Voici le chapitre de cette semaine, bonne lecture ! :)
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Chapitre 25
- Je ne peux pas te prendre au sérieux avec ce truc. Rit Kurt. Oh mon Dieu, Blaine, ne fais pas ça ! Blai- Ah ! Okay ! Non. Gloussa Kurt en se redressant. Blaine, non- je… Kurt leva la main et enleva le diadème de la tête de Blaine.
Il était environ sept heure du matin (Kurt avait vérifié sur son téléphone) et le soleil était une large boule de lumière dans le ciel pale. Il faisait très froid et les souffles de Kurt sortaient en de petits nuages de fumée. Qu'il soit nu avec seulement la chaleur corporelle de Blaine et une fine couverture qui recouvrait d'habitude le siège arrière de sa voiture n'aidait pas à le réchauffer.
Kurt était allongé sur le côté, sa jambe gauche sur la cuisse droite de Blaine, et Blaine glissait ses doigts à l'intérieur et à l'extérieur de son entrée, qui était toujours un peu sensible à cause de ce qu'ils avaient fait la veille. Blaine respirait dans le creux du cou de Kurt et pressait un peu son érection contre sa cuisse tandis qu'il le doigtait.
Kurt laissa tomber le diadème et céda avec un soupir parce que Blaine courbait ses doigts pile comme il fallait et cela l'excitait de l'entendre haleter contre sa peau comme ça. Il pouvait sentir le cœur de Blaine battre contre son corps et sa poitrine se levait et s'abaissait en même temps que la sienne. Quand ils étaient aussi proches, Kurt se sentait toujours connecté à Blaine.
- Mmph, murmura Blaine contre le cou de Kurt, ses dents mordillant la peau très doucement, j'adore avoir mes doigts en toi.
- Je sais. Lui dit Kurt, et il essaya de rire, mais Blaine leva sa main libre et baissa ses lèvres pour rencontrer les siennes.
Kurt autorisa Blaine à l'embrasser avec paresse, sa langue passant à travers ses dents et trouvant celle de Kurt, passant à un rythme stable. Les doigts de Blaine poussaient toujours dans l'entrée de Kurt. Ils bougeaient plus facilement maintenant qu'il était un peu plus détendu.
La main gauche de Blaine était pressée légèrement sur le côté du cou pale de Kurt, et Kurt baissa sa propre main pour toucher la queue dure de Blaine qui s'enfonçait inconfortablement dans son ventre. Blaine approfondit le baiser lorsque Kurt le toucha, et après seulement trois ou quatre coups, Blaine éjacula déjà.
- Putain. Murmura Blaine, une fois qu'il eut enlevé sa bouche de celle de Kurt.
Il pressa son front contre celui de Kurt et il était chaud et en sueur. Les mouvements des doigts de Blaine avaient ralentis un peu et Kurt avait besoin qu'il bouge à nouveau plus vite, parce qu'il était près de l'orgasme après avoir vu Blaine jouir aussi vite à cause de quelques petits coups.
- Blaine. Souffla Kurt en se pressant contre les doigts de Blaine.
Blaine jura doucement.
- Désolé, dit-il avant d'accélérer ses doigts, mon Dieu, tu es parfait.
Kurt ne pouvait pas répondre. Ses yeux se fermèrent et ses lèvres s'ouvrirent quand il sentit l'orgasme se rapprocher de plus en plus, et l'autre main de Blaine se mit à pomper sa queue et c'était trop pour lui. Le monde devint blanc et sa vision floue tandis qu'il éjaculait rapidement et violement avec un gémissement qui sonnait suspicieusement comme le nom de Blaine. Blaine n'arrêta pas ses doigts ni sa main jusqu'à ce que Kurt ait complètement redescendu de son orgasme.
Blaine s'effondra sur lui et ils respirèrent ensemble pendant longtemps. Le corps de Blaine était froid contre celui de Kurt depuis la taille.
- Le sexe dans les champs, lui dit Blaine après un moment, devient totalement mon type de sexe préféré.
- Le sexe dans les champs est dégoûtant. Remarqua Kurt.
