cuisses étaient beaucoup plus compliqué mais j'étais certain qu'elle n'allait pas me résister longtemps quand elle se rendrait compte que je pouvais la détruire. Oh bien sûr, la dame était bien gardée mais avec la place que j'avais je pouvais aisément l'approcher maintenant.

Si elle tenait à conserver ce qu'elle avait elle n'aura pas le choix ou je me servirai sur sa merveilleuse fille.

La gamine Kiara était pleine de promesses et elle pourrait très bien remplacer sa mère. Je me posais des questions sur elle mais après tout je n'en avais rien à faire d'où cette gosse venait. Les deux autres étaient un peu jeunes mais je pouvais bien me sacrifier s'il le fallait.

J'avais laissé cette histoire couler trop longtemps, être lacsiste ne m'avait rien apporté. Après tout j'aurais pu m'en prendre à la belle Isabella depuis des années mais j'avais d'autres distractions. Maintenant qu'elles ne me suffisaient plus j'allais m'en prendre à cette délicieuse Isabella.

Mais d'abord il allait falloir que je me décide à supprimer Edward Cullen du décor.

Il ne m'avait pas écouté, il avait préféré se servir de mon nouveau jouet, il allait donc payer. L'argent ne serait pas un problème après tout en plus d'être sublime, la PDG était riche, elle pourrait donc subvenir à mes extras.

Quoi qu'il en soit, Edward Cullen était condamné et je savais parfaitement comment j'allais procéder. Après tout quoi de plus ironique que d'être détruit par celle que l'on aimait. Même si elle risquait de creuser sa propre tombe, la PDG de la « Voltury Compagny » était prête à tout pour que la justice soit enfin rendue. Il y avait peu de chance pour que mon plan foire et puis prendre de petit risque était jouissif de temps en temps.

Isabella serait une merveilleuse arme et quand elle aura piétiné Cullen alors que je me chargerais d'elle ... et de ses gosses.


Alors votre avis ?

Et voilà la rencontre avec les filles pour Edward et avec les Cullen pour Isabella !

La semaine prochaine se sera un petit moment Edward Bella !

Pensez à me dire ce que vous en pensez ^^

Bonne semaine à vous toutes !