- Exactement ! Sourit Blaine, et il embrassa Kurt mille et une fois, et Kurt oublia son propre nom.
Blaine déposa Kurt chez lui car il avait dit à son père qu'il restait chez Rachel après le bal. Blaine rentra chez lui, enleva le costume froissé et prit une douche. Il s'habilla, puis alla en bas. Son père n'était pas à la maison et sa mère regardait une rediffusion de Esprit Criminel. Blaine repassa par la porte, retourna à sa voiture et commença à conduire.
Il avait fait tellement semblant avec Kurt qu'il avait oublié à quel point il était en colère contre les footballers, mais chaque fois qu'il repensait au silence horrible et au rire picotant la colonne vertébrale, son sang bouillait.
Blaine n'avait pas encore de plan, donc il conduisit sans but pendant un moment. Finalement, il se retrouva chez Puck. Il resta assis dans sa voiture pendant au moins dix minutes, puis ouvrit la porte et remonta l'allée. Il avait cela des millions de fois avant, mais les circonstances étaient différentes à présent.
- Anderson. Sourit Puck lorsqu'il ouvrit la porte. Blaine ignora la main qu'il leva pour qu'il la tape et lui passa simplement devant dans le hall d'entrée. Qu'est-ce qui se passe ?
- Il faut qu'on parle. L'informa Blaine.
Puck haussa les épaules, baya et fit signe à Blaine de le suivre dans le salon. Ils s'assirent l'un en face de l'autre et Puck éteignit la télé.
- Je sais de quoi tu veux me parler. Déclara-t-il, puis il baya encore.
- Vraiment. Dit Blaine, pince-sans-rire, et il n'en fit même pas une question, parce qu'il était quasiment sur que Puck n'en avait aucune idée.
- C'est pour le truc avec Hummel.
Blaine se figea. D'accord, peut être qu'il savait. Blaine se demandait si Kenny lui avait tout dit. Son estomac se retourna et il se sentit malade et nerveux, mais il essaya de garder son expression ennuyée, essaya de prétendre que ce n'était pas important.
- Ecoute, mec, dit Puck, tout le monde se fout que tu aies été élu avec lui. Tous les gens se moquaient de Hummel, donc détends-toi. Ça ne te fera rien, donc relaxe.
Oh. Puck pensait qu'il était là pour parler du fait qu'être élu prince avec Kurt comme princesse le ferait mal voir. Il aurait dû savoir que Puck aurait pensé quelque chose comme cela. Blaine soupira.
- En fait, non. Blaine secoua la tête. Je voulais te parler du fait que j'ai pensé que c'était une chose débile. Et comment ça se fait que je n'étais pas au courant ?
- Parce que Hummel et toi devez vous voir pour des devoirs, c'est ça ? On ne voulait pas que ça file.
- Tu es un connard, Puckerman. Lui dit Blaine.
- Quoi-
- Sérieux, pourquoi tu ferais une chose pareil ? Il n'y a rien de drôle à propos de ce qui s'est passé hier soir. C'était bas et putain de stupide.
- C'était très drôle ! Sourit Puck. T'as vu la gueule de Hummel ! A mourir de rire !
Blaine se leva et serra fort ses poings. Puck lui lança un regard interrogateur, puis se leva aussi, le fixant comme si de la bave coulait de sa bouche. Blaine avait l'impression que c'était possible. Ouais, il avait vu le visage de Kurt, il lui avait tenu la main et lui avait dit que ça irait. Il avait séché ses larmes et embrassé ses lèvres et essayé de le remettre sur pied après ce qu'ils lui avaient fait.
- Tu penses que faire pleurer un gamin est drôle ? Demanda Blaine en fronçant les sourcils.
- Hum, ouais. Dit Puck. Qu'est-ce qui t'arrive, Anderson ? Tu te rappelles ce jour où Jacob Ben peut-importe-son-nom s'est pris les pieds dans ses lacets et a atterrit dans cette poubelle ? Il a pleuré et tu as rit.
- Se moquer de quelqu'un qui trébuche est complètement différent que d'humilier quelqu'un à cause de sa sexualité devant tout le corps étudiant, Puckerman ! Rétorqua Blaine. En fait, ce n'est peut être pas différent, mais on ne peut pas continuer de toujours faire ça ! Tu ne peux pas voir à quel point c'est putain de ridicule ? On agit comme si on régnait sur le lycée, comme si rien ne pouvait nous toucher, mais on ne peut pas toujours continuer comme ça ! Ouais, il y aura toujours une fracture sociale, mais… Ça hier soir, a été au-delà de tout ce qu'on a fait. Comment t'as pu préparer ça ?
Puck le fixa, la bouche ouverte.
- Euh, dit-il lentement, Jacob l'a installé. Il était responsable de tout ça. Mec, où est le problème ? Je ne comprends pas pourquoi tu es si énervé à propos d'un péd-
- Je suis en colère parce que c'est injuste, Puck ! Lui apprit Blaine. Je suis en colère parce que tout le monde dans ce putain de lycée pense que tout le monde est censé être d'une certaine manière et si non, allons-y, faisons de leur vies un enfer jusqu'à ce qu'on sorte dans le vrai monde et qu'on se rende compte que, hey, tout le monde n'est pas comme on veut. Tu vois à quel point faire ça à Kurt Hummel était inutile ? Tu gagnes quoi ? Dix minutes de rigolade et un cocard ?
Puck lui lança un regard confus.
- Un cocard ? Je n'ai pas de-
Blaine le frappa alors parce qu'il avait finit avec cette conversation. Si Puck allait juste être un connard, il ne voulait pas perdre plus de temps à se disputer avec lui ici.
Blaine passa devant Puck, qui se tenait le visage et lançait un regard ébahi à Blaine. Blaine l'ignora et se dirigea à l'étage pour trouver Kenny. Il ne s'arrêta pas pour frapper à la porte une fois qu'il atteignit la chambre de Kenny, il ouvrit simplement la porte et entra. Blaine se figea parce que Kenny n'était pas seul.
- Parfait. Dit Blaine avec un sourire, une fois que Kenny et Dave s'assirent sur le lit et le fixèrent avec de grands yeux. Je peux faire d'une pierre deux coups. Vous avez dix minutes pour vous habillez et vous lavez avant que je le dise à toute la ville.
- Wow, Karofsky, dit Blaine une fois qu'il retourna à l'intérieur pour trouver Kenny et Karofsky habillés et assis loin l'un de l'autre, tu as l'air mortifié. Tu veux savoir qui d'autre avait l'air mortifié il y a un peu moins de, oh je ne sais pas, environ douze heurs ?
- Ecoute, Anderso-
- Je ne m'adressais pas à toi, Kenny, attends ton tour. Dit Blaine en gardant ses yeux sur Karofsky qui regardait ses pieds. Kurt Hummel. Tu te souviens de lui, pas vrai, David ? Le gars que tu as poussé dans un placard sombre et à qui tu as essayé d'enlever ses vêtements ?
- Je n'ai jamais-. Protesta Karofsky, mais Blaine parla par-dessus lui.
- Tu te souviens de Kurt, hein, Kenny ? Sourit-il. Celui que tu as drogué juste pour qu'il aille au lit avec toi ?
Ils étaient tous les deux silencieux, même Kenny, pour une fois dans sa vie. Blaine croisa les bras et s'adossa contre le mur, son regard passant de l'un à l'autre, Karofsky ayant l'air terrifié et Kenny ayant l'air loin d'être amusé.
- Alors laissez-moi vous poser une question. Dit-il. En quoi humilier un gamin à cause de sa sexualité était drôle pour vous ? Enfin, Puck, je comprends en quelque sorte, il ne sait pas ce que c'est d'être quelque chose que le reste du monde juge mal. Vous deux savez exactement ce que ça fait. Donc sérieux, éclairez-moi parce que je ne comprends pas.
- Ce n'était pas notre idée-
- De qui c'était l'idée n'est pas le sujet, Dave. Blaine fronça les sourcils. Le sujet, c'est que vous avez suivi et même ri. Alors, quel est le but ? Enfin, je pensais que tu aimais en quelque sorte Kurt Hummel d'après ce que j'ai vu ce jour là dans le placard du concierge. Karofsky grogna avec colère. Et de la façon dont tu le dragues toujours et lui envoies ces chansons inappropriées, Blaine regarda Kenny, j'ai pensé qu'il te plaisait aussi. Donc je ne vois pas le lien ici, les gars.
- Qu'il soit gay n'est pas le problème, idiot ! Protesta Kenny, les yeux noirs furieux. C'est qu'il soit une putain de petite fille faible ! Tu ne comprends pas ? Il agit comme une princesse, donc il a été couronné princesse ! C'est logique !
- Vraiment ? Demanda Blaine en se rapprochant. Il devait se calmer ou Kenny et Karofsky allaient tous les deux finir par lui casser la gueule. Connais-tu au moins Kurt Hummel ? Je crois que non, en fait. Je veux dire, comment tu peux apprendre à connaître un mec alors que tu l'as drogué ? Je ne saurai pas, mais je ne pense pas beaucoup.
Kenny lui lança un regard en colère. Karofsky détourna rapidement le regard, ne voulant évidement pas que Blaine reparle de l'incident du placard.
- Le truc à propos de Kurt Hummel, continua Blaine, est qu'il est peut être un peu plus mince et élégant que nous, mais il est beaucoup plus fort que nous trois combiné. Toi et moi, Dave, on se cache. On agit comme si on était ces gros durs hétéros, mais on ne l'est pas. On est aussi droit qu'un putain de rondpoint. Et toi, dit Blaine en regardant Kenny, tu te caches derrière cette image de pute en agissant comme si tu ne pensais qu'au sexe et à déshabiller les gens, et peut être que c'est vrai, je ne sais pas, mais ça ne peut pas être tout ce à quoi tu penses. Il doit y avoir un moment où tu arrêtes tout ça et tu rentres chez toi et tu es toi-même.
Ils le regardaient bouche bée maintenant, ayant l'air de ne pas savoir où cela les menait. Blaine souhaitait juste les avoir frappé tous les deux et être parti, mais il ne pouvait pas. Il avait beaucoup à dire.
- Kurt est complètement lui-même vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jour sur sept. Les informa Blaine. C'est ça qui le rend meilleur que nous. Il se fout de ce que les autres pensent qu'ils devraient être, il avance et fait ce qu'il veut. Il n'a pas peur d'être qui il est vraiment. Il est meilleur que nous, plus fort que nous, il est quelque chose qu'on peut seulement souhaiter être. Donc ne me dis pas que c'est une princesse, Kenny. Kurt Hummel est quelqu'un que vous aimeriez être et c'est pour ça que vous le lui faites payer. J'aimerai être comme lui aussi, mais je ne peux pas le détester parce qu'il est plus courageux que moi. Le détester et lui faire du mal ne rend pas les choses plus faciles, ça ne vous aidera pas de lui faire ça. Alors vous pouvez arrêter ça maintenant pendant que vous avez l'avantage.
- Pitié. Pouffa Kenny en se levant. Tu dis ça juste parce que tu le baises. Si Hummel ne couchait pas, s'il ne te laissait pas baiser son joli petit cul, tu serais là en train de rire avec nous, Anderson. Tu l'utilises pour le sexe et il pense que ça représente quelque chose, tant mieux pour lui. Ou peut être qu'il t'utilise aussi ! Ne pense pas que je ne remarque pas quand l'un de vous deux marche bizarrement au lycée. Je sais ce que vous avez fait et ça montre que Hummel est une vraie pute-
Blaine avança et en un éclair, il bloqua Kenny contre le mur. Le cœur de Blaine tambourinait dans sa poitrine et il était si en colère qu'il ne savait pas s'il voulait le frapper ou crier. Il essaya de rester calme car il n'avait pas besoin de commencer un combat de lutte avec ces deux là.
- Tu n'en vaux même pas la peine. Grogna Blaine en desserrant sa prise sur Kenny.
Kenny se redressa en respirant lourdement. Blaine se tourna et regarda Karofsky.
- Tu as quelque chose à ajouter ? Karofsky secoua la tête. Tu sais qu'il ne t'utilise seulement, pas vrai ? Demanda Blaine à Dave. Il ne trouve personne avec qui coucher, donc il t'utilise. Je- tu sais quoi ? Merde, vous vous utilisez l'un l'autre. Vous vous méritez. Vous ne méritez pas que j'use mes poings sur vous. Mais si vous regardez encore Kurt Hummel, je ferai une exception.
Blaine leur lança un dernier mauvais regard avant de se retourner et de sortir de la pièce, son corps tremblant de colère.
- Je vais dire à tout le monde pour toi, Anderson ! Cria Kenny derrière lui. Tout le monde va savoir que tu baises le joli Hummel ! TOUT LE MONDE !
- Et bien dis-leur ! Cria Blaine en retour en ayant l'air indemne.
Il attendit d'être dans l'intimité de sa voiture pour s'arrêter et penser à ce qu'il avait fait. Il était foutu. Une fois que tout le monde l'apprendrait, son père l'apprendrait et tout serait parti. Enfin, sauf Kurt, sans doute, s'il vivait assez longtemps pour revoir Kurt si son père l'apprenait. Blaine soupira et se maudit de ne pas avoir écouté Kurt, mais il se sentait mieux après s'être expliqué avec eux.
- Et puis merde. Dit Blaine tandis qu'il commençait son chemin pour rentrer chez lui.
D'un côté, peut être que tout le monde le sache était une bonne chose. Il était fatigué de faire semblant, fatigué d'être quelqu'un qu'il n'était pas. Le seul problème était qu'il n'aurait peut être pas la chance de vivre comme le vrai Blaine Anderson, parce que son père était complètement fou et très homophobe, et s'il l'apprenait, Blaine ne voulait même pas envisager ce qui pourrait arriver.
Il n'y avait rien qu'il pouvait faire à présent.
- J'ai besoin de te voir.
- Hum, salut. Dit Kurt dans le téléphone. C'est la mode de répondre au téléphone avec une phrase au hasard plutôt qu'un bon vieux « allô » ?
- Désolé. Marmonna Kurt. Salut Kurt, c'est Blaine, j'espère que tu vas bien, qu'est-ce qu'il fait beau, j'ai besoin de te voir.
Kurt se redressa un peu. Blaine semblait marrant.
- Hum, d'accord, tu es moqueur. Dit doucement Kurt. Qu'est-ce qui ne va pas ?
Il entendit Blaine soupirer à l'autre bout du fil.
- J'ai peur.
L'esprit de Kurt commença à envisager tous ces scénarios horribles, la plupart impliquant le père de Blaine et sa nature violente. Il était plus qu'inquiet pour lui.
- Pourquoi ? Demanda-t-il rapidement. Blaine, ça va ?
- Je suis allé chez Puck après t'avoir déposé chez toi.
Le cœur de Kurt sombra. Il ne savait pas quoi penser.
- Et ?
- Et je me suis expliqué avec lui et après je l'ai frappé, dit Blaine, puis je suis allé en haut pour trouver Kenny-
- Blaine. Grogna Kurt, frustré.
- Je sais, d'accord ? Mais je ne pouvais pas ne rien dire !
- Si, lui dit Kurt, tu pouvais.
Il était flatté que Blaine voulait le protéger, cela le touchait d'une manière qu'il n'avait jamais ressentie, mais il ne voulait pas que Blaine s'attire des ennuis à cause de cela.
- Non, je ne pouvais pas. Dit Blaine. Bref, donc je suis allé à l'étage et j'ai trouvé Karofsky dans son lit.
- Tu déconnes !
- Je plaisanterai sur quelque chose comme ça ? Demanda Blaine, et Kurt fut soulagé d'entendre le sourire dans sa voix. Donc je leur aie donné mon avis et après Kenny a dit qu'il le dirait à tout le monde et je lui aie répondu de le faire.
Kurt fut silencieux pendant quelques secondes.
- Tu n'as pas fait ça.
- Si. Affirma Blaine. Je sais que je continue de te dire que je le ferai, que je ferai mon coming out, mais lorsque la possibilité que ça arrive me contemple directement, ça me terrifie.
- Je sais. Dit doucement Kurt. Tu penses qu'il le fera vraiment ?
- Je n'en sais rien. Dit Blaine. Il avait l'air misérable. Mais j'ai juste besoin de te voir, d'accord ? Parce que s'il le fait et que mon père l'apprend, je ne sais pas ce qui va se passer.
- Ne dis pas ça.
- C'est vrai, Kurt. Dit Blaine. J'ai juste besoin de te voir et de te montrer que je t'aime, parce que c'est peut être ma dernière chance.
- Blaine. Soupira Kurt.
- Quoi ?
- Ta gueule, arrête d'être si dramatique et considère tes options.
- Options ? Demanda Blaine, la voix pleine de confusion.
Kurt expliqua à Blaine qu'il avait dix-huit ans, qu'il n'avait pas à supporter ce que faisait son père. Evidement, il n'aurait jamais dû avoir à supporter la maltraitance et la violence et toutes ces autres choses, mais Blaine considérait cela plutôt radicalement, donc il devait vraiment faire quelque chose.
- Quand il te confrontera, tiens bon. Conseilla Kurt. Tu peux venir ici, tu sais. Ça ne dérangera pas mon père.
- J'imagine.
- Tu sais qu'il ne le dira probablement pas. L'apaisa Kurt. Il ne l'a dit à personne la première fois et aussi méchant qu'il soit, on sait tous ce que c'est d'être gay et de vouloir que personne ne sache. Je parie qu'il ne dira rien.
- Mais comment tu sais ça ? Coupa Blaine.
- Parce que je suis magique. Sourit Kurt. Il entendit alors Blaine rire et cela lui donna un sens de réussite.
- Je t'aime, tu le sais ? Lui dit Blaine. Je me fiche que tu ne le dises jamais, si tu ne m'aimes jamais, je veux juste que tu saches à quel point je t'aime.
Kurt déglutit.
- Tu t'en fiches si je ne te dis jamais que je t'aime ?
- D'accord, je ne m'en fiche pas. L'informa Blaine. Mais je ne veux pas que tu le dises juste pour que je me sente mieux.
- Je ne ferai jamais ça.
- Je sais. Lui dit heureusement Blaine. Jusqu'à ce que tu sois sur, je vais juste continuer de te dire que je t'aime.
Kurt sourit, parce qu'il semblait que Blaine comprenait, même s'il ne connaissait pas tous les petits détails derrière la raison pour laquelle il ne l'avait pas dit.
- Je crois que j'ai peut être le petit-ami parfait. Rit Kurt.
- Pareil pour moi.
- Hummel ?
- Laisse-moi entrer, Kenny.
Kenny recula et Kurt entra, conscient de ses yeux errant sur son derrière. Kurt se tourna et lui fit face en fronçant les sourcils.
- Que me veux cet honneur ? Sourit Kenny.
- On peut parler en privé ?
- Pourquoi, Kurt Hummel, t'invites-tu dans ma chambre ? Sourit Kenny.
- Je ressemble à Dave Karofsky ? Dit Kurt, pince-sans-rire.
Le visage de Kenny s'effaça et il soupira et fit signe à Kurt de le suivre à l'étage dans sa chambre. Quand ils entrèrent, Kurt frissonna en se rappelant comment il s'était senti ce matin là où il avait cru que lui et Kenny avaient…
- Alors, c'est à propos de quoi ? Demanda Kenny en s'asseyant sur son lit.
- Il ne faut pas que tu dises que Blaine est gay à tout le monde.
Kenny rit alors cruellement.
- Ah ouais ? Demanda-t-il. Qu'est-ce que j'y gagne ?
- Hum, tu as la fierté d'être un être humain décent pour une fois dans ta vie ? Suggéra faiblement Kurt.
- Impossible, Hummel.
- Que veux-tu ?
- Toi.
- Pas possible, je suis pris, tout ça. Lui dit Kurt, et il sourit parce que c'était vrai.
Kenny se redressa et sourit en penchant la tête sur le côté, ses yeux noirs étudiant Kurt. Kurt frissonna, parce que Kenny était vraiment flippant.
- Arrête de me reluquer. Ordonna Kurt. Je n'ai rien sur toi, Kenny, et je ne crois pas au chantage de toute façon. Alors je te demande en tant que gay à un autre, qui sait ce que c'est de ne pas vouloir qu'on découvre ton plus sombre et profond secret, je te demande de ne pas lui faire ça.
- Pourquoi ? Demanda Kenny en secouant la tête. Je ne comprends pas. C'est un connard, il marche avec sa copine dans les couloirs de jour et te baises de nuit. Qu'est-ce qui se passe ?
- Ce ne sont pas tes affaires.
Kenny se leva alors.
- Alors j'en fais mon affaire. Tu me le dis et je ne dirai rien à propos de votre histoire d'amour sordide.
Kurt soupira. C'était le seul moyen de le faire taire mais…
- Non, dit Kurt, si je te dis ça, je devrai te demander de ne rien dire sur ça aussi.
- L'heure tourne, Hummel.
Kurt prit une grande inspiration. Il n'avait pas besoin de tout dire à Kenny, après tout.
- Blaine et moi sortons ensemble, mais en secret. Lui dit-il. Quinn le sait, mais elle a accepté de ne rien dire.
- Maintenant, pourquoi ferait-elle une chose pareille ? Demanda Kenny. A moins qu'elle ait elle-même un secret !
Kurt avait peur qu'il demande cela. Il n'avait pas à révéler le secret de Quinn.
- Hum, non, dit lentement Kurt, elle a juste décidé d'être une bonne personne et de ne pas le dire au monde entier. Tu pourrais essayer, Kenny. Je suis sur que ça te ferai du bien.
- Tu sais quoi d'autre me ferai du bien ? Kenny pencha la tête et sourit à Kurt.
- Karofksy ?
- Qu'il aille se faire enculé ! Explosa Kenny, le sourire disparaissant.
- Je croyais que tu le faisais déjà. Dit Kurt, et Kenny fronça les sourcils. Alors, on a un accord ou pas ?
- Oh, mais je n'allais pas le dire de toute façon, Hummel. Lui dit Kenny. Mais une fellation ne me dérangerait pas.
- Et bien, si je croise Dave Karofsky en chemin, je m'assurerai de l'envoyer ici. C'était sympa de te parler.
- Tu as été là-bas ? Hurla Blaine, et Kurt dut un peu écarter le téléphone de son oreille. Tu es fou ?
- Peut être. Sourit Kurt. Mais la bonne nouvelle est qu'il a dit qu'il ne dirai rien. C'est bon. Il entendit Blaine grogner. Quoi encore ?
- Je me faisais presque à l'idée d'être sorti du placard. Lui dit Blaine. Je veux dire, ouais, j'avais toujours peur, mais j'en ai tellement marre de me cacher. Je ne peux pas me résoudre à le faire, donc ça aurait peut être été mieux qu'il le fasse pour moi.
- Etre sorti du placard par quelqu'un n'est pas une bonne chose, Blaine. Kurt fronça les sourcils.
- Je sais, dit-il doucement, mais tu ne penses pas que la vérité est mieux que de tout le temps mentir ?
Kurt soupira encore et se rassit contre ses oreillers. Blaine ne comprenait pas. Il pensait qu'il comprenait, mais non.
- Je sais que tu penses que ça ira mieux une fois que tu auras dit la vérité, mais ça ne sera pas facile, Blaine. Lui dit tristement Kurt. Une fois que tu es sorti du placard, tu dois faire face à tellement de choses. Crois-moi, je sais. Je pense que tu dois faire ça à ton rythme. Personne d'autre n'a le droit de révéler ton homosexualité. Si tu es toujours terrifié, alors tu n'es pas prêt. Ça ne fait pas longtemps que tu te l'a admit, laisse cela s'imprégner correctement, inquiète-toi de faire ton coming out après. Pour le moment, essaye juste de survivre au lycée, d'accord ?
- Quand vas-tu arrêter d'être si raisonnable et faire quelque chose de fou ? Taquina Blaine.
- Je me tape quelque chose de fou presque tous les jours. Remarqua Kurt.
- Ah oui ? Demanda Blaine. Qu'est-ce que c'est ?
- Toi.
Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? :)
A bientôt !